taxanes n.m.pl.
taxanes
Substances terpéniques extraites de l’if américain (Taxus brevifolia Nutt.) et de l’if d’Europe (T. sempervirens L.), agissant comme poison du fuseau et utilisées comme anticancéreux, à l’état natif (paclitaxel) ou après hémisynthèse (docétaxel).
tératogénicité n.f.
teratogenicity
Propriété d’un agent physique ou chimique capable de provoquer des malformations et/ou des troubles du développement dans la descendance d’organismes vivants.
Avant d’être autorisées à être mises sur le marché, la plupart des substances nouvelles doivent avoir été soumises à des tests de tératogénicité pour garantir leur innocuité.
Étym. gr. teras : monstre ; genesis : formation
thalidomide n.m.
thalidomide
Substance chimique de synthèse dérivée de la pipéridine (N-phtalimido-glutarimide) à propriétés hypnotiques et qui fut largement utilisée dans certains pays (sauf la France), où la mise en vente, en tant qu’hypnosédatif et tranquillisant peu toxique, avait été autorisée en 1957.
Elle se poursuivit jusqu’en 1962, lorsque les autorités de santé de plusieurs pays européens reçurent des informations convergentes alarmantes : il avait connu un vif succès en particulier auprès des femmes enceintes, mais apparaissaient de façon épidémique de graves manifestations tératogènes liées à son utilisation à des moments précis du début de la grossesse, telles qu’absence d’oreille interne, paralysie des nerfs crâniens, rhizomélies (jours J21 et J22), phocomélies (de J24 à J29), sténoses ano-rectales (J34 à J36), atteintes diverses...
A cette époque, parmi les épreuves des essais préalables auxquelles étaient obligatoirement soumises les substances médicamenteuses pouvant conduire à des applications thérapeutiques possibles, on n’avait pas envisagé l’hypothèse d’effets tératogènes et ceux-ci n’étaient pas systématiquement recherchés chez les animaux d’expérience dans les protocoles imposés. Une conséquence heureuse de cette découverte tragique fut l’insertion désormais obligatoire dans le dossier des nouveaux médicaments, en phase I, de la recherche d’effets mutagènes et d’effets tératogènes.
Or cette nouvelle molécule chimique fit la preuve de plusieurs actions pharmacologiques de grand intérêt : c’est un immunomodulateur, inhibiteur de la production de cytokines, dont le TNFα, et de l’activation du facteur de transcription NF-κB, selon des mécanismes encore mal connus. Le thalidomide continue d’être utilisé en raison d’indications ne recevant que peu de moyens thérapeutiques : réactions lépreuses de type II (érythème noueux lépreux), aphtose sévère au cours de l’infection par le VIH, lupus érythémateux cutané résistant aux autres traitements, infiltrations lymphocytaires de la peau (maladie de Jessner-Kanof), réactions chroniques du greffon contre l’hôte, formes graves de la maladie de Behçet, prurigo actinique... Les applications actuelles n’ont lieu qu’en milieu strictement hospitalier, les femmes en âge de procréer étant soumises à une contraception efficace. Ce médicament, qui reste le traitement le plus efficace des poussées d'érythème noueux d'origine lépreuse, est uniquement distribué par les pharmacies hospitalières, au titre d'une Autorisation Temporaire d'Utilisation (ATU),
Prescrite à la dose de 300-400 mg/j, le thalidomide entraîne la disparition des symptômes en une quinzaine de jours. La posologie peut être ensuite diminuée, rapidement au début (jusqu'à 100 mg/j), puis plus progressivement, la durée totale du traitement n’excédant pas 1 à 2 mois. La tératogénicité de ce médicament le fait formellement proscrire au cours de la grossesse.
Deux indications hématologiques sont d’application fréquente depuis les années quatre-vingt-dix: la réaction du greffon contre l’hôte après transplantation de cellules souches hématologiques et le myélome multiple. La thalidomide a des effets inhibiteurs sur la formation de nouveaux vaisseaux sanguins. Cette revascularisation, appelée aussi angiogenèse, est la condition indispensable à la croissance des tumeurs. En outre, la thalidomide semble avoir aussi une action sur le système immunitaire.
