angiosarcome du foie n.m.
hepatic angiosarcoma
L’angiosarcome du foie est une tumeur vasculaire rare (0,01 pour 100.000), développée à partir de la cellule de la paroi des vaisseaux sanguins du foie, les sinusoïdes.
Elle survient à un âge médian de 60 ans, plus fréquente chez l’homme avec un sexe-ratio de 4/1.
Cliniquement, la tumeur ne présente pas de spécificité. L’association à une thrombopénie, une coagulation intravasculaire disséminée ou une anémie hémolytique sont possibles. Des calcifications peuvent être présentes à l’imagerie. Des métastases spléniques peuvent être observées. Macroscopiquement, les nodules sont souvent multiples d’aspect hémorragique. Les cellules fusiformes atypiques associées à des cellules épithélioïdes expriment le facteur VIII. L’évolution est rapide.
Les facteurs de risque, en particulier l’exposition aux agents chimiques expliquent 25 à 40 % des angiosarcomes : chlorure de vinyle monomère, arsenic, dioxyde de thorium (Thorotrat TM) qui n’est plus utilisé comme produit de contraste en imagerie depuis 1964. La recherche d’une exposition à ces carcinogènes doit être systématique. L’exposition au chlorure de vinyle monomère est inscrite au tableau des maladies professionnelles, comme pouvant être liée aux cancers du foie et en particulier à l’angiosarcome (2017). Plus rarement, on retrouve la prise prolongée d’anabolisants.
→ thrombopénie, coagulation intravasculaire disséminée (syndrome de), anémie hémolytique (définition), facteur VIII de la coagulation sanguine, anabolisant
[L1,F2,E2]
Édit. 2018
antagoniste n.m. et adj.
antagonist
Molécule qui se lie de façon irréversible à un récepteur spécifique de cellules-cibles, à la place du ligand naturel ou de l’agoniste, ce qui supprime tout effet physiologique de ces cellules.
Étym. gr. ant : qui combat ; agonistes combattant
Ant. agoniste
[C1, C2, G3]
Édit. 2019
anticorps antineuronaux l.m.p.
antineuronal antibodies
Anticorps anti-neurones mis en évidence dans des syndromes neurologiques paranéoplasiques, qui correspondent généralement à une atteinte du système nerveux central, mais touchent parfois le système nerveux périphérique.
Ces anticorps peuvent s'oberver aussi dans des processus considérés comme dégénératifs, qui pourraient donc être autoimmun. Ces syndromes sont rares. Ils sont associés à une gamme restreinte de cancers: cancer pulmonaire à petites cellules, cancer du sein et de l'ovaire, cancer du testicule, maladie de Hodgkin et thymome. Les signes neurologiques précèdent le plus souvent la découverte du cancer. Leur cible est intracellulaire ou membranaire. Leur rôle pathogène n'est pas démontré.
Leur detection permet d'affirmer que le syndrome neurologique est paranéoplasique. En fonction de leur spécificité, ils orientent vers la recherche de la tumeur en cause. Ils permettent de mettre en oeuvre le plus précocemment possible le traitement de la tumeur sous jacente.On compte au moins onze anticorps anti neuronaux.
Le principal est : l'anticorps anti-Hu ou ANNA1 (anti-neuronal nuclear antibody type1), le plus répandu (3/4 des cas) rencontré dans les syndromes cérébelleux paranéoplasiques, l'encéphalite limbique, les syndromes du tronc cérébral (avec ou sans opsoclonus), les encéphalomyélites et les neuropathies sensitives.
L'anticorps anti YO ou APCA1 (anti-purkinje cytoplasmic antibody type1), est observé dans les syndromes cérébelleux. Il est associé aux cancers gnécologiques.
L'anticorps anti-Ri ou ANNA2, est décrit dans les atteintes du tronc cérébral. Il marque le noyau des neurones, exclusivement ceux du système nerveux central. Il est associé principalement aux cancers du sein et du poumon à petites cellules.
L'anticorps anti-amphiphysine (l'amphiphysine est une protéine exprimée dans le système nerveux central et periphérique) lorsque les anticorps sont associés aux anti-HU il s'agit d'un cancer du poumon, lorsqu'ils sont isolés il s'agit d'un cancer du sein.
L'anticorps anticanal calcique voltage dépendant est associé à un syndrome myasthéniforme de Lambert-Eaton. L'anticorps peut être associé à des anti HU.
