Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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ptosis acquis l.m.

Ptosis survenant sur un appareil ophtalmologique jusqu'alors normal.
Il comporte trois variétés : le ptosis neurogène par paralysie du nerf moteur oculaire commun ou du sympathique cervical (syndrome de Claude-Bernard-Horner) ; le ptosis myogène révélateur d'une myasthénie, d'une maladie mitochondriale (syndrome de Kearns-Sayre) ou d'une maladie de Steinert à expression précoce ; le ptosis traumatique.

PTPN22 gene sigle angl. pour protein tyrosine phosphatase, non-receptor type 22

Gène localisé en 1p13.2 qui détermine la formation de la tyrosine phosphatase 22.
La tyrosine phosphatase 22 participe au contrôle des cellules T du système immunitaire qui identifient les substances étrangères et défendent l’organisme contre les infections.
Les mutations de ce gène participent à la constitution de nombreuses afffections : maladie d’Addison auto-immune, maladie de Basedow, myopathie inflammatoire idiopathique, arthrites juvénilse idiopathiques, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, diabète de type 1, vitiligo.

Syn. hematopoietic cell protein-tyrosine phosphatase 70Z-PEP, lymphoid phosphatase, lymphoid-specific protein tyrosine phosphatase, LYP, LYP1, LYP2, PEP, PEST-domain phosphatase, protein tyrosine phosphatase, non-receptor type 8, protein tyrosine phosphatase,

  Addison (maladie d'), Basedow (maladie de), myopathie, arthrites juvéniles idiopathiques, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, diabète de type 1, vitiligo, tyrosine phospatases

[I1,C3]

Édit. 2017

pustulose varioliforme aigüe de Kaposi-Juliusberg l.f.

Kaposi’s varicelliform eruption, Kaposi’s disease, eczema herpeticum, eczema vaccinatum

Complication grave résultant d'une greffe herpétique sur une dermatite atopique profuse à partir d'un herpès buccal soit de primo-infection soit récurrent, ou par contamination exogène, réalisant des vésiculobulles hémorragiques et pustuleuses évoluant vers la nécrose avec cicatrices varioliformes, dans un contexte d'altération sévère de l'état général.
Les traitements antiviraux (aciclovir) permettent d'éviter une évolution autrefois souvent fatale. Par extension, ce terme désigne aussi des herpès cutanéomuqueux disséminés se greffant sur d'autres dermatoses telles que maladie de Hailey-Hailey, maladie de Darier, pemphigus superficiel.
Initialement, il s'appliquait également à des vaccines disséminées greffées sur une dermatite atopique lors d'une vaccination antivariolique.

M. K. Kaposi, dermatologue austrohongrois, membre de l'Académie de médecine (1887) (exanthème varicelliforme) et F. Juliusberg, dermatologue allemand (1898) (pustulose varioliforme aigüe)

Syn. eczema herpeticum, eczema vaccinatum, pustulose varioliforme, pustulose varicelliforme

qualité de vie l.f.

quality of life

1) En psychiatrie : évaluation du bien-être, de l'insertion sociale et de l'autonomie d'une personne.
Pour ce problème encore peu étudié en psychiatrie, différentes épreuves permettent de mieux prendre en compte la parole du patient dans un cadre non nosographique.
Même comparée à celle de groupes sociaux défavorisés et malgré son amélioration majoritaire par les programmes de réadaptation, la qualité de vie est décrite par les patients comme plus médiocre que par les sujets normaux. Avec l'ergothérapie, tout semble cependant se passer comme si ceux qui avaient de bonnes aptitudes initiales acquéraient une meilleure qualité de vie. Les divers programmes de réadaptation s'accompagneraient le plus souvent de son amélioration. Les rechutes pourraient être, de ce fait, plus rares et plus courtes.
Par contre, les effets secondaires des neuroleptiques exerceraient une action négative. Il semble également que chez les patients consultant en psychiatrie, en particulier les dépressifs, dont les attentes sont nettement supérieures à celles des patients de médecine générale, celles-ci aient en fait une valeur pronostique défavorable sur la qualité de vie.
Une poursuite de la recherche est indispensable, avec de nouveaux instruments, des échantillons plus homogènes et des recherches au long cours. Car la qualité de vie doit constituer un critère d'évaluation d'une prise en soins psychiatrique aussi significatif que les autres.
2) En biostatistique : La qualité de vie appliquée à la santé (Health Related Quality of Life) ne prend pas en compte toutes les dimensions de la qualité de vie, mais seulement celles qui peuvent être modifiées par la maladie ou par son traitement.
Elle est estimée par des scores généraux ou plus ou moins spécifiques d’une maladie ou d’un ensemble de maladies.
Par ex. le questionnaire inflammatory bowel disease ou le reflux qual français dans le reflux gastro-oesophagien.