M. Jessner et N.B. Kanof, dermatologistes américains (1953) ; H, Behçet, dermatologiste turc (1937)
Étym. de phtalique, dérivé du naphtalène, depuis gr. naphta, et imide (amide secondaire résultant de l’action de l’ammoniac sur un
→ amélie, ectromélie, ectromèle, phocomélie, micromélie, méromélie, brachymélie, péromélie, rhizomélique
[A4,E1,G3,G4,O6,Q2,Q3]
thermoluminescence l.f.
thermoluminescence
Emission de lumière lors du chauffage de certaines substances cristallines préalablement exposées à des radiations ionisantes.
L'irradiation a porté des électrons à un état excité (passage à une énergie supérieure) métastable (transformation lente et progressive). Lorsque la substance est chauffée à une température de l'ordre de 100°C, l'agitation thermique provoque le retour des électrons à leur état fondamental. Les transitions (sauts) des électrons vers des niveaux inférieurs libèrent de l'énergie qui est émise sous forme de photons lumineux. La quantité de lumière produite est proportionnelle à la dose de radiation reçue et sa mesure (avec un photomultiplicateur) permet de calculer la dose.
La méthode est utilisée en dosimétrie courante.
thiol n.m.
thiol
1) Radical monovalent -SH.
2) Nom générique des alcools (thioalcools) et des phénols (thiophénols) dans lesquels l'atome d'oxygène est remplacé par un atome de soufre.
Pour ces substances, thiol peut aussi être une désinence : p. ex. éthanethiol (éthylmercaptan). En biochimie la fonction thiol de la cystéine se retrouve dans de nombreux sites actifs d'enzymes, tels que l'acide gras-synthétase ou la phosphoglycéraldéhyde-déshydrogénase, et dans la structure du coenzyme A.
3) Suffixe utilisé pour tout médicament à usage dermatologique employé comme succédané de l'ichtyol et obtenu en incorporant du soufre à chaud dans des huiles lourdes riches en carbures insaturés.
Syn. sulfhydryle
thrombolyse n.f.
thrombolysis
Dissolution de la fibrine (fibrinolyse) et par extension du caillot (thrombolyse, phénomène qui survient spontanément dans les huit jours dans 80% des occlusions des artères cérébrales.
La thrombolyse médicamenteuse précoce est susceptible d'accélérer la recanalisation de l'artère et donc de limiter les lésions ischémiques. Des études multicentriques sont en cours pour étudier la tolérance et l'efficacité de ces substances administrées par voie intraveineuse ou intra-artérielle in situ. Les deux risques principaux de ces traitements sont les hémorragies cérébrales et systémiques, et l'œdème cérébral favorisé par la reperfusion.
Étym. gr. thrombos : caillot ; luein : dissoudre
thromboxane n.m.
thromboxan
Acide gras à 20 carbones dérivé des prostaglandines (synthétisées à partir de l'acide arachidonique par l'action de la cyclooxygénase), qui se forme par ouverture oxydative du cycle entre les C 11 et 12 et constitution d'un pont époxyde entre ces deux C.
Les thromboxanes sont des substances douées d'activité vasoconstrictrices et broncho
tonicardiaque adj.
cardiotonic
Se dit d’une substance naturelle ou artificielle contribuant à accroitre la vigueur de la contraction cardiaque.
Les substances tonicardiaques sont dominées par des glucosides dont le chef de file est la digitaline, extraite de la digitale, et ses dérivés : digitoxine, digoxine, lanotosine C. Ont été également utilisées pour leur action tonicardiaque, la strophantine, l’ouabaïne, etc.
Syn. cardiotonique
topique digestif l.m.
topical digestive
Médicament agissant localement dans le tractus digestif.