L'anticorps anti-CV2 ou CRMP5 (collapsin response mediator protein 5), correspond à une atteinte mixte, centrale syndrome cérébelleux et périphérique.
Les anticorps anti-GAD (anti acide glutamique décarboxylase) sont trouvés dans un syndrome myotonique, le syndrome de l'homme raide ou dans les syndromes neurologiques paranéoplasiques
Citons aussi les anticorps anti-Ma1 et Ma2 (Ta), les anti-CCVD, anti-neurofilaments.
Il existe des anticorps rares et difficilement accessibles en routine anticorps anti-Tr ou APCA 3, CAR, Zic ...
→ anticorps anti-HU, syndrome de l'homme raide, syndrome de Lambert-Eaton
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
anticorps homocytotrope l.m.
homocytotrop antibody
Anticorps qui ne peut se lier qu'à des cellules de l'espèce à laquelle il appartient et pas aux cellules d'espèces différentes.
antigène CD 20 l.m.
CD 20 antigen sigle pour cluster of differentiation
Phosphoprotéine glycosylée exprimée à tous les stades de différentiation des lymphocytes B, cible d’anticorps monoclonaux utilisés pour le traitement des lymphomes B et de maladies inflammatoires auto-immunes.
L’antigène CD 20 est spécifique de la lignée lymphocytaire B à l’exception des cellules les plus matures (plasmocytes). Il est codé par le gène MS4A1 situé sur le chromosome 11. Il participe à la régulation des transports transmembranaires de calcium et intervient dans la progression du cycle cellulaire après activation des lymphocytes B. Il est la cible de plusieurs anticorps monoclonaux dont le rituximab, anticorps monoclonal chimérique (xi), anti tumoral (tu). Cet anticorps est efficace dans le traitement des patients atteints de lymphomes B à larges cellules. Il est également utilisé pour traiter les formes sévères d’affections auto-immunes, en particulier les anémies hémolytiques, les purpuras thrombopéniques, le lupus, et la polyarthrite rhumatoïde. C’est une IgG dont la cytotoxicité dépend de l’anticorps lui-même (ADCC pour « antibody-dependent cell-mediated cytotoxicity ») et également de son interaction avec le composé du complément C1q.
→ CD, lymphome B, complément, anémie hémolytique auto-immune, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux systémique
antigène de différenciation l.m.
antigen of differentiation
Molécule détectée sur certaines cellules à l'aide d'anticorps spécifiques.
Ces antigènes constituent des marqueurs de différenciation d'une lignée cellulaire.
Par ex. l’antigène CD2 est spécifique des lymphocytes T et NK, le CD3 spécifique des cellules T. Ces antigènes sont habituellement identifiés à l’aide d’anticorps monoclonaux.
→ CD
antigène spécifique de prostate l.m.
prostatic specific antigen (PSA)
Protéase sécrétée par les cellules épithéliales bordant les acinus prostatiques et les glandes péri-uréthrales, dont le rôle physiologique est la liquéfaction du liquide séminal, et dont le taux sérique est utilisé comme marqueur de l'activité du tissu prostatique normal et pathologique.
Le PSA, protéine d'un poids moléculaire de 33Dd, circule dans le sérum sous plusieurs formes : deux sont complexées, l'une principale liée à l'alpha1-antichymotrypsine, dosable, l'autre liée à l'alpha2 macroglobuline, non détectable et sans pouvoir enzymatique, une troisième forme est libre et dosable. Le PSA est très faiblement exprimé dans d'autres tissus que la prostate : endomètre, sein, sérum féminin, tumeurs du sein et du rein.
Les dosages de PSA s’effectuent par techniques immuno-néphélémètriques. Le dosage du PSA total mesure le PSA complexé avec l’alpha1-antichymotrypsine et le PSA libre. La concentration sérique normale est classiquement de 2,5 à 4 ng/mlL. Le seuil d’alerte augmente toutefois avec l’âge.
D’une manière générale, il existe une corrélation entre la concentration de PSA et le volume du tissu prostatique présent. Tout processus pathologique, tumoral, inflammatoire, infectieux, augmente cette teneur dans des proportions très variables. Par ex. le tissu carcinomateux secrète dix fois plus de PSA à poids égal que l'HBP. Des variétés individuelles sont néanmoins fréquentes. Son taux peut également être altéré par divers agents pharmacologiques et manœuvres urologiques locales.
