dysthymie n.f.
dysthymia
Selon certaines classifications actuelles, dépression chronique (au moins deux ans chez l'adulte), mais peu accentuée, de l'humeur, dont la prévalence se situerait entre 2 et 6% de la population générale.
Souvent accompagnée d'asthénie, de troubles de l'appétit et du sommeil, de difficultés de décision et d'une faible estime de soi, elle reste en général compatible avec les exigences de la vie quotidienne ("aristocratie de la souffrance").
Considérée par E. Kraepelin (1921) comme une organisation de la personnalité prédisposant à la psychose maniacodépressive, elle pourrait également représenter un état séquellaire d'une dépression majeure avec une intensité dite subsyndromique, ou un état séquellaire d'une atteinte organique ou d'une affection psychiatrique sans troubles thymiques initiaux (H.S. Akiskal). Sa situation par rapport à d'autres entités telles que la dysphorie hystérique, la dépression caractérielle ou la dépression névrotique, reste discutée.
La notion de dysthymie élargit le spectre des troubles thymiques auxquels peut être appliquée une thérapeutique thymo- analeptique, non justifiée dans les pathologies caractérielles ou de la personnalité.
E. Kraepelin, aliéniste allemand (1921) ; H. S. Akiskal, psychiatre américain, membre de l’Académie de médecine (1983)
Étym. gr. thumos : âme, désir, humeur
dystrophie musculaire oculo-gastro-intestinale l.f.
oculogastrointestinal muscular dystrophy recessive
Myopathie associant ptosis, ophtalmoplégie, pseudo-occlusion intestinale progressive, conduisant progressivement à la dénutrition et à la mort avant 30 ans.
Les patients présentent une maigreur, une atonie gastrique, des diverticules de l'intestin, et une diarrhée chronique. Il existe une amyotrophie et une agénésie des muscles lisses du tube digestif. Les muscles striés sont également altérés et il est noté l’existence d’une démyélinisation axonale des nerfs périphériques et du système nerveux central. L’affection est autosomique récessive (MIM 277320).
V. Ionasescu, pédiatre américain (1983)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. myopathie viscérale familiale avec ophtalmoplégie externe, pseudo-occlusion intestinale avec ophtalmoplégie externe
échinococcose polykystique l.f.
polycystic echinococcosis
Cestodose larvaire existant en Amérique du Sud, due à Echinococcus rangeli ou à E. oligarthrus.
Beaucoup plus rare que l’hydatidose, cette affection est caractérisée par la présence d’une masse polykystique parfois volumineuse, généralement intrahépatique. Relativement bien tolérée, elle est encore plus chronique que l’échinococcose alvéolaire et elle répond assez bien à un traitement médical par l’albendazole.
→ Echinococcus oligarthrus, cestodose, hydatidose, échinococcose alvéolaire, albendazole
[D1]
Édit. 2019
écrouelle n.f.
scrofula, tuberculosis cutis colliquativa, scrofuloderma
Lésion correspondant à une adénopathie cervicale tuberculeuse chronique, souvent fistulisée.
Étym. lat. scrofula : scrofule
Syn. mal du Roi
→ tuberculose, adénopathie à mycobactéries, adénopathie cervicale à mycobactéries
[D1]
Édit. 2019
eczéma n.m.
eczema
Dermatose prurigineuse, en nappes ou en placards, érythématovésiculeuse, plus ou moins suintante, souvent récidivante, caractérisée histologiquement, en phases aigüe et subaigüe, par la spongiose et la vésiculation.
L'évolution dépend en partie de la possibilité de mettre en évidence une éventuelle cause et de la traiter. Une surinfection peut se produire : c'est l'eczéma impétiginisé. Il existe de nombreuses variétés, soit symptomatiques telles que l’eczéma craquelé, nummulaire, papulovésiculeux, soit évolutives, p. ex. aigu, subaigu, chronique ou lichénifié; soit étiopathogéniques : atopique, anciennement constitutionnel, allergique de contact, dermite artificielle parfois professionnelle, etc.
Les termes eczéma microbien, mycosique, séborrhéique de Unna, ne sont plus employés.