Les topiques comportent :
- des antiacides (carbonate de calcium ; oxyde de magnésium ; hydroxyde, phosphate et silicate d’aluminium ; sucralfate, complexe de saccharose octasulfate et de polyhydroxyde d’aluminium) ; ils neutralisent chimiquement l’excès d’acide chlorhydrique gastrique ;
- des médicaments qui diminuent la sécrétion gastrique d’HCl : antagonistes des récepteurs histaminiques H2 responsables de la sécrétion d’ions H+par l’estomac(cimétidine, ranitidine, etc.) ; inhibiteurs de la pompe à protons H+K+-ATPase de la cellule pariétale gastrique (oméprazole, lansoprazole, etc.) ; misoprostol : prostaglandine analogue synthétique de la prostaglandine E1, antisécrétoire et cytoprotecteur, puissant contracturant utérin, contrindiqué chez la femme enceinte ;
- des anticholinergiques : alcaloïdes (atropine) et nombreuses substances de synthèse.
→ topique
toxiques industriels (neuropathies des) l.f.p.
neuropathies with industrial toxicants
Accidents neurologiques variés, qui doivent être bien connus en milieux de travail.
Seront cités en particulier : les triorthocrésylphosphates et les organophosphorés, à l'origine de neuropathies motrices prédominantes, simulant parfois une sclérose latérale amyotrophique ; les substances adhésives (collage des cuirs), qui entraînent des paresthésies, des myalgies et des troubles moteurs dus à des lésions axonomyéliniques ; parmi les solvants, l'acrylamide, responsable de neuropathies vasomotrices avec ataxie, acro-ostéolyse. Un cas particulier est celui des neuropathies axonales géantes par hexacarbones, notamment les toxicomanies à la colle. Sont enfin en cause le tricitrotoluène, le sulfure de carbone et les neuropathies aux nitrites récemment décrites.
transe (état de) l.m.
trance state
Altération transitoire de la conscience de soi, avec baisse de la sensibilité aux stimulus, voire transport du sujet en dehors de lui-même et du monde réel, comportements automatiques et exaltation fréquente.
Il arrive que le sujet se comporte comme s'il était habité par une autre personnalité un esprit, une divinité, ou une "force".
Ces états se rencontrent surtout dans un contexte religieux ou culturel particulier, souvent collectif (vaudou, exorcisme, etc.), sous hypnose, après prise d'alcool ou de certaines substances et lors d'une pratique poussée du yoga et du zen.
En dehors de ces circonstances (ou dans leur cadre), l'état de transe est décrit parmi les troubles dissociatifs (de conversion) dans les classifications actuelles (CIM, DSM).
→ état crépusculaire, exaltation, extase
traumatisme crânien l.m.
head trauma
Traumatisme du crâne et de l'encéphale fréquent et souvent grave qui constitue la principale cause de mortalité des jeunes gens de 15 à 25 ans et est dû le plus souvent à des accidents de la voie publique.
Leur gravité dépend de la violence du choc entrainant des lésions au point d'impact et très souvent en profondeur : lésions cutanées et sous-cutanées, osseuses et dure-mériennes, encéphaliques corticales et sous-corticales, lésions des substances blanche et grise, lésions vasculaires intracrâniennes et extra-crâniennes (dissections carotidiennes ou fistules carotidocaverneuses). A quoi il peut s'ajouter des lésions rachidiennes et médullaires.
Les traumatismes de la substance nerveuse entrainent la destruction de cellules libérant de grandes quantités de transmetteurs chimiques, notamment du glutamate, qui atteignent alors une concentration toxique. Les cellules détruites produisent la nécrose de cellules voisines qui n'étaient pas lésées initialement. Celles-ci libèrent à leur tour ces transporteurs de sorte que les lésions progressent pendant quelques heures. Des tentatives sont actuellement faites pour trouver des moyens de neutraliser le glutamate libéré.
On distingue en pratique les traumatismes graves ou bénins en fonction de l'état de conscience du blessé :
- Les traumatismes bénins sans perte de conscience ou avec une perte immédiate et brève, dont le pronostic est a priori favorable, à condition de s'assurer par scanographie qu'un hématome extradural ne soit pas en voie de constitution (il nécessiterait une évacuation en extrême urgence). De même, il peut y avoir un hématome sous-dural qui se manifeste seulement après plusieurs jours ou plusieurs semaines, d'où la nécessité d'une surveillance attentive de ces patients.