Le PSA est un marqueur du tissu prostatique mais non de l'adénocarcinome pour lequel sa sensibilité est bonne, mais sa spécificité médiocre. L'on essaie d'affiner la signification des variations de taux de PSA par l'étude de son rapport avec le poids prostatique, sa courbe d'évolution, le rapport de ses différentes fractions. Ainsi, lorsque le PSA total est élevé, une diminution du rapport PSA libre /PSA total est en faveur de l’existence d’un cancer de la prostate.
Le PSA est un marqueur très précieux dans la surveillance de l'évolution des cancers traités. Il est utilisé en immunohistochimie pour la reconnaissance des cellules prostatiques.
→ PSA (densité du), PSA libre, PSA (vélocité du), cancer de la prostate
antihémophilique A (facteur) l.m.
antiheamophilic A factor
Facteur de coagulation dont le déficit entraîne l’hémophilie A.
Ce facteur a deux composants, le facteur VIII sécrété par les cellules sous-endothéliales des vaisseaux sanguins, et un cofacteur vWF, facteur von Willebrand, Syn.thétisé par les mégacaryocytes et les cellules sous-endothéliales. Ces deux composants sont nécessaires à l’adhésion des plaquettes au sous-endothélium en cas de lésion de l’endothélium (hémostase primaire). D’autre part, associé au facteur VIII, le vWF intervient dans le sang circulant pour stabiliser l’activité anticoagulante du facteur antihémophilique A.
L’hémophilie, maladie hémorragique liée au chromosome X, touche un garçon sur 5 à 10 000. Dans 85% des cas elle est due à un déficit en facteur antihémophilique A (les autres 15%, hémophilie B, sont dus à un déficit en facteur IX). Le déficit plus ou moins important en facteur vWF, maladie de von Willebrand, est assez fréquent (il peut toucher 1% de la population) mais dans la moitié des cas la maladie est cliniquement asymptomatique. Chez les autres on observe des saignements des muqueuses (gingivorragies, épistaxis, ménométrorragies, saignements digestifs), voire des hémarthroses dans les cas graves. Le déficit total en facteur vWF, est très rare : un individu sur un million.
Le facteur vWF, dont le dosage immunologique est possible, est une glycoprotéine formée de multimères reliés par des ponts disulfures. Il forme un complexe non covalent avec le facteur VIII. Les facteurs VIII et IX activés agissent en formant un complexe à la surface des plaquettes activées en présence de calcium.
Le dosage fonctionnel du facteur antihémophilique se fait en mesurant la capacité d’agrégation du plasma riche en plaquettes en présence de ristocétine. Si des petits signes attirent l’attention lors de l’examen préopératoire, un tel contrôle est justifié : il permet de prendre s’il y a lieu des mesures contre un risque de saignement peropératoire exagéré.
→ hémophilie, facteur VIII de la coagulation sanguine
aplasie n.f.
aplasia
Arrêt ou insuffisance de développement d’un organe ou d’un tissu par défaut de développement d'une ébauche embryonnaire.
Par ex. aplasie rénale.
Dans l'aplasie de la moelle osseuse, les lignées hématopoïétiques ne se renouvellent pas à cause d'un blocage de la maturation des cellules souches ou d'une destruction de celles-ci.
Les aplasies claviculaire et radiale rentrent dans le cadre des dysmélies des membres. L’aplasie claviculaire est en général partielle et bilatérale, isolée ou associée à la dysostose cléidocrânienne. L’aplasie radiale peut être isolée ou associée à une hémopathie, notamment l’anémie de Fanconi. Dans l’aplasie de la moelle osseuse, les lignées hématopoïétiques ne se renouvellent pas à cause d'un blocage de la maturation des cellules souches ou d'une destruction de celles-ci
Étym. gr. a privatif ; plassein : façonner
→ agénésie
apoptine n.f.
apoptin
Protéine basique, riche en proline, de masse moléculaire 14 kDa, induisant l'apoptose de cellules malignes.
Elle n'est pas bloquée par Bcl-2 et n’a pas d’effet sur les cellules lymphoïdes normales.
APUD (cellule) acr. angl l.f. pour Amine Precursor Uptake Decarboxylation
Cellule caractérisée par la présence d’amines fluorogènes, la fixation de précurseurs d’amines et la présence d’amino-acide-décarboxylase participant à un système neuroendocrinien diffus.
