polyurie n.f.
polyuria
Augmentation du volume des urines par rapport aux moyennes habituelles avec par ex. diurèse supérieure à 3 L/24 h.
On distingue la polyurie aqueuse avec des urines faiblement concentrées, induite par des boissons abondantes ou une carence en hormone antidiurétique, et la polyurie osmotique liée à la présence dans l'urine de substances osmotiquement actives, par ex. la polyurie consécutive à une glycosurie chez un sujet diabétique.
porencéphalie n.f.
porenkephaly
Destruction lacunaire du tissu cérébral du fœtus, conséquence en général d’un trouble hémodynamique intra-utérin ou de la transmission à travers une circulation placentaire croisée de substances toxiques ou procoagulantes d’un fœtus mort à son jumeau.
porphyrine n.f.
porphyrin
1) Substance de structure cyclique constituée par 4 noyaux pyrrole reliés entre eux par des groupes méthylène.
C'est un pigment organique dérivant de la porphine par substitution des hydrogènes bêta et bêta' des noyaux pyrroliques par divers groupes latéraux.
On distingue ainsi les étioporphyrines (qui ont 4 méthyles et 4 éthyles), les mésoporphyrines (4 méthyles, 2 carboxyéthyles et 2 éthyles), les protoporphyrines (4 méthyles, 2 carboxyéthyles et 2 vinyles), les deutéroporphyrines (4 méthyles, 2 carboxyéthyles et 2 hydrogènes), les copropor
Chez l’Homme le métabolisme des porphyrines, essentiellement localisé dans le foie et la moelle osseuse, aboutit à la synthèse de l'hème, groupement protéique de nombreuses hémoprotéines (hémoglobine, myo
2) Alcaloïde extrait de l'écorce d'Alstonia constricta, à propriétés antipyrétiques.
→ porphine
potentialisation n.f.
potentialisation
1) En pharmacologie, action s'exerçant entre deux médicaments ou substances qui possèdent une activité qualitativement différente et qui aboutit à augmenter l'activité de l'un ou de l'autre, exaltant aussi bien les effets recherchés que la toxicité.
2) En thérapeutique anticancéreuse, effet biologique produit par l'association simultanée de rayonnements ionisants et de médicaments anticancéreux (notamment les alcoylants).
Ces associations ont un effet supérieur à la sommation des effets des deux agents employés successivement; elles exigent une surveillance rigoureuse afin d'éviter des complications possibles.
potion n.f.
potion
Préparation magistrale de saveur variable, obtenue par dissolution ou dispersion dans un véhicule aqueux ou hydroalcoolique de diverses substances ou compositions médicamenteuses (principes actifs, teintures, extraits, etc.), dont le volume correspond à une consommation de trois jours au maximum.
Cette forme magistrale est de moins en moins utilisée.
Étym. lat. : potio : préparation buvable.
pouvoir pathogène d'un agent infectieux l.m.
Capacité d’un agent infectieux de pénétrer dans l’organisme humain et d’y provoquer une maladie limitée à la porte d’entrée ou plus diffuse, voire généralisée, témoignant de sa virulence et/ou de la sécrétion de substances toxiques.
préparation hydratante l.f.
Produit appliqué sur la peau pour maintenir ou augmenter l'hydratation du stratum corneum et agissant soit par occlusion en limitant la perte insensible en eau, soit en apportant des substances hygroscopiques.
[J1,G5]
priapisme n.m.
priapism
État pathologique d'érection prolongée, souvent douloureuse, sans excitation ni désir sexuel, n'aboutissant à aucune éjaculation.
Aucune cause n'est identifiable dans la moitié des cas. Les autres sont en relation avec une maladie : leucémie, drépanocytose, tumeurs pelviennes, ou avec un traumatisme ou une affection médullaire, ou une intoxication médicamenteuse (anticoagulants). Une cause fréquente est apparue avec les surdosages d'injections intra-caverneuses d'alpha-bloquant ou de prostaglandine. Le mécanisme est une obstruction physiologique du drainage veineux associée à des anomalies de contraction du tissu érectile, responsables de l'accumulation d'un sang noir visqueux peu oxygéné dans les corps caverneux.
