accepteur d'hydrogène l.m.
hydrogen acceptor
Facteur d’une réaction chimique capable de se combiner avec un ou plusieurs atomes d’hydrogène au cours de cette réaction, par ex. nicotinamide-adénine-dinucléotide (NAD).
→ nicotinamide-adénine-dinucléotide, NAD
[C1]
Édit. 2016
hydrogène n.m.
hydrogen
1) Elément de numéro atomique 1, de masse atomique 1,008, de valence 1.
L'atome d'hydrogène est constitué d'un proton et d'un électron. Les deux isotopes de l'hydrogène, le deutérium et le tritium sont dits hydrogènes lourds, car la présence dans leur noyau d'un ou de deux neutrons multiplie la masse par 2 ou 3.
Il est un élément fondamental de toutes les molécules biologiques. Il est présent dans l'eau et dans les composés organiques. Il constitue 10% du poids frais de l'organisme. L'oxydation de l'hydrogène en eau est la source essentielle de l'énergie utilisable de toute cellule en aérobiose.
2) Corps simple diatomique, dont la molécule est formée de deux atomes d'hydrogène, de formule H2.
Gaz incolore, inodore et insipide ; il brûle en dégageant beaucoup de chaleur et en formant de l'eau.
Il est utilisé en plongée profonde pour réduire le travail ventilatoire car c'est le plus léger des gaz (densité par rapport à l'air 0,09). Au-dessous d'une concentration de 4% d’O2, les mélanges O2 /H2 ne sont plus explosifs. A 500 m sous la mer (soit une pression de plus de 50 ATA), la PO2 d'un mélange à 0,42% d’O2/99,58% de H2 est égale, à celle de l'air ambiant au niveau de la mer où la densité est 13,52 fois plus forte. Un mélange O2 /N 2 aurait une densité 13 fois plus élevée et empêcherait le plongeur de ventiler à cette profondeur. Les mélanges
O2 /He, ont une densité 2 fois plus forte que ceux O2 /H2, mais ils ne sont jamais explosifs ; aussi, après avoir dénitrogéné le plongeur en surface par une inhalation prolongée d'un mélange He /O2, on passe ensuite en profondeur à un mélange H2 /O2, qui permet de dépasser les 500 m en plongée libre.
L. Guyton de Morveau, chimiste français : «hydrogène qui engendre l’eau » (1787)
Étym. mot formé à contre sens (par analogie avec oxygène) sur le gr. hudôr : eau ; genos : descendance
Syn. dihydrogène
Symb. H
→ explosion, hélium, inflammabilité, oxygène
[C1]
hydrogène (ion) n.m.
hydrogen ion
Atome d'hydrogène dépourvu de son électron.
Le cation H+ est généralement solvaté dans l'eau sous forme H3O+. L'atome d'hydrogène est totalement ionisable dans les acides forts.
L'eau pure contient 10-7 mole/L d'ions hydrogène. Le milieu intérieur de l'organisme ne peut supporter une concentration dix fois plus élevée. Le pH sanguin, mode d'expression de la concentration en ions hydrogène, est régulé par les systèmes tampons, par l'élimination rénale d'ions NH4+, et par la ventilation pulmonaire qui élimine l'acide carbonique.
[C1]
hydrogène lourd l.m.
[C1]
hydrogène-lyase n.f.
hydrogen lyase
Enzyme catalysant la réduction du dioxyde de carbone en formiate par l'hydrogène moléculaire.
Un tel enzyme, présent chez de nombreux micro-organismes, a été mis en évidence dans certaines bactéries intestinales.
[D1]
hydrogène-transférase n.f.
hydrogen transferase
Enzyme catalysant une réaction de transfert d'hydrogène d'un substrat donneur à un accepteur.
[C3]
liaison hydrogène l.f.
hydrogen bond
Liaison chimique dans laquelle deux atomes mettent en commun un atome d’hydrogène.
nicotinamide-adénine-dinucléotide hydrogéné l.m.
reduced nicotinamide-adenine-dinucleotide
Coenzyme d'oxydo-réduction, forme réduite du NAD+, qui intervient dans de nombreuses réactions de déshydrogénation.