Certaines cellules dont la nature endocrinienne n’est pas prouvée, comme celles des organes chimiorécepteurs ou les mélanoblastes, font aussi partie du système des cellules APUD.
→ argentaffinité, argyrophilie, système APUD
aquaporine n.f.
aquaporin
Glycoprotéine présente dans les membranes de certaines cellules facilitant le transfert de l'eau le long d'un gradient de pression osmotique ou hydrostatique.
L'aquaporine 1 a été isolée des membranes de globules rouges.
L'aquaporine 2 constitue le canal hydrique des tubules rénaux, régulé par l'hormone antidiurétique.
Les aquaporines 3 et 4 sont aussi présentes dans les cellules épithéliales rénales, dans le cerveau ainsi que dans d'autres tissus.
L'aquaporine 5 se trouve dans les glandes salivaires, les glandes lacrymales et dans le poumon.
Les aquaporines ont une structure moléculaire de 25 à 30 kDa présentant six segments hélicoïdaux hydrophobes intra-membranaires reliés par cinq boucles dont trois sont du côté extérieur et deux du côté intérieur de la membrane, ainsi que les extrémités NH2- et COOH-terminales. Elles se présentent sous forme d'associations tétramériques. Elles font partie d'une famille de protéines appelées MIP, dont certaines ont été décrites dans les fibres du cristallin. L'aquaporine 1 a d'abord été appelée CHIP28 (channel-forming integral protein de 28 kDa). Hormis l'aquaporine 4 (appelée aussi mercurial-insensitive water channel ou MIWC), les aquaporines sont inhibées par les sels de mercure, qui se fixent sur une cystéine de la cinquième boucle. Des mutations portant sur l'aquaporine 2 entraînent un diabète insipide par blocage de la résorption de l'eau dans les tubes collecteurs rénaux.
Étym. lat. aqua:eau; gr. poros: passage
Abrév. AQP
[C1, C2, C3]
Édit. 2019
area centralis l.m.
area centralis
Voussure centrale rétinienne, chez l'embryon, apparaissant dés le 6ème mois, et correspondant à la future macula mais en relief, l'épaississement de cette région étant dû à la multiplication des cellules ganglionnaires disposées en six à huit rangées.
A partir du 7ème mois les cellules ganglionnaires sont rejetées latéralement et la région s'amincit progressivement.
arénoblastome n.m.
arrhenoblastoma
Tumeur endocrine virilisante de l'ovaire, formée de cellules de Leydig et de cellules de Sertoli, ayant la structure d'un adénome testiculaire et produisant de la testostérone.
Son évolution est d'autant plus grave qu'il est moins différencié.
artériosclérose n.f.
arteriosclerosis
Sclérose diffuse de la paroi des artères élastiques et musculaires de tous calibres.
L’intima est le siège d’un épaississement fibreux avec ou sans dépôt lipidique. La média amincie est souvent le siège d’une calcification extensive : médiacalcose correspondant à l’artériosclérose de Mönckeberg. La fibrose collagénique est le fait des cellules musculaires lisses qui prennent le phénotype sécrétant ; il n’y a pas de fibroblaste dans la paroi d’une artère. La migration de cellules musculaires lisses sécrétantes vers l’intima est responsable de son épaississement. La limitante élastique des artères musculaires est hyperplasique, dédoublée ou peut disparaître. Les lames élastiques les plus internes des artères élastiques disparaissent.
L’artériosclérose qui correspond au vieillissement artériel, mais qui peut se constituer dès l’âge adulte, a des conséquences pathologiques importantes par le rôle déterminant qu’elle peut jouer dans la constitution des anévrismes et par sa contribution à l’obstruction des artères de petit calibre. Elle représente souvent l’évolution finale de l’athérosclérose : plaque entièrement fibreuse correspondant au type VIII de la classification.
Artériosclérose n’est pas Syn.onyme d’athérosclérose.
J. Lobstein, médecin strasbourgeois d’origine allemande, membre de l'Académie de médecine (1777-1835)
Étym. gr. skleros : dur
→ athérome, athérosclérose, Mönckeberg (maladie de)
artérite temporale héréditaire l.f.
temporal arteritis
Manifestation localisée de l'artérite à cellules géantes.
