Alcoolisation foetale. De nouveaux outils efficaces au service des mères et des enfants en danger

Académie nationale de médecine

Communiqué de presse, le 24 mars 2016

 

 

ALCOOLISATION FŒTALE

De nouveaux outils efficaces

au service des mères et des enfants en danger

 

En France, le Syndrome d’Alcoolisation Foetale (SAF) concerne au moins 1% des naissances (1°/00  pour les formes graves de SAF complet), soit environ 8000 nouveau-nés par an, ce qui signifie que près de 500 000 Français souffrent à des degrés divers de séquelles de l’alcoolisation fœtale.*

Or, la France accuse un retard important, notamment par rapport aux pays anglo-saxons, dans l’information, la prévention et la prise en charge de ces troubles dont la diversité, la gravité et surtout l’irréversibilité constituent un véritable fléau de santé publique et un problème de société aujourd’hui incontournable.

    

La consommation de boissons alcooliques pendant la grossesse augmente de manière inquiétante malgré les recommandations de 2006* ; surtout, plus de 20 % des français ignorent les risques de l’alcoolisation fœtale. Or, on constate parallèlement une augmentation des troubles du comportement chez les enfants en âge scolaire et les adolescents, qui suggère une relation de cause à effet avec l’usage de substances toxiques au cours de la grossesse, l’alcool en particulier. Bien plus, le SAF ne semble être que la partie émergée d’un iceberg regroupant tous les troubles non extériorisés, cognitifs et comportementaux de l’enfant, de l’adolescent et même de l’adulte.

 

En l’absence de tout traitement curatif, la prévention est la seule solution

Or, on peut aujourd’hui mettre en oeuvre une prévention active et efficace

  

Il est démontré que l’exposition prénatale à l’alcool modifie des structures cérébrales sensibles pendant les périodes embryonnaire et fœtale, d’où la survenue à long terme des troubles cognitifs, du comportement et de la mémorisation, voire de tendances addictives dans lesquels interviennent aussi des mécanismes épigénétiques. Or, il est désormais possible de détecter objectivement l’alcoolisation maternelle et fœtale :

  • des auto-questionnaires ont été validés ; ils permettent, sans culpabiliser les femmes, de surmonter l’écueil du déni ;
  • les nouveaux biomarqueurs ne se contentent pas, comme l’alcoolémie, de ne représenter qu’un instantané ne traduisant pas nécessairement une alcoolisation chronique. Par ailleurs, à la différence des tests biologiques classiques ((gamma GT – tests hépatiques – hémogramme) indirects, peu sensibles et peu fiables et donc à l’origine de nombreux faux positifs, ils mesurent directement la concentration des métabolites dérivés de l’éthanol. Décelables par une simple analyse capillaire chez la mère et par un dosage dans le méconium du fœtus, ils permettent de repérer a postériori avec précision et fiabilité une alcoolisation maternelle avec consommation excessive et répétée ;
  • il faudra aussi compter avec les progrès de l’IRM chez le fœtus in utero et le nouveau-né pour localiser  les zones cérébrales impactées par l’intoxication à l’alcool.

 

L’alcoolisation fœtale doit être considérée, au même titre que le diabète gestationnel et l’hypertension gravidique, comme une maladie chronique qui impose chez la mère une surveillance, des contrôles et des dosages biologiques afin de prévenir les désordres fœtaux. Les biomarqueurs biologiques modernes de l’alcoolisation trouvent alors légitimement leur place dans la surveillance de la grossesse et, à l’instar de ce qui est déjà fait dans d’autres pays, la France doit les mettre au plus vite en application. Leur large utilisation témoignerait de la volonté des pouvoirs publics de lutter avec détermination contre un fléau qui atteint la fraction sensible, vulnérable et sans défense de la société : le fœtus

 

L’Académie de médecine tient à rappeler que la lutte contre le SAF exige surtout une mobilisation à tous les niveaux, comme elle le détaille dans ses recommandations**. Elle demande que cette lutte soit déclarée       «  Grande Cause Nationale » avec un seul mot d’ordre : «  tolérance zéro alcool pendant la grossesse ».

 

*communiqué de presse de l’ARS de Haute Normandie publié à l’occasion de la Journée Mondiale du SAF du 9 septembre 2015 .

