Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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toxicogénomique n.f.

Fusion des disciplines de la génomique et de la toxicologie visant à répertorier, à classifier et à gérer les effets nuisibles latents et initiaux sur la structure du génome et des niveaux d'expression (ARN, protéine, types de cellule, de tissus ou d'organe) comme conséquence de l'exposition d'un organisme à des substances environnementales 1.
Le principe consiste à évaluer les modifications du génome de cellules en cultures soumises à l'action d'une substance dangereuse. La toxicogénomique permet de visualiser les variations des gènes codant pour des protéines intervenant dans diverses fonctions de l'organisme. De ce fait, elle révèle la réactivité des cellules après un contact direct avec une substance. Cette méthode est donc très prometteuse et elle est d'ores et déjà appliquée, en particulier à des études dites de « screening »2 qui permettent de trier, parmi de nombreuses molécules, celles qui provoquent plus ou moins de réponse de la part des cellules. La toxicogénomique utilise les technologies "omiques" telles que l'expression d'ARNm à l'échelle génomique (transcriptomique), l'expression des protéines dans les tissus et les cellules (protéomique), et les profils métaboliques (métabolomique), en combinaison avec les outils bioinformatiques et la toxicologie conventionnelle.
Elle constitue de ce fait une alternative intéressante et possible à certaines expérimentations utilisant des modèles animaux. Des études sont poursuivies dans ce sens et leurs résultats sont analysés afin de définir quelle place cette méthodologie peut occuper dans l'évaluation des substances chimiques, en particulier dans le cadre du règlement REACH 3 pour lequel la préoccupation de la diminution du nombre d'animaux utilisés à des fins d'études est une priorité. Cependant, du fait de la complexité et des particularités de l'espèce humaine, aucun modèle in vivo et in vitro ne peut prétendre encore aujourd'hui être un reflet exact et complet de sa réactivité et permettre ainsi une extrapolation totale. Les phénomènes complexes de réactivité et de métabolisme se produisant au sein d'un organisme entier doivent aussi être considérés. La toxicogénomique a sans doute une place dans la caractérisation des propriétés toxiques d'une substance chimique qu'il convient de lui attribuer en fonction du niveau de pertinence des informations qu'elle procure. Pour ce faire, les études sont actuellement en cours et suivies avec toute l'attention qu'elles méritent. Les apports possibles de la toxicogénomique à l'évaluation du potentiel toxique des substances chimiques présentes dans l'environnement ont largement été évoqués au cours des réunions du Grenelle de l'environnement 4.
3 - REACH (« Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals » - en français "Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques") est un règlement européen (règlement n°1907/2006) entré en vigueur le 1er juin 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. Il s’agit de recenser, d’évaluer et de contrôler les substances chimiques fabriquées, importées, mises sur le marché européen. D’ici 2018, plus de 30 000 substances chimiques seront connues et leurs risques potentiels établis ; l’Europe disposera ainsi des moyens juridiques et techniques pour garantir à tous un haut niveau de protection contre les risques liés aux substances chimiques. Il a pour buts de protéger la santé humaine et l’environnement face aux risques potentiels des substances chimiques, d’Instaurer une information complète et transparente sur la nature et les risques des substances, du fournisseur au client final, de sécuriser la manipulation des substances chimiques par les salariés dans l’entreprise en imposant le respect de normes de sécurité et de renforcer la compétitivité de l’industrie, en particulier l’industrie chimique européenne, secteur clé de l’économie en Europe.

4 - Réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (JO Sénat du 01/11/2007 - page 1992) à la question écrite n° 00700 de Mme Marie-Thérèse Hermange, sénatrice, membre de l’Académie Nationale de Médecine (JO Sénat du 12/07/2007 - page 1248)

Étym. gr. toxicon : poison ; genesis : origine

Réf. 1 - Dictionnaire de la biotechnologie

génomique, toxicologie, criblage à haut débit, High Content Screening

[2,Les essais basés sur le screening moléculaire utilisent de nouvelles technologies telles que le criblage à haut débit « High,Throughput Screening (HTS) » et High Content Screening (HCS),développés initialement pour les besoins de l'industrie pharmace]

toxicogénomique n.f.

toxicogenomics

Fusion des disciplines de la génomique et de la toxicologie visant à répertorier, à classifier et à gérer les effets nuisibles latents et initiaux sur la structure du génome et des niveaux d'expression (ARN, protéine, types de cellule, de tissus ou d'organe) comme conséquence de l'exposition d'un organisme à des substances environnementales 1.
Le principe consiste à évaluer les modifications du génome de cellules en cultures soumises à l'action d'une substance dangereuse. La toxicogénomique permet de visualiser les variations des gènes codant pour des protéines intervenant dans diverses fonctions de l'organisme. De ce fait, elle révèle la réactivité des cellules après un contact direct avec une substance. Cette méthode est donc très prometteuse et elle est d'ores et déjà appliquée, en particulier à des études dites de « screening »2 qui permettent de trier, parmi de nombreuses molécules, celles qui provoquent plus ou moins de réponse de la part des cellules. La toxicogénomique utilise les technologies "omiques" telles que l'expression d'ARNm à l'échelle génomique (transcriptomique), l'expression des protéines dans les tissus et les cellules (protéomique), et les profils métaboliques (métabolomique), en combinaison avec les outils bioinformatiques et la toxicologie conventionnelle.
Elle constitue de ce fait une alternative intéressante et possible à certaines expérimentations utilisant des modèles animaux. Des études sont poursuivies dans ce sens et leurs résultats sont analysés afin de définir quelle place cette méthodologie peut occuper dans l'évaluation des substances chimiques, en particulier dans le cadre du règlement REACH 3 pour lequel la préoccupation de la diminution du nombre d'animaux utilisés à des fins d'études est une priorité. Cependant, du fait de la complexité et des particularités de l'espèce humaine, aucun modèle in vivo et in vitro ne peut prétendre encore aujourd'hui être un reflet exact et complet de sa réactivité et permettre ainsi une extrapolation totale. Les phénomènes complexes de réactivité et de métabolisme se produisant au sein d'un organisme entier doivent aussi être considérés. La toxicogénomique a sans doute une place dans la caractérisation des propriétés toxiques d'une substance chimique qu'il convient de lui attribuer en fonction du niveau de pertinence des informations qu'elle procure. Pour ce faire, les études sont actuellement en cours et suivies avec toute l'attention qu'elles méritent. Les apports possibles de la toxicogénomique à l'évaluation du potentiel toxique des substances chimiques présentes dans l'environnement ont largement été évoqués au cours des réunions du Grenelle de l'environnement 4.
3 - REACH (« Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals » - en français "Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques") est un règlement européen (
4 - Réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (JO Sénat du 01/11/2007 - page 1992) à la question écrite n° 00700 de

Étym. gr. toxicon : poison ; genesis : origine

Réf. 1 - Dictionnaire de la biotechnologie

génomique, toxicologie, criblage à haut débit, High Content Screening

[2,Les essais basés sur le screening moléculaire utilisent de nouvelles technologies telles que le criblage à haut débit « High,Throughput Screening (HTS) » et High Content Screening (HCS),développés initialement pour les besoins de l'industrie pharmace]