Le NADH diffère du NAD+ par son spectre d'absorption : il présente une bande à 340 nm qui permet sa mesure spectrophotométrique et, par suite, le dosage de l'activité des déshydrogénases à NAD, des substrats de déshydrogénases, et même d'autres enzymes lorsque le produit de leur réaction enzymatique est le substrat d'une déshydrogénase. Le NADH est stable en milieu alcalin à froid et labile en milieu acide 0,1 N. L'hydrogène fixé enzymatiquement sur le C-4 est, selon la déshydrogénase, stéréospécifiquement placé d'un côté ou de l'autre du cycle pyridinique : l'alcool-déshydrogénase, l'acétate-déshydrogénase, la malate-déshydrogénase le placent en avant- (position A) ; la phosphoglycéraldéhyde-déshydrogénase, la L-bêta-hydroxybutyryl-CoA-déshydrogénase, la glycérophosphate-déshydrogénase, la glutamodéshydrogénase, le placent en arrière (position B) ; c'est ce même hydrogène B qui est détaché par la NADH-déshydrogénase de la chaine respiratoire et porté sur des accepteurs (ubiquinone).
Syn. nicotinamide-adénine-dinucléotide réduit
Sigle NADH
→ coenzyme, oxydo-réduction, déshydrogénase
[C1,C3]
Édit. 2018
nicotinamide-adénine-dinucléotide-phosphate hydrogéné l.m.
reduced nicotinamide-adenine-dinucleotide-phosphate
Forme réduite du nicotinamide-adénine-dinucléotide phosphate (NADP).
Le NADPH est un coenzyme d'oxydo-réduction dérivé de la vitamine PP. Il intervient dans plusieurs réactions métaboliques importantes. Il est, notamment, indispensable pour la biosynthèse des acides gras et du cholestérol.
Syn. nicotinamide-adénine-dinucléotide-phosphate réduit
Sigle NADPH
→ coenzyme, nicoti3namide-adénine-dinucléotide-phosphate acide gras, cholestérol
[C1,C3]
Édit. 2018
peroxyde d'hydrogène l.m.
hydrogen peroxide
1) En chimie, composé d'oxygène et d'hydrogène H2O2, instable, voire explosif à l'état pur.
2) En biochimie, composé formé de façon transitoire dans des réactions de peroxydation.
3) En thérapeutique, composé oxydant utilisé sous forme diluée (solution officinale d'eau oxygénée à 10 volumes environ, contenant de 2,5 à 3,5 %) à des fins antiseptiques topiques, peu actif sur les organismes sporulés, mais détruisant nombre de virus.
Syn. perhydrol
hydrogène arsénié en médecine du travail l.m.
L'hydrogène arsénié, utilisé pour la fabrication et l’utilisation de matières colorantes et d’explosifs, est responsable, en cas d’exposition importante, de comas toxiques du fait d’une importante hémolyse.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 21 du RG) avec un délaide 3 jours entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes.
→ hémolyse
[E2]
Édit. 2018
hydrogène sulfuré en médecine du travail l.m.
L'hydrogène sulfuré, gaz se dégageant lors de réactions chimiques en laboratoire, mais aussi dans des lieux de décomposition organique, entraîne à dose faible de simples malaises, prévisibles grâce à son odeur forte qui disparaît insidieusement à forte concentration et peut entraîner un coma grave.
Cette intoxication est prise en charge comme accident de travail.
[E2]
Édit. 2018
flavine-adénine-dinucléotideTransporteur d'hydrogène dont la forme réduite s'écrit FADH2.[C1]Édit. 2018 l.f.
flavine adenine dinucleotide
Transporteur d'hydrogène dont la forme réduite s'écrit FADH2.
Sigle FAD
[C1, C2]
Édit. 2019
acidose fœtale respiratoire l.f.
respiratory fœtal acidosis
[R1,O3,O6]
Édit. 2017
acidose respiratoire l.f.
respiratory acidosis
Augmentation de la PaCO2 au-delà de 42mm de Hg (5,6 kPa) et élévation des bicarbonates avec diminution du pH au-dessous de 7,36.