       ** Renvoi au rapport et aux recommandations

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Académie nationale de médecine

Communiqué de presse, le 24 mars 2016

 

 

ALCOOLISATION FŒTALE

De nouveaux outils efficaces

au service des mères et des enfants en danger

 

En France, le Syndrome d’Alcoolisation Foetale (SAF) concerne au moins 1% des naissances (1°/00  pour les formes graves de SAF complet), soit environ 8000 nouveau-nés par an, ce qui signifie que près de 500 000 Français souffrent à des degrés divers de séquelles de l’alcoolisation fœtale.*

Or, la France accuse un retard important, notamment par rapport aux pays anglo-saxons, dans l’information, la prévention et la prise en charge de ces troubles dont la diversité, la gravité et surtout l’irréversibilité constituent un véritable fléau de santé publique et un problème de société aujourd’hui incontournable.

    

La consommation de boissons alcooliques pendant la grossesse augmente de manière inquiétante malgré les recommandations de 2006* ; surtout, plus de 20 % des français ignorent les risques de l’alcoolisation fœtale. Or, on constate parallèlement une augmentation des troubles du comportement chez les enfants en âge scolaire et les adolescents, qui suggère une relation de cause à effet avec l’usage de substances toxiques au cours de la grossesse, l’alcool en particulier. Bien plus, le SAF ne semble être que la partie émergée d’un iceberg regroupant tous les troubles non extériorisés, cognitifs et comportementaux de l’enfant, de l’adolescent et même de l’adulte.

 

En l’absence de tout traitement curatif, la prévention est la seule solution

Or, on peut aujourd’hui mettre en oeuvre une prévention active et efficace

  

Il est démontré que l’exposition prénatale à l’alcool modifie des structures cérébrales sensibles pendant les périodes embryonnaire et fœtale, d’où la survenue à long terme des troubles cognitifs, du comportement et de la mémorisation, voire de tendances addictives dans lesquels interviennent aussi des mécanismes épigénétiques. Or, il est désormais possible de détecter objectivement l’alcoolisation maternelle et fœtale :

  • des auto-questionnaires ont été validés ; ils permettent, sans culpabiliser les femmes, de surmonter l’écueil du déni ;
  • les nouveaux biomarqueurs ne se contentent pas, comme l’alcoolémie, de ne représenter qu’un instantané ne traduisant pas nécessairement une alcoolisation chronique. Par ailleurs, à la différence des tests biologiques classiques ((gamma GT – tests hépatiques – hémogramme) indirects, peu sensibles et peu fiables et donc à l’origine de nombreux faux positifs, ils mesurent directement la concentration des métabolites dérivés de l’éthanol. Décelables par une simple analyse capillaire chez la mère et par un dosage dans le méconium du fœtus, ils permettent de repérer a postériori avec précision et fiabilité une alcoolisation maternelle avec consommation excessive et répétée ;
  • il faudra aussi compter avec les progrès de l’IRM chez le fœtus in utero et le nouveau-né pour localiser  les zones cérébrales impactées par l’intoxication à l’alcool.

 

L’alcoolisation fœtale doit être considérée, au même titre que le diabète gestationnel et l’hypertension gravidique, comme une maladie chronique qui impose chez la mère une surveillance, des contrôles et des dosages biologiques afin de prévenir les désordres fœtaux. Les biomarqueurs biologiques modernes de l’alcoolisation trouvent alors légitimement leur place dans la surveillance de la grossesse et, à l’instar de ce qui est déjà fait dans d’autres pays, la France doit les mettre au plus vite en application. Leur large utilisation témoignerait de la volonté des pouvoirs publics de lutter avec détermination contre un fléau qui atteint la fraction sensible, vulnérable et sans défense de la société : le fœtus

 

L’Académie de médecine tient à rappeler que la lutte contre le SAF exige surtout une mobilisation à tous les niveaux, comme elle le détaille dans ses recommandations**. Elle demande que cette lutte soit déclarée       «  Grande Cause Nationale » avec un seul mot d’ordre : «  tolérance zéro alcool pendant la grossesse ».

 

*communiqué de presse de l’ARS de Haute Normandie publié à l’occasion de la Journée Mondiale du SAF du 9 septembre 2015 .