- Les traumatismes graves ayant entrainé un coma persistant doivent être hospitalisés en service spécialisé. Le pronostic est fonction de la profondeur du coma. Il est rare qu'ils justifient une intervention chirurgicale et lorsqu'ils évoluent vers la guérison, c'est souvent au prix de séquelles importantes, nerveuses ou psychiques.
→ respiratoire (centre), hématome sous-dural, hématome extradural, traumatisme crânio-encéphalique
tremblement de repos l.m.
resting tremor
Tremblement apparaissant lors d'un certain degré de relâchement musculaire, cessant à la contraction, en fait s'effaçant avec le sommeil et/ou une détente complète, et facilité par les émotions, la fatigue, la concentration intellectuelle (calcul mental).
Ces oscillations régulières sont plus marquées au membre supérieur : mouvements alternés de flexion-extension des doigts, parfois geste d'émiettement. L'EMG enregistre une période de silence électrique qui sépare deux bouffées de contraction musculaire.
Une association est possible au tremblement d'attitude (avec disparition du trouble lors d'un geste volontaire mais retour après la prise d'une attitude), ainsi qu'au tremblement d'action (présence possible d'un syndrome akinéto-hypertonique).
Autant de critères en faveur d'une maladie de Parkinson et d'autres syndromes parkinsoniens, surtout devant une distribution hémicorporelle précédant la bilatéralisation et compte tenu de l'effet positif des substances dopaminergiques.
J. Parkinson, médecin britannique (1817)
tricyclique (antidépresseur) l.m.
tricyclic antidepressant
Famille chimique homogène, disponible depuis 1957 avec l'imipramine, médicament antidépresseur de référence. En France, la clomipramine est la molécule le plus souvent utilisée.
Ces substances ont des actions anticholinergiques qui conditionnent certains effets indésirables (bouche sèche, constipation, vision trouble) et peuvent en limiter l'usage, notamment chez le sujet âgé ou en cas de glaucome ou d'affection prostatique.
tube proximal l.m.
tubulus proximalis nephroni
proximal tubule
Partie initiale du néphron faisant suite au glomérule.
Le tube proximal comporte une première portion, le tube contourné proximal, située dans le cortex, et une deuxième portion, le tube droit, plongeant dans la médullaire vers le début de la branche descendante de l'anse de Henle.
Le tube proximal est bordé de cellules épithéliales polarisées, avec un pôle apical du côté de l'urine et un pôle basolatéral du côté des liquides interstitiels du rein.
Le tube proximal a pour fonction essentielle de réabsorber la majeure partie de l'eau et des substances filtrées de telle manière que l'urine reste iso-osmotique au plasma. Le glucose est réabsorbé en quasi-totalité dans le tube proximal.
F. Henle anatomopatologiste allemand (1809-1885)
Syn. tubule proximal
ultrafiltration n.f.
ultrafiltration
Transfert du solvant d'une solution contenant des substances dissoutes, à travers une membrane semi-perméable sous l'effet d'une pression hydrostatique supérieure à celle exercée de l'autre côté de la membrane.
Ce processus permet au cours de l’hémodialyse, la soustraction d’eau chez un malade hyperhydraté. Dans le glomérule rénal, l'ultrafiltration est le processus par lequel l'eau et les petites molécules contenues dans le plasma sont séparées des protéines. L'urine primitive contenue dans l'espace de Bowman est un ultrafiltrat plasmatique.
H. Bechhold, chimiste allemand (1908)
→ filtration glomérulaire, hémofiltration, hémodialyse, dialyse
urine n.f.
urine
Liquide excrémentiel formé par le rein qui s'écoule dans l'uretère, pénètre par jets dans la vessie, où il s'accumule et d'où il est éliminé par l'urèthre.
Un adulte excrète, en moyenne 1 500 mL d'urine en 24 heures (diurèse), mais les variations sont considérables, en fonction des boissons ingérées.
