Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

42 résultats 

cofacteur à molybdène (déficit en) l.m

J.L. Johnson, médecin biologiste américain (1980)

Syn. déficit en sulfite-oxydase, déficit en molybdoptérine

encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase, cofacteur à molybdène

[H1]

Édit. 2017

déficit en molybdène-cofacteur l.f.

molybdenum cofactor deficiency

encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase

[H1]

Édit. 2017

molybdène-cofacteur (déficit en) l.f.

molybdenum cofactor deficiency

Affection neurologique sévère, avec encéphalopathie myoclonique, convulsions, retard mental, ectopie du cristallin et lithiase xanthique.
La maladie est rarissime, elle débute dès la naissance. Aux anomalies neurologiques, il faut ajouter dysmorphie, microcéphalie et parfois malformations cérébrales. L'ectopie du cristallin pratiquement constante apparaît dans les deux premières années, elle est probablement due au même mécanisme que dans l'homocystinurie et la sulfocystéinurie (fibres zonulaires composées d'une glycoprotéine avec forte concentration en cystéine). Il existe un déficit en sulfite-oxydase, en xanthine-déshydrogénase et en aldéhyde-oxydase et on trouve des sulfites dans les urines et une uricémie effondrée (diagnostic au sulfitest). Il s’agit d’un déficit en molybdène-cofacteur qui est le coenzyme de la sulfite-oxydase (qui catalyse l’oxydation de sulfite en sulfate, réaction du catabolisme des acides aminés soufrés) et de la xanthine-oxydase. Le décès survient le plus souvent dans les premières années; en cas de survie, le déficit intellectuel est profond. L’affection est autosomique récessive (MIM 252150).

J. L. Johnson, médecin biologiste américain (1980)

Syn. déficit en sulfite-oxydase, déficit en molybdoptérine

déficit en sulfite-oxydase l.m.

sulfite oxidase deficiency

sulfocystéinurie

encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase l.f.

L'encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase est un trouble neurométabolique rare caractérisé par des convulsions et une luxation du cristallin.
La prévalence n'est pas connue. Au moins 100 patients présentant un déficit en oxydase sulfite ont été rapportés avec environ 75% des cas liés à un déficit en cofacteurs du molybdène (MoCo).
Les symptômes apparaissent au cours de la première semaine de vie, avec des difficultés d'alimentation, des vomissements et des convulsions difficiles à contrôler. La majorité des patients présentent une dysmorphie faciale (front proéminent, diamètre bifrontal étroit, yeux enfoncés, fentes palpébrales allongées, joues pleines, un petit nez avec un long philtrum et des lèvres épaisses). Le cours de la maladie est progressif, s'accompagnant d'une spasticité, d'un déficit intellectuel sévère et d'une microcéphalie. La luxation du cristallin apparaît vers la fin de la petite enfance (rarement dès l'âge de deux mois). Une forme tardive avec un phénotype plus léger a également été décrite.
Le déficit en sulfite oxydase isolé est causé par une mutation du gène SUOX (12q13.13). Ce gène code pour l'enzyme sulfite oxydase qui catalyse l'oxydation de sulfite en sulfate, processus essentiel pour le catabolisme des acides aminés soufrés.
La carence en MoCo secondaire à des mutations dans les gènes MOCS1 (6p21.2) ou MOCS2 (5q11) provoque aussi un déficit en sulfite oxydase. Ces gènes codent pour deux des enzymes biosynthétiques de la voie de signalisation du MoCo. La synthèse insuffisante du MoCo conduit à des déficits combinés en sulfite oxydase, xanthine déshydrogénase, composant réducteur d'amidoxime mitochondriale (mARC) et aldéhyde-oxydase (les quatre molybdoenzymes chez l'homme). Le gène GPHN (14q23.3) a également été identifié comme une cause de déficit en MoCo.
La recherche des sulfites avec bandelettes dans un échantillon d'urine fraîche est un test de dépistage simple, mais qui peut donner des résultats faussement positifs ou négatifs. Une hypo-uricémie est présente dans la forme de la maladie due à un déficit en MoCo. Un troisième test est la détection des taux (faibles) d'homocystéine plasmatique.
Le diagnostic est confirmé par la culture des fibroblastes cutanés démontrant l'absence de sulfite oxydase et/ou d'activité de MoCo.
L'imagerie par résonance magnétique montre des lésions kystiques diffuses dans la substance blanche, les ganglions de la base et le thalamus, ainsi que des changements de type ulegyrie dans le cortex cérébral et une hypoplasie cérébelleuse.
Le déficit isolé en sulfite oxydase est impossible à distinguer cliniquement d'une carence en MoCo. L'encéphalopathie hypoxique-ischémique, l'hyperekplexie néonatale et des difficultés d'alimentation doivent être éliminées.
Le diagnostic prénatal est possible pour déterminer l'activité enzymatique des échantillons de villosités choriales ou par évaluation du taux de-sulfocystéine dans le liquide amniotique, ou par analyse de l'ADN.
La maladie se transmet selon un mode autosomique récessif. Un conseil génétique est possible, informant les couples affectés du risque de 25% de transmettre la mutation causale à leur descendance.
Il n'y a pas de traitement curatif pour le déficit en sulfite oxydase.. Les individus avec déficience en MoCo de type A ont bénéficié du Precursor-Z (cPMP), un précurseur de la MoCo. Bien qu'il ne puisse pas agir sur une lésion cérébrale déjà installée, le traitement arrête les convulsions et la neurotoxicité, et prévient les dommages cérébraux ultérieurs. La thérapie génique est actuellement en cours d'étude, avec une cassette d'expression pour le gène MOCS1 portée par des vecteurs AAV.
Le pronostic de la maladie est sombre. Les nouveaux traitements ont conduit à une amélioration chez certains patients survivant au-delà de la petite enfance.