L'atteinte de l’artère rétinienne avec cécité est une complication dramatique. La maladie commence par une fatigue profonde, un peu de fièvre, une vitesse de sédimentation élevée et une céphalée violente prédominant aux tempes et exacerbée par l’effleurement cutané en regard. L'artère temporale, indurée en regard, peut être palpée et la biopsie confirme une panartérite à cellules géantes. La plupart des formes sont sporadiques mais l'existence de formes familiales a été observée au moins quinze fois dans la littérature (MIM 187360). On a aussi incriminé une prédisposition génétique par réaction auto-immune (HLA-DR). La maladie correspond en tous points à la maladie de Horton mais elle prend ici un caractère héréditaire.
J. Hutchinson Sir, chirurgien, ophtalmologue, dermatologue et pathologiste britannique (1890)
Syn. artérite à cellules géantes, GCA, artérite crânienne, polymyalgie rhumatismale
athérosclérose (classification des lésions) l.f.
Classification la plus généralement adoptée proposée en 1989 par Hubert Stary, qui recouvrait 8 types de lésions.
Une telle classification est nécessaire pour identifier le stade évolutif, car la plaque d'athérosclérose humaine est le fruit d'une lente métamorphose de l'intima artérielle qui se déroule sur plusieurs décennies, de la naissance à l'âge adulte.
La structure de départ sur laquelle se développent ces modifications est un épaississement fibromusculaire de l'intima présent chez tous les individus dès la naissance en certains points du réseau artériel par adaptations épaississantes de l'intima.
Type I. Lésion initiale avec présence de cellules spumeuses éparses dans l'intima.
Type II. Stries et ponctuations graisseuses avec regroupement de cellules spumeuses en amas, devenant visible à l'œil nu.
Type III. Pré-athérome avec apparition d'un dépôt extracellulaire de lipides.
Type IV. Athérome avec délimitation du cœur lipidique.
Type V. Fibro-athérome ou plaque mûre non compliquée, avec définition nette de la chape fibreuse enchâssant le cœur lipidique.
Type VI. Fibro-athérome compliqué avec rupture de plaque ; selon la nature de la complication se distinguent les types VIa (plaque avec thrombus et hématome), VIb (plaque avec thrombus) et VIc (plaque avec hématome).
Type VII. Lésion calcifiée avec un dépôt calcique important dans l'intima.
Type VIII. Lésion fibreuse avec prédominance marquée de la sclérose sur le dépôt lipidique qui peut être tout à fait absent.
Les types I et II sont les lésions précoces, III est la lésion intermédiaire, IV à VIII sont les lésions avancées.
La classification adoptée par le Committee on Vascular Lesions du Council on Arteriosclerosis de l'American Heart Association (1992-1995) adhère de très près à la nomenclature de Stary. Simplement, les types V, VII et VIII de Stary y sont regroupés en un unique type V décliné en Va (type V de Stary), Vb (type VII de Stary) et Vc (type VIII de Stary).
Étym. gr. athêrê : bouillie, nécrose ; scleros : dur
ATPase sigle f. pour Adénosine-TriPhosphatase
ATPase
Enzyme catalysant l’hydrolyse de l’ATP en ADP.
De nombreux systèmes enzymatiques ont une activité d’ATPase, c’est en particulier le cas d’une famille d'enzymes impliquée dans le transport actif d'ions au travers des membranes cellulaires et dans la formation de gradients ioniques. Le clivage enzymatique de l'ATP produit l'énergie nécessaire au transport des ions.
Ces ATPases sont constituées de sous-unités alpha et bêta transmembranaires. On distingue par ex. :
1) l'ATPase Na+/K+ (pompe Na+/K+), située dans la membrane basolatérale des cellules et responsable de l'entrée et de la sortie de ces ions dans la cellule,
2) la pompe Ca2+ située dans la membrane du réticulum endoplasmique qui contrôle la concentration du Ca2+ dans le cytoplasme cellulaire, et
3) la pompe H+/K+ située dans la membrane apicale des cellules pariétales gastriques, responsable de la sécrétion d'acide chlorhydrique.
autorenouvellement n.m.
autorenewing, self renewal
Capacité d’une cellule souche à donner lors de la mitose, deux cellules de devenir différent, l’une qui se différencie, tandis que l’autre en est la stricte copie et maintient ainsi le nombre de cellules souches.