ergothérapie, réadaptation, neuroleptique

[E1, H3]

Édit. 2020

quarantenaire (maladie) l.f.

quarantinable disease

Maladie infectieuse justifiant des mesures de prévention (isolement, vaccination, etc.) à l’égard de personnes en provenance d’une zone où sévit cette maladie à l’état épidémique ou endémique.
Il s’agissait du choléra, de la fièvre jaune, de la peste, de la fièvre récurrente à poux et de la variole.

quarantaine

rapport des cotes l.m.

odds ratio, OR

En épidémiologie, rapport d'une proportion définissant un évènement (cote) à son complément à l'unité (cote de l'évènement contraire).
Le calcul des probabilités est né de considérations sur les jeux de hasard (jeu de dés, de pile ou face, etc.). La notion de cote (p. ex. un cheval parié à 10 contre 1) offre une autre approche des probabilités, celle utilisée sur les champs de course.
Pour estimer le risque apporté par l'exposition à un germe infectieux, on compare un groupe de sujets non exposés à un groupe de malades, ce qui conduit à comparer 4 données : le nombre des malades exposés, a, et non exposés, b, celui des sujets indemnes exposés, c, et celui des indemnes non exposés, d.
À partir de là, on peut tirer des fréquences (prévalence de la maladie) ou des cotes. le rapport des cotes, OR = ad÷bc, est relié à la fréquence d'exposition des malades, risque subi par les malades, rm = a/(a+b) et à celle des sujets indemnes, risque subi par les indemnes, ri = c/(c+d), selon la relation
OR = rm/1-rm x 1-ri/ri.
Si la prévalence chez les sujets indemnes exposés est la même que celle de malades, rm = ri le rapport des cotes est égal à 1: il est alors peu probable que l'exposition intervienne dans la maladie : c'est l'hypothèse nulle, et le facteur de risque vaut rm/ri = 1.
Le rapport des cotes est un moyen simple pour évaluer la probabilité d'une cause (pollution, germe infectieux, etc) connaissant une population témoin, d'où l'emploi de cas-témoins.
Des tables numériques permettent de calculer la significativité du rapport des cotes. Le tableau ci-dessous fixe ces notions.

[E1]

rapport de vraisemblance l.m.

likehood ratio

Dans un examen complémentaire, rapport du pourcentage de « vrais positifs » chez les malades à celui du pourcentage de « faux positifs » chez les sujets inclus dans l’étude, mais qui n’ont pas la maladie.
P. ex. un rapport de vraisemblance égal à quatre signifie que l’examen est quatre fois plus souvent positif chez les malades que chez ceux qui n’ont pas la maladie.

[E1]

Édit. 2020

Raynaud (maladie de) l.f.

Raynaud’s disease

Maladie caractérisée par des troubles circulatoires des extrémités, bilatéraux, symétriques, d’allure paroxystique.
Elle touche habituellement de façon symétrique plusieurs doigts des mains plus souvent que des pieds et atteint surtout la femme. La crise typique débute par une phase ischémique (doigts blancs) suivie d’une phase de cyanose puis d’une phase de recirculation .
Le traitement fait appel à la protection contre le froid et dans les cas sévères aux vasodilatateurs notamment les inhibiteurs calciques.
De pathogénie incertaine, la maladie de Raynaud primitive ou idiopathique doit être distinguée des phénomènes de Raynaud secondaires qui comportent une atteinte organique des artères digitales.