L'excrétion d'urine remplit plusieurs fonctions essentielles : 1) élimination des déchets solubles du métabolisme azoté (urée, acide urique, créatinine, sels ammoniacaux, etc.) ; 2) maintien de la teneur normale en eau du sang et des tissus ; 3) maintien de la concentration ionique normale du sang, de la lymphe et des tissus, et, partant, de la pression osmotique des liquides de l'organisme ; 4) préven
Les caractéristiques de l'urine sont les suivantes : couleur jaune ambrée ou rougeâtre, odeur spéciale caractéristique, densité variant entre 1,006 et 1,025, saveur salée, point cryoscopique D de - 1,3° à - 2,2°C, pH de 4,7 à 7,3. L'urine est composée, en poids, d'environ 95 % d'eau et 5 % de composants organiques et de composants minéraux. Parmi ces derniers figurent : du chlorure de sodium (0,8 à 1 %), des phosphates alcalins (notamment des phosphates monobasique et dibasique de sodium), des sulfates et des carbonates. Les principaux composants organiques sont, par litre : urée, 20 g ; acide urique, 0,5 g ; bases xanthiques, 0,02 g ; acide hippurique, 0,75 g ; créatinine, 0,75 g ; urochrome, 0,30 g ; urobiline, de 20 à 25 mg ; porphyrine et indoxyle, traces ; indosés (acides gras volatils, acide oxalique, allantoïne, scatole, amines toxiques, hormones ou dérivés d'hormones, etc.), de 6 à 16 mg.
Étym. lat. urina (urine)
→ rein, urèthre, vessie, diurèse, équilibre hydro-électrolytique, équilibre acide-base
UGT1A1 gene sigle angl. pour UDP glucuronosyltransferase family 1 member
Gène localisé en 2q37 appartenant à la famille des gènes qui dirigent la formation des enzymes UDP-glucuronosyltransferases.
Ces enzymes dirigent la glucuronisation qui attache l’acide glycuronique à une de nombreuses substances.
Sous l’influence du gène UGT1A1 l’uridine diphosphate glucuronosyl transférase est l’unique enzyme qui dirige la glycuroconjugaison de la bilirubine permettant sa solubilité et son excrétion.
Une mutation de ce gène est à l’origine de la maladie de Gilbert du syndrome de Crigler-Najjar (types 1 et 2)
et de l’hyperbilirubinémie néonatale familiale transitoire.
Syn. BILIQTL1, bilirubin-specific UDPGT isozyme 1, GNT1, HUG-BR1, UD11-HUMAN, UDP-glucuronosyltransferase 1-A, UDP glucuronosyltransferase 1 family, polypeptide A1, UDP-glucuronosyltransferase 1A1, UDP glycosyltransferase 1 family, polypeptide A1, UDPGT, U
→ Gilbert (maladie de), bilirubine, bilirubine conjuguée, Crigler-Najjar (syndrome de)
UVA sigle m.p. pour UltraViolets A
UVA, ultraviolets A
Partie du rayonnement ultraviolet qui traverse le verre et dont les longueurs d'onde sont comprises entre 320 et 400 nm.
On distingue deux sous-groupes : les UVA longs ou UVA 1, compris entre 340 et 400 nm et les UVA courts ou UVA 2, compris entre 320 et 340 nm, qui ont une action proche des UVB notamment sur la photocarcinogénèse cutanée. Les UVA sont les principaux responsables du déclenchement des réactions de photosensibilisation, des photodermatoses idiopathiques telles que lucite estivale bénigne, hydroa vacciniforme de Bazin et de l'aggravation de certaines dermatoses photosensibles, p. ex. lupus érythémateux, porphyrie, mélasma, et du vieillissement cutané photo-induit ou dermatohéliose. Ils sont utilisés en thérapeutique pour le traitement de certaines dermatoses comme le psoriasis, le vitiligo, la pelade, le parapsoriasis en plaques, soit seuls, soit en association avec le méthoxypsoralène (PUVAthérapie, balnéoPUVAthérapie).
Bien que cela ne soit pas classique, les UVA traversent les crèmes solaires arrêtant les UVB, ainsi que les
Nuages et certains tissus clairs faits de substances synthétiques. Toutes notions qui ont leur importance dans
la recherche de la prévention des effets nocifs des UVA dont on doitégalement souligner la fausse innocuité.