[C3]
Édit. 2019
BAFF acr. angl. pour B-cell activating factor of the TNF family
Cytokine de la famille du tumor necrosis factor jouant un rôle trophique dans le développement des lymphocytes B et leur activation pour la production d'immunoglobulines..
BAFF est exprimé par les lymphocytes T et les cellules dendritiques. Il interagit avec un récepteur spécifique appelé BAFF Receptor (BAFF-R) exprimé par les lymphocytes B, et constitue le principal facteur de survie de ces cellules. Son gène est localisé sur le chromosome 13q32-34.
Schneider P
Réf. BAFF, a novel ligand of the tumor necrosis factor family, stimulates B cell growth.
Schneider P, MacKay F, Steiner V, Hofmann K, Bodmer JL, Holler N, Ambrose C, Lawton P, Bixler S, Acha-Orbea H, Valmori D, Romero P, Werner-Favre C, Zubler RH, Browning JL, Tschopp J.
J Exp Med. 1999 Jun 7;189(11):1747-56. doi: 10.1084/jem.189.11.1747.
→ lymphocyte B, lymphocyte T, cytokine, tumor necrosis factor
[C1, F3]
Édit. 2020
Barr (corpuscule de) l.m.
sex chromatin, Barr’s body
Petite masse de chromatine condensée, apparaissant sous une forme arrondie ou triangulaire appliquée contre la membrane nucléaire, contenant en totalité ou en partie le matériel du chromosome X et visible dans 20 à 40% des noyaux interphasiques des cellules somatiques de la femme.
Lié à la présence de deux chromosomes X, il permet de déterminer le sexe chromatinien ou sexe nucléaire. Il se recherche sur les cellules d’un frottis jugal, recueilli sur la face interne de la joue. Il est présent chez les femmes, absent chez les hommes, présent dans le syndrome de Klinefelter dont le caryotype est 47 XXY, absent dans le syndrome de Turner dont le caryotype est 45 XO et dans le testicule féminisant dont le phénotype est féminin et le caryotype XY.
M. L. Barr, anatomiste et généticien canadien (1949)
Syn. chromatine sexuelle de Moore, corpuscule chromatinien
→ hétérochromatine, Klinefelter (syndrome de), Turner (syndrome de)
Édit. 2017
barrière muqueuse œsophagienne l.f.
esophageal mucous barrier
Couche d'épithélium, composée d'une superposition d'une trentaine de couches de cellules malpighiennes non ou peu kératinisées reliées entre elles par des jonctions membranaires serrées.
Ces cellules sont aptes à excréter des ions Na+ dans les espaces intercellulaires pour neutraliser les ions H+ qui y pénètrent. Les ions CO3H-qui diffusent depuis le chorion participent également à la neutralisation des ions H+ dans les espaces intercellulaires.
Édit. 2017
Barts (hémoglobine de) l.f.
Barts’ haemoglobin
Hémoglobine, présente chez le fœtus, dans la thalassémie majeure, formée de quatre chaînes γ, au lieu de deux chaînes α et deux chaînes γ chez le fœtus normal, ou deux chaînes α et deux chaînes β chez le nouveau-né normal.
Elle est reconnue par électrophorèse de l'hémoglobine après ponction de sang fœtal au cordon. Mais le diagnostic se fait maintenant par identification par biologie moléculaire des gènes de l’hémoglobine sur les cellules obtenues par biopsie du trophoblaste ou les cellules du liquide amniotique recueilli par amniocentèse.
Étym. Hémoglobine découverte au St. Bartholomew's Hospital de Londres, aussi appelé St. Barts.
Édit. 2017
BFU-E sigle angl. pour Burst-Forming Unit-Erythroid
Progéniteur immature de la lignée érythroïde déjà engagée dans la différenciation érythroïde.
Morphologiquement, la BFU-E ressemble à un blaste immature, avec un cytoplasme modérément basophile, émettant quelques pseudopodes, un noyau à chromatine fine et de gros nucléoles. En microscopie électronique, le cytoplasme est abondant et rempli de ribosomes.