Étym. gr. ekzein : sortir, bouillonner
Syn. dermite, dermatite
[J1]
Édit. 2019
eczéma variqueux l.m.
varicose eczema
Lésion prurigineuse d'eczéma aigu ou chronique, circonscrite ou diffuse, survenant sur les jambes, le plus souvent chez la femme âgée, et s'accompagnant de varicosités, d'œdème, de purpura ou de dermite ocre.
Secondaire à une hypertension veineuse et à l'inflammation non spécifique liée à la stase qui en résulte, cette dermatose est souvent la conséquence tardive d'une thrombose veineuse profonde des membres inférieurs.
Étym. gr. ekzein : sortir, bouillonner
→ dermite de stase eczéma, varicosité, purpura, angiodermite purpurique et pigmentée de Favre et Chaix
[J1]
Édit. 2019
effluvium n.m.
effluvium
Chute des cheveux et/ou des poils, diffuse et homogène, excessive et pathologique, aigüe ou chronique, supérieure ou égale à 100 cheveux/jour, conduisant à une alopécie diffuse mais réversible après arrêt de l'effluvium.
Étym. lat. effluvium : écoulement
→ effluvium anagène, effluvium télogène, alopécie
[J1]
Édit. 2019
transformation élacéinique l.f.
elastotic, elastoid, degeneration
En histologie, dégénérescence du collagène dermique qui se modifie en prenant un aspect basophile proche du tissu élastique dont il acquiert les affinités tinctoriales, comme cela se voit au cours de certains processus pathologiques, notamment la radiodermite chronique.
→ radiodermite chronique, collagène, tissu élastique
[A3]
Édit. 2019
éléphantiasis n.m.
elephantiasis
Augmentation de volume d’un territoire cutané ou d’une partie du corps (membres inférieurs, scrotum ou autres), parfois considérable, avec un œdème dur, volumineux, chronique et une peau épaisse et verruqueuse qui résulte d'une obstruction lymphatique entraînant une infiltration des tissus par la lymphe et une réaction tissulaire fibreuse.
Il peut être idiopathique ou secondaire à des infections microbiennes récidivantes, surtout streptococciques, ou être dû à un lymphangiome diffus, à une filariose lymphatique ou au lymphœdème congénital de Milroy-Meige et subir des poussées évolutives d'origine infectieuse.
W. F. Milroy, médecin interniste et pathologiste américain (1892) ; H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1898) ; M. Klippel et P. Trénaunay, neurologues français (1900) ; F. P. Weber, médecin britannique (1907)
Étym. gr. elephas, elephantos : éléphant
→ Klippel-Trénaunay (syndrome de), lymphangiectasie, Milroy (maladie de), Meige (maladie de), lymphangiome, filariose lymphatique
[J1, K4]
Édit. 2019
éléphantiasis du scrotum l.m.
scrotal elephantiasis
Augmentation de volume parfois considérable du scrotum due à un œdème chronique ferme en rapport avec les obstructions lymphatiques d'une filariose.
Étym. gr. elephas, elephantos : éléphant
[J1, D1, K4, M3]
Édit. 2019
éléphantiasis facial l.m.
facial elephantiasis
Déformation chronique du visage touchant presque exclusivement le sexe masculin et associant une hyperplasie sébacée et une fibrose dermique représentant le dernier stade évolutif éventuel de la rosacée, et dont l'aspect le plus fréquent et le plus caractéristique est celui du rhinophyma.
Étym. gr. elephas, elephantos : éléphant
→ éléphantiasis, rosacée, rhinophyma
[J1, P1]
Édit. 2019
éléphantiasis scrotopérinéal l.m.
scroto-perineal elephantiasis
Augmentation de volume parfois considérable des organes génitaux externes et du périnée par un œdème dur et chronique, en rapport avec un blocage lymphatique de la région, dû à certaines parasitoses (filariose, bilharziose urogénitale), mais aussi parfois à l'évolution de certaines périuréthrites chroniques scléro-inflammatoires avec fistules uréthrocutanées.
Étym. gr. elephas, elephantos : éléphant
→ éléphantiasis, filariose, bilharziose urogénitale, périuréthrite chronique
[D1, J1, K4, M3]
Édit. 2018
maladie des éleveurs d'oiseaux l.f.
bird breedere disease, pigeon breeders disease
Pneumopathie d'hypersensibilité liée à l'inhalation d'antigènes protéiques dérivés des plumes et du plasma sanguin des oiseaux, de leurs déjections, et caractérisée par des accès aigus dyspnéisants similaires à ceux observés dans le poumon de fermier.
