acide glycérophosphorique l.m.
glycerophosphoric acid
Acide dérivant du glycérol par fixation d'un radical phosphorique sur l'une des trois fonctions alcool.
Le seul de ces trois isomères présent dans les cellules est le phospho-3-L-glycérol.
Il peut provenir de l'hydrogénation de la phospho-dihydroxyacétone, métabolite du glucose. Il est le précurseur métabolique des glycérophospholipides, par l'estérification des fonctions alcool par des acides gras.
[C1]
Édit. 2017
acide glycocholique l.m.
glycocholic acid
Produit de la combinaison de l'acide cholique avec la glycine (anciennement glycocolle) par une liaison amide.
Cette glycoconjugaison s'effectue dans le foie à partir du cholylcoenzyme A et de la glycine, permettant l'excrétion biliaire du glycocholate.
[C1,L1]
Édit. 2017
acide glycolique l.m.
glycolic acid
Acide alcool à 2 carbones, présent chez les végétaux dans les feuilles, les fruits, et isolé de la betterave.
Chez les animaux, il figure comme métabolite provenant soit de la désamination oxydative de l'éthanolamine, soit de la sérine ou de la glycine par la réduction de l'acide glyoxylique.
La glycolatémie et la glycolaturie augmentent dans les cas d'oxalurie de type I.
[C1]
Édit. 2017
acide glycolylneuraminique l.m.
glycolylneuraminic acid
Acide sialique dans lequel l'acide neuraminique est amidifié par une molécule d'acide glycolique.
Parmi les espèces animales, certaines sont plus riches en gangliosides contenant cet acide, comme c'est le cas pour les érythrocytes du Cheval ou du Chat ; pour d'autres, comme l'Homme, il s’agit surtout d'acide N-acétylneuraminique.
[C1]
Édit. 2017
acide glyoxylique l.m.
glyoxylic acid
Acide aldéhyde à deux atomes de carbone, présent dans les fruits non mûrs et les feuilles vertes, figurant parmi les métabolites de certaines voies de dégradations et de synthèses dans les cellules animales et végétales.
Chez l'Homme il se forme par la désamination oxydative de la glycine et son oxydation conduit à l'acide formique et, en moindre quantité, à l'acide oxalique. Il se combine avec l'acide alpha-cétoglutarique pour former de l'acide alpha-hydroxy-bêta-cétoadipique, réaction catalysée par une carboligase ; l'absence congénitale de cette carboligase est cause d'une oxalurie (oxalurie de type I). L'élimination urinaire de glyoxylate est normalement d'environ 1,6 mg par 24 h ; elle est fortement augmentée dans les cas d'oxalurie de type I. Chez les végétaux et certains micro-organismes, il peut provenir de la scission de l'acide isocitrique en acides succinique et glyoxylique ; il se combine à l'acide acétique de l'acétylcoenzyme A pour former de l'acide malique ; les enzymes de cette voie métabolique, dans laquelle deux acétyles donnent naissance à un acide succinique, permettant ainsi la Synthèse de glucides à partir des acides gras, sont localisés dans des particules intracellulaires appelées glyoxysomes.
Syn. glyoxylate
[C1]
Édit. 2017
acide gras l.m.
fatty acid
Acides carboxyliques (R-COOH) à chaîne carbonée plus ou moins longue et plus ou moins désaturée selon leur catégorie, les acides gras sont des lipides particulièrement abondants dans le tissu adipeux et dans les membranes cellulaires.
Ils sont le plus souvent trouvés sous forme d’esters formés par réaction entre leur fonction acide carboxylique et une fonction alcool (-OH) du glycérol. Ils peuvent être classés en trois groupes :
- les acides gras saturés, qui répondent à la structure suivante :CH3-(CH2)n-COOH;
-les acides gras désaturés (ou insaturés), qui contiennent une ou plusieurs doubles liaisons;
-les acides gras ramifiés, beaucoup plus rarement trouvés, dans lesquels la chaîne carbonée porte un ou plusieurs embranchements.