Un priapisme prolongé peut conduire à une impuissance définitive et il s'agit donc d'une urgence thérapeutique : ponction-évacuation des corps caverneux, injection de substances vaso-actives, création d'une fistule spongiocaverneuse, anastomose spongiocaverneuse, anastomose saphénocaverneuse. Le délai du traitement règle le pronostic.
Étym. gr. Priape : divinité de la fécondité, fils d'Aphrodite et de Bacchus, presque toujours représenté en érection
prolactin inhibiting factor (PIF) angl. m.
Facteur polypeptidique hypothalamique inhibant la sécrétion de prolactine (PRL) par l'hypohyse.
Le PIF (qui correspond à la dopamine) et le "prolactin releasing factor" postulé (PRF) ont respectivement un rôle inhibiteur et stimulant sur la sécrétion de PRL par l'adénohypophyse (formée du lobe antérieur, du lobe tubéral et de la zone intermédiaire ou cystiforme, cette dernière, zone étroite séparant le lobe antérieur du lobe postérieur ou lobe nerveux). Un "feedback" négatif est exercé par la PRL circulante au niveau hypothalamique, hypophysaire ou à celui de l'éminence médiane (partie de l'infundibulum constituant une zone de transition entre l'hypothalamus et la neurohypophyse). La sécrétion de dopamine pourrait aussi varier selon le taux circulant d'hormones stéroïdiennes. L'émission de PRL dépend des substances modifiant l'action de la dopamine, par ex. inhibition par la l-dopa, stimulation par la chlorpromazine et les imipraminiques.
protection cutanée l.f.
skin protection
Défense de la peau assurée par le film hydrolipidique de surface et la couche cornée sous-jacente, qui permet à la peau de garder une hydratation optimale, de se défendre contre les agressions bactériennes ou mycosiques et de limiter la pénétration de substances étrangères.
pseudocholinestérase atypique l.f.
atypical pseudocholinesterase
Anomalie génétique, à transmission autosomique récessive, cause d’une curarisation prolongée lors de l’utilisation du suxaméthonium et du mivacurium.
Elle peut être responsable d’une apnée prolongée lors du réveil anesthésique.
Cette anomalie génétique (prévalence 1/1 500 à 1/3 000) est asymptomatique en dehors de l’injection de suxaméthonium. Le diagnostic peut être fait in vitro par des tests d’hydrolyse de substances comportant un groupement ester. Près d’une dizaine de variantes génétiques de cette anomalie ont été individualisées.
psoralène n.m.
psoralen
Groupe de substances photosensibilisantes, isomères des furocoumarines, utilisées en dermatologie en association à des expositions aux rayons ultraviolets A : appliqués localement sur la peau et en bain ou administrés per os, les psoralènes potentialisent l'action cutanée de ces rayons, jouant le rôle de photocatalyseurs.
Leur mécanisme d'action n'est pas précisément connu : inhibition de la multiplication cellulaire par liaisons avec l'ADN (réaction de type I, non oxygénodépendante), ou lésions cellulaires résultant de la formation de radicaux libres (réaction de type II, oxygénodépendante), avec, sur le plan thérapeutique, un effet antimitotique sur les cellules épidermiques et les infiltrats dermiques superficiels, une action immunosuppressive, et une activation de la mélanogénèse. Les principaux psoralènes utilisés en thérapeutique sont le 8-méthoxypsoralène et le 5-méthoxypsoralène.
→ balnéoPUVAthérapie, photochimiothérapie, PUVAthérapie, méthoxypsoralène, photothérapie
psychoanaleptique n.f.
psychoanaleptic, mental stimulant
Substance qui élève le "tonus psychologique" au sens de P. Janet.
Dans cette classe de stimulants psychiques, J.Delay et P. Deniker ont distingué :
- les noo-analeptiques qui stimulent la vigilance : les substances amphétaminiques et apparentés sont les plus puissantes,
- les antidépresseurs qui redressent l'humeur dépressive : l'imipramine en est le plus ancien (découvert en 1957) ;
J. Delay et P. Deniker, psychiatres français, membres de l’Académie de médecine (1957) ; P. Janet , neurologue et psychologue français (1903)
→ psychotropes, noo-analeptiques, antidépresseurs, amphétamine, imipramine
[H3,G5 ]
Édit. 2017
psychose et névrose expérimentales l.f.
experimental psychosis and neurosis
Provocation artificielle, surtout chez l'animal, de manifestations psychiques anormales qui, en l'état actuel, ne constituent le plus souvent que des constructions incomplètes et approximatives par rapport à la réalité clinique humaine et à sa complexité.
