gonococcie n.f.
gonorrhea
Maladie infectieuse sexuellement transmise due au gonocoque et se manifestant essentiellement par une uréthrite chez l'homme et une cervicovaginite chez la femme.
En l'absence de traitement adapté (céphalosporines de 3ème génération, fluo
Chez la femme, l'atteinte, souvent asymptomatique, de l'urèthre, des glandes de Skène et du col utérin, peut se compliquer d'une bartholinite, mais surtout d'une salpingite, qui expose à la stérilité tubaire. La conjonctivite du nouveau-né succède à sa contamination au cours du passage dans la filière génitale. Elle est prévenue à la naissance par l'instillation oculaire d'une solution de nitrate d'argent.
Syn. blennorragie, blennorrhée, gonorrhée, chaudepisse (vulg.)
gonocoque n.m.
Gonococcus
Neisseria gonorrhoeae, bactérie d’aspect de diplocoque (en grain de café), à Gram négatif, responsable de la gonococcie.
A. Neisser, dermatologue et bactériologue allemand (1879)
Étym. gr. gonos : semence, organe de reproduction ; kokkos : grain
Syn. Diplococcus gonorrhoea, Neisseria gonorrhoeae
gonocyte n.m.
gonocyte
Cellule souche des gamètes mâles et femelles.
Apparaissant chez l’embryon à la troisième semaine, de siège primitivement extragonadique, elle migre au cours des quatrième et cinquième semaines pour atteindre et coloniser les crêtes génitales.
Étym. gr. gonos : semence ; kutos : cellule
Syn. cellule germinale primordiale
gonocytome n.m.
gonocytoma
→ séminome
gonométrie n.f.
gonometry
Méthode radiologique de mesure de l'angle formé par les axes mécaniques du fémur et du tibia, qui nécessite la prise d'un grand cliché d'ensemble des deux membres inférieurs du sujet debout.
Elle est indiquée dans la recherche et l'appréciation d'une déformation en varus ou en valgus du genou.
Syn. pangonométrie
gonorrhée n.f.
gonorrhea
Écoulement uréthral observé dans l’infection à gonocoque.
gonosome n.m.
gonosome
L'un des deux chromosomes d’une même paire, dont l’une des fonctions est la détermination du sexe : pour la femme : deux chromosomes X ; pour l’homme : un X et un Y.
Les gonosomes déterminent le sexe. Ils ont dits hétérosomes, chromosomes homologues mais d'apparence différente. Ils s se distinguent des chromosomes dits autosomes, homologues de même apparence. Selon les espèces on distingue des systèmes différents de détermination du sexe par les gonosomes : le système XY, est celui de l’Homme et de la plupart des mammifères.
Étym. gr. gonos : semence ; sôma : corps
Syn. allosome, chromosome sexuel
[Q1]
Édit. 2018
gonosomique adj.
gonosomic
Qui se rapporte aux chromosomes sexuels.
→ chromosomes sexuels, caryotype
[Q1]
Édit. 2018
Goodman (syndrome de) l.m.
Goodman's syndrome
G. Carpenter, pédiatre britannique (1909) ; R. M. Goodman, médecin généticien israélien (1979)
Goodpasture (syndrome de) l.m.
Goodpasture syndrome
Maladie rare liée à l'hypersensibilité du type II, d'étiologie inconnue, se manifestant par une pneumopathie hémorragique associée à une grave glomérulonéphrite évolutive, caractérisée par la présence dans le sang d'anticorps antimembrane basale glomérulaire et, dans la membrane basale glomérulaire, de dépôts linéaires d'immunoglobuline et de complément.
S’observant souvent chez les sujets jeunes de sexe masculin il est généralement d’étiologie inconnue, mais a aussi été décrit après des expositions prolongées à des inhalations d’hydrocarbures.
La biopsie rénale montre la fréquence de croissants extracapillaires faits de cellules épithéliales pariétales mêlées à des éléments inflammatoires et à de la fibrine, comblant l'espace de Bowman et étouffant le bouquet glomérulaire. On observe des dépôts linéaires d'immunoglobulines (Ig) et de complément (C) le long de la membrane basale capillaire glomérulaire. Les lésions pulmonaires correspondent à une pneumopathie interstitielle nécrosante et hémorragique, avec dépôt d'Ig le long de la membrane basale des septums alvéolaires. On considère que ces lésions rénales et pulmonaires sont dues à la présence d'anticorps antimembrane basale glomérulaire qui donnent lieu à une réaction croisée avec les membranes basales alvéolaires.
L'évolution est habituellement sévère. Elle a été améliorée par les corticoïdes et les plasmaphérèses. La perte de la fonction rénale nécessite le recours à l’hémodialyse. Le recours à la transplantation doit être différé tant qu'il persiste des anticorps antimembrane basale dans le sérum.
E. Goodpasture, anatomopathologiste américain (1919)
Goodwin (technique de) l.f.
Goodwin’s procedure
Variété technique d'implantation urétérocolique ouvrant la paroi antérieure du côlon pour effectuer les anastomoses, avec leur trajet sousmuqueux, sous contrôle de la vue par l'intérieur du conduit.
