hydrogène n.m.
hydrogen
1) Elément de numéro atomique 1, de masse atomique 1,008, de valence 1.
L'atome d'hydrogène est constitué d'un proton et d'un électron. Les deux isotopes de l'hydrogène, le deutérium et le tritium sont dits hydrogènes lourds, car la présence dans leur noyau d'un ou de deux neutrons multiplie la masse par 2 ou 3.
Il est un élément fondamental de toutes les molécules biologiques. Il est présent dans l'eau et dans les composés organiques. Il constitue 10% du poids frais de l'organisme. L'oxydation de l'hydrogène en eau est la source essentielle de l'énergie utilisable de toute cellule en aérobiose.
2) Corps simple diatomique, dont la molécule est formée de deux atomes d'hydrogène, de formule H2.
Gaz incolore, inodore et insipide ; il brûle en dégageant beaucoup de chaleur et en formant de l'eau.
Il est utilisé en plongée profonde pour réduire le travail ventilatoire car c'est le plus léger des gaz (densité par rapport à l'air 0,09). Au-dessous d'une concentration de 4% d’O2, les mélanges O2 /H2 ne sont plus explosifs. A 500 m sous la mer (soit une pression de plus de 50 ATA), la PO2 d'un mélange à 0,42% d’O2/99,58% de H2 est égale, à celle de l'air ambiant au niveau de la mer où la densité est 13,52 fois plus forte. Un mélange O2 /N 2 aurait une densité 13 fois plus élevée et empêcherait le plongeur de ventiler à cette profondeur. Les mélanges
O2 /He, ont une densité 2 fois plus forte que ceux O2 /H2, mais ils ne sont jamais explosifs ; aussi, après avoir dénitrogéné le plongeur en surface par une inhalation prolongée d'un mélange He /O2, on passe ensuite en profondeur à un mélange H2 /O2, qui permet de dépasser les 500 m en plongée libre.
L. Guyton de Morveau, chimiste français : «hydrogène qui engendre l’eau » (1787)
Étym. mot formé à contre sens (par analogie avec oxygène) sur le gr. hudôr : eau ; genos : descendance
Syn. dihydrogène
Symb. H
→ explosion, hélium, inflammabilité, oxygène
[C1]