Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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GTPase activating protein l.angl.

Protéine activant la GTPase.

guanosine-monophosphate cyclique l.m.

cyclic guanosine monophosphate.
Diester phosphorique en 3' et 5' du ribose de la guanosine.
Formé par une guanylate-cyclase membranaire à partir d'une molécule de GTP, ce composé est un messager stimulant certains enzymes cellulaires, sous l'effet de certaines hormones, telles que la sécrétine, ou de neuromédiateurs, comme l'acétylcholine. Son action s'exerce par l'activation de certaines protéine-kinases, dites PKG.
Son rôle a été particulièrement étudié dans le système photosensible des bâtonnets de la rétine.

Sigle : GMP

GTP, protéine-kinase

haplo-insuffisance n.f.

haploinufficiency

Situation dans laquelle un gène ou groupe de gènes porté par un seul des deux chromosomes appariés ne suffit pas pour coder la ou les protéines correspondantes.
Un seul allèle est présent ou fonctionnel ; il faut normalement les deux allèles, un sur chacun des deux chromosomes appariés, pour élaborer la protéine.

Étym. gr. haploos : simple, unique

Ant. hapolsuffisance

allèle, haplotype, hapolsuffisance

[Q1,C1]

Édit. 2017

hémichrome n.m.

Dérivé de l'hémoglobine, instable et impropre au transport de l'oxygène.
Dans ce composé, à la suite d'une rupture partielle de la liaison entre l'hème et la globine, l'hème oxydé a abandonné ses sites normaux de fixation pour se lier à d'autres résidus de la protéine. Les hémichromes précipitent dans l'érythrocyte sous forme de corps de Heinz. Les hémoglobines instables ou les chaînes d'hémoglobines non-appariées, p. ex. dans les thalassémies, conduisent à la formation d'hémichromes.

Heintz (corps de), thalassémie

[F1]

hémochromatose génétique (mutations responsables de l') l.f.p. ]

- Hémochromatose HFE 1 : hémochromatose génétique de l’adulte

« Habituelle » ou la plus fréquente : la mutation porte sur le gène HFE en 6p21.3 Trois modifications sur la protéine sont décrites : C282Y, remplacement de la cystéine par la tyrosine en position 282, H63D, remplacement de l’histidine par l’acide aspartique en position 63 par substitution sur le chromosome d’une base cytosine par une base guanine dans l’exon 2 ; la forme S65C, remplacement de la sérine par la cystéine, est exceptionnelle. Il existe une forme composite C282Y/H63D où la surcharge en fer est faible. L’affection est autosomique récessive à pénétrance faible.
- Hémochromatose HFE 2 : hémochromatose juvénile. 
Il en existe deux formes : 2A par mutation du gène HJV (HemoJuVelin), locus en 1q21 codant pour l’hémojuvéline et 2B par mutation du gène HAMP (hepcidin antimicrobial peptide) en19q13 codant pour l’hepcidine. Ces formes autosomiques récessives sont rares.
- Hémochromatose HFE 3 : mutation du récepteur 2 de la transferrine.
Récessive, très rare, elle est due à une mutation du gène TFR 2 (Transferrin Receptor 2), locus en 7q22, codant pour le récepteur 2 de la transferrine. Ce trouble de l’absorption du fer entraîne une surcharge des tissus de l’organisme ; le phénotype clinique est proche de celui de l’hémochromatose HFE1.
- Hémochromatose HFE 4 : mutation de la ferroportine (gène SLC40A1, locus en 2q32).
Il s’agit d’une forme d’hémochromatose dont la transmission est autosomale dominante. Elle se caractérise par une accumulation de fer dans les cellules endothéliales ; biologiquement, la ferritinémie est élevée, Dans le phénotype A le fer sérique est normal ou bas, le coefficient de saturation de la transferrine (CST) est normal ou diminué. L’anémie est fréquente, majorée par les saignées. Dans le type B, l’action de la ferroportine n’est plus régulée par l’hepcidine et même en cas d’excès de fer, celui-ci est exporté hors de la cellule, le fer sérique et le CST sont élevés.
Il existe une quinzaine de mutations du gène SLC40AI (Solute Carrier family 40 member 1)
- Hémochromatose HFE 5 : mutation des chaînes H de la ferritine.
Cette forme, très rare, est à transmission dominante ; le locus du gène FTH (Ferritin Heavy chain) est en 11q12.3.

