exposition n.f.
exposure
1) En physique, situation dans laquelle un sujet ou un objet est soumis pendant un temps donné à une action extérieure physique (radiations, chaleur, bruit, pression, vibrations, courant électrique, etc.), chimique ou biologique (ex. atmosphères polluées) éventuellement nocive.
Ce concept est important en médecine d'urgence ou du travail et en climatologie (urgences, maladies professionnelles ou dues à l'environnement, catastrophes).
La notion de surface corporelle exposée doit être complétée par trois paramètres : la durée d'action, la nocivité potentielle de l'agent actif et sa capacité d'action représentée par sa pression partielle, sa concentration ou son flux, ce qui, par simplification, se ramène à une dose, quantité totale d'énergie ou de toxique que le sujet absorbe dans le temps d'exposition. L'effet produit dépend des mécanismes physicochimiques et biologiques mis en jeu. L'effet (quelle que soit la grandeur choisie pour le représenter) est toujours une fonction non linéaire de la dose (existence d'un seuil, d'une limite de saturation ou de létalité, etc.).
2) En radioactivité, on exprime habituellement les expositions en grays, pour les doses reçues pendant un temps donné.
On exprime en «débit de dose» (grays par seconde) l'intensité des radiations ionisantes. D'une manière très contestable on passe de là en «équivalent de doses», en sieverts, pour exprimer l'effet d'une exposition sur l'Homme. Mais le sievert est une unité mal définie, par commodité elle est souvent prise en pratique comme égal au gray en se référant à l'effet des rayons X sur les tissus mous (assimilés à de l'eau).
En ce qui concerne la pollution chimique par les gaz ou les aérosols, les effets sont analogues : les gaz et les aérosols viennent contaminer les surfaces, ils peuvent ainsi pénétrer dans les tissus vivants. L'intensité de la contamination est proportionnelle à la concentration du polluant, au temps d'exposition et à la surface exposée. L'inhalation des polluants dans les voies respiratoires et leur absorption sur les parois bronchiques et alvéolaires découle d'une manière générale de la physiologie respiratoire (ventilation alvéolaire, surface pulmonaire, de l'ordre de 100 m2, échanges alvéolaires, etc.) L'effet toxique dépend de la nature du polluant, de sa concentration, de sa biodisponibilité, des processus d'élimination immédiate et d'épuration pulmonaire qui limitent la dose absorbée.
F. Haber, chimiste allemand, prix Nobel de chimie en 1918 (1868-1934)
Étym. lat. expositio : déverbal d'exponere : placer en vue sur un étalage
→ biodisponibilité, concentration, dose, énergie, gray, Haber (loi de), exposant, intensité, sievert, vibration
[G2,F2,B1,C1]
Édit. 2018