En fonction de la longueur de la chaîne, on distingue parmi les acides gras saturés:
-les acides gras à chaîne courte : acide butyrique (4 carbones), acide caproïque (6 carbones), acide caprylique (8 carbones), acide caprique (10 carbones);
-les acides gras à chaîne moyenne : acide laurique (12 carbones), acide myristique (14 carbones);
-les acides gras à chaîne longue : acide palmitique (14 carbones), acide stéarique (18 carbones), acide arachidique (20 carbones), acide béhénique (22 carbones);
-les acides gras à très longue chaîne : acide lignocérique (24 carbones), acide cérotique (26 carbones).
Les acides gras désaturés les plus abondants sont l’acide palmitoléique (16 carbones, une double liaison), l’acide oléique (18 carbones, une double liaison), l’acide linoléique (18 carbones, deux doubles liaisons) et l’acide linolénique (18 carbones, 3 doubles liaisons). Enfin, l’acide arachidonique (20 carbones, 4 doubles liaisons) joue un rôle biologique particulièrement important puisqu’il est le précurseur des prostaglandines, des thromboxanes et des leucotriènes.
→ prostaglandine, thromboxane, leucotriène, acide gras essentiel, acide gras indispensable, acide gras marqué, acide gras non saturé, acide gras poly-éthylénique, acide gras saturé, acide gras-synthétase
[C1, C2]
Édit. 2020
acide gras essentiel l.m.
essential fatty acid
Acide gras indispensable ou dérivé d'un acide gras indispensable ayant un rôle physiologique essentiel.
Par ex. l'acide arachidonique fait partie des acides gras essentiels, mais n'est pas indispensable puisqu'il se forme à partir de l'acide linoléique.
Un acide gras indispensable qui n'est pas biosynthétisable par une espèce donnée, et qui est nécessaire à la vie ou à certaines fonctions physiologiques, doit être apporté par l'alimentation. Les acides gras qui se forment dans l'organisme à partir d'un acide gras indispensable font partie de la même famille des acides gras essentiels. Deux acides gras sont indispensables à l'Homme : les acides linoléique et alpha-linoléique. Leur carence se traduit notamment par une xérose cutanée.
→ acide gras, acide gras indispensable
[C1,C2]
Édit. 2017
acide gras indispensable l.m.
indispensable fatty acid
Acide gras qui n'est pas biosynthétisable par une espèce donnée et qui est nécessaire à la vie ou à certaines fonctions physiologiques.
Un acide gras indispensable doit être apporté par l'alimentation.
Les acides gras qui se forment dans l'organisme à partir d'un acide gras indispensable font partie de la même famille d'acides gras essentiels. Deux acides gras sont indispensables à l'Homme les acides linoléique et alpha-linolénique.
→ acide gras, acide gras essentiel
[C1,C2]
Édit. 2017
acide gras marqué l.m.
radiolabelled fatty acid
Acide gras chimiquement lié à un isotope radioactif (marqueur) et utilisé pour l'étude des mécanismes de l'absorption digestive des graisses.
Les marquages sont faits soit par halogénation d'acides gras isolés ou de triglycérides à l'aide de radio-isotopes de l'iode ou du brome ; soit par substitution d'un carbone ordinaire d'un acide gras ou d'un triglycéride par du carbone marqué.
Le produit marqué est donné par voie orale ; les mesures peuvent être effectuées dans le sang ou dans les selles, voire dans l'air expiré lorsque le marquage a été fait par 14C sur un acide gras.
Ces techniques permettent de mettre en évidence une malabsorption digestive des graisses et de la quantifier ; mais les réglementations d'utilisation des radio-isotopes, et notamment celles du 14C, les ont fait progressivement abandonner chez l'Homme en France, alors qu'ils sont utilisés aux États-Unis.
→ acide gras, CO2 marqué, dioxyde de carbone
[B1,C1,C2,L1]
Édit. 2017
acide gras non saturé l.m.
unsaturated fatty acid
Acide gras dont la chaîne carbonée peut recevoir des atomes d'hydrogène supplémentaires par une réaction d'addition.