Sous l'effet conjugué de plusieurs facteurs de croissance (érythropoïétine, IL3, GM-CSF et SCF, (stem-cell factor), la BFU-E donne en culture in vitro en milieu semi-solide en 14 à 16 jours chez l'homme des amas de colonies érythroïdes plus ou moins confluentes contenant de 500 à 5 000 érythroblastes hémoglobinisés. Ces cultures permettent de compter le nombre de BFU-E, sachant que les colonies sont clonales et que chacune représente la progéniture d'une seule BFU-E. Les BFU-E existent dans la moelle osseuse, mais circulent aussi dans le sang. Leur concentration médullaire est de 1 à 50 pour 1.105 cellules nucléées, leur concentration sanguine est de 0,02 à 0,05% des cellules mononucléées de faible densité. Les BFU-E sont les progéniteurs des CFU-E. En fait, les BFU-E constituent un compartiment de progéniteurs dont les plus immatures ont un potentiel très élevé de prolifération, une situation dormante peu cyclante et une dépendance absolue à l'IL3 et non à l'érythropoïétine, alors que les BFU-E les plus matures ont une faible capacité proliférative, mais un fort pouvoir cyclant indépendant de l'IL3, mais très dépendant de l'érythropoïétine. Les BFU-E expriment les marqueurs CD34, HLA-DR, CD33 et C-kit, mais pas les marqueurs érythroïdes des précurseurs érythroïdes plus matures.
Édit. 2017
biopsie liquide l.f.
liquid biopsy
Prélèvement et analyse d’un échantillon de plasma portant sur l’ADN circulant sans cellule, appelé cell-free DNA (cf DNA) afin de détecter des mutations somatiques traduisant la présence d’un cancer ou chez la femme enceinte l’existence de mutations dans l’ADN fœtal.
Chez les personnes saines, le cf DNA non tumoral est trouvé dans le plasma à taux faible (10 à 15 ng/ml).
Chez les patients atteints d’un cancer, le cf DNA est libéré des cellules tumorales est appelé ct DNA pour DNA circulant tumoral ; il constitue seulement une partie du cf DNA. La fraction du ct DNA parmi le cf DNA chez les patients ayant un cancer varie beaucoup, de 0,1 à plus de 90 %. L’analyse d’autres fluides biologiques que le sang est également possible (liquide cérébrospinal, salive, fluide pleural, péritonéal, selles et urines). Les applications en cancérologie sont prometteuses. L’analyse du cf DNA du plasma, pratique mini invasive, évite les risques et complications potentielles des biopsies tumorales. La présence de mutations somatiques dans l’ADN circulant est un test hautement spécifique de la présence d’un cancer. Déterminer le profil moléculaire pour la sélection du traitement est devenu essentiel. La concordance entre les résultats des biopsies standard et des biopsies liquides doit être bonne. Les biopsies liquides ont l’avantage de pouvoir être répétées, soit lorsque le matériel obtenu par les biopsies standard n’est pas suffisant, soit pour adapter le traitement lorsqu’après une ou plusieurs lignes de chimiothérapie, une résistance acquise survient. Le plus souvent, les résistances acquises proviennent de clones, qui préexistaient et qui émergent du fait de la pression de sélection du traitement. Ces clones résistants peuvent coexister dans la même lésion ou dans des sites métastatiques distincts. La biopsie standard, contrairement à la biopsie liquide, sous-estime de façon majeure cette hétérogénéité. La recherche de ct DNA est utile pour évaluer la réponse thérapeutique au traitement. En effet, la demi-vie du cf DNA est très courte, approximativement une heure ; la persistance de mutations tumorales dans le cf DNA en post opératoire doit faire craindre une maladie résiduelle, qui peut ultérieurement conduire à une rechute tumorale. Une augmentation des taux de ct DNA peut précéder la progression de l’imagerie de plusieurs semaines ou mois. Par rapport aux marqueurs tumoraux antigène carcinoembryonnaire, antigène CA 125, par exemple, dont la demi-vie est longue et la spécificité et la sensibilité médiocres, le suivi des altérations des clones tumoraux est supérieur. La rareté des cellules portant un ADN muté dans des cancers débutants rend cette recherche peu utilisable dans le dépistage. En outre, elle ne permet pas l’identification de l’organe atteint.
Dans le cas du diagnostic prénatal, la technique permet de détecter la présence chez le fœtus d’une mutation connue dans la famille et de posséder ainsi les éléments d’un conseil génétique aux parents.
→ ADN, diagnostic génétique, diagnostic génétique préconceptionnel, diagnostic génétique prénatal, CA 125
[A4, F2, Q1]
Édit. 2019