L’évolution peut-être aussi subaigüe ou chronique. Le diagnostic est effectué à l’aide d’épreuves mettant en évidence l’existence de précipitines dirigées contre des protides plasmatiques des oiseaux.
Il s’agit d’une hypersensibilité de type III (réaction de type Arthus). L’arrêt de l’exposition est l’essentiel du traitement.
Maladie professionnelle indemnisable.
→ alvéolite, poumon de fermier, précipitine, Arthus (réaction d'), pneumopathie d'hypersensibilité
[E3, F3, K1]
Édit. 2019
embolie pulmonaire l.f.
pulmonary embolism
Obstruction d’une ou de plusieurs branches de l'artère pulmonaire secondaire à la migration et à l’arrêt d’un embole.
L’embolie pulmonaire est le plus souvent cruorique, secondaire à la migration d’un caillot détaché d'un thrombus des veines profondes des membres inférieurs. Elle peut être unique ou multiple (pluie de petits emboles), isolée ou récidivante.
Les facteurs de risque les plus fréquents sont la stase veineuse liée à l’immobilisation au décours de la chirurgie, d'un traumatisme (en particulier lors de fractures du membre inférieur), d'un voyage en avion, d'une insuffisance cardiaque ou respiratoire. La grossesse, la contraception orale, le cancer et certaines anomalies congénitales ou acquises de la coagulation sont d'autres causes de thromboses veineuses.
L'estimation de la probabilité clinique d'embolie pulmonaire peut être fondée sur le score de Genève qui prend en compte les facteurs de risque, les symptômes et les signes cliniques. Les facteurs de risque sont : l’âge supérieur à 65 ans (1), les antécédent de maladie thrombo- embolique (3), la chirurgie sous anesthésie générale ou une fracture d'un membre inférieur le mois précédent (2), un cancer actif ou rémission depuis moins d’un an (2). Les symptômes sont la douleur au niveau d'un membre inferieur (3), une hémoptysie (3). Les signes cliniques sont une fréquence cardiaque: de 75 à 94 (3), supérieure ou égale à 95(5), une douleur sur un trajet veineux d’un membre inférieur (4). La probabilité est faible pour un score de 0 à 3, intermédiaire de 4 à 10 et forte à partir de 11.
Les complications de l’embolie pulmonaire sont l’insuffisance ventriculaire droite aigüe qui peut être mortelle, la récidive, l’infarctus pulmonaire et le développement d’une hypertension artérielle pulmonaire chronique. Le traitement anticoagulant est indispensable pour prévenir les récidives et limiter l’extension du thrombus: héparine puis antivitamine K. Un traitement thrombolytique est indiqué dans les embolies pulmonaires massives et hémodynamiquement instables. Les embolies massives, menaçantes pour la vie, peuvent si elles ne répondent pas rapidement au traitement médical nécessite une désobstruction chirurgicale (opération de Trendelenburg).
Les embolies pulmonaires non cruoriques sont beaucoup plus rares. L’embolie graisseuse est liée au passage dans la circulation de gouttelettes de moelle osseuse au cours de certaines fractures, en particulier de la diaphyse fémorale. L’embolie gazeuse résulte de l’introduction de bulles d’air dans la circulation à la suite d’un traumatisme ou d’un geste thérapeutique. L’embolie amniotique est due au passage de liquide amniotique dans la circulation maternelle lors d’un accouchement difficile. L’embolie septique est généralement consécutive à une endocardite du cœur droit. L’embolie tumorale est une obstruction diffuse du lit artériel pulmonaire par des emboles tumoraux.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, embolisation, embolie graisseuse, embolie gazeuse, embolie amniotique, phlébite, thrombose, embolie pulmonaire (examen isotopique de l'), embolie pulmonaire puerpérale, score de Genève, hémoptysie, héparine, médicament anticoagulant, opération de Trendelenburg, endocardite
[K1, K2, K4]
Édit. 2019
empyème pleural l.m.
pleural empyema
Collection purulente développée dans la plèvre.