A. G. M. Raynaud, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1862)

sclérodermie systémique, CRST

récepteur sensible au calcium l.m.

calcium-sensing receptor (CaSR)

Récepteur couplé à une protéine G à 7 domaines transmembranaires, sensible à la concentration sérique de calcium ionisé, exprimé dans les parathyroïdes et le tube rénal.
La libération de l’hormone parathyroïdienne (PTH) à partir des glandes parathyroïdes est inhibée en réponse à une élévation du calcium ionisé circulant par activation du récepteur sensible au calcium (CaSR). Le mécanisme proposé est le suivant : le calcium ionisé se fixe sur la partie extracellulaire du récepteur entraînant un changement de sa configuration. Celui-ci active la voie de la phospholipase C via une protéine G, ce qui accroît la concentration d’inositol-triphospate et in fine la concentration de calcium dans le cytosol, inhibant ainsi l’exocytose de la PTH. Les mutations du gène de CaSR avec perte de fonction sont à l’origine de l’hypercalcémie hypocalciurique familiale, maladie à transmission autosomique dominante, bénigne chez les porteurs hétérozygotes. Chez les homozygotes, la maladie appelée hyperparathyroïdie néonatale sévère peut être fatale en l’absence de traitement rapide. D’autres mutations plus rares entraînent un gain de fonction et sont à l’origine de l’hypocalcémie hypercalciurie familiale.
CaSR est aussi présent au pôle basolatéral des cellules de la branche large ascendante de l’anse de Henle. Son activation diminue la réabsorption tubulaire de calcium et augmente la calciurie. Des médicaments (cinacalcet, etelcalcetide) dits calcimimétiques qui activent CaSR et diminuent la libération de PTH peuvent être utilisés dans l’hyperparathyroïdie et l’insuffisance rénale chronique.

protéine G, hormone parathyroïdienne, phospholipase C, inositol-triphosphate, hypercalcémie hypocalciurique familiale, récepteur sensible au calcium, calcimimétique

[O4]

Édit. 2018

reclassement professionnel l.m.

Ensemble des mesures destinées à favoriser la reprise d’une activité rémunératrice d’une personne, qui, à la suite d’un accident, d’une maladie ou d’une interruption de l’activité habituelle pour raisons économiques (licenciement, chômage, etc.), doit se réadapter à son ancien métier ou en apprendre un nouveau.
Le reclassement professionnel peut bénéficier de certaines aides : apprentissage gratuit, placement chez un employeur, etc. Le reclassement professionnel après maladie ou accident bénéficie souvent au préalable d’une réadaptation fonctionnelle. Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque ce reclassement se fait dans l’entreprise où la personne travaillait antérieurement avec des aménagements de poste proposés par le médecin du travail et parfois avec l’aide financière et technique  d’organismes nationaux d’aide au reclassement.

Refsum (maladie de) l.f.

Refsum's disease

Neuropathie héréditaire sensitivomotrice de type IV (Dyck) caractérisée par l'association d’une rétinite pigmentaire, d’une ataxie qualifiée de cérébelleuse, une polyneuropathie sensitivomotrice démyélinisante avec prolifération schwannienne en bulbe d'oignon et une hypertrophie nerveuse périphérique parfois constatée cliniquement.
Peuvent s'ajouter une ichtyose, une hypoacousie, des lésions de dysplasie épiphysaire et une cardiomyopathie. L'hyperprotéinorachie est franche et constante. Lente et irrégulière, l'aggravation de l'évolution est parfois ponctuée de périodes de rémission chez les patients non traités.
C’est une affection rare qui débute chez l'adolescent et le jeune adulte. Si la maladie débute vers l'âge de 10 ans, elle ne se manifeste vraiment que vers 20 ans avec faiblesse des extrémités, aréflexie, anosmie, surdité centrale précoce, débilité inconstante, ichtyose, dysplasie polyépiphysaire et parfois insuffisance cardiaque vers la troisième décennie.
En dehors de la rétinite pigmentaire assez tardive qui donne lorsqu'elle est évoluée de multiples pigments de forme ostéoblastique et des plages arrondies d'atrophie choriorétinienne sous les vaisseaux temporaux du pôle postérieur, on observe un myosis difficile à rompre par les mydriatiques, parfois un nystagmus, rarement un ptosis ou une ophtalmoplégie ou une paralysie de la latéralité. La cataracte est classique lorsque la maladie est évoluée, elle est initialement souscapsulaire postérieure.
Un défaut d'oxydation de l'acide phytanique (déficit en α-hydroxylase) entraîne l'accumulation de ce lipide, dont le dosage dans le sang assure le diagnostic. Mais son origine peroxysomale ou mitochondriale reste discutée.
Le principe de base du traitement est un régime pauvre en acide phytanique, car il s'agit d'un déficit en enzyme phytanate-oxydase. Malheureusement le régime a peu d'effet sur l'atteinte oculaire.
 L’affection est autosomique récessive (MIM 266500), le gène, sur le chromosome 10, cloné, code pour la phytanoyl-CoA hydroxylase.
Cette affection serait survenue en Scandinavie, puis aurait été disséminée par les Vikings au Moyen-Age.

