athérosclérose n. f.
atherosclerosis
Maladie se présentant, selon la définition de l’OMS en 1958, comme « une association variable de remaniements de l’intima des grosses et moyennes artères, consistant en une accumulation segmentaire de lipides, de glucides complexes, de sang et de produits sanguins, de tissu fibreux et de dépôts calcaires, le tout accompagné de modifications de la média ».
Les lésions fibreuses comme les plaques, et les dépôts lipidiques comme l’athérome, sont les témoins d’une maladie dystrophique des artères élastiques de gros et moyen calibre et de certaines artères musculaires, en particulier coronaires, très répandue à partir de la cinquantaine principalement chez l’homme. Elles représentent un processus de dégénérescence métabolique plus ou moins évolutive dont les lésions passent par trois stades successifs :
1) la plaque lipidique, susceptible de régression thérapeutique,
2) la plaque fibreuse athéromateuse, encore anatomiquement limitée mais pouvant se calcifier,
3) la plaque ulcérée dans la lumière artérielle, génératrice d’embolies et de thromboses.
Les ramifications intraviscérales des artères, celles des membres supérieurs et des jambes sont, en général, respectées. Cette maladie s’installe à bas bruit, parfois très précocement. Son évolution est lente, par à-coups, peut se stabiliser, reprendre à tout moment et souvent se révéler par une complication : dilatations anévrismales, surtout rétrécissement progressif de l’artère malade, soit par hypertrophie de la paroi pathologique, soit par oblitération thrombotique. L’athérosclérose représente, dans le monde actuel, la plus grande cause de mortalité.
Étym. gr. athêrê : bouillie, nécrose ; scleros : dur