Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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granulome actinique l.m.

actinic granuloma

Dermatose faite de lésions papuleuses à disposition annulaire, siégeant sur les régions photoexposées de la tête et du cou chez les sujets âgés, dont l'étude histologique montre, dans le derme moyen, une zone centrale dépourvue de fibres élastiques entourée d'un infiltrat lymphohistiocytaire comportant aussi quelques cellules épithélioïdes et des cellules à corps étranger contenant des débris de fibres élastiques.
Cette image fait supposer que des altérations actiniques des fibres élastiques du derme sont à l’origine des lésions. Mais, pour certains, il s’agirait d’un simple granulome annulaire survenant sur une peau modifiée par une élastose actinique.

J. P. O'Brien, dermatologue australien (1975)

Étym. gr. aktis, aktinos : rayon lumineux

granulome éosinophile l.m.

eosinophilic granuloma

Forme chronique localisée d'histiocytose langerhansienne touchant essentiellement l'adulte jeune et concernant la peau, les muqueuses ou les os.
Les lésions cutanéo-muqueuses, végétantes, ulcérées ou verruqueuses et hémorragiques, qui correspondent au granulome éosinophile périorificiel, sont habituellement isolées, d'allure torpide, avec un pronostic souvent favorable.
Le diagnostic repose sur l'examen histologique qui montre un infiltrat polymorphe constitué de cellules histiocytaires marquées par l'anticorps antiCD1a et dans lesquelles l'étude ultrastructurale retrouve des granules de Birbeck intracytoplasmiques, ainsi que des polynucléaires éosinophiles et neutrophiles, des cellules géantes multinucléées, des lymphocytes et des plasmocytes.
Le traitement fait appel à la radiothérapie dans les formes osseuses qui, généralement, ne s'accompagnent pas de lésions cutanées.
Le granulome éosinophile facial ou granulome facial n'est pas une variété d'histiocytose langerhansienne.

Syn. histiocytose langerhansienne, granulome éosinophile des os, histiocytose X (obsolète),

granulome éosinophile parasitaire l.m.

parasitic eosinophilic granuloma

Réaction tissulaire inflammatoire constituée autour d'un parasite situé au sein d'un parenchyme.
Le type en est le granulome bilharzien formé autour des oeufs en migration dans la paroi intestinale ou vésicale, mais une lésion histologique de ce genre se rencontre de manière habituelle, même si elle ne se traduit pas toujours cliniquement, dans nombre d'helminthoses comme l'angiostrongylose, l'anisakiase (où elle réalise une tumeur nodulaire de l'estomac ou du grêle de quelques centimètres de diamètre), l'anguillulose, l'ascaridiose, certaines filarioses (mansonelloses), ou même, à titre de complication, l'oxyurose.
Il s'agit d'une réaction fibreuse, riche en cellules lymphoplasmocytaires, en éosinophiles et en cellules géantes. L'étude anatomopathologique du granulome fournit des informations sur l'état immunitaire de l'hôte, sur l'état du parasite et sur l'ancienneté de la réaction.

granulome bilharzien

granulome lipophagique l.m.

lipid granuloma

Granulome lié à la résorption macrophagique de graisses libérées dans l'hypoderme lors d'altérations du tissu adipeux ou de corps gras introduits sous la peau, et histologiquement caractérisé par la présence de cellules contenant des inclusions lipidiques qui confèrent un caractère spumeux à leur cytoplasme, et qui sont soit mono- soit multinucléées, ayant alors la morphologie de cellules de Touton.
Observé surtout dans les lésions de cystostéatonécrose ou de panniculite lobulaire, il correspond à un phénomène de réaction à corps étranger endogène qui peut compliquer secondairement n'importe quelle hypodermite : de ce fait, la constitution d'une image histologique granulomateuse sur une biopsie d'hypodermite n'est pas suffisante pour orienter à elle seule la recherche étiologique de cette hypodermite.

granulome à corps étranger endogène, oléome, paraffinome, granulome macrophagique, sclerosing lipogranuloma

granulome tuberculoïde l.m.