Effectué principalement chez le chat, l'attouchement de certaines zones du tronc cérébral peut provoquer la "sham rage". Des électrodes implantées à demeure dans les structures thalamo-sous-thalamiques produisent des réactions semblables à celles de la peur, de la colère ou de la fatigue, selon la région intéressée.
I.P. Pavlov a nommé "névrose expérimentale" des perturbations comportementales survenant chez l'animal conditionné, notamment, à discriminer un cercle d'une ellipse, dès lors que ces deux figures viennent à se différencier trop peu.
Certaines substances toxiques comme la bulbocapnine (H. De Jong et H. Baruk), la toxine colibacillaire ou la bile (H. Baruk), ont entraîné chez l'animal un état de type catatonique.
Chez l'homme, l'étude quasi expérimentale de troubles le plus souvent transitoires - psychotiques avec les psychodysleptiques, plus variés après privation sensorielle, de sommeil, ou dans des milieux d'exception - s'est montrée utile.
I. P. Pavlov, physiologiste russe, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1904 (1849-1936) ; H. Baruk, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1897-1999)
→ modèles expérimentaux en psychiatrie, psychotomimétique
psychotropes n.m.p
psychotropic agents
Médicaments dont l'effet principal s'exerce sur les fonctions psychiques et le comportement.
La classification de J.Delay et P. Deniker toujours en vigueur différencie :
1) les psycholeptiques ayant en commun d'exercer une action freinatrice :
- les nooleptiques abaissent la vigilance et facilitent ou induisent le sommeil : les barbituriques ont été les premiers somnifères aujourd'hui remplacés par des dérivés de type benzodiazépinique,
- les tranquillisants ou anxiolytiques qui réduisent les symptômes anxieux : cette catégorie est surtout représentée par les benzodiazépines (diazépam et ses dérivés),
- les neuroleptiques réduisent les symptômes psychotiques: la chlorpromazine a été le premier de ces médicaments désormais plus volontiers appelés antipsychotiques ;
2) les psycho-analeptiques produisant un effet d'activation:
- les noo-analeptiques stimulent la vigilance : les substances amphétaminiques et apparentés sont les plus puissantes,
- les antidépresseurs redressent l'humeur dépressive : l'imipramine en est le plus ancien (découvert en 1957) ;
3) les psycho-iso-leptiques ou thymorégulateurs qui préviennent les récidives de la maladie bipolaire : les sels de lithium de en sont les chefs de file.
A ces 3 catégories d'agents psychotropes il faut ajouter les psychodysleptiques (perturbateurs du fonctionnement psychique et du comportement) exceptionnellement utilisés à des fins thérapeutiques (comme antalgiques): dérivés du cannabis, kétamine, champignons hallucinogènes, acide lysergique.
Diverses molécules ne sont pas classées parmi les psychotropes malgré leurs effets psychocomportementaux parce que ceux-ci sont considérés comme secondaires : c’est notamment le cas des hormonothérapies (thyroïdienne, corticoïdes, œstrogènes), des immunothérapies et de certaines antibiothérapies.
J. Delay et P. Deniker, psychiatres français, membres de l’Académie de médecine (1957)
→ neuroleptiques, thymorégulateur, barbituriques, benzodiazépine, diazépam, imipramine, lithium, cannabis, kétamine, acide lysergique, amphétamine
[H3,G5 ]
Édit. 2017
psychotropes chez l'enfant l.m.p.
psychotropes in children
Souvent discutée, leur utilisation est bien plus réduite que chez l'adulte.
Malgré l'emploi fréquent de substances parmi les plus connues et les plus anciennes, il est difficile de déterminer la dose utile, efficace et comportant un minimum de risques (cognitifs, portant sur le développement et la croissance, en particulier).
A fortiori, que penser par ex. de la prescription de méthylphénidate à des enfants seulement désobéissants ?