L'évolution anatomoclinique d'une pleurésie purulente aigüe passe par trois stades : diffusion (pleurésie à liquide citrin et louche riche en polynucléaires neutrophiles), collection (épanchement purulent collecté ou empyème pleural), enkystement ou pyothorax chronique.
Étym. gr. en : dans ; puon : pus
→ pleurésie purulente, pyothorax
[D1, K1, K3]
Édit. 2019
encéphalopathie n.f.
encephalopathy
Ensemble des troubles nerveux liés à des altérations anatomiques diffuses, secondaires à des désordres variés d'origine cardiovasculaire, respiratoire, métabolique, toxique ou génétique, sans prédominance de l’inflammation.
Les encéphalopathies se différencient des encéphalites par l’absence d’inflammation et par leurs causes qui ne sont ni bactériennes ni virales.
On distingue les encéphalopathies :
- anoxiques secondaires à une hypoxie exogène, à une insuffisance respiratoire aigüe (pneumopathies) ou chronique, à une insuffisance cardiocirculatoire (arrêt cardiaque…) ou a certaines intoxications (oxyde de carbone) ;
- métaboliques consécutives, en général, à une altération du milieu intérieur par hyper- ou hyponatrémie, par acidocétose, atteinte hépatique... ;
- toxiques de causes diverses : alcool, bismuth, bromure de méthyle, plomb (sels de), cuivre (sels de)… ;
- carentielles diverses, en protéines (kwashiorkor), en vitamines (pellagre endogène ou exogène, béribéri...) ;
- congénitales (séquelle d'une rubéole ou d'une toxoplasmose de la mère au cours de la grossesse, d'une incompatibilité fœtomaternelle...) ;
- héréditaires, qui surviennent à différents âges (syndrome de Reye du nourrisson, chorée de Huntington) ;
- par apoptose (p. ex. maladie d'Alzheimer).
Le pronostic dépend de la cause, de la précocité et de l'efficacité du traitement.
[H1]
Édit. 2019
encéphalopathie des dialysés l.f.
dialysis encephalopathy
Ensemble de manifestations neurologiques diverses (dysarthrie, tremblement, troubles de l'humeur...) d'évolution progressive aboutissant à la démence observé chez des patients traités par hémodialyse.
Cette encéphalopathie est considérée comme relevant essentiellement, sinon exclusivement, d'une intoxication chronique par l’ion aluminium consécutive soit à une teneur élevée de sels d'aluminium dans le liquide de dialyse soit à la prise orale régulière de gels d'alumine pour lutter contre l’hyperphosphorémie. Elle est actuellement prévenue par des mesures adéquates.
→ hémodialyse, aluminium (intoxication par l')
[H1, G4, G5, M1]
Édit. 2019
encéphalopathie respiratoire l.f.
respiratory encephalopathy
Tableau clinique observé chez un insuffisant respiratoire, composé principalement de céphalées intenses, persistantes, de mouvements anormaux à type fréquent de flapping tremor ou astérixis, ralentissement psychomoteur pouvant atteindre un coma, et modifications de l'humeur avec surtout tendance à l'euphorie.
Des formes pseudotumorales sont possibles, avec hypertension intracrânienne (céphalées, œdème papillaire) et divers signes de localisation. Une accentuation des troubles au cours du sommeil est due à l'augmentation de la dyspnée en décubitus.
Sa complexité physiopathologique est liée aux effets conjugués de l'hypoxie et de l'hypercapnie (augmentation de taux d'anhydride carbonique dans le sang), qui semblent surtout provenir de l'acidose cellulaire provoquée par celle-ci. À ces incidences directes sur la cellule nerveuse s'ajoute une importante vasodilatation cérébrale, parfois responsable d'hypertension intracrânienne. Ces manifestations sont également aggravées par la polyglobulie, qui augmente la viscosité sanguine.
Il s'agit surtout d'une bronchopneumopathie chronique obstructive avec emphysème, principalement en poussée infectieuse, mais aussi d'affections neurologiques aigües ou chroniques avec extension aux voies respiratoires : poliomyélite, syndrome de Guillain et Barré, sclérose latérale amyotrophique, myasthénie ou myopathie de Duchenne, notamment.
La ventilation assistée peut permettre une suppléance ventilatoire efficace. Mais elle est très pénible pour le patient.