Réf. Orphanet, P.S. Bindu (2012)

encéphalopathie, sulfite oxydase, cofacteur à molybdène (déficit en), SUOX gene, MOCS1gene , MOCS2 gene, xanthine déshydrogénase, amidoxime, aldéhyde-oxhydrase,  hypo-uricémie, homocystéine, hyperekplexie néonatale   .

[H1, H4, P2, Q2, R1]

Édit. 2019

encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase l.f.

L'encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase est un trouble neurométabolique rare caractérisé par des convulsions, une encéphalopathie progressive et une luxation du cristallin.
La prévalence n'est pas connue. Au moins 100 patients présentant un déficit en oxydase sulfite ont été rapportés avec environ 75% des cas liés à un déficit en cofacteurs du molybdène (MoCo).
Les symptômes apparaissent au cours de la première semaine de vie, avec des difficultés d'alimentation, des vomissements et des convulsions difficiles à contrôler. La majorité des patients présentent une dysmorphie faciale (front proéminent, diamètre bifrontal étroit, yeux enfoncés, fentes palpébrales allongées, joues pleines, un petit nez avec un long philtrum et des lèvres épaisses). Le cours de la maladie est progressif, s'accompagnant d'une spasticité, d'un déficit intellectuel sévère et d'une microcéphalie. La luxation du cristallin apparaît vers la fin de la petite enfance (rarement dès l'âge de deux mois). Une forme tardive avec un phénotype plus léger a également été décrite.
Le déficit en sulfite oxydase isolé est causé par une mutation du gène SUOX (12q13.13). Ce gène code pour l'enzyme sulfite oxydase qui catalyse l'oxydation de sulfite en sulfate, processus essentiel pour le catabolisme des acides aminés soufrés.
La carence en MoCo secondaire à des mutations dans les gènes MOCS1 (6p21.2) ou MOCS2 (5q11) provoque aussi un déficit en sulfite oxydase. Ces gènes codent pour deux des enzymes biosynthétiques de la voie de signalisation du MoCo. La synthèse insuffisante du MoCo conduit à des déficits combinés en sulfite oxydase, xanthine déshydrogénase, composant réducteur d'amidoxime mitochondriale (mARC) et aldéhyde-oxydase (les quatre molybdoenzymes chez l'homme). Le gène GPHN (14q23.3) a également été identifié comme une cause de déficit en MoCo.
La recherche des sulfites avec bandelettes dans un échantillon d'urine fraîche est un test de dépistage simple, mais qui peut donner des résultats faussement positifs ou négatifs. Une hypo-uricémie est présente dans la forme de la maladie due à un déficit en MoCo. Un troisième test est la détection des taux (faibles) d'homocystéine plasmatique.
Le diagnostic est confirmé par la culture des fibroblastes cutanés démontrant l'absence de sulfite oxydase et/ou d'activité de MoCo.
L'imagerie par résonance magnétique montre des lésions kystiques diffuses dans la substance blanche, les ganglions de la base et le thalamus, ainsi que des changements de type ulegyrie dans le cortex cérébral et une hypoplasie cérébelleuse.
Le déficit isolé en sulfite oxydase est impossible à distinguer cliniquement d'une carence en MoCo. L'encéphalopathie hypoxique-ischémique, l'hyperekplexie néonatale et des difficultés d'alimentation doivent être éliminées.
Le diagnostic prénatal est possible pour déterminer l'activité enzymatique des échantillons de villosités choriales ou par évaluation du taux de-sulfocystéine dans le liquide amniotique, ou par analyse de l'ADN.
La maladie se transmet selon un mode autosomique récessif. Un conseil génétique est possible, informant les couples affectés du risque de 25% de transmettre la mutation causale à leur descendance.
Il n'y a pas de traitement curatif pour le déficit en sulfite oxydase.. Les individus avec déficience en MoCo de type A ont bénéficié du Precursor-Z (cPMP), un précurseur de la MoCo. Bien qu'il ne puisse pas agir sur une lésion cérébrale déjà installée, le traitement arrête les convulsions et la neurotoxicité, et prévient les dommages cérébraux ultérieurs. La thérapie génique est actuellement en cours d'étude, avec une cassette d'expression pour le gène MOCS1 portée par des vecteurs AAV.
Le pronostic de la maladie est sombre. Les nouveaux traitements ont conduit à une amélioration chez certains patients survivant au-delà de la petite enfance.