En pédopsychiatrie, le médicament a un rôle accessoire dans un contexte thérapeutique qui s'appuie essentiellement sur la psychothérapie et toutes les mesures psychoéducatives. L'information des familles, dont la collaboration est indispensable, pose des problèmes éthiques.
ptérine n.f.
pterine
Chacune des substances naturelles appartenant au groupe des ptéridines substituées, dérivées de l'amino-2-hydroxy-4-ptéridine.
Il s'agit de pigments, extraits en premier lieu des ailes de papillons, mais qui ont été trouvés également dans les levures, le foie, les urines humaines. Les principales ptérines sont la bioptérine, la xanthoptérine et la leucoptérine.
Étym. gr. pteron : aile
PTPN22 gene sigle angl. pour protein tyrosine phosphatase, non-receptor type 22
Gène localisé en 1p13.2 qui détermine la formation de la tyrosine phosphatase 22.
La tyrosine phosphatase 22 participe au contrôle des cellules T du système immunitaire qui identifient les substances étrangères et défendent l’organisme contre les infections.
Les mutations de ce gène participent à la constitution de nombreuses afffections : maladie d’Addison auto-immune, maladie de Basedow, myopathie inflammatoire idiopathique, arthrites juvénilse idiopathiques, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, diabète de type 1, vitiligo.
Syn. hematopoietic cell protein-tyrosine phosphatase 70Z-PEP, lymphoid phosphatase, lymphoid-specific protein tyrosine phosphatase, LYP, LYP1, LYP2, PEP, PEST-domain phosphatase, protein tyrosine phosphatase, non-receptor type 8, protein tyrosine phosphatase,
→ Addison (maladie d'), Basedow (maladie de), myopathie, arthrites juvéniles idiopathiques, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, diabète de type 1, vitiligo, tyrosine phospatases
[I1,C3]
Édit. 2017
radiosensibilisateur n.m.
radiosensitizer
Substance chimique qui, présente dans le milieu lors de l'irradiation, accroit l'effet biologique de celle-ci. Son action est exprimée par le rapport des doses produisant le même effet en l'absence (D-) et en présence (D+) du sensibilisateur, rapport qui peut approcher la valeur 2.
Les sensibilisateurs les plus efficaces sont des pyrimidines halogénées et des drogues cytotoxiques qui modifient la structure de l'ADN ou inhibent la réparation des lésions de l' ADN.
Les radiosensibilisateurs des cellules hypoxiques restaurent partiellement leur radiosensibilité. Ce sont des substances, dérivées des quinones, acétophénones, nitrofuranes, dont l'électroaffinité est comparable à celle de l'oxygène.
ration alimentaire l.f.
daily food ration
Ensemble des substances qui doivent être ingérées quotidiennement pour assurer l'entretien et la croissance de l'organisme.
récepteur activé par les proliférateurs de peroxysomes (PPAR) l.m.
peroxisome proliferator-activated receptor
Famille de récepteurs nucléaires impliqués dans la régulation des métabolismes glucidique et lipidique.
Il existe trois isotypes de PPAR : alpha, bêta (ou delta) et gamma. Leur nom provient du fait que le premier d’entre eux à avoir été découvert (PPAR alpha) est le médiateur par lequel beaucoup de xénobiotiques stimulent la prolifération des péroxysomes dans le foie. Après avoir fixé leurs ligands (des acides gras et diverses substances lipidiques), les PPAR forment un complexe avec le récepteur X des rétinoïdes. Ce complexe vient se fixer sur des éléments de réponse spécifiques présents dans les régions régulatrices de leurs gènes cibles pour moduler leur transcription. Les PPAR, en particulier alpha et gamma, sont des effecteurs importants de la régulation des métabolismes lipidique et glucidique et ont ouvert de nouvelles pistes thérapeutiques dans le diabète de type 2. PPAR gamma possède également des propriétés anti-inflammatoires et anti-néoplasiques.
→ diabète de type 2, récepteur X des rétinoïdes
[C1]
Édit. 2017/2
recherche biomédicale l.f.
Essais et expérimentations pratiqués sur l’être humain en vue du développement de connaissances biologiques ou médicales.
Une recherche biomédicale comprend plusieurs phases : la première appartient à la recherche dite fondamentale et se fait au laboratoire sur des substances à l’aide d’appareils, les suivantes utilisent des organismes vivants de complexité croissante. Aux stades finaux, les essais sur l’homme sont souvent nécessaires.