Amas de cellules épithélioïdes, de cellules géantes et de fibroblastes élaborant des fibres de collagène, signant une inflammation chronique et évoquant par sa structure un follicule tuberculeux sans être de nature tuberculeuse vraie.

Syn. granulome sarcoïdosique

granulopoïèse n.f.

granulopoiesis

Processus de multiplication et de maturation cellulaire conduisant à la production de granulocytes à partir de cellules souches pluripotentes avec, comme cellules intermédiaires, les progéniteurs (CFU-GM), les myéloblastes, les promyélocytes, les myélocytes et les métamyélocytes.
Chez l'adulte sain, elle se déroule dans la moelle osseuse et seuls les granulocytes matures sont mis en circulation dans le sang. En cas de myélofibrose, elle peut être déplacée dans la rate (splénomégalie myéloïde).

granulocytopoïèse, CFU-E, progéniteur

greffe de moelle osseuse   l.f.

bone marrow transplantation

Procédé thérapeutique visant à remplacer un tissu hématopoïétique altéré par des cellules souches hématopoïétiques provenant d'une moelle saine capable de reconstituer une hématopoïèse normale.
On distingue différents types de greffes:
- greffe de moelle allogénique : le donneur est génétiquement différent du receveur ;
- greffe de moelle allogénique HLA identique : le donneur et le receveur ont leurs deux haplotypes identiques pour les loci HLA-A, B, C, DP, DQ et DR ; la probabilité de trouver des haplotypes communs est beaucoup plus grande dans la fratrie que dans la liste des donneurs de moelle volontaires ;
- greffe de moelle autologue : la moelle est celle du patient, prélevée, congelée et réinjectée après chimiothérapie et/ou radiothérapie destinée à traiter généralement une affection maligne ;
- greffe de moelle syngénique : le donneur est génétiquement identique au receveur (jumeau monozygote).
Les indications de la greffe de moelle allogénique sont soit des maladies génétiques (déficits immunitaires, thalassémies, maladie de Fanconi), soit des maladies acquises (aplasie médullaire, hémopathies malignes). La moelle altérée est d'abord détruite par chimiothérapie et/ou irradiation (conditionnement) avant d'être remplacée par la moelle osseuse greffée. La procédure consiste à aspirer la moelle osseuse du donneur, endormi en salle d'opération, et de la réinjecter par perfusion intraveineuse au receveur immédiatement après.
Dans la pratique de l'autogreffe, la moelle osseuse tend de plus en plus à être remplacée par des cellules souches périphériques circulantes. Le même procédé peut aussi être utilisé dans la pratique de l'allogreffe après consentement éclairé du donneur dans des protocoles encore expérimentaux.

greffe de neurones fœtaux dans les maladies neurodégénératives l.f.

fœtal neuron grafts in neurodegenerative diseases

Techniques de thérapie cellulaire par implantation de cellules prélevées sur le cerveau fœtal.
Ces greffes visent à traiter un problème majeur de santé publique, représentant plus de 1% de la population, appelé à s'aggraver avec le vieillissement progressif de la société, et dont les thérapeutiques restent soit non validées (maladie d'Alzheimer, sclérose latérale amyotrophique, maladie de Huntington, etc.), soit suivies d'effets partiels ou transitoires (maladie de Parkinson, p. ex.).
Il peut s'agir de remplacer anatomiquement et fonctionnellement des neurones déficients par des greffes striées de neurones fœtaux dopaminergiques ou de renforcer les défenses naturelles des cellules nerveuses, avec notamment l'apport (par thérapie génique) de facteurs protéiques neuroprotecteurs.
Le potentiel thérapeutique de l'approche substitutive dans la maladie de Parkinson est réel, mais semble inégal et concerne jusqu'à présent un petit nombre de patients traités dans des centres hyperspécialisés. L'approche neuroprotectrice est en cours d'évaluation.

groupe tissulaire l.m.