E. Bazin, dermatologiste français (1862)
→ photocarcinogénèse, photosensibilité, photodermatose, lucite estivale bénigne, hydroa vacciniforme de Bazin, lupus érythémateux, porphyrie, mélasma, psoriasis, vitiligo, pelade, parapsoriasis en plaques, méthoxypsoralène
van't Hoff (loi de) l.f.
van’t Hoff law
Loi selon laquelle la pression osmotique est proportionnelle à la concentration des substances dissoutes dans le solvant.
La pression osmotique P obéit à la même loi que celle des gaz parfaits (PV = n R T) et la pression osmotique globale est la somme des pressions osmotiques partielles de chacune des espèces de molécules dissoutes. Comme la concentration est proportionnelle au nombre de molécules dissoutes par unité de volume, la pression osmotique est proportionnelle à la concentration du corps dissous.
J.H. van’t Hoff Jr, chimiste néerlandais, prix Nobel de chimie en 1901 (1852-1911)
→ gaz parfait, pression, pression oncotique, pression osmotique, pression partielle
[B1]
Édit. 2019
veinite n.f.
ven wall inflammation
Inflammation aseptique de l’endothélium veineux.
Elle peut être provoquée par l’injection intraveineuse de certaines substances chimiques irritantes. Stade inflammatoire, elle diffère de la phlébite par l’absence de thrombose. Elle peut aboutir à l’oblitération thrombotique ou scléreuse de la veine. L’utilisation thérapeutique d’injections sclérosantes (traitement des varices) relève du même mécanisme.
→ veine, phlébite, thrombose, injection sclérosante
[K4]
Édit. 2020
vénéneux adj.
venenous
Se dit d'un organisme qui produit une ou plusieurs substances toxiques dont l'action se manifeste à la suite de leur ingestion ou même par simple contact.
Les principaux organismes vénéneux sont des végétaux ou des champignons, mais il peut également s'agir de bactéries, de protozoaires, de poissons, etc. Un exemple en est fourni par la ciguatera (due à l'ingestion d'un poisson ayant lui-même ingéré un dinoflagellé élaborant une toxine particulière).
venimeux adj.
venomous
Se dit d'un animal qui produit une ou plus généralement, plusieurs substances toxiques et qui possède un appareil inoculateur destiné à injecter ce venin (dents d'un serpent, aiguillon d'un scorpion ou d'une abeille, chélicères d'une araignée, nageoire épineuse d'un poisson, etc.).
De très nombreux animaux sont venimeux. Les plus dangereux pour l'homme sont des serpents, des araignées, des scorpions, des Hyménoptères, des mollusques (cônes). C'est le cas aussi de nombreux Batraciens, de Poissons, de l'Ornithorynque, de lézards, de Myriapodes, d'Insectes, de Cnidaires (méduses), etc. Beaucoup d'Arthropodes hématophages possèdent également des salives venimeuses.
→ vénéneux, serpent (morsure de), scorpion (piqûre de), venin, araignée (morsure de)
[D2, G4]
Édit. 2020
Verner et Morrison (syndrome de) l.m.
Verner-Morrisson syndrome, watery diarrhea hypokaliema achlorhydria syndrome (WDHA)
Diarrhée aqueuse, profuse entraînant une déshydratation associée à une hypokaliémie et à une achlorhydrie gastrique secondaire à une tumeur endocrine sécrétant le vasoactive intestinal peptide (VIP).
La tumeur responsable est le plus souvent maligne, localisée dans les cellules non β des ilôts de Langerhans pancréatiques. C’est rarement un phéochromocytome. La sécrétion de VIP peut être associée à d’autres substances : somatostatine, peptide inhibiteur gastrique (GIP) et prostaglandines.
J. V. Verner, médecin interniste et A. B. Morrison, anatomopathologiste américains (1958)
Syn. VIPome
→ vasoactive intestinal peptide, vipome, phéochromocytome, somatostatine, peptide inhibiteur gastrique, prostaglandine, Zollinger-Ellison (syndrome de)
[L1, O4]
Édit. 2019
vitréolyse n.f.
vitreolyse
Induction d'une liquéfaction vitréenne (synérèse) et d'un décollement postérieur du vitré par l'injection intravitréenne d'une substance chimique.
Deux substances sont en cours d'expérimentation : la plasmine et la chondroïtinase.