Étym. gr. haima : sang ; chrôma : couleur

Sigle HFE (High Fe)

hémochromatose génétique de type HFE1, ferritine, ferroportine, hémojuveline, hepcidine, transferrine

[L1,O4]

Édit. 2015

hémojuvéline n. f.

hemojuvéline

Protéine, exprimée sur la membrane de l’hépatocyte, qui joue un rôle majeur dans le contrôle de l’expression de l’hepcidine et par conséquent dans le maintien de l’homéostasie du fer.
Des mutations homozygotes du gène HJV (HémoJuVelin), locus en 1q21, codant l’hémojuvéline, sont à l’origine de surcharges en fer hémochromatosiques sévères dites juvéniles, car survenant le plus souvent avant 30 ans, liées à une expression anormalement basse de l’hepcidine. Des cas de digénisme, associant une mutation hétérozygote du gène de l’hémojuvéline à une mutation dans un autre gène impliqué dans le développement de surcharges en fer, peuvent être retrouvés.

hepcidine, hémochromatose juvénile, hémochromatose génétique (mutations responsables de l'), déficit en hémojuvéline 

Hepadnavirus

Hepadnavirus

Ensemble des virus hépatotropes à ADN (famille des Hepadnaviridae, genre Orthohepadnovirus) responsables d'hépatites aigües et chroniques chez l'Homme (virus de l'hépatite B) mais aussi chez la Marmotte (WHBV), le Canard de Pékin (DHBV), l'Ecureuil (GSHBV) et le Héron.
Chaque virus a un hôte qui lui est spécifique.
L'organisation structurale du génome de ces hepadnavirus est similaire, caractérisée par un ADN partiellement bicaténaire d'environ 3,2 Kb, avec 4 phases de lecture ouverte codant pour des protéines d'enveloppe (gène préS/S), une polymérase virale (gène P), des protéines capsidiques (gène préC/C) et une protéine X dont les fonctions ne sont pas encore précises.
Les virus des modèles animaux ont permis, par des techniques de biologie moléculaire, de définir parfaitement l'organisation structurale génomique, le cycle réplicatif original incluant une étape de transcription réverse du prégénome viral, mais aussi les mécanismes complexes de l'hépatocarcinogénèse virale B, ou de la persistance virale.

Étym. gr. hêpar : foie

hépatite virale, hépatite B, virus des hépatites, virus de l'hépatite B de la Marmotte (WHBV)

[D1]

hépatite virale l.f.

Atteinte hépatique due à un virus hépatotrope

Les hépatites virales rassemblent les hépatites A, B, C, D, E ... celles du groupe herpès et d'autres. Rarement ictériques, ces hépatites exposent à un double risque :
1) d'hépatite fulminante au cours de l'infection aigüe par les virus A(VHA) ou B (VHB),
2) d'infection chronique pour les virus B, C (VHC), D (VHD), (les autres virus ne sont pas responsables de telles formes), et donc de cirrhose et d'hépatocarcinome.
L'atteinte hépatocytaire, liée à une toxicité directe des virus se multipliant dans l'hépatocyte (VHA, VHE, VHD, groupe herpesvirus, …) ou immuno-induite (VHB, VHC) explique l'hypertransaminasémie signant l'hépatite. La clairance virale, au décours de l'hépatite aigüe, s'accompagne d'une guérison hépatique ad integrum.
Les hépatites chroniques, avec persistance virale et expression à la surface des hépatocytes, des antigènes viraux (reconnus par les cellules du système immunitaire en conjonction avec les molécules HLA), entraînent une cirrhose dans 20% des cas. La cirrhose elle-même ainsi que les mécanismes moléculaires liés au virus (mutagénèse insertionnelle ou transactivation par la protéine X pour le VHB, mécanisme inconnu pour les VHC et (VHD), exposent au carcinome hépatocellulaire avec une incidence annuelle de 3%.
L'hépatite chronique justifie l'appréciation de son activité et de sa sévérité par une analyse virologique et une biopsie hépatique permettant l’indication de traitements antiviraux.

hépatite fulminante, cirrhose, carcinome hépatocellulaire, virus des hépatites, hépatite A, hépatite B, hépatite C, hépatite D, hépatite E, hépatite G

[D3,L1]

hepcidino-déficience l.f.