Elle est liée à une hypoventilation alvéolaire dont les causes sont l'emphysème, la bronchite chronique, une atteinte des muscles respiratoires, mais aussi un collapsus cardiovasculaire, voire l'utilisation prolongée de diurétiques, de tranquillisants chez des malades âgés ou fatigués.
[C2,G5,K1,K2,R1]
Édit. 2017
alcalose respiratoire l.f.
respiratory alkalosis.
Alcalose caractérisée par une diminution de la concentration artérielle en ions H+ (élévation du pH) par une hypocapnie due le plus souvent à une hyperventilation spontanée ou provoquée (hypoxémie, de cause neurogène, ou due à un mauvais réglage d'une ventilation mécanique).
On distingue les hyperventilations d'origine :
- centrale avec PaO2 augmentée en rapport avec un stimulus psychique, une hyperthermie, une affection du système nerveux central, une intoxication salicylée ;
- hypoxique avec une PaO2 abaissée d'origine ventilatoire (pneumopathie, traumatisme du thorax, pneumothorax suffocant), ou circulatoire (embolie pulmonaire, collapsus cardiovasculaire), sanguine (anémie, hypoxie exogène - par ex. altitude - intoxication méthémoglobinée ou oxycarbonée) ;
- mécanique passive en réanimation (ventilation mécanique réglée trop forte).
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
→ Davenport (diagramme de), hypocapnie.
[C2,K1]
Édit. 2017
amyloïdose respiratoire l.f.
respiratory amyloidosis
[A3,K2,N3]
Édit. 2017
amylose respiratoire l.f.
respiratory amylosis
Présence de dépôts extracellulaires d'amylose au niveau de l'appareil respiratoire.
Il peut s'agir d'une atteinte trachéobronchique diffuse ou localisée. C'est la biopsie de la muqueuse bronchique qui permet de faire le diagnostic.
Parfois c'est une amylose parenchymateuse nodulaire isolée qui pose le problème du diagnostic d'une tumeur. Seule la biopsie chirurgicale le résout. Enfin ce peut être une amylose parenchymateuse interstitielle diffuse.
Étym. gr. amulon : amidon
[A3,K2,N3]
Édit. 2017
appareil respiratoire et thermalism e l.m.
respiratory system and spa
→ thermalisme et appareil respiratoire
cycle respiratoire l.m.
breathing cycle
Succession d'une inspiration et d'une expiration : ce cycle a une durée dont la fréquence respiratoire est l'inverse.
[C2,K1]
déficit du complexe III de la chaîne respiratoire mitochondriale l.m.
mitochondrial respiratory chain, complex III, deficiency of
→ maladie dite cytochromique du muscle et du système nerveux
détresse respiratoire aigüe de l'adulte (syndrome de) l.m.
acute respiratory insufficiency on adult (ARDS)
Grave insuffisance respiratoire aigüe avec hypoxémie réfractaire à l'oxygénothérapie, nécessitant une assistance respiratoire complexe et prolongée.
L'aspect radiologique (poumon blanc, poumon dense) correspond à un œdème interstitiel et alvéolaire (poumon humide ; atélectasie congestive) entraînant une diminution de la compliance pulmonaire (poumon rigide).
Sous le même tableau clinique, biologique et radiologique, ce syndrome regroupe des atteintes pulmonaires comparables (œdème, dépôts fibrineux, membranes hyalines) mais relevant de causes différentes, dont il faut exclure la bronchopathie obstructive chronique ou l'insuffisance ventriculaire gauche (Ashbaugh).
Le diagnostic se fonde sur l'association de plusieurs critères :
- cliniques : cyanose, tachypnée, tachycardie ;
- radiographiques : opacités bilatérales interstitielles et alvéolaires, d'où l'expression d'œdème pulmonaire non cardiogénique ;
- biologiques : PaO2 < 50 mm Hg à l'air, elle peut descendre jusqu'à 30 mm Hg ;
- fonctionnels : l'inhalation d'O2 n'entraîne qu'une faible élévation de la PaO2, il peut exister une hypocapnie et parfois une acidose associée, la pression capillaire pulmonaire est normale ou basse (< 12 mm Hg) après débranchement du respirateur. La capacité vitale est diminuée ainsi que la capacité résiduelle fonctionnelle, le volume de fermeture est augmenté, la compliance est diminuée et les boucles volume-pression sont très perturbées.