La loi (1988) parle de recherche biomédicale avec bénéfice individuel direct lorsque la personne qui se prête à la recherche peut en tirer un bénéfice direct et de recherche sans bénéfice individuel direct dans les autres cas, que la personne soit malade ou non.
La recherche biomédicale ne peut être pratiquée que sous de strictes conditions édictées dans la loi de bioéthique codifiée dans le code de santé publique à l’art. L. 1121-1s. Toute déviation à ces règles est sanctionnée pénalement.
→ comité de protection des personnes dans la recherche biomédicale.
réductone n.f.
reductone
1) Substance de formule CHOH = C(OH)-CHO, obtenue par la décomposition du glucose et qui possède des propriétés réductrices comparables à celles de l'acide ascorbique, mais sans en avoir les propriétés vitaminiques.
Elle semble favoriser la croissance de certaines bactéries, cette action étant inhibée par les sulfamides.
2) Nom générique donné à certaines substances réductrices présentes dans les aliments déshydratés.
réflexe photomoteur l.m.
direct light reflex
Réflexe direct de contraction de la pupille provoqué par la projection d'un faisceau lumineux sur l'œil.
Il se recherche en éclairant la pupille avec une lumière douce et permet d'explorer les voies visuelles y compris la bandelette optique et les voies iridomotrices.
Le réflexe photomoteur consensuel explore les voies sensorielles de l'œil éclairé et les voies iridomotrices de l'autre œil. Le fonctionnement de la pupille est entièrement réflexe.
Il est à distinguer du réflexe idéomoteur de Haab ou corticovisuel, qui consiste en une contraction pupillaire quand le sujet pense à la lumière ou que son attention est attirée par une source lumineuse faible et lointaine.
L'arc réflexe est constitué de fibres visuelles issues de la rétine et faisant relais dans la région prétectale, de fibres se projetant à partir de celle-ci sur les deux noyaux accessoires du nerf oculomoteur (anc. noyaux pupillaires dits d'Edinger-Westphall) et de fibres parasympathiques annexées au nerf moteur oculomoteur (IIIème paire crânienne).
Une mydriase bilatérale aréactive fera penser à un botulisme, une diphtérie et surtout une cause iatrogène (travail en ambiance médicalisée, instillation de gouttes mydriatiques à un patient, usage de substances antitabac, de drogues, etc.). Un myosis bilatéral aréactif avec pupille d'Argyll-Robertson irrégulière et encore plus petite en accommodation-convergence incitera à une sérologie spécifique.
D. M. C. Argyll-Robertson, ophtalmologiste écossais (1869)
→ Argyll-Robertson (signe d'), botulisme, diphtérie, noyaux accessoires du nerf oculomoteur, réflexe pupillaire
régulation de la circulation cérébrale l.f.
regulation of the cerebral circulation
Fonction indispensable au cerveau, que l'absence de réserves d'oxygène et de glucose rend dépendant d'un débit sanguin cérébral (DSC) important, par comparaison avec d'autres organes.
Le DSC est défini comme le rapport entre la pression de perfusion cérébrale (PPC) et les résistances vasculaires cérébrales (RVC). Les RVC sont liées essentiellement au calibre des artères et artérioles cérébrales.
Sous l'influence de certains facteurs généraux comme les pressions partielles artériolaires en CO2 et en O2 (PaCO2 et PaO2), la RVC peut varier globalement dans toutes les régions cérébrales.
Le DSC local dépend étroitement de l'activité neuronale. Ainsi, l'augmentation du métabolisme d'une région corticale comporte une augmentation conjointe du DSC dans cette région. Ce couplage entre métabolisme et débit cérébral provient de facteurs qui modifient localement la RVC des micro-vaisseaux cérébraux.
En pathologie, l'innervation noradrénergique des vaisseaux cérébraux, qui favorise la sécrétion endothéliale de substance vasoconstrictives, peut prendre part au vasospasme de l'hémorragie sous-arachnoïdienne. Parmi les facteurs favorisant la sécrétion endothéliale de substances vasodilatatrices, le principal est le monoxyde d'azote (NO).
[H5,K4,C2]