leukocyte system

Caractère d'un ensemble d'individus possédant en commun un système antigénique propre à leurs lymphocytes et leucocytes neutrophiles, et sur lequel est fondée une classification des individus en fonction de leurs variétés d’antigènes leucoplaquettaires et tissulaires.
Ces antigènes appartiennent en général à un seul système principal HLA (Human Leucocyte Antigen) d’antigènes leucoplaquettaires.
Ce polymorphisme génétique (allotypie) se manifeste au niveau des structures glycoprotéiques présentes dans la membrane de la plupart des cellules de l'organisme (chez l'homme les globules rouges en sont dépourvus).
1) Ces structures (antigènes) constituent la cible principale des processus immunitaires de rejet des allogreffes. Ces dernières ne sont possibles que s'il y a une grande ressemblance entre donneur et receveur au niveau de ce complexe majeur d'histocompatibilité (CMH). Elles jouent en outre un rôle fondamental dans les processus de reconnaissance immunologique.
2) Chez l'homme, le CMH est représenté par le système HLA (chromosome 6) comprenant 4 locus : A, B, C (classe I) et D/DR (classe II).
3) Ces groupes sont différents, d'autres systèmes qui sont les uns propres aux plaquettes sanguines, d'autres propres aux granulocytes, etc.
Le système des groupes tissulaires est extrêmement complexe, il existe au moins 150 millions de combinaison d'antigènes. Ces derniers siègent sur la membrane des cellules et dépendent de gènes HLA situés sur des locus symétriques du petit bras des deux chromosomes de la sixième paire. Ce système joue un rôle essentiel dans l'histo-incompatibilité des greffes et des transplantations d'organe. Les groupes tissulaires sont indépendants du système d'antigènes érythrocytaires ABO et rhésus.

J. Dausset, hémato-immunologiste français (1958), prix Nobel de médecine en 1980

immunité, HLA, groupes tissulaires, complexe majeur d'histocompatibilité (CMH)

Gubler (taches de) l.f.p.

Taches bleu ardoisé situées sur la face interne des joues au niveau de l’orifice du canal de Sténon, liées à l’élimination salivaire du sulfure de plomb, manifestation rare du saturnisme.
Observées surtout en cas de mauvaise hygiène bucco-dentaire, elles ne réflètent ni l’ancienneté ni l’intensité de l’intoxication causale.
Gène, situé sur le locus chromosomique 17p13.1, codant pour une protéine qui joue un rôle essentiel dans la vision normale.
Cette protéine se trouve dans les cellules photo réceptrices de la rétine. Il existe deux types de cellules photoréceptrices : les bâtonnets pour la vision de faible intensité, les cones pour la lumière de forte intensité et les couleurs.
Des mutations de ce gène entraînent la dystrophie des cones et des bâtonnets et l’amaurose congénitale de Leber.

A. Gubler, médecin pharmacologue français, membre de l’Académie de médecine (1821-1879)

Syn. CORD6, CYGD, guanylate cyclase 2D, membrane (retina-specific), GUC1A4, GUC2D, GUC2D_HUMAN, LCA1, RCD2, retGC, RETGC-1, RETGC1, retinal guanylyl cyclase 1, rod outer segment membrane guanylate cyclase, ROS-GC, ROS-GC1, ROSGC

dystrophie des cônes et des bâtonnets, Leber (amaurose congénitale de)

hamartome n.m.

hamartoma

Malformation pseudo-tumorale caractérisée par une production excessive ou une distribution anormale d’éléments d’un tissu indigène ou appartenant normalement au tissu ou à l’organe d’origine.
L’angiome capillaire, l’exostose ostéo-cartilagineuse, le nævus sont des exemples d’hamartomes. Situés aux confins des tumeurs et des malformations, les hamartomes sont constitués de cellules matures et sont par définition bénins. Les hamartomes doivent être distingués des hétérotopies, caractérisés par le siège aberrant d’un tissu, d’un organe et plus fréquemment d’une glande, parfois fonctionnelle (hétérotopie pancréatique, thyroïdienne). Ils doivent être également séparés des tératomes, caractérisés par la production de cellules ou d’un tissu, étrangers, au tissu ou à l’organe d’origine. Les hamartomes sont surtout observés dans l’enfance. La sclérose tubéreuse de Bourneville et les neurofibromatoses de von Recklinghausen sont caractérisés par des hamartomes multiples et variés.