       ** Renvoi au rapport et aux recommandations

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Académie nationale de médecine

Communiqué de presse, le 24 mars 2016

 

 

ALCOOLISATION FŒTALE

De nouveaux outils efficaces

au service des mères et des enfants en danger

 

En France, le Syndrome d’Alcoolisation Foetale (SAF) concerne au moins 1% des naissances (1°/00  pour les formes graves de SAF complet), soit environ 8000 nouveau-nés par an, ce qui signifie que près de 500 000 Français souffrent à des degrés divers de séquelles de l’alcoolisation fœtale.*

Or, la France accuse un retard important, notamment par rapport aux pays anglo-saxons, dans l’information, la prévention et la prise en charge de ces troubles dont la diversité, la gravité et surtout l’irréversibilité constituent un véritable fléau de santé publique et un problème de société aujourd’hui incontournable.

    

La consommation de boissons alcooliques pendant la grossesse augmente de manière inquiétante malgré les recommandations de 2006* ; surtout, plus de 20 % des français ignorent les risques de l’alcoolisation fœtale. Or, on constate parallèlement une augmentation des troubles du comportement chez les enfants en âge scolaire et les adolescents, qui suggère une relation de cause à effet avec l’usage de substances toxiques au cours de la grossesse, l’alcool en particulier. Bien plus, le SAF ne semble être que la partie émergée d’un iceberg regroupant tous les troubles non extériorisés, cognitifs et comportementaux de l’enfant, de l’adolescent et même de l’adulte.

 

En l’absence de tout traitement curatif, la prévention est la seule solution

Or, on peut aujourd’hui mettre en oeuvre une prévention active et efficace

  

Il est démontré que l’exposition prénatale à l’alcool modifie des structures cérébrales sensibles pendant les périodes embryonnaire et fœtale, d’où la survenue à long terme des troubles cognitifs, du comportement et de la mémorisation, voire de tendances addictives dans lesquels interviennent aussi des mécanismes épigénétiques. Or, il est désormais possible de détecter objectivement l’alcoolisation maternelle et fœtale :

  • des auto-questionnaires ont été validés ; ils permettent, sans culpabiliser les femmes, de surmonter l’écueil du déni ;
  • les nouveaux biomarqueurs ne se contentent pas, comme l’alcoolémie, de ne représenter qu’un instantané ne traduisant pas nécessairement une alcoolisation chronique. Par ailleurs, à la différence des tests biologiques classiques ((gamma GT – tests hépatiques – hémogramme) indirects, peu sensibles et peu fiables et donc à l’origine de nombreux faux positifs, ils mesurent directement la concentration des métabolites dérivés de l’éthanol. Décelables par une simple analyse capillaire chez la mère et par un dosage dans le méconium du fœtus, ils permettent de repérer a postériori avec précision et fiabilité une alcoolisation maternelle avec consommation excessive et répétée ;
  • il faudra aussi compter avec les progrès de l’IRM chez le fœtus in utero et le nouveau-né pour localiser  les zones cérébrales impactées par l’intoxication à l’alcool.

 

L’alcoolisation fœtale doit être considérée, au même titre que le diabète gestationnel et l’hypertension gravidique, comme une maladie chronique qui impose chez la mère une surveillance, des contrôles et des dosages biologiques afin de prévenir les désordres fœtaux. Les biomarqueurs biologiques modernes de l’alcoolisation trouvent alors légitimement leur place dans la surveillance de la grossesse et, à l’instar de ce qui est déjà fait dans d’autres pays, la France doit les mettre au plus vite en application. Leur large utilisation témoignerait de la volonté des pouvoirs publics de lutter avec détermination contre un fléau qui atteint la fraction sensible, vulnérable et sans défense de la société : le fœtus

 

L’Académie de médecine tient à rappeler que la lutte contre le SAF exige surtout une mobilisation à tous les niveaux, comme elle le détaille dans ses recommandations**. Elle demande que cette lutte soit déclarée       «  Grande Cause Nationale » avec un seul mot d’ordre : «  tolérance zéro alcool pendant la grossesse ».

 

*communiqué de presse de l’ARS de Haute Normandie publié à l’occasion de la Journée Mondiale du SAF du 9 septembre 2015 .