→ flapping tremor, astérixis, hypertension intracrânienne, bronchopneumopathie chronique obstructive, emphysème, poliomyélite antérieure aigüe, polyradiculonévrite aigüe, sclérose latérale amyotrophique, myasthénie, myopathie de Duchenne, ventilation assistée
[H1, K1]
Édit. 2019
encéphalopathies par carence vitaminique l.f.p.
encephalopathies due to a vitamin deficiency
Manifestations cérébrales relevant de quatre ordres principaux de carences vitaminiques.
La carence en vitamine B1 se traduit tout particulièrement per l'encéphalopathie de Gayet-Wernicke-Korsakoff.
Le syndrome neuroanémique observé lors de l'anémie de Biermer est attribué à une carence en vitamine B12. En seront rapprochées les carences en folates, avec notamment des lésions de la substance blanche (leucoencéphalopathie) pouvant comporter une évolution démentielle parfois réversible, souvent associée à une polyneuropathie sensitivomotrice, à une sclérose combinée de la moelle, à des "jambes sans repos" ou à un syndrome cérébelleux, même sans la présence d'une anémie macrocytaire. L'atteinte de la substance blanche est visualisée par l'IRM tant au niveau encéphalique que médullaire. Dans les carences en cobalamine, souvent en l'absence de tout signe d'anémie de Biermer, des modifications de la personnalité et des états délirants sont observés. Si bien qu'un lien avec une carence en vitamine B12 peut alors être discuté.
Plutôt que d'un apport insuffisant, la carence en vitamine B6 résulte surtout de l'action antagoniste de certains médicaments (isoniazide en particulier). Elle peut se traduire par un état confusionnel et/ou une crise convulsive.
Observé notamment chez l'alcoolique chronique dénutri, un manque en vitamine PP peut se traduire par une confusion, voire un coma, associés à une importante hypertonie, en faveur d'une origine ou plutôt d'une participation pellagreuse à l'encéphalopathie. Certains alcooliques en état confusodémentiel ne régressent pas avec la seule vitamine B1. Ainsi se justifie l'adjonction de vitamine PP dans de tels troubles.
C. J. Gayet ophtalmologiste français, membre de l'Académie de médecine (1875) ; C. Wernicke, neuropsychiatre allemand (1881) ; S. S. Korsakoff, neuropsychiatre russe (1887) ; M. A. Biermer, médecin interniste allemand (1868)
→ vitamine B1, Biermer (maladie de), folates (carence en), Gayet-Wernicke-Korsakoff (syndrome de), sclérose combinée de la moelle (syndrome de), leucoencéphalite, pyridoxine, nicotinamide
[C2, H1, R1]
Édit. 2019
encéphalopathies spongiformes subaigües transmissibles l.f.p.
transmissible subacute spongiform encéphalopathies (TSSE)
Affections nerveuses rencontrées chez l’Homme, les ruminants, le Chat et le Vison avec la possibilité d’une transmission inter-espèces, caractérisées par une dégénérescence du système nerveux central associée à une astrocytose, une perte neuronale et une spongiose diffuse et/ou intraneurale, avec une évolution toujours fatale.
C’est une zoonose, depuis la confirmation de la transmission de l’agent de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) à l’Homme à l’origine d’une crise sanitaire mondiale sans précédent en 1985.
L’agent étiologique, tout d’abord dénommé « agent transmissible non conventionnel », serait la conséquence de la transformation d’une protéine du soi (Protéine Prion cellulaire ou PrPc) en protéine résistante aux protéases et à la chaleur (PrPres ou prion), généralement identifiée dans les cerveaux des sujets atteints et admise comme marqueur spécifique de ces maladies. Elle a été découverte et identifiée par Stanley Prusiner en 1981.
Chez l’Homme il s’agit principalement de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ), qu’il s’agisse des formes sporadiques, familiales ou transmises (transmission iatrogène ou alimentaire), du syndrome de Gertsmann-Sträussler-Scheinker décrit en 1936, du Kuru (transmis par cannibalisme), de la maladie d'Alpers (développée dans l'enfance) ou de l’insomnie fatale familiale (IFF).
