15 novembre 2016

Rapport

De l’usage des Rayons X en radiologie (diagnostique et interventionnelle), à l’exclusion de la radiothérapie. Rapport et recommandations

Mots-clés : RADIOLOGIE, IMAGERIE RADIOLOGIQUE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE, RAYONS X, RADIO-PROTECTION

The use of X Rays in diagnostic and interventional imaging, excluding radiotherapy. Report and recommendations.

Key-words (Index medicus) : RADIOLOGY, IMAGING, DIAGNOSTIC AND INTERVENTIONNAL RADIOLOGY, X RAYS, DOSE REDUCTION

Jean DUBOUSSET *

Résumé

Dès leur découverte (W.C. Roentgen, 1895), les Rayons X font immédiatement progresser l’efficacité de la médecine. Aujourd’hui, l’imagerie médicale diagnostique connaît un développement majeur en devenant « interventionnelle », comme aide au geste chirurgical au bloc opératoire. Mais ces radiations « ionisantes », aussi les premières à traiter le cancer (A. Béclère vers 1900), comportent une dangerosité potentiellement dommageable, surtout chez les enfants et les adultes jeunes, les plus sensibles, comme les personnels médicaux et paramédicaux (accumulation des expositions). Le groupe de travail rappelle  les conséquences des rayonnements ionisants. Invisibles, ils ne suscitent pas la méfiance. Or, la radioprotection s’impose car l’effet des doses d’exposition reçues tout au long de la vie est cumulatif. Les Directives et Recommandations internationales, européennes et nationales encadrent étroitement la radioprotection, en collaboration avec la Société Française de Radiologie (SFR) en diagnostic autant que pour les actes de radiologie interventionnelle (500.000/an en France).  Préoccupée par les conditions de mise en œuvre de cette radioprotection, l’Académie nationale de Médecine a communiqué et invité plusieurs communications à sa tribune, depuis plus de 10 ans. En dépit de cela, chirurgien orthopédique infantile, nous observons des manquements fréquents aux recommandations officielles. Pourtant, une radioprotection insuffisante est source de complications potentielles pour les patients et les praticiens. La littérature internationale et nos Agences nationales démontrent  que, pourtant, la moitié des complications (survenant autrefois en radiothérapie)  surviennent aujourd’hui dans les suites d’actes de radiologie interventionnelle ou de diagnostic (dont le dentaire). Ceci nous a conduit à une bibliographie de 20 ans démontrant la réalité de la question et au rappel des indications des nouvelles techniques d’imagerie minimisant la dose délivrée de rayons X. Cela, en insistant sur celles n’utilisant pas de radiation ionisante (IRM, échographie, techniques optiques), avec leurs indications respectives. Des recommandations en résultent.  

Summary

The X-Ray discovery (W.C. Roentgen, 1895) offers an immediate progress to the medical efficiency. Today, the medical diagnostic imaging knows a considerable and constant growing when becoming “interventional”, as a surgical help in the operating room. These “ionizing” radiations, simultaneously, are the first treatment for cancers (A. Béclère, 1900’s). But their use in diagnostic presents a potential danger, in children and young people who are the most sensible. The medical and paramedical members of the team are dangerously exposed, too, through the accumulative exposal. Our group reminds the consequences of the ionizing radiations. Invisible, they do not create the suspicion. Therefore, the radioprotection is mandatory because of the all-lifelong cumulative dose of exposal. Many Rules and obligations, international (WHO), European (EU), and national (Agencies, HAS, Ministry of health) with the close cooperation of Société Française de Radiologie (SFR) and Société Française de Radioprotection (SFRP) either in radiodiagnosis or in interventional (500.000 procedures each year in France). Closely concerned by the observance of this radioprotection, the ANM had given information and texts from more than 10 years. Alas, as a pediatric orthopedist surgeon, we observe that today half of the irradiation complications (in the past from radiotherapy) went from interventional radiological procedures (and dental exercise). We went to a 30 years bibliography about this question and to a memorandum about the new indications in modern imaging and its indications with minimization of the dose delivery. We insist on the non-ionizing radiations (MRI, echography, photonic techniques). Five guidelines, concluding the text are underlined..


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* Membre(s) de l'Académie de Médecine

L’AUTEUR DECLARE NE PAS AVOIR DE LIEN D’INTERET EN RELATION AVEC LE CONTENU DE CET ARTICLE