       ** Renvoi au rapport et aux recommandations

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Académie nationale de médecine

Communiqué de presse, le 24 mars 2016

 

 

ALCOOLISATION FŒTALE

De nouveaux outils efficaces

au service des mères et des enfants en danger

 

En France, le Syndrome d’Alcoolisation Foetale (SAF) concerne au moins 1% des naissances (1°/00  pour les formes graves de SAF complet), soit environ 8000 nouveau-nés par an, ce qui signifie que près de 500 000 Français souffrent à des degrés divers de séquelles de l’alcoolisation fœtale.*

Or, la France accuse un retard important, notamment par rapport aux pays anglo-saxons, dans l’information, la prévention et la prise en charge de ces troubles dont la diversité, la gravité et surtout l’irréversibilité constituent un véritable fléau de santé publique et un problème de société aujourd’hui incontournable.

    

La consommation de boissons alcooliques pendant la grossesse augmente de manière inquiétante malgré les recommandations de 2006* ; surtout, plus de 20 % des français ignorent les risques de l’alcoolisation fœtale. Or, on constate parallèlement une augmentation des troubles du comportement chez les enfants en âge scolaire et les adolescents, qui suggère une relation de cause à effet avec l’usage de substances toxiques au cours de la grossesse, l’alcool en particulier. Bien plus, le SAF ne semble être que la partie émergée d’un iceberg regroupant tous les troubles non extériorisés, cognitifs et comportementaux de l’enfant, de l’adolescent et même de l’adulte.

 

En l’absence de tout traitement curatif, la prévention est la seule solution

Or, on peut aujourd’hui mettre en oeuvre une prévention active et efficace

  

Il est démontré que l’exposition prénatale à l’alcool modifie des structures cérébrales sensibles pendant les périodes embryonnaire et fœtale, d’où la survenue à long terme des troubles cognitifs, du comportement et de la mémorisation, voire de tendances addictives dans lesquels interviennent aussi des mécanismes épigénétiques. Or, il est désormais possible de détecter objectivement l’alcoolisation maternelle et fœtale :

  • des auto-questionnaires ont été validés ; ils permettent, sans culpabiliser les femmes, de surmonter l’écueil du déni ;
  • les nouveaux biomarqueurs ne se contentent pas, comme l’alcoolémie, de ne représenter qu’un instantané ne traduisant pas nécessairement une alcoolisation chronique. Par ailleurs, à la différence des tests biologiques classiques ((gamma GT – tests hépatiques – hémogramme) indirects, peu sensibles et peu fiables et donc à l’origine de nombreux faux positifs, ils mesurent directement la concentration des métabolites dérivés de l’éthanol. Décelables par une simple analyse capillaire chez la mère et par un dosage dans le méconium du fœtus, ils permettent de repérer a postériori avec précision et fiabilité une alcoolisation maternelle avec consommation excessive et répétée ;
  • il faudra aussi compter avec les progrès de l’IRM chez le fœtus in utero et le nouveau-né pour localiser  les zones cérébrales impactées par l’intoxication à l’alcool.

 

L’alcoolisation fœtale doit être considérée, au même titre que le diabète gestationnel et l’hypertension gravidique, comme une maladie chronique qui impose chez la mère une surveillance, des contrôles et des dosages biologiques afin de prévenir les désordres fœtaux. Les biomarqueurs biologiques modernes de l’alcoolisation trouvent alors légitimement leur place dans la surveillance de la grossesse et, à l’instar de ce qui est déjà fait dans d’autres pays, la France doit les mettre au plus vite en application. Leur large utilisation témoignerait de la volonté des pouvoirs publics de lutter avec détermination contre un fléau qui atteint la fraction sensible, vulnérable et sans défense de la société : le fœtus

 

L’Académie de médecine tient à rappeler que la lutte contre le SAF exige surtout une mobilisation à tous les niveaux, comme elle le détaille dans ses recommandations**. Elle demande que cette lutte soit déclarée       «  Grande Cause Nationale » avec un seul mot d’ordre : «  tolérance zéro alcool pendant la grossesse ».

 

*communiqué de presse de l’ARS de Haute Normandie publié à l’occasion de la Journée Mondiale du SAF du 9 septembre 2015 .

