vitiligo n.m.
Affection acquise assez fréquente, d'évolution chronique, caractérisée par des taches cutanées dépigmentées très bien délimitées, de nombre, de topographie et d'étendue extrêmement variables, parfois entourées d'un halo légèrement hyperpigmenté, les poils et les cheveux implantés sur la (ou les) tache achromique sont le plus souvent décolorés, mais ne tombent pas pour autant.
On observe parfois une perte de la pigmentation de la peau avec apparition de plaques décolorées à contours pigmentés nets. Il existe parfois une perte de la pigmentation des cheveux, une dépigmentation des paupières et des cils, voire une dépigmentation et une atrophie rétiniennes. L'examen histologique révèle la disparition des mélanocytes.
Les causes et mécanisme du vitiligo sont encore très obscurs, l'auto-immunité jouant probablement un rôle important ; celui des traumatismes et frottements a été évoqué avec la valeur d'un phénomène de Koebner. Les traitements actuels, comportant en particulier une photothérapie, sont souvent décevants, mais la greffe mélanocytaire paraît prometteuse pour atténuer cette affection dont le retentissement psychologique peut être très important.
L’existence de cas familiaux sur plusieurs générations et de lésions en général identiques chez de vrais jumeaux laisse supposer un facteur génétique pour cette affection à hérédité indéterminée (MIM 193200).
L'appellation vitiligo gravior correspondait à une forme achromique de lèpre.
R. L. Sutton Sr, dermatologiste américain (1916) ; A. Vogt, ophtalmologue suisse (1906), Y. Koyanagi (1929) et E. Harada (1926) ophtalmologues japonais ; H. Köbner, dermatologiste allemand (1876)
Étym. lat. vitiligo : tache blanche
→ nævus de Sutton, Vogt-Koyanagi-Harada (syndrome de), Koebner (phénomène de), photothérapie, mélanocyte, photothérapie, vitiligo gravior
[J1, P2]
Édit. 2019