électrorétinogramme n.m.
electro-oculogram
Tracé graphique obtenu par l’électrorétinographie.
Il s’agit d’un tracé polyphasique caractérisé normalement par la succession de deux ondes. Une onde alpha négative, rapide et de faible amplitude correspondant à l’hyperpolarisation des photorécepteurs, peut se décomposer en onde alpha 1 correspondant aux cônes et en onde alpha 2 correspondant aux bâtonnets. Son temps de culmination varie entre 30 et 40 millisecondes. Une onde bêta positive, beaucoup plus ample et longue, correspondant à la dépolarisation des cellules de Müller, ayant un temps de culmination entre 60 et 80 millisecondes, et qui selon l’état d’adaptation rétinienne ou la longueur d’onde du stimulus peut se différencier en deux ondes successives. L’onde bêta 1, photopique, relativement pointue, indépendante des conditions d’adaptation est particulièrement mise en évidence avec une stimulation rouge. L’onde bêta 2, scotopique, plus arrondie, plus visible en cas d’adaptation à l’obscurité prolongée, est seule mise en évidence par une stimulation bleue.
L’interprétation de l’électrorétinogramme repose sur le temps de latence, le temps de culmination, l’amplitude et la forme de ces ondes. Ainsi des rapports peuvent être déterminés : le rapport bêta 2/bêta 1 donne une idée sur la prédominance du système photopique ou scotopique ; le rapport bêta-alpha/alpha donne une idée sur la polarité générale de l’électrorétinogramme. L’électrorétinogramme est anormal en cas de lésions rétiniennes s’étendant sur plus de trois diamètres papillaires, et lors de lésions systématisées des cônes ou des bâtonnets.
Sigle ERG
→ électrorétinographie, électrorétinographie (technique d'enregistrement), électrophysiologie rétinienne
[B3, P2]
Édit. 2019