       ** Renvoi au rapport et aux recommandations

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Académie nationale de médecine

Communiqué de presse, le 24 mars 2016

 

 

ALCOOLISATION FŒTALE

De nouveaux outils efficaces

au service des mères et des enfants en danger

 

En France, le Syndrome d’Alcoolisation Foetale (SAF) concerne au moins 1% des naissances (1°/00  pour les formes graves de SAF complet), soit environ 8000 nouveau-nés par an, ce qui signifie que près de 500 000 Français souffrent à des degrés divers de séquelles de l’alcoolisation fœtale.*

Or, la France accuse un retard important, notamment par rapport aux pays anglo-saxons, dans l’information, la prévention et la prise en charge de ces troubles dont la diversité, la gravité et surtout l’irréversibilité constituent un véritable fléau de santé publique et un problème de société aujourd’hui incontournable.

    

La consommation de boissons alcooliques pendant la grossesse augmente de manière inquiétante malgré les recommandations de 2006* ; surtout, plus de 20 % des français ignorent les risques de l’alcoolisation fœtale. Or, on constate parallèlement une augmentation des troubles du comportement chez les enfants en âge scolaire et les adolescents, qui suggère une relation de cause à effet avec l’usage de substances toxiques au cours de la grossesse, l’alcool en particulier. Bien plus, le SAF ne semble être que la partie émergée d’un iceberg regroupant tous les troubles non extériorisés, cognitifs et comportementaux de l’enfant, de l’adolescent et même de l’adulte.

 

En l’absence de tout traitement curatif, la prévention est la seule solution

Or, on peut aujourd’hui mettre en oeuvre une prévention active et efficace

  

Il est démontré que l’exposition prénatale à l’alcool modifie des structures cérébrales sensibles pendant les périodes embryonnaire et fœtale, d’où la survenue à long terme des troubles cognitifs, du comportement et de la mémorisation, voire de tendances addictives dans lesquels interviennent aussi des mécanismes épigénétiques. Or, il est désormais possible de détecter objectivement l’alcoolisation maternelle et fœtale :

  • des auto-questionnaires ont été validés ; ils permettent, sans culpabiliser les femmes, de surmonter l’écueil du déni ;
  • les nouveaux biomarqueurs ne se contentent pas, comme l’alcoolémie, de ne représenter qu’un instantané ne traduisant pas nécessairement une alcoolisation chronique. Par ailleurs, à la différence des tests biologiques classiques ((gamma GT – tests hépatiques – hémogramme) indirects, peu sensibles et peu fiables et donc à l’origine de nombreux faux positifs, ils mesurent directement la concentration des métabolites dérivés de l’éthanol. Décelables par une simple analyse capillaire chez la mère et par un dosage dans le méconium du fœtus, ils permettent de repérer a postériori avec précision et fiabilité une alcoolisation maternelle avec consommation excessive et répétée ;
  • il faudra aussi compter avec les progrès de l’IRM chez le fœtus in utero et le nouveau-né pour localiser  les zones cérébrales impactées par l’intoxication à l’alcool.

 

L’alcoolisation fœtale doit être considérée, au même titre que le diabète gestationnel et l’hypertension gravidique, comme une maladie chronique qui impose chez la mère une surveillance, des contrôles et des dosages biologiques afin de prévenir les désordres fœtaux. Les biomarqueurs biologiques modernes de l’alcoolisation trouvent alors légitimement leur place dans la surveillance de la grossesse et, à l’instar de ce qui est déjà fait dans d’autres pays, la France doit les mettre au plus vite en application. Leur large utilisation témoignerait de la volonté des pouvoirs publics de lutter avec détermination contre un fléau qui atteint la fraction sensible, vulnérable et sans défense de la société : le fœtus

 

L’Académie de médecine tient à rappeler que la lutte contre le SAF exige surtout une mobilisation à tous les niveaux, comme elle le détaille dans ses recommandations**. Elle demande que cette lutte soit déclarée       «  Grande Cause Nationale » avec un seul mot d’ordre : «  tolérance zéro alcool pendant la grossesse ».

 

*communiqué de presse de l’ARS de Haute Normandie publié à l’occasion de la Journée Mondiale du SAF du 9 septembre 2015 .

       ** Renvoi au rapport et aux recommandations

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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