Réf. Orphanet, P.S. Bindu (2012)

encéphalopathie, sulfite oxydase, cofacteur à molybdène (déficit en), SUOX gene, MOCS1gene , MOCS2 gene, xanthine déshydrogénase, amidoxime, aldéhyde-oxhydrase,  hypo-uricémie, homocystéine, hyperekplexie néonatale

[H1, H4, P2, Q2, R1]

Édit. 2019

cofacteur à molybdène l. m.

molybdene cofactor

Molécule complexe contenant du molybdène indispensable pour l’activité de certaines enzymes.

enzyme, cofacteur

[C1]

Édit. 2017

sulfite oxydase l. f.

sulfite oxidase

Enzyme mitochondriale catalysant l’oxydation des sulfites en sulfate.
La sulfite oxydase permet le métabolisme des acides aminés soufrés. Le déficit en sulfite oxydase entraîine la survenue d’une encéphalopathie progressive accompagnée de convulsions et d’une luxation du cristallin.

sulfite, sulfate, oxydation, encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase

[C3,H1]

Édit. 2017/2

déficit en acide homogentisique-oxydase l.m.

homogentisic acid oxidase deficiency

alcaptonurie

déficit en acide phytanique-oxydase l.m.

phytanic acid oxidase deficiency

S. Refsum, neurologue norvégien (1945)

Refsum (maladie de)

déficit en cytochrome c oxydase l.m.

cytochrome c oxydase deficiency

Affection génétique concernant différents organes incluant les muscles squelettiques, le cœur, le cerveau et le foie.
Les premières manifestations débutent habituellement chez les jeunes enfants mais peuvent apparaître aussi à l’âge adulte. La sévèrité des symptômes varient d’un individu à l’autre même au sein d’une même fratrie. La fréquence est de l’ordre d’un cas pour 35 000 naissances. La fatigue musculaire avec hypotonie marque le début de l’affection et reste la seule manifestation clinique dans des formes légères. Des signes de gravité se marquent par des myopathies importantes et un dysfonctionnement sévère du cerveau (encéphalomyopathie). Chez un quart des sujets l’affection s’accompagne d’une atteinte cardiaque sous forme d’une cardiomyopathie hypertrophique responsable de signes d’insuffisance cardiaque. Une hépatomégalie avec insuffisance hépatique se rencontre plus rarement. De nombreux patients présentent une acidose lactique, reponsables de nausées et d’arythmie cardiaque. La déficience en cytochrome c oxydase est une des causes du syndrome de Leigh. Des mutations d’au moins 14 gènes sont responsables de ce déficit enzymatique ; la plupart de ceux-ci sont nucléaires (DNA nucléaire) ; cependant certains appartiennent aux mitochondries (mtDNA)

  Leigh (encéphalite nécrosante subaigüe de), SURF1 gene

déficit en proline-oxydase l.m.

proline oxidase deficiency

prolinémie

molybdène n.m.

molybdenum

Métal de numéro atomique Z= 42 et de masse A= 96, température de fusion 2600°, qui fait partie des oligoéléments et dont les besoins alimentaires chez l’Homme est de l’ordre de 100 à 200µg/j.
Le molybdène naturel contient plusieurs isotopes : 92Mo, 94Mo, 95Mo, 96Mo, 97Mo, 98Mo, 100Mo.
Le molybdène utilisé en imagerie médicale comme anode de tubes à rayons X destinés à la mammographie émet un rayonnement monoénergétique de 20 keV (raie K du spectre caractéristique).
Le 99Mo, radioélément de période 66 h., est à l’origine de la production du 99mTc (période de 6 h.) qui est son descendant.
Apporté par les aliments sous forme de molybdate, il est utilisé dans le foie pour la biosynthèse des molybdoptérines et des molybdoenzymes.