S. Refsum, neurologue norvégien (1945): heredopathia atactica polyneuritiformis" (HAP)

Syn. syndrome de Refsum, hérédopathie atactique polynévritiforme, maladie de surcharge en acide phytanique, déficit en acide phytanique-oxydase, hérédopathie ataxique héméralopique polynévritiforme, hérédopathie ataxique polynévritique, mal

régime général l.m.

Ensemble des règles administratives régissant les assurances sociales, les prestations familiales et les recouvrements des cotisations pour les travailleurs salariés du commerce et de l’industrie, les assurés volontaires, les ressortissants des régimes particuliers.
1) Il comprend : la branche maladie, maternité, invalidité et la branche accidents du travail et maladie professionnelle gérés par la Caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés, la branche famille gérée par la caisse nationale des allocations familiales, la branche retraite gérée par la caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés . S’y ajoute l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (ACOSS).
2) Le régime général est le principal régime de protection sociale. Il couvre environ 48 millions d’assurés et ayants-droits.

caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés, caisse nationale des allocations familiales, caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés, agence centrale des organismes de sécurité sociale

[E3]

Édit. 2018

registre n.m.

Enregistrement continu et exhaustif des cas d’une maladie donnée dans une zone géographique déterminée, dont l’objectif est d’approfondir les connaissances sur cette maladie.
La tenue d’un tel registre est soumise à l’approbation de la CNIL. L’INSERM et la Direction générale de la santé sont destinataires de ces registres.

Rendu-Osler (angiomatose hémorragique héréditaire ou familiale de) l.f.

hereditary hemorrhagic telangiectasia, Osler-Rendu-Weber disease

Maladie familiale caractérisée par la survenue dans l'enfance d'épistaxis à répétition et, chez l'adulte jeune, de bouquets de télangiectasies et de multiples formations angiectasiques saillantes, localisés principalement à la face, sur les muqueuses buccale et nasale, parfois aux extrémités, saignant facilement et qui peuvent évoluer vers la formation d'angiomes atteignant le volume d'un pois.
Les télangiectasies seraient le résultat d'un dysfonctionnement des shunts artério-veineux.
Les hémorragies peuvent conduire à une anémie grave. La maladie peut s'accompagner de lésions viscérales, telles des fistules artério-veineuses pulmonaires, une sclérose hépatosplénique, des télangiectasies et des anévrismes artériels du tube digestif.

S’y associent des malformations multiples, dont des fistules artério-veineuses pulmonaires, qui peuvent être la cause d'embolies septiques bactériennes ou mycosiques du cerveau, voire d'emboles cruoriques responsables d'accidents ischémiques cérébraux et même d'embolies gazeuses. Des angiomes du système nerveux central ont aussi été décrits.
En ophtalmologie : larmes de sang, angiomes conjonctivaux ayant l'aspect de pétéchies, et hémorragies striées ou en nappes avec angiomes et dilatations vasculaires au fond d'œil.
L'affection est chronique, mais les symptômes ont tendance à s'atténuer avec l'âge.
C’est une phacomatose mésodermique liée à une mutation du gène codant l’endogline sur le chromosome 9q3 (locus du gène (ORW, HHT) en 9q33-q34.1). Elle se transmet en dominance régulière. (MIM 187300).

M. Rendu, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1896), W. Osler, Sir, médecin canadien, membre de l'Académie de médecine (1901)

Étym. gr. telos : fin ; aggeion : vaisseau

Syn. télangiectasie hémorragique héréditaire, télangiectasie hémorragique héréditaire de Rendu-Osler

fistule artérioveineuse pulmonaire, télangiectasie, angiome, shunt, phacomatose

[H1, J1, K1, L1, O1, P1, P2, Q3]

Édit. 2019

réserve cérébrale l. f.