E. Albrecht, anatomopathologiste allemand (1902) ; D-M. Bourneville, neurologue français (1880) ; F. D. von Recklinghausen, anatomopathologiste allemand (1882)

Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer

sclérose tubéreuse de Bourneville, von Recklinghausen (maladie de), hétérotopie

[A3,F5,Q2,N3]

Édit. 2015

helper (cellule T) l.f.

helper T cell

Cellule T coopérant avec les cellules B dans la production des anticorps et avec d’autres cellules T dans l’immunité à médiation cellulaire.

Syn. cellule auxiliaire

immunité à médiation cellulaire

[F3]

hémangioblaste n.m.

hemangioblast

Cellule douée de potentialités hémangiopoïétiques, qui embryologiquement est issue du mésoderme splanchnopleural et donne naissance aux cellules endothéliales vasculaires, aux cellules sanguines.

[A2,F1]

Édit. 2015

hémangioblastome n.m.

hemangioblastoma

Tumeur vasculaire bénigne, de nature congénitale, unique ou multiple, qui siège en règle dans la fosse postérieure du crâne (cervelet et 4ème ventricule), la moelle épinière ou la rétine.
Elle est difficile à distinguer d’une malformation.
L'hémangioblastome réalise un petit nodule ferme, parfois hémorragique. Histologiquement, il est constitué de volumineuses cellules dites stromales disposées le long d'un réseau de capillaires anastomosés et proliférants. Ces cellules ont un cytoplasme spumeux, vacuolisé, riche en lipides ou finement fibrillaire. Leurs noyaux sont gros, de taille très inégale.
Dans un tiers des cas, les lésions s'intègrent dans la maladie familiale de von Hippel-Lindau qui associe à des degrés divers des hémangioblastomes cérébelleux ou médullaires, une angiomatose rétinienne, des kystes et des tumeurs kystiques du rein souvent malignes, des tumeurs du pancréas, des phéochromocytomes parfois bilatéraux, des tumeurs du sac endolymphatique, justifiant surveillance et dépistage systématiques. L’affection autosomique dominante est liée à des mutaions ponctuelles situées sur le bras court du chromome 3.
Dans quelques cas, l’hémangioblastome cérébellleux est responsable d’une polyglobulie secondaire à la sécrétion d'érythropoïétine. Le pronostic est très favorable après résection chirurgicale. Dans les formes familiales, il est fonction des lésions associées.
Ce terme d’hémangioblastome a remplacé celui d'angioréticulome, mais il ne permet pas d'identifier la cellule d'origine de ces tumeurs qui est toujours inconnue. Il sous-entend à tort, une malignité analogue à celle d'une tumeur du blastème.

E. von Hippel, ophtalmologiste allemand (1895) ; A.V. Lindau, anatomopathologiste suédois (1926)

Syn. angioréticulome (désuet)

maladie de von Hippel-Lindau

[N1,P2]

Édit. 2015

hémangiome pulmonaire artérioveineux l.m.

arteriovenous haemangioma

Prolifération tumorale bénigne constituée de boyaux de cellules endothéliales formant par place des capillaires, mêlés à diverses cellules stromales, ce qui la distingue des malformations vasculaires qui ne comportent pas de proliférations cellulaires.
La localisation pulmonaire est très rare.

angiome caverneux

[K4]

herpès n.m.

cold sore, herpes, herpes simplex

Infection cosmopolite fréquente bénigne due aux Simplexvirus 1 et 2, de la famille des Herpesviridae.
Après une primo-infection, symptomatique ou non, l'herpès devient récurrent in situ, à type d'herpès labial, périnarinaire, génital, anal, oculaire, fessier, etc. La lésion élémentaire est une vésicule évoluant en quelques jours vers l'érosion puis vers la croûte. La confluence des lésions réalise le bouquet d'herpès. Une adénopathie satellite est fréquente.
L'herpès peut exceptionnellement être grave : méningoencéphalite herpétique, herpès chronique de l'immunodéprimé, pustulose varioliforme de Kaposi-Juliusberg, herpès néonatal, herpès disséminé viscéral des immunodéprimés, etc.
Le diagnostic est clinique. Dans les cas douteux, le cytodiagnostic met en évidence les cellules ballonnisées et, surtout, la culture virale sur cellules fibroblastiques ou épithéliales permet d'identifier le virus. Le traitement symptomatique suffit le plus souvent. L'Aciclovir est réservé aux herpès graves ou récidivant fréquemment.