Chez l'animal, on connait depuis longtemps la tremblante ou « scrapie » du Mouton et de la Chèvre, l’encéphalopathie transmissible du Vison d’élevage, la maladie du dépérissement chronique des cervidés (en Amérique du Nord) et, depuis 1985, l’ESB ou "maladie de la Vache folle". Dans ce dernier cas il s’agissait d’une contamination intra-espèce par le recyclage de bovins morts de l’ESB dans la fabrication de farines animales, avec franchissement de la barrière d’espèce observée naturellement chez le Chat (encéphalopathie spongiforme féline) en 1990 puis chez l’Homme en 1996.
S. B. Prusiner, neurobiologiste américain (1981), prix Nobel de médecine en 1997 ; H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. Jakob, neurologue allemand (1921) ; J. Gerstmann, neurologue américain ; E. Sträussler, neuropsychiatre autrichien et I.M. Scheinker, neuropatholologiste (1924) ; B. J. Alpers, neurochirurgien américain (1931)
Étym. angl. spongiform : en forme d'éponge (du gr. spoggia : éponge)
Sigle ESST
→ prion, encéphalopathies spongiformes subaigües transmissibles, tremblante du Mouton, encéphalopathie spongiforme bovine, Kuru, Creutzfeldt-Jakob (maladie de), Gerstmann-Straüssler-Scheinker (syndrome de), Alpers (maladie de), insomnie fatale familiale
[ D1, H1]
Édit. 2019
encoches costales l.f.p.
ribs notching
Présence pathologique, sur la radiographie pulmonaire, d’empreintes extrinsèques arciformes sur le bord caudal de l'arc postérieur des côtes, uniques ou multiples, uni- ou bilatérales, à bords nets, bien corticalisées.
Elles sont en règle dues à une compression extrinsèque des côtes, soit par une dilatation chronique de l'artère ou de la veine intercostale, soit par une tumeur du nerf intercostal (schwannome, neurofibrome).
En pratique, lorsqu'elles sont multiples, uni- ou bilatérales, la cause la plus habituelle est la coarctation aortique serrée.
→ coarctation de l'aorte, schwannome, neurofibrome
[A1]
Édit. 2019
endocardite rickettsienne l.f.
rickettsia endocarditis
Forme rare d'endocardite infectieuse, due le plus souvent à Coxiella burnetii, caractérisée par la négativité des hémocultures et son évolution chronique.
Étym. gr. endon : à l’intérieur ; kardia : cœur
[D1, K2]
Édit. 2019
endoprothèse prostatique l.f.
prostatic endoprosthesis
Endoprothèse mise en place dans l'urèthre prostatique pour pallier la rétention chronique, complète ou incomplète, provoquée par un adénome prostatique chez un malade transitoirement ou définitivement inopérable.
Ces endoprothèses sont soit temporaires, métalliques spiralées ou plastiques, comportant un système d'autostatisme tout en respectant le jeu sphinctérien, soit définitives en grillage métallique auto-expansible qui refoule et comprime le tissu de l'urèthre prostatique auquel il s'incorpore. Une prothèse temporaire peut, dans certains cas, servir de test pour évaluer la responsabilité d'une lésion prostatique dans un tableau d'obstruction complexe, principalement dans un contexte neurologique.
K. M. Fabian, chirurgien urologue allemand (1980)
→ endoprothèse urinaire, Fabian (prothèse de)
[B3, M2]
Édit. 2020
entérite n.f.
enteritis
Lésion inflammatoire de l'intestin grêle, chronique ou aigüe, infectieuse, bactérienne, virale, parasitaire ou encore liée aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI).
→ MICI, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin
[L1]
Édit. 2020
entorse n.f.
sprain
Lésion traumatique d’un ou de plusieurs ligaments.
S’il s’agit d’une simple élongation ou d’une rupture partielle du ligament, on parle d’entorse bénigne). S’il s’agit d’une rupture totale ou de l’avulsion de son enthèse, on parle d’entorse grave.
L'entorse aigüe résulte d'un traumatisme brutal. Elle est douloureuse et s'accompagne souvent d'un œdème et d'une ecchymose. L'entorse chronique résulte d'une sollicitation habituelle de l'articulation en mauvaise position ; elle est la séquelle d'une entorse aigüe ou liée à un dysfonctionnement articulaire. Le bilan et le traitement de ces deux entités diffèrent.
Étym. lat. in : en dedans ; torquere: tordre
[I2]
Édit. 2020