urétérosigmoïdostomie n.f.
Abouchement de l'uretère dans le côlon sigmoïde
Cette dérivation urinaire interne utilise le côlon et le rectum comme nouveau réservoir urinaire, le sphincter anal comme moyen de continence. Elle crée un mélange des matières et des urines et des mictions anales. Mieux supportée par la femme que par l'homme, ses inconvénients potentiels sont le reflux gazeux et fécal dans la voie excrétrice, l'infection urétérorénale, les troubles hydro-électrolytiques engendrés par les phénomènes de réabsorption (acidose hyperchlorhémique, hypokaliémie), et à long terme l'apparition de tumeurs colorectales. Il existe de nombreuses techniques différentes d'anastomose (Coffey, Stiles, Hinman, Charbit, Nesbit, Cordonnier, Goodwin, Petit-Leadbetter, Mathisen) comportant ou non une trompe urétérale, un tunnel sousmuqueux antireflux, une suture urétérocolique "bord à bord", etc.
R. C. Coffey, chirurgien américain (1929) ; J. J. Cordonnier, chirurgien urologue américain (1949) ; R.M. Nesbit, chirurgien américain (1949) ; W. F. Leadbetter, chirurgien urologue américain (1951) ; W. E. Goodwin, urologue américain (1953) ; W. Mathisen, chirurgien urologue norvégien (1953) ; F. Hinman Jr, chirurgien urologue américain (1959) ; M. Petit, chirurgien urologue français (1984) ; L. Charbit, chirurgien urologue français (1987) ; R. M. Spellman et R.E. Stiles, chirurgiens urologues américains (1969)
Syn. implantation urétérocolique