W. E. Goodwin, chirurgien urologue américain (1953)
Gordan-Overstreet (syndrome de) l.m.
Gordan-Overstreet’s syndrome
G. S. Gordan, médecin endocrinologue et E. W. Overstreet, gynécologue américains (1955)
Gordon (maladie de) l.f.
Gordon’disease
Maladie génétique à transmission autosomique dominante touchant les muscles et le squelette caractérisée par une camptodactylie, une fente palatine et un pied bot.
H. Gordon, médecin sud-africain (1969)
→ campodactylie, fente palatine, pied bot
[Q2,I2]
Édit. 2017
Gordon (signe de) l.m.
Gordon's sign
Équivalent sémiologique du signe de Babinski, mais de valeur bien moindre, caractérisé par l'extension du gros orteil à la pression du triceps sural au-dessous du creux poplité en cas de syndrome pyramidal.
A. Gordon, neurologue américain (1904)
Gordon (syndrome de) l.m.
Gordon's syndrome
R. D. Gordon, médecin endocrinologue australien (1970)
Syn. hypoaldostéronisme de type II, hypertension hyperkaliémique familiale
→ hypoaldostéronisme de type II
[K2,M1,Q2,O4]
Édit. 2017
Gordona
Gordona
Bacilles à Gram positif, aérobies, d’origine animale ou tellurique, dont on distingue cinq espèces pathogènes pour l’Homme.
Ils sont responsables de rares infections pulmonaires, méningées, médiastinales, communautaires ou nosocomiales.
gorge n.f.
Ensemble des régions antéro-latérales du cou correspondant à la région sous-hyoïdienne médiane, flanquée latéralement des deux régions sterno-cléïdo-mastoïdiennes.
→ gosier
Gorham (maladie de) l.f.
Gorham's disease
Ostéolyse massive régionale pouvant s'associer à un chylothorax.
La maladie de Gorham, ou maladie des os fantômes, est une affection très rare. Les manifestations ostéolytiques peuvent précéder le chylothorax souvent gauche, ou inversement.
Les lésions osseuses sont faites de grandes cavités intraosseuses ou de type hémangiomateux, parfois lymphangiomateux. L'épanchement chyleux tend à récidiver ce qui nécessiterait un traitement.
On distingue des formes localisées les plus fréquentes où l'ostéolyse se stabilise et les formes diffuses plus rares d'évolution sévère, par extension aux tissus mous et aux différents organes, aboutissant à la mort.
L. W. Gorham, médecin interniste américain (1954)
Syn. maladie des os fantômes
Gorham et Stout (maladie de) l.f.
Gorham and Stout's disease
Ostéolyse massive idiopathique rare, caractérisée par une ostéolyse lente et progressive qui affecte un os ou plusieurs os contigus.
Maladie essentiellement localisée aux ceintures, elle peut aboutir à la perte complète du squelette d'un membre.
L. W. Gorham, A. P. Stout, médecins américains (1955)
Gorlin (formule de) l.f.
Formule permettant de calculer la surface de l’orifice mitral en fonction du débit cardiaque et de la pression capillaire pulmonaire : cette surface est normalement de 4 à 6 cm2 chez l’homme adulte sain.
R. Gorlin, médecin cardiologue américain (1951)
Gorlin (nævomatose baso-cellulaire de, syndrome de) l.f. ou m.
R. J. Gorlin, stomatologue et généticien américain (1960)
→ hamartomes basocellulaires (syndrome des)
Gorlin (syndrome de) l.m.
Gorlin's syndrome
R. J. Gorlin, stomatologue et généticien américain (1960)
→ hamartomes basocellulaires (syndrome des)
Gorlin, Bazex et Dupré (syndrome de) l.m.
R. J. Gorlin, stomatologue et généticien américain (1968) ; A. Bazex et A. Dupré, dermatologistes français (1958)
→ néoplasies endocriniennes multiples (syndrome des)
Gorlin-Chaudhry-Moss (syndrome de) l.m.
Gorlin-Chaudhry-Moss’ syndrome
Syndrome polymalformant avec dysostose craniofaciale, hypertrichose, hypoplasie des grandes lèvres, anomalies dentaires et oculaires, persistance du canal artériel et intelligence normale.
On y trouve petite taille, brachycéphalie, dépression en selle supra-orbitaire, hirsutisme, hypertélorisme anodontie ou oligodontie, hernie ombilicale, hypoplasie des grandes lèvres, microphtalmie, fermeture incomplète des paupières, ulcère cornéen et kératite. L’affection est autosomique récessive (MIM 233500) ou sporadique.
R. J. Gorlin, stomatologue généticien, A. P. Chaudry, dentiste, M. L. Moss, anatomiste américains (1960)
Syn. Gorlin (syndrome de), dysostose craniofaciale-hypertrichose-hypoplasie des grandes lèvres-anomalies dentaires et oculaires-canal artériel-intelligence normale, GCM syndrome
Gorlin-Goltz-Binkley (syndrome de) l.m.
Gorlin-Goltz-Binkley’s syndrome
R. J. Gorlin, R. W. Goltz, dermatologistes américains (1968); G. W. Binkley, H. H. Johnson Jr, dermatologistes américains (1951)