Les hypothèses de « réserve cérébrale » ou « réserve cognitive » sont nées des discordances observées entre clinique démentielle et neuropathologie : la symptomatologie initiale apparaît souvent retardée, atypique, peu expressive puis une fois un certain seuil de lésions cérébrales franchi, la maladie se manifeste bruyamment et s’aggrave très rapidement.
L’implication de la réserve cérébrale en pathologie cognitive conduit à l’hypothèse de l'engagement des réseaux cérébraux accessoires dont l’activation retarderait l’expression symptomatique de la maladie et offrirait d’importantes implications préventives.

responsabilité pénale l.f.

penal responsibility

Obligation de répondre de ses actes délictuels ou criminels, inspirée du postulat du libre arbitre .
En droit pénal, elle suppose que soient réunies  la culpabilité, laquelle n'existe que si une infraction au code pénal a été commise, associant l'élément matériel à l'élément légal et l'imputabilité, laquelle s'identifie à la capacité de vouloir et de comprendre.
Depuis le droit romain, le malade mental est considéré non responsable lorsqu’il a accompli un acte sans libre arbitre ou sans discernement du fait de la maladie (articles 122-1§1 du C. pén.). Toutefois l’article 122-1 §2 introduit la notion de responsabilité atténuée du fait de la maladie lorsque le discernement ou le contrôle des actes n’apparaissent pas comme ayant été abolis.

responsabilité, responsabilité civile des malades mentaux, responsabilité pénale atténuée, responsabilité pénale des malades mentaux, responsabilité pénale médicale

Rhadinovirus

Rhadinovirus
Genre de virus à ADN de la famille des Herpesviridae, sous-famille des Gammaherpesvirinae, comportant notamment l'Herpesvirus humains 8.
L'Herpesvirus humain 8 est actuellement considéré comme l’agent étiologique de la maladie de Kaposi, de la maladie de Castleman multicentrique ainsi que de lymphomes B.

Herpesviridae, Herpesvirus humain 8, Kaposi (maladie de), Castleman (pseudotumeur de)

[D1]

rhombencéphalite de Bickerstaff l.f.

Bickerstaff's brainstem encephalitis

Encéphalite du tronc cérébral, post-infectieuse, rare, associant ophtalmoplégie externe du regard, ataxie, aréflexie des membres inférieurs, signe de Babinski et troubles de la conscience.
Les manifestations (diplopie et troubles de la marche) apparaissent après une infection des voies aériennes supérieures ou une gastro-entérite. L'ophtalmoplégie externe est progressive (dans les quatre premières semaines), et relativement symétrique. Une tétraparésie flasque et symétrique existe dans plus de la moitié des cas, avec troubles sensitifs superficiels et profonds, parésie faciale, paralysie bulbaire et oculomotrice intrinsèque, blépharoptose et nystagmus. En phase aiguë, le tableau clinique est parfois sévère ophtalmoplégie complète, diplégie faciale et tétraplégie.
L’examen du liquide céphalospinal révèle une hyperprotéinorachie avec dissociation albumino-cytologique. L’IRM permet de constater des hypersignaux dans la fosse postérieure, la substance blanche et le thalamus.
L'encéphalite de Bickerstaff survient dans les suites d'une infection par différents agents pathogènes, dont le cytomégalovirus, Campylobacter jejuni et Mycoplasma pneumoniae. Bien que les mécanismes en cause ne soient pas tous connus, la maladie est associée à la présence d'anticorps anti-gangliosides et en particulier anti-GQ1b.
Malgré un tableau clinique sévère, l'évolution de la maladie est en règle monophasique avec une rémission complète en six mois dans plus de la moitié des cas. Dans les autres cas, les séquelles peuvent être de gravité variable.

E. R. Bickerstaff, neurologue britannique (1951 et 1957)

rickettsiose n.f.

rickettsiosis

Maladie infectieuse éruptive provoquée par une bactérie du genre Rickettsia.
On distingue les rickettsioses du groupe boutonneux-pourpré (fièvre boutonneuse méditerranéenne due à Rickettsia conorii et autres rickettsioses à tiques telles que la fièvre à tiques africaine et la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses) transmises par tiques et les rickettsioses du groupe typhus (typhus exanthématique provoqué par Rickettsia prowazekii, typhus murin dû à Rickettsia typhi) transmises par déjections d'insectes. La gravité clinique de ces maladies est très variable (les plus sévères sont les infections dues à R. prowazekii et R. rickettsii). Ces infections se caractérisent par une fièvre élevée d'apparition brutale, une éruption cutanée maculopapuleuse et diverses atteintes viscérales, neurologiques, cardiovasculaires, respiratoires, rénales qui conditionnent le pronostic de la maladie. La principale anomalie physio-pathologique des rickettsioses est une augmentation de la perméabilité vasculaire. Le traitement repose essentiellement sur les tétracyclines et les fluoroquinolones.