Étym. gr. herpes : dartre, de herpô : ramper

Simplexvirus, Herpesviridae, herpès chronique, herpès de la cornée, herpès et troubles neuropsychiques, herpès génital, herpes gestationis, herpès iris, herpès néonatal, herpès récurrent, neuropathies herpétiques

[D3,J1]

hétéroplasmie n.f.

L’hétéroplasmie désigne la coexistence de mitochondries normales et mutées au sein d’une même cellule ou d’un même tissu.
Les cellules eucaryotes contenant plusieurs centaines de mitochondries porteuses elles-mêmes de plusieurs centaines de copies d'ADNmt, il est possible et effectivement fréquent que les mutations affectent quelques-unes de ces copies, alors que les autres ne sont pas affectées.
Il arrive souvent que les symptômes des maladies hétéroplasmiques mitochondriales n'apparaissent qu'à l'âge adulte. La cause en est, le nombre important de divisions cellulaires nécessaires pour que des cellules comportent suffisamment de mitochondries avec des allèles mutés pour causer les symptômes. Un exemple de ce phénomène est la neuropathie optique de Leber qui ne se manifeste qu’à l’âge adulte.
L'incidence de l'hétéroplasmie sur l’ADNmt humaine n'est pas connue, puisque le nombre de personnes qui ont été soumises à des tests d'ADN mitochondrial pour des raisons autres que le diagnostic des maladies mitochondriales, est faible. L’identification généalogique des restes du Tsar mettant en évidence par hasard une hétéroplasmie a contribué à l’identification de Nicolas II de Russie,

homoplasmie

[Q2]

Édit. 2015

hidradénome à cellules claires l.m.

clear cell hidradenoma

Aspect particulier de l'hidradénome nodulaire, dû à la présence de cellules claires riches en glycogène et correspondant à l'ancien myoépithéliome à cellules claires de Lever.

W. F. Lever, dermatologiste américain (1947)

Étym. gr. hidros : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur

[P2,F5]

hidrocystome des paupières l.m.

eccrine hidrocystoma

Lésion cutanée bénigne, survenant chez l'adulte, soit solitaire, à type de petit nodule kystique, translucide, souvent entouré d'un halo bleuâtre, soit faisant partie d'un ensemble de nombreuses petites élevures jaunâtres du front ou des paupières et dont l'étude histologique révèle une cavité kystique intradermique, délimitée par deux rangées de cellules épithéliales cuboïdales et sous laquelle des canaux excréteurs eccrines peuvent s'observer.
La lésion résulte probablement d'une prolifération de cellules canaliculaires, qui provoque une rétention temporaire ou permanente de la sueur. La chaleur serait un facteur favorisant.

Étym. gr. hidros : sueur ; kustis : vessie

Syn. cystadénome eccrine

[J1,P2,F5]

high content screening l.m.

Utilisation de l'imagerie microscopique pour observer, mesurer et

analyser de multiples paramètres dans les cellules dans un dosage biologique.
By using fluorescent dyes, fluorescently labelled proteins and fluorescently labelled antibodies, events that occur within cells following the addition of compounds and ligands can be detected and quantitated.En utilisant des colorants fluorescents, des protéines ou des anticorps marqués par fluorescence, les événements qui surviennent dans les cellules après l'addition de composés et de ligands peuvent être détectés et quantifiés.