Étym. gr. molybdos : plomb (la molybdénite, minerai de sulfure de molybdène où il a été découvert, ayant l'aspect physique du plomb).

Symb. Mo

technétium, molybdoptérine, molybdoenzyme

[C1]

Édit. 2017

sulfite n.m.

sulfite

Ion minéral de structure (SO3)2-.
Les sulfites sont des anti-oxydants utilisés pour la conservation de nombreux aliments.

[C1]

Édit. 2017/2

cofacteur n.m.

hypertension artérielle pulmonaire

cofacteur n. m.

cofactor

Molécule (souvent un ion minéral) dont la présence est nécessaire à l’activité d’une enzyme.

enzyme

[C1]

Édit. 2017

déficit en neuraminidase avec déficit en β-galactosidase l.m.

neuraminidase deficiency with β-galactosidase deficiency

M. F. Goldberg, ophtalmologiste américain (1971)

Goldberg (syndrome de)

amine-oxydase n.f.

amine oxidase

aminoxydase ou monoamine-oxydase

[C1]

Édit. 2017

amino-acide-oxydase n.f.

aminoacid oxidase

Enzyme flavinique catalysant la désamination oxydative des acides alpha-aminés, soit de la série D (D-aminoacide oxydase à FAD), soit de la série L (L-aminoacide oxydase à FMN), produisant les acides alpha-cétoniques correspondants, et portant les hydrogènes sur la molécule d'oxygène pour former de l'eau oxygénée.
Les plus importantes de ces oxydases sont celles qui désaminent la glycine-oxydase, et qui agissent aussi sur les acides aminés non naturels de la série D.

Syn. amino-acide-oxhydrase

[C1]

Édit. 2017

blobule de cytochrome-oxydase l.f.

cytochrome oxidase blob

Ilot de forte activité de l'enzyme mitochondrial cytochrome-oxydase dans certaines aires du lobe occipital.
Leur ensemble se répartit régulièrement dans les couches II et III dans l'aire V1 (17 de Brodmann) et en bandes alternativement denses et pâles dans l'aire extrastriée V2. Ces îlots reçoivent de façon privilégiée les signaux provenant de la voie parvocellulaire (parvosystème) après leur relais dans la couche 4c ou 4a de l'aire V1 ou directement des couches koniocellulaires du corps géniculé latéral. Ils joueraient un rôle particulier dans la transmission des signaux chromatiques.

Étym.  : blob (angl.) : tache, pâté

Édit. 2017

coproporphyrinogène-oxydase n.f.

coproporphyrinogen oxidase

Enzyme qui catalyse l'oxydation et la décarboxylation de deux des groupes propanoïques du coproporphyrinogène en groupes vinyle donnant naissance au protoporphyrinogène.
L'absence ou l'inhibition de cet enzyme entraîne une coproporphyrinurie.

[C1]

cytochrome-oxydase n.f.

cytochrome oxidase

Enzyme qui catalyse l'oxydation du cytochrome c ferreux par le dioxygène moléculaire et transférant 4 électrons de 4 cytochromes c pour former 2 molécules d'eau.
C'est l'enzyme respiratoire, présent dans les crêtes mitochondriales, responsable des oxydations cellulaires chez les animaux. Sa structure dimérique comprend plusieurs cytochromes a ou a3 et un nombre équivalent de cuproprotéines, ainsi que des cardiolipides. Elle est inhibée par les cyanures, le monoxyde de carbone et le monoxyde d'azote.

Étym. gr. kutos : cellule ; khrôma : couleur

[C1,C2]

diamine-oxydase n.f.

diamine oxidase.
1) Substance biosynthétisée par le placenta dès la 20e semaine de grossesse et qui, recherchée par méthode radio-isotopique sur papier Whatman, est utilisée pour faire le diagnostic d'écoulement de liquide amniotique lors de la rupture prématurée des membranes. Sigle DAO
2) Enzyme catalysant l'oxydation d'une fonction amine d'une diamine.
Cet enzyme présent dans de nombreux tissus agit sur les diamines telles que la spermine, la spermidine, l’agmatine, l'histamine. Il transfère deux atomes d'hydrogène arrachés en ab de l'azote aminé sur une molécule de FAD, puis sur le dioxygène pour former de l'eau oxygénée, et le composé obtenu perd une molécule d'ammoniac par l'action d'une molécule d'eau en formant un aldéhyde.

J. Whatman, fabricant britannique de matériel de laboratoire (1702-1759)

Syn. diamine-oxhydrase, histaminase

glycine-oxydase n.f.

glycin oxydase

glycine-oxhydrase

homogentisate-oxydase n.f.

Syn. homogentisique-oxydase

homogentisique-oxydase

[C1]

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