L'évolution se fait schématiquement en trois phases :
1- œdème lésionnel avec atteinte des pneumocytes de type I ;
2- organisation de l'œdème interstitiel (membranes hyalines, infiltration de leucocytes et de fibroblastes, obstruction des capillaires par de la fibrine et des leucocytes, prolifération des pneumocytes de type II) ;
3- développement d'une fibrose anarchique, souvent surinfectée.
La mortalité élevée (45% chez l'adulte de moins de 65 ans) devient très grande en cas de défaillance multiviscérale.
D. G. Ashbaugh, médecin américain (1967)
Syn. poumon de choc
Sigle SDRA
détresse respiratoire du nouveau
neonatal respiratory distress syndrome
Dyspnée croissante survenant chez le nouveau-né avec polypnée et cyanose.
En dehors des causes chirurgicales, cardiaques, neurologiques et malformatives, elle a surtout trois origines : l’inhalation de liquide amniotique ou de méconium, la maladie des membranes hyalines ou une infection bronchopulmonaire.
→ syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né
détresse respiratoire transitoire du nouveau-né l.f.
neonatal tachypnea, transient respiratory distress of the neonate
Détresse respiratoire développée immédiatement après la naissance, qui est due à une résorption insuffisante de l'eau intrapulmonaire.
Cette dyspnée est caractérisée par une tachypnée qui peut dépasser 100/min. L'hypoxie peut nécessiter une courte assistance ventilatoire mécanique.
Le thorax est comprimé lors de l'expulsion par les voies naturelles, ce qui facilite la sortie du liquide. Supprimant l'essorage du thorax lors de la descente dans la filière génitale, l'extraction par césarienne favorise l'apparition de cette dyspnée,
L'évolution peut être favorable en près de 24 h, si l'on institue une oxygénothérapie de complément.
encéphalopathie respiratoire l.f.
respiratory encephalopathy
Tableau clinique observé chez un insuffisant respiratoire, composé principalement de céphalées intenses, persistantes, de mouvements anormaux à type fréquent de flapping tremor ou astérixis, ralentissement psychomoteur pouvant atteindre un coma, et modifications de l'humeur avec surtout tendance à l'euphorie.
Des formes pseudotumorales sont possibles, avec hypertension intracrânienne (céphalées, œdème papillaire) et divers signes de localisation. Une accentuation des troubles au cours du sommeil est due à l'augmentation de la dyspnée en décubitus.
Sa complexité physiopathologique est liée aux effets conjugués de l'hypoxie et de l'hypercapnie (augmentation de taux d'anhydride carbonique dans le sang), qui semblent surtout provenir de l'acidose cellulaire provoquée par celle-ci. À ces incidences directes sur la cellule nerveuse s'ajoute une importante vasodilatation cérébrale, parfois responsable d'hypertension intracrânienne. Ces manifestations sont également aggravées par la polyglobulie, qui augmente la viscosité sanguine.
Il s'agit surtout d'une bronchopneumopathie chronique obstructive avec emphysème, principalement en poussée infectieuse, mais aussi d'affections neurologiques aigües ou chroniques avec extension aux voies respiratoires : poliomyélite, syndrome de Guillain et Barré, sclérose latérale amyotrophique, myasthénie ou myopathie de Duchenne, notamment.
La ventilation assistée peut permettre une suppléance ventilatoire efficace. Mais elle est très pénible pour le patient.
→ flapping tremor, astérixis, hypertension intracrânienne, bronchopneumopathie chronique obstructive, emphysème, poliomyélite antérieure aigüe, polyradiculonévrite aigüe, sclérose latérale amyotrophique, myasthénie, myopathie de Duchenne, ventilation assistée
[H1, K1]
Édit. 2019