Sigle HCS

toxicogénomique, criblage à haut débit

histiocytose X pulmonaire l.f.

pulmonary histiocytosis X

Granulomatose à cellules de Langerhans, à manifestations pulmonaires prédominantes.
Parfois asymptomatique, ailleurs révélée par une toux non productive, moins fréquemment par une dyspnée d'effort, cette affection y associe souvent une fièvre modérée, une asthénie, un amaigrissement. Une fois sur dix c'est un pneumothorax uni ou bilatéral qui la révèle.
La radiographie pulmonaire montre de nombreux nodules le plus souvent inférieurs à 5 mm ou une réticulonodulation diffuse. Les nodules peuvent s'excaver à un stade avancé. La tomodensitométrie pulmonaire en haute résolution précise les lésions élémentaires qui prédominent au sommet et à la partie moyenne des poumons. Le lavage bronchoalvéolaire révèle une hypercellularité où l'on recherche des cellules de Langerhans par immunomarquage ou en microscopie électronique. On s'enquiert toujours de localisations extrathoraciques de la granulomatose, en particulier osseuse (le plus souvent crânienne, humérale ou fémorale).
L'évolution est imprévisible, une fois sur deux elle est favorable, une fois sur dix apparaît une insuffisance respiratoire progressive. On discute l'utilité des corticoïdes.

Étym. gr. histion : tissu, kutos : cellule

Syn. granulomatose pulmonaire à cellules de Langerhans, histiocytose langerhansienne

[K1]

histohybridation in situ l.f.

in situ hybridization.
Formation in vitro de molécules double-brin d'ADN, d'ARN ou d'hybrides ADN-ARN par appariement des séquences nucléotidiques complémentaires appartenant à un même brin ou à deux brins différents.
Elle peut être appliquée sur des cellules en suspension recueillies à partir de liquide biologique (sang périphérique, liquide cérébro-spinal, produit de lavage bronchoalvéolaire), de cellules cultivées in vitro, et sur coupes histologiques de tissu. Une séquence nucléique complémentaire de l’ARNm recherché est utilisée comme “sonde” ; cette sonde nucléotidique, destinée à reconnaître un fragment d’acide nucléique, est couplée à un système de détection, pour la mise en évidence de l’hybridation, système de détection qui utilise soit des radio-isotopes (sonde chaude), soit des traceurs, fluorochromes ou enzymes (sonde froide). Dans ce dernier, cas, la visualisation en microscopie photonique de l’acide nucléique recherché auquel est fixée la sonde froide, utilise des méthodes identiques à celles de l’immunohistochimie.

Syn. hybridation moléculaire

[Q1]

hormésis n.m.

hormesis

Effet protecteur d'une petite dose d'un toxique ou d'une radiation ionisante administrée quelques heures avant une application ultérieure, pour en atténuer la toxicité.
Il est suggéré par certaines études sur la prolifération cellulaire, la réparation des radiolésions cellulaires, les défenses immunologiques, l'équilibre hormonal, mais les résultats expérimentaux restent discutés.
L'hormésis est un phénomène biologique très général mettant en jeu les mécanismes de défense de l'organisme devant une agression sur les cellules, les processus de vaccination en sont un exemple. Les radiations ionisantes entraînent dans les cellules, la formation de radicaux libres toxiques. L'hormésis excite les mécanismes naturels de défense contre les radicaux libres formés en permanence à l’occasion des multiples agressions, notamment chimiques.
L'existence de l'hormésis montre que l'hypothèse d'un effet toxique proportionnel à la dose n'est pas valable pour les petites doses (relation linéaire sans seuil) inférieures au seuil toxique (de l'ordre de plusieurs dizaines de sieverts pour les radiations).

C. M. Southam, virologue et J. Ehrlich, biologiste américains (1943)

Étym. angl. hormesis néologisme gr. pour désigner l'effet de stimulation sur la croissance de moisissures induit par de faibles concentrations d'extrait de chêne) formé comme déverbal d'hormaô : se mettre en mouvement, s'exciter, se préparer

exposition, sievert

hormone antidiurétique l.f.