L’hepcidino-déficience correspond aux pathologies du métabolisme du fer associées à un déficit en hepcidine.
Elles correspondent à la majorité des hémochromatoses génétiques : l’hémochromatose
HFE 1qui est la plus fréquente, les hémochromatoses rares : hémochromatose 2 A liée au gène de l’hémojuvéline, 2 B liée au gène de l’hepcidine HAMP, hémochromatose 3 liée au gène de la ferroportine.
Une situation particulière est représentée par l’hémochromatose de type 4, forme B de la maladie de la ferroportine. La production d’hepcidine sanguine est normale mais, elle n’est plus capable d’interagir avec son récepteur ferroportine, protéine exportatrice du fer hors de la cellule.

transferrine, hepcidine, hémochromatose génétique, hémochromatose juvénile, transferrine, ferropotine, hémojuvéline

[L1]

Édit. 2015

hérédodystrophie choriorétinovitréenne, microcornée, glaucome et cataracte l.f.

chorioretinovitreous heredodystrophie, microcornea, glaucoma and cataract ; autosomal dominant vitréoretinochoroïdopathy

Dystrophie choriorétinovitréenne avec microcornée se compliquant secondairement de glaucome et cataracte.
Elle débute dans les premières années de la vie. Il existe comme dans la vitréorétinochoroïdopathie de Kaufman une ligne de démarcation en périphérie, sur 360 degrés, cette ligne est hyperpigmentée et sépare une rétine hyperclaire d’une pigmentation avec atrophie rétinienne dense. En angiographie, on observe une berge hyperclaire qui marque la jonction entre rétine pratiquement saine et pavage pigmenté dense. Une petite dysmorphie faciale est parfois constatée avec paupières en S comme dans la dystrophie tapétorétinienne stationnaire ou lentement progressive de Gass. L’affection est autosomique dominante (MIM 157100) liée à une mutation du gène Best1 (locus en 11p13 1) codant pour une protéine transmembranaire intervenant dans le transport de l’ion Ca++. Il existe de nombreuses formes phénotypiques avec une symptomatologie plus ou moins complète ou sévère.
  

La famille princeps a été en un premier temps décrite par P.Hermann, ophtalmologiste français (1958) sous le nom "microphtalmie-rétinite pigmentaire-glaucome". S.J. Kaufman, ophtalmologiste américain (1982) ;  M.A. Reddy, médecin généticien britannique (2003); J. D. Gass, ophtalmologue américain (1987); P. François, ophtalmologiste français (1993)

Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)

Syn. vitréo-rétinopathie, microcornée, glaucome et cataracte; vitréo-rétino-choroïdopathie de François

Sigle angl. ADVIRC

cataracte, glaucome, vitréorétinochoroïdopathie de Kaufman, dystrophie tapétorétinienne stationnaire ou lentement progressive de Gass, microphtalmie rétinite pigmentaire et glaucome, BEST1 gene

[P2]

Édit. 2018

héréguline n.f.

heregulin

Protéine ayant des propriétés mitogènes et différenciatrices, découverte chez l'Homme comme l'homologue de la neuréguline du Rat.
Les hérégulines ont des effets mitotiques sur des carcinomes mammaires.

Sigle HRG

[C1,O5]

hétéroprotéine n.m.

heteroprotein, conjugated protein

Composé protidique formé d'une protéine et d'un groupement prosthétique non aminoacide.
On distingue des phosphoprotéines, des glycoprotéines, des chromoprotéines, des lipoprotéines, des nucléoprotéines, etc.

Ant. holoprotéine

protéide

[C1]

HEY2 gene acr. angl. pour Hairy/enhancer of split-related with yrpw motif 2.

Gène, situé sur le locus 6q22.31, codant le facteur de transcription du même nom, qui joue un rôle essentiel dans le développement normal, notamment du coeur.
Ce facteur de transcription régule l’expression d’autres gènes. Son absence dans les cardiomyocytes de souris entraîne une activation des gènes auriculaires dans le myocarde ventriculaire, avec une altération morphologique et de la contractilité. Une association génétique a été mise en évidence entre HEY2 et le syndrome de Brugada, dont la vraisemblance est renforcée par l’implication de la protéine HEY2 dans la régulation de l'activité électrique du cœur.

