Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hypocapnie n.f.

hypocapnia

Diminution de la quantité de dioxyde de carbone dans le sang artériel, qui s'observe en cas d'hyperventilation.
La pression partielle de dioxyde de carbone artériel est inférieure à la limite normale (PaCO2 = 50 kPa ≈ 38 mm de Hg).
L'hypocapnie est le plus souvent la conséquence d'une hyperpnée d'origine centrale par lésion des centres bulbaires, d'une hypoxémie ou d'une ventilation mécanique exagérée.
Elle provoque l'excitation du système parasympathique, d'où hypotension et sécheresse de la peau, elle déprime les centres respiratoires, réduit le débit sanguin cérébral ce qui peut provoquer une crise de «tétanie», des convulsions puis la perte de conscience, si la Pa CO2 est inférieure à 13 hPa = 10 mm de Hg. Ainsi l'hyperpnée de la peur peut provoquer des vertiges et des crises de «tétanie». De même au cours de manœuvres de réanimation en urgence, une ventilation artificielle exagérée peut aggraver un collapsus et même conduire à l'arrêt cardiaque (collapsus de reventilation).
L'hypocapnie prolongée conduit à l'alcalose gazeuse avec augmentation de la concentration des bicarbonates plasmatiques et abaissement de la concentration en H+ (pH > 7,42).
La compensation métabolique est modérée en cas d'hypocapnie aigüe transitoire, elle est importante en cas d'hypocapnie prolongée.
Brutale, elle entraîne une alcalose gazeuse ; chronique elle est compensée par un abaissement du taux des bicarbonates, qui prévient l’alcalose. L’hypocapnie tend à inhiber le centre respiratoire, entraînant ainsi le ralentissement, voire l’arrêt de la respiration.

collapsus de reventilation, électrisation, hyperpnée, normocapnie