Étym. l'appellation fait référence à H. T. Ricketts (1907)

Rickettsia

Ridley et Jopling (classification de) l.f.

Ridley and Jopling classification

Classification des différentes formes de lèpre basée sur le principe que le grand polymorphisme clinique de la maladie est fonction des capacités de défense immunitaire de l'organisme vis-à-vis du bacille de Hansen.
Cette classification introduit la notion de lèpre comme une maladie à spectre ou éventail avec, à une extrémité, la forme tuberculoïde polaire, à forte immunité cellulaire vis-à-vis du bacille de Hansen et, à l'autre extrémité, la forme lépromateuse polaire à immunité cellulaire déficiente. Entre ces deux formes il existe des formes interpolaires dites borderline, à immunité cellulaire vis-à-vis du bacille de Hansen variable et instable, appelées borderline tuberculoïde, borderline borderline et borderline lépromateuse, auxquelles est venue s'ajouter plus tard la forme indéterminée. Chacune de ces formes a un aspect clinique, histologique, bactériologique et immunologique particulier.

D. S. Ridley, W. H. Jopling, médecins britanniques (1962 et 1966)

lèpre, bacille de Hansen, lèpre tuberculoïde polaire, lèpre lépromateuse polaire, lèpre borderline, lèpre indéterminée

[D1]

Édit. 2019

risque attribuable l.m.

attributable risk

Mesure, lorsqu’un facteur de risque intervient de façon causale dans la survenue d’une maladie, de la proportion de cas de cette maladie dus à l’exposition à ce facteur de risque.
Il y a, en fait, deux formulations du risque attribuable : celui chez les sujets exposés au risque et le risque attribuable en population. P. ex., si 10% des insuffisances rénales terminales sont dues à la prise forte de doses cumulées d’un médicament, ce pourcentage présente le risque attribuable en population. Mais il est possible de démontrer que le risque attribuable chez les sujets exposés est de l’ordre de 50%. Fraction étiologique d’un risque. Il concerne les décisions en santé publique.

[E1]

Édit. 2020

risque en excès l.m.

Différence entre le risque de survenue d’une maladie chez les sujets exposés au risque et le risque de cette même maladie chez les sujets non exposés.
P. ex. toute personne peut avoir un cancer du poumon, mais les tabagiques ont un risque en excès. Le risque en excès est la différence entre le risque chez les tabagiques et celui observé en l’absence de tabagisme.

[E1]

Édit. 2020

risque (individu à) l.m.

Personne exposée à un risque plus élevé que la moyenne des individus de présenter un jour une condition particulière ou une maladie.
Par exemple, un sujet hypertendu est exposé au risque de maladie cardiovasculaire.

risque relatif l.m.

Rapport du risque de survenue d’un événement (par exemple une maladie) chez des sujets exposés à un ou plusieurs facteurs de risque, au risque de survenue du même événement chez des sujets témoins non exposés.
1) Le plus souvent, le risque relatif est le rapport des taux d’incidences cumulatives chez les exposés par rapport aux non exposés (ratio des risques).
2) Il ne peut être directement calculé que dans les enquêtes rétrospectives (cas-témoins), le risque relatif peut être estimé par le « odds ratio » lorsque la prévalence de la maladie est faible (inférieure à 5%) dans la population.

[E1]

Édit. 2020

rouget du porc l.m.

erysipelothrix infection

Infection bactérienne aigüe, due à Erysipelothrix rhusiopathiae.
La contamination s’effectue, par contact ou blessure, à partir de viande (porc ou mouton) et de poisson crus. La maladie se traduit, au niveau du point d’inoculation, par un érythème au pourtour œdématié, douloureux, parfois associé à un fébricule. Les bactériémies sont rares. Le traitement fait appel à la pénicilline G ou aux aminopénicillines ; les quinolones sont prescrites chez les sujets allergiques aux bêtalactamines. Le rouget du porc est une maladie professionnelle dans divers métiers (bouchers, cuisiniers, pêcheurs, employés d’abattoirs, etc.).

Erysipelothrix rhusopathiae

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