Syn. HRT2 (sigle. angl. pour Hairy-related transcription factor 2).

Brugada (Syndrome de)

Hill (coefficient de) l.m.

Hill’s coefficient

Paramètre mesurant la coopérativité, c'est-à-dire le degré d'interaction, entre les sous-unités d'une protéine à fonctionnement allostérique.
Sa valeur est de 2,7 ± 0,2 pour l'hémoglobine tétramérique normale et de 1,0 pour une chaîne isolée ou pour la myoglobine.

A. V. Hill, physiologiste et biophysicien britannique, prix Nobel de médecine de 1922 (1910)

Syn. coefficient d'interaction, n de Hill

[C1]

Édit. 2015

hirudine n.f.

hirudin

Substance anticoagulante isolée de la salive de sangsue.
C'est une protéine contenant 65 acides aminés (d'une masse moléculaire environ 7000 daltons) qui agit comme un inhibiteur spécifique de la thrombine en formant un étroit complexe stœchiométrique irréversible de très haute affinité. L'hirudine obtenue par recombinaison génétique est utilisée en thérapeutique chez l'Homme. Elle n'est active que par voie injectable.

Étym. lat. hirudo : sangsue

thrombine

[F1]

histone n.f.

histone

Protéine basique, riche en lysine et arginine, présente dans les noyaux cellulaires associée aux acides désoxyribonucléiques.
On distingue plusieurs histones qui jouent un rôle dans la structure et le fonctionnement des nucléosomes : les histones constitutives des nucléosomes sont les histones H2A, H2B, H3 et H4 contenant de 102 à 135 acides aminés ; les histones H1 qui contiennent 220 acides aminés sont impliquées dans l'empaquetage des nucléosomes. La phosphorylation de l'histone H1 catalysée par une kinase sensible à l'AMP cyclique, est liée au déclenchement de la mitose. Une histone H2 est phosphorylée sous l'influence du GMP cyclique. Les histones subissent aussi des cycles d'acétylation et de désacétylation. Certaines histones H2A sont liées à l'ubiquitine pendant l'interphase de gènes actifs. Au cours de la division cellulaire, les histones sont poly-ADP-ribosylées. La méthylation des acides aminés basiques est un phénomène irréversible qui paraît lié au vieillissement ; elle est spécialement importante dans la maladie de Di Guglielmo (érythroblastose aigüe).

A. Kossel, biochimiste allemand, membre de l'Académiede médecine, prix Nobel de médecine de 1910 (1884) ; G. DiGuglielmo hématologue italien (1917)

nucléosome, acide désoxyribonucléique, ubiquitine, Di Guglielmo (maladie de)

[C1]

Édit. 2015

H+/K+ adénosyltriphosphatase (H+/ K+ ATPase, pompe à proton) n.f.

H+/K+ adenosyltriphosphatase (H+/K+ ATPase, proton pump)

Enzyme située au pôle apical des cellules pariétales de la muqueuse gastrique, de la muqueuse colique et des cellules épithéliales du canal collecteur des reins et assurant le transport électroneutre d’un ion H+ hors de la cellule en échange d’un ion K+ vers la cellule grâce à l’hydrolyse de l’adénosine triphosphate (ATP) en adenosine diphosphate et phosphate.