Parmi les acides gras naturels, on distingue les acides gras mono-éthyléniques, ayant une double liaison, et les acides gras poly-éthyléniques, ayant 2, 3, 4, 5, voire 6 doubles liaisons. L'acide gras le plus abondant des lipides humains est l'acide oléique, mono-éthylénique.
Les acides gras non saturés (ou acides gras non estérifiés) peuvent être dosés dans le plasma par chromatographie gazeuse. Ce dosage est toutefois réservé à quelques explorations très spécialisées
[C1,C3]
Édit. 2017
acide gras poly-éthylénique l.m.
polyunsaturated fatty acid (PUFA)
Acide gras dont la chaîne carbonée comporte plusieurs liaisons éthyléniques (doubles liaisons), habituellement cis et en position malonique (séparées par trois carbones).
Les acides poly-éthyléniques naturels possèdent deux à six doubles liaisons : ils sont classés selon la position de leur première double liaison à partir du carbone méthylique (Cn ou Cw) en série n-3 ou w3 (linolénique), n-6 ou w6 (linoléique), n-7 ou w7 (palmitoléique), n-9 ou w9 (oléique).
Syn. acide gras poly-insaturé (incorrect)
[C1]
Édit. 2017
acide gras saturé l.m.
saturated fatty acid
Acide gras dont la chaîne carbonée ne peut pas recevoir des atomes supplémentaires par une réaction d'addition.
Les principaux acides gras saturés des lipides de l'Homme sont les acides palmitique, stéarique et lignocérique.
[C1,C3]
Édit. 2017
acide gras-synthétase l.m.
fatty acid synthetase
Multi-enzyme catalysant la réaction de polycondensation et de réduction de l'acétyl-coenzyme A en acide gras à longue chaîne.
Il s’agit en général chez l'Homme de l'acide palmitique ; ses substrats sont l'acétyl-CoA, le malonyl-CoA et l'hydrogène du coenzyme NADPH.
Dans les tissus de l'Homme et des animaux, cet enzyme est plutôt appelé palmitate-synthétase. La glande mammaire synthétise aussi des acides gras plus courts.
Syn. aliphacyl-Synthétase
[C1,C2,C3]
Édit. 2017
acide guanidinoacétique n.m.
Syn. glycocyamine
[C1]
Édit. 2017
acide guanylique l.m.
guanylic acid
Ribonucléotide de la guanine.
Syn. guanosine-monophosphorique
Sigle GMP
[C1]
Édit. 2017
acide gulonique l.m.
gulonic acid
Acide dérivé du gulose par oxydation du carbone 1 en carboxyle.
L'acide L-gulonique est un métabolite formé par la réduction de l'acide D-glucuronique, catalysée par une déshydrogénase à NADPH. Sa lactone est le précurseur de l'acide ascorbique, du moins chez les espèces qui peuvent en faire la Synthèse.
→ NADPH
[C1]
Édit. 2017
acide hexuronique l.m.
Syn. acide ascorbique
[C1]
Édit. 2017
acide hippurique l.m.
hippuric acid
Benzoylglycine, acide aromatique, formé par la combinaison de l'acide benzoïque et de la glycine par une liaison amide.
Sa présence dans l'urine est fonction de l'alimentation plus ou moins végétalienne qui apporte de l'acide benzoïque ; elle entraine une élimination azotée et appauvrit l'organisme en glycine, dont la perte doit être compensée par l'alimentation.
Étym. gr. hippos : cheval ; lat. urina : urine
[C1, M1, R2 ]
Édit. 2020
acide homocystéique l.m.
homocysteic acid
Acide sulfonique dérivé d'oxydation de l'homocystéine.
C'est un des produits cataboliques de la méthionine.
