kuru n.m.
kuru
Encéphalite subaigüe spongiforme toujours mortelle, observée surtout dans la cadre du cannibalisme rituel alors pratiqué par la tribu Foré de Nouvelle-Guinée (D.C. Gajdusek).
Les morceaux "nobles" étaient réservés aux hommes, et les autres (cerveaux, abats) aux femmes et aux enfants qui, presque exclusivement, contractaient la maladie.
Après une très longue incubation, pouvant dépasser trente ans, le tableau clinique était celui d'une encéphalopathie dégénérative présentant notamment une grande analogie avec la maladie de Creutzfeldt-Jakob (syndrome cérébelleux et démence, surtout). Cette affection a disparu depuis la suppression de telles coutumes. La mise en évidence d'une transmission intracérébrale au singe et à d'autres animaux a donné naissance à l'hypothèse d'un "virus lent" à expression retardée, puis à la notion d'un agent transmissible non conventionnel ou prion.
D. C. Gajdusek, pédiatre et virologue américain, prix Nobel de médecine en 1976 (1956)
→ encéphalopathie spongiforme, Creutzfeldt-Jakob (maladie de), prion
[D1,D5,E1,H1]
Édit. 2017