La H+ / K+ ATPase comporte deux sous-unités codées par des gènes différents, l'une,  responsable de l'activité catalytique et de l’échange des cations, l'autre, ß intervenant dans le routage de l’enzyme du cytoplasme vers la membrane. Le potassium réabsorbé est recyclé vers la cavité gastrique ou la lumière du tube par un cotransporteur chlore / potassium. La sous-unité α diffère dans l’estomac (α1) et le colon (α2). Les deux isoformes sont présentes dans les reins. Dans l’estomac, la H+ / K+ ATPase assure l’acidité du suc gastrique en créant un gradient de pH élevé avec les liquides interstitiels (de 1 à 7, 4). Dans le canal collecteur, elle est présente dans les cellules intercalaires de type A et contribue en excrétant des ions H+ sous forme d’ions NH4+ et d’acidité titrable à maintenir l’équilibre avec ceux générés par le métabolisme des aliments (oxydation du soufre de la méthionine en acide sulfurique et formation d’acides organiques). Dans l’estomac, le principal stimulus de la H+ / K+ ATPase est la prise d’aliments qui agit en provoquant la sécrétion d’histamine, de gastrine et d’acétylcholine, elles-mêmes stimulant via la formation d’AMP cyclique la protéine kinase A activant in fine la pompe. Dans le canal collecteur, la H+ / K+ ATPase est stimulée par l’acidose métabolique et l’hypokaliémie. Le déficit fonctionnel de la H+ / K+ ATPase rénale conduit à l’acidose tubulaire distale qui associe impossibilité d’acidifier les urines en dessous de pH 5,5, acidose et hypokaliémie. L’oméprazole, le lansoprazole et le rabéprazole inhibent la pompe à proton de façon irréversible, nécessitant ainsi la synthèse de nouvelles molécules pour que la fonction de la pompe soit assurée. Ces molécules sont utilisées essentiellement dans le traitement de l’ulcère de l’estomac. La H+ / K+ ATPase n’est pas la seule pompe à protons. D’autres types existent qui diffèrent par leur localisation intracellulaire, l’existence ou non d’un cotransport et, si oui, la nature de l’ion associé.

AMP cyclique, protéine kinase A, Albright (acidocétose d'), oméprazole, lansoprazole, rabéprazole, ulcère gastrique, ulcère duodénal

[C3]

Édit. 2015

holoprotéine n.f.

holoprotein

Protéine formée exclusivement d'acides aminés, par opposition aux hétéroprotéines qui contiennent un ou des groupements prosthétiques.

Étym. gr. holos : entier, prôtéios : de première qualité

Ant. hétéroprotéine

hétéroprotéine

[C1]

homeobox liées à l'aristaless l.f.

L'homeobox liée à Aristaless est une protéine qui, chez l'homme, est codée par le gène ARX .

ARX gène, homéobox

[A4,H1,L1,O1,Q1,Q2]

Édit. 2017

homéogène n.m.

homeogene

Gène qui commande la synthèse d'une protéine responsable de la forme des organes au cours du développement embryonnaire des eucaryotes et de leur constance.
Les homéogènes constituent une superfamille de gènes. P. ex. les oncogènes myc, les gènes myf de la myogénèse, sont des familles d'homéogènes.

Étym. gr. homoios, semblable

homéoprotéine

[Q1]

homéoprotéine n.f.

homeoprotein

Protéine qui commande la forme des organes au cours du développement embryonnaire, et dont la synthèse dépend d'un homéogène.
Les homéoprotéines constituent une superfamille de protéines caractérisées par la présence dans leur structure d'une séquence particulière d'environ 60 aminoacides appelée homéodomaine.

homéodomaine, homéogène

hordéine n.f.

hordein

Protéine de l'orge, de la classe des prolamines, de masse moléculaire d'environ 28 kDa, riche en acide glutamique et en proline, et presque dépourvue de lysine et de tryptophane.

Étym. lat. hordeus : orge

prolamine

[C1]

hormone antidiurétique l.f.