[C1]
Édit. 2017
acide homo-gamma-linolénique l.m.
homo-γ-linolenic acid
Acide D8,11,14-cis-eicosatriènoïque, acide gras à 20 atomes de carbone et 3 doubles liaisons faisant partie de la famille "essentielle" de l'acide linoléique (n-6).
Sa biosynthèse s'effectue dans l'organisme par élongation de l'acide gamma-linolénique sous forme liée au coenzyme A, au moyen d'un radical acétyle provenant du malonyl-coenzyme A. Il est le précurseur de l'acide arachidonique, qui résulte d'une déshydrogénation par une D5-désaturase.
Syn. dihomo-γ-linolénique
→ acide arachidonique, acide linoléique
[C1]
Édit. 2017
acide homogentisique l.m.
homogentisic acid
Acide 2,5-dihydroxyphénylacétique, acide diphénolique isolé du lupin, et trouvé dans certaines urines qui brunissent à l'air en milieu alcalin, d'où le nom d'alcaptone qui lui a été donné.
Fortement réducteur, il réduit par ex. la liqueur de Fehling. Il est un intermédiaire du métabolisme oxydatif des acides aminés aromatiques phénylalanine et tyrosine : l'acide p-hydroxyphé
Syn. acide hydroquinone-acétique, alcaptone
→ alcaptone, alcaptonurie, homogentisate-oxydase
[C1]
Édit. 2017
acide homovanillique l.m.
homovanillic acid
Éther méthylique en 3 de l'acide 3,4-dihydroxy
C'est un catabolite de la dopamine, formé après désamination par la MAO (monoamine-oxydase), oxydation et méthylation par la COMT (catéchol-O-méthyl-transférase).
Son élimination urinaire augmente en cas de neuroblastomes.
→ dopamine, monoamine- oxydase, catéchol-O-méthyl-transférase, neuroblastome
[C1,C3 ]
Édit. 2017
acide hyaluronique l.m.
hyaluronic acid
L'acide hyaluronique est un polyoside, glycosaminoglycane, constitué de chaînes de disaccharides alternant acide glucuronique et N-acétylglucosamine, présent dans de nombreux tissus animaux tels que l’humeur vitrée, le cordon ombilical, la peau, les tissus conjonctifs, le liquide pleural, etc.
La masse moléculaire élevée (50 000 à 8 000 000) explique la viscosité des solutions. Sa structure comporte un enchaînement de nombreux maillons diosidiques (bêta-glucuronosido-1-3-glucosamine-N-acétylée) unis par une liaison osidique 1-4. L’hydrolyse par des hyaluronidases (bactériennes ou testiculaires) modifie la viscosité du milieu péricellulaire permettant la diffusion des bactéries, provoquant un appel d'eau dans le tissu et dans le cas du sperme, favorisant l'accès de l'ovule au spermatozoïde.
Ce gel viscoélastique transparent, qui est soit d'origine animale, soit synthètique, est utilisé dans le traitement de l’arthrose du genou. Il peut aussi être employé pour combler les rides, les sillons et les cicatrices du visage. Son effet est temporaire et s'efface en 6 à 12 mois. Contrairement au collagène injectable, il ne nécessite pas de test préalable
[C1, C3, G5, I1]
Édit. 2020
acide hydnocarpique l.m.
hydnocarpic acid
Acide gras cyclique, de formule (cyclopentényl-2)-11-undécanoïque, présent dans l'huile de chaulmoogra et d'autres plantes tropicales (Hydnocarpus).
[C1]
Édit. 2017
acide hydroperoxy-eicosatétraénoïque (HPETE) l.m.
hydroperoxy-eicosatetraenoic acid
Peroxyde formé à partir de l'acide arachidonique sous l'action d'une lipoxygénase.
Selon les tissus, on trouve trois types de lipoxygénases qui conduisent respectivement à trois types d'acides 5-, 12- ou 15-hydroperoxyeicosatétraénoïques (5-, 12- ou 15-HPETE). Le 5-HPETE est le précurseur des leucotriènes dans les leucocytes et dans certaines cellules pulmonaires.
[C1,C3,F1]
Édit. 2017