antidiuretic hormone

Hormone peptidique hypothalamique et posthypophysaire
- qui active la réabsorption rénale de l’eau et joue un rôle essentiel dans les mécanismes de concentration dilution de l’urine et la régulation du volume sanguin ;
- qui a également un effet vasoconstricteur  et intervient dans la production du facteur VIII et du facteur de Willebrand.
L’hormone antidiurétique est un nonapeptide produit chez l’Homme et chez de nombreux mammifères sous forme d’arginine-vasopressine, mais sous forme de lysine-vasopressine chez le Porc. 
Elle est élaborée par les noyaux supra-optique et paraventriculaire de l’hypothalamus, conduite par voie axonale en liaison avec des neurophysines jusqu’à la posthypophyse où elle s’accumule avant d’être libérée en réponse à une élévation de l’osmolalité du plasma et/ou d’une diminution du volume plasmatique. Elle se lie à un récepteur V2 situé à la face basolatérale des cellules épithéliales du tube  collecteur médullaire et cortical. Il s’ensuit une augmentation de la production d’AMP cyclique activant la protéine kinase A et entraînant ainsi une migration de l’aquaporine 2 intracellulaire vers le pôle luminal de la cellule dont elle augmente la perméabilité à l’eau, ce qui permet la réabsorption passive de l’eau le long du gradient d’osmolalité entre l’urine et les vasa-recta de la médullaire rénale créé par un mécanisme de contre-courant entre les 2 branches de l’anse de Henle.
L’effet vasoconstricteur de l’
ADH dépend du récepteur V1 présent sur les cellules musculaires  lisses des vaisseaux. Le système de signalisation est différent de celui des récepteurs V2. Il implique une activation de la phospholipase C suivie d’une augmentation de l’inositol triphosphate, puis du  calcium cytosolique.
L’administration de desmopressine, un analogue de l’
ADH, par voie parentérale et surtout nasale, constitue un traitement efficace du diabète insipide neurohypophysaire. Il existe aussi des antagonistes non peptidiques des récepteurs V2 appelés aquarétiques qui bloquent les effets de l’ADH sur la réabsorption rénale d’eau.
Une sécrétion inappropriée d’
ADH est à l’origine du syndrome de Schwartz-Bartter.
Une faible activité antidiurétique est également exercée par l’ocytocine desmopressine, autre hormone posthypophysaire.L’hormone antidiurétique, peut être dosée dans le plasma par technique radio-immunologique, en particulier au cours d’épreuves dynamiques. Ce dosage est utilisé dans l’exploration biochimique des syndromes polyuro-polydipsiques ou pour le diagnostic du syndrome de Schwartz-Bartter.
 

O. Schwartz, médecin cardiologue américain, F. Bartter, médecin endocrinologue américain (1957)

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. vasopressine, pitressine

Sigle angl. ADH

ocytocine, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH), diabète insipide neurohypophysaire, arginine-vasopressine lysine-vasopressine, hypothalamus, neurophysine, neurohypophyse, rein, AMP cyclique, protéine kinase, aquaporine, inositol triphosphate, desmopressine

[C2, M1, O4]

Édit. 2020

hormone folliculostimulante l. f. (FSH) ]

follicle stimulating hormone

Hormone gonadotrope antéhypophysaire, qui stimule d’une part, chez la femme, la croissance du follicule ovarien et le développement des cellules de la granulosa et d’autre part, chez l’homme, la croissance des cellules de Sertoli des tubes séminifères du testicule.
L’hormone folliculo-stimulante est une glycoprotéine de masse moléculaire d’environ 35 000 Da. Elle est constituée de deux chaînes alpha identiques à celles des autres gonadotropines, de l’hCG (hormone chorionique gonadotrope) placentaire et de la TSH (hormone thyrostimulante), et de deux chaînes bêta spécifiques. La FSH peut être dosée par enzymo-immunodosage ou radio-immunologie. Sa concentration plasmatique chez la femme, augmente avec l'âge. Elle est inférieure à 2,5 UI/L avant la puberté. En phase d’activité génitale, elle est de l'ordre de 5 à 10 UI/L en début de cycle menstruel, peut atteindre environ 20 UI/L en phase ovulatoire, puis diminue pendant la phase lutéale. Après la ménopause, la concentration plasmatique de FSH est élevée, habituellement entre 20 et 100 UI/L. Chez l’homme, la concentration de FSH est habituellement comprise entre 1 et 13 UI/L

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. gonadotrophine A, folliculotropine, hormone folliculotrope, prolan A (désuet) gonadostimuline, hormone gonadotrope

Sigle FSH (follicle stimulating hormone)

Granulosa, Sertoli (cellule de)

[O3,O4]

Édit. 2015

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