antidiuretic hormone

Hormone peptidique hypothalamique et posthypophysaire
- qui active la réabsorption rénale de l’eau et joue un rôle essentiel dans les mécanismes de concentration dilution de l’urine et la régulation du volume sanguin ;
- qui a également un effet vasoconstricteur  et intervient dans la production du facteur VIII et du facteur de Willebrand.
L’hormone antidiurétique est un nonapeptide produit chez l’Homme et chez de nombreux mammifères sous forme d’arginine-vasopressine, mais sous forme de lysine-vasopressine chez le Porc. 
Elle est élaborée par les noyaux supra-optique et paraventriculaire de l’hypothalamus, conduite par voie axonale en liaison avec des neurophysines jusqu’à la posthypophyse où elle s’accumule avant d’être libérée en réponse à une élévation de l’osmolalité du plasma et/ou d’une diminution du volume plasmatique. Elle se lie à un récepteur V2 situé à la face basolatérale des cellules épithéliales du tube  collecteur médullaire et cortical. Il s’ensuit une augmentation de la production d’AMP cyclique activant la protéine kinase A et entraînant ainsi une migration de l’aquaporine 2 intracellulaire vers le pôle luminal de la cellule dont elle augmente la perméabilité à l’eau, ce qui permet la réabsorption passive de l’eau le long du gradient d’osmolalité entre l’urine et les vasa-recta de la médullaire rénale créé par un mécanisme de contre-courant entre les 2 branches de l’anse de Henle.
L’effet vasoconstricteur de l’
ADH dépend du récepteur V1 présent sur les cellules musculaires  lisses des vaisseaux. Le système de signalisation est différent de celui des récepteurs V2. Il implique une activation de la phospholipase C suivie d’une augmentation de l’inositol triphosphate, puis du  calcium cytosolique.
L’administration de desmopressine, un analogue de l’
ADH, par voie parentérale et surtout nasale, constitue un traitement efficace du diabète insipide neurohypophysaire. Il existe aussi des antagonistes non peptidiques des récepteurs V2 appelés aquarétiques qui bloquent les effets de l’ADH sur la réabsorption rénale d’eau.
Une sécrétion inappropriée d’
ADH est à l’origine du syndrome de Schwartz-Bartter.
Une faible activité antidiurétique est également exercée par l’ocytocine desmopressine, autre hormone posthypophysaire.L’hormone antidiurétique, peut être dosée dans le plasma par technique radio-immunologique, en particulier au cours d’épreuves dynamiques. Ce dosage est utilisé dans l’exploration biochimique des syndromes polyuro-polydipsiques ou pour le diagnostic du syndrome de Schwartz-Bartter.
 

O. Schwartz, médecin cardiologue américain, F. Bartter, médecin endocrinologue américain (1957)

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. vasopressine, pitressine

Sigle angl. ADH

ocytocine, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH), diabète insipide neurohypophysaire, arginine-vasopressine lysine-vasopressine, hypothalamus, neurophysine, neurohypophyse, rein, AMP cyclique, protéine kinase, aquaporine, inositol triphosphate, desmopressine

[C2, M1, O4]

Édit. 2020

hormone placentaire l.f.

placental hormone

Hormone sécrétée par le placenta.
Ces hormones sont de natures diverses :
- soit protéique : l'hormone chorionique gonadotrope (ou HCG), l'hormone chorionique somatotrope (appelée aussi hormone placentaire lactogéne placentaire ou HPL ou hormone chorionique somatomammotrope), le NGF (ou facteur de croissance des cellules nerveuses), la relaxine, accessoirement la protéine placentaire PP ;
- soit stéroïde : testostérone et œstrogènes biosynthétisés à partir du sulfate de déhydro-épiandrostérone (ou SDHEA, androgène de la surrénale fœtale, désulfaté dans le foie fœtal par une sulfatase et aromatisé dans le placenta par une aromatase)
La progestérone biosynthétisée à partir de la 8ème semaine d'aménorrhée, à partir du cholestérol plasmatique, se substitue à la progestérone du corps jaune pour assurer le maintien de la grossesse.

Étym. gr. hormaô : j'excite

[O4]

Édit. 2015

hormones placentaires l.f.p.

placental hormones.
Hormones sécrétées par le placenta.
Elles sont de natures diverses :
- soit protéique : l'hormone chorionique gonadotrope (ou hCG), l'hormone chorionique somatotrope (appelée aussi hormone placentaire lactogéne placentaire ou HPL ou hormone chorionique somatomammotrope), le neural growth factor (NGF ou facteur de croissance des cellules nerveuses), la relaxine, accessoirement la protéine placentaire PP ;
- soit stéroïde : testostérone et œstrogènes biosynthétisés à partir du sulfate de déhydro-épiandrostérone (ou SDHEA, androgène de la surrénale fœtale, désulfaté dans le foie fœtal et aromatisé dans le placenta)
La progestérone biosynthétisée à partir de la 8ème semaine d'aménorrhée, à partir du cholestérol plasmatique, se substitue à la progestérone du corps jaune pour assurer le maintien de la grossesse.

Étym. gr. hormaô : j'excite

[O4]

Édit. 2015

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