hypertrophie du moi l.f.
ego hypertrophy
Surestimation de ses propres capacités et de son importance, qui se manifeste par la suffisance, l'orgueil, l'autophilie, l'égocentrisme et un sentiment de supériorité avec autoritarisme, parfois voilée d'une feinte modestie, et qui peut aller juqu'au mépris d'autrui et à la psychorigidité.
Elle représente classiquement l'élément fondamental de la personnalité paranoïaque, mais peut se retrouver dans d'autres situations à des degrés divers, pas toujours pathologiques.
À l'inverse, elle peut atteindre un niveau mégalomaniaque psychotique et/ou démentiel, notamment chez les délirants paranoïques, lors d'un accès maniaque ou dans la paralysie générale, devenue exceptionnelle.
hypertrophie fœtale l.f.
fetal hypertrophy
hypertrophie gingivale leucémique l.f.
leukemic hyperplastic gingivitis
Hypertrophie gingivale se manifestant par un gonflement rouge violacé des gencives débordant sur les dents, les recouvrant en partie ou totalement, prenant parfois un caractère hémorragique.
Elle est liée à une infiltration des gencives par des blastes leucémiques, évoquant en premier lieu une leucémie aigüe monoblastique, dont elle constitue parfois une circonstance de découverte de la maladie.
hypertrophie mammaire l.f.
breast hypertrophy
Augmentation du volume des seins au-delà des proportions normales.
Le volume moyen d’un sein considéré comme normal se situe entre 200 et 350 cm3. Entre 400 et 600 cm3, on parle d’hypertrophie modérée, entre 600 et 800 cm3 d’hypertrophie assez importante, de 800 à 1 000 cm3 elle est importante, au-delà elle est très importante, à partir de 1 500 cm3 on parle de gigantomastie. En fonction de leur consistance, on parle d’hypertrophie plastique (seins souples, homogènes, indolores) et d’hypertrophie non plastique (seins fermes, rigides, résistant aux tentatives de modelage). L’hypertrophie mammaire est dans bien des cas associée à une ptose mammaire. Le traitement chirurgical pour réduction de volume est parfois nécessaire.
→ gigantomastie, ptose mammaire
[O5]
hypertrophie pondérale du fœtus l.f.
large for gestational age fetus
hypertrophie staturale avec macroglossie et omphalocèle l.m.
macroglossia, omphalocele, adrenal cytomegaly, gigantism and hyperplastic visceromegaly
A. B. Bergman, pédiatre et J .B. Beckwith, anatomopathologiste américains (1969) ; H. R. Wiedemann, pédiatre allemand (1964)
→ Beckwith-Wiedemann (syndrome de)
hypertrophie staturale du fœtus l.f.
oversized fetal
hypertrophie staturo-pondérale du fœtus l.f.
overweight fetus
hypertrophie subcellulaire l.f.
Augmentation du volume d'un organite cellulaire, décelable le plus souvent à l'échelon ultrastructural.
C'est ainsi que l'on peut observer une hypertrophie du réticulum endoplasmique lisse sous l’action du phénobarbital ou une hypertrophie mitochondriale dans le foie alcoolique sous forme de mitochondries géantes ou mégamitochondries, parfois visibles en microscopie optique.
hypertrophie ventriculaire l.f.
ventricular hypertrophy
Augmentation pathologique de l’épaisseur des parois ventriculaires cardiaques, et du volume de la masse myocardique, limitée à l’un des deux ventricules (hypertrophie ventriculaire droite ou gauche) ou portant sur les deux (hypertrophie biventriculaire).
Elle est la conséquence possible de plusieurs phénomènes : un obstacle congénital ou acquis à l’évacuation ventriculaire, une maladie proprement myocardique (cardiomyopathie), ou une défaillance cardiaque de long cours. Elle se manifeste par des anomalies radiologiques et électrocardiographiques spécifiques.
hypertrophie ventriculaire droite l.f. (HVD)
Epaississement musculaire de la paroi du ventricule droit.L'HVD est le plus souvent une complication d'une pathologie respiratoire : bronchopneumopathie chronique obstructive, cœur pulmonaire chronique (secondaire à une altération chronique de la vascularisation pulmonaire), hypertension artérielle pulmonaire. Elle peut également être entrainée par un rétrécissement mitral, une valvulopathie pulmonaire ou tricuspide. ou par une myocardiopathie.
Le diagnostic est établi par l'échocardiographie transthoracique.
Il doit être évoqué devant des anomalies électrocardiographiques :
- déviation axiale droite avec une augmentation d’amplitude et de durée des ondes R en précordiales droites et/ou des ondes S en précordiales gauches ;
- déviation axiale droite ≥ 90° ;
- onde R ample et l’onde S réduite en V1: aspect R ou Rs avec R > 6 mm, S < 2 mm et/ou ratio R/S > 1 ;
- onde q et/ou une R élargie avec déflexion intrinsécoîde > 35 ms (QRS < 0,12 s) ;
- onde S ample et l’onde R réduite en V5-V6 : aspect (q)RS ou rS avec SV5 > 10 mm, SV6 > 3 mm, RV5-6 < 3 mm et/ou ratio R/S en V5 ≤ 0,75 ou en V6 < 0,4 ; RV1 + SV5-6 > 10,5 mm et (RDI + SDIII) – (SDI + RDIII) < 15 mm.
→ bronchopneumopathie chronique obstructive, cœur pulmonaire chronique, hypertension artérielle pulmonaire, rétrécissement mitral, myocardiopathie
[K2]
Édit. 2019
hypertrophie ventriculaire gauche l.f. (HVG)
Augmentation de la masse musculaire du ventricule gauche.
Les causes principales en sont l'hypertension artérielle et le rétrécissement aortique auxquels il faut associer l'HVG du grand sportif.
Le diagnostic est réalisé par l’échocardiographie qui objective l'épaississement du ventricule gauche.
Il peut être suspecté grâce à l’électrocardiogramme :
- grandes ondes R > 2.6 mV en V4 V5 V6 ;
- indice de Sokolow : amplitude de l'onde S en V1 + amplitude de l'onde R en V5 ou V6 > 3.5 mV ;
- aspect QS ou grande onde S en V1 et V2 ;
- zone de transition déviée vers la droite (en V2 V3) ;
- axe des QRS dévié vers la gauche, entre 0° et -30° ;
- bloc incomplet gauche ;segment ST sous-décalé avec inversion de l'onde T en V5 et V6 ;
- segment ST sus-décalé en V1 et V2.
→ rétrécissement aortique, cœur du sportif
[K2]
Édit. 2019
hypertyrosinémie n.f.
hypertyrosinemia
1) Teneur du plasma sanguin en tyrosine supérieure à la concentration normale, qui est d'environ 50 à 80 mol /L (9 à 14 mg).
Elle peut s’élever p. ex. à plus de 100 voire 500 mg/L dans certaines tyrosinémies pathologiques.
2) Affection caractérisée par une concentration élevée de tyrosine dans le sang.
→ tyrosine, hypertyrosinémie transitoire du nouveau-né, tyrosinémie de type 1, tyrosinémie de type 2, tyrosinémie de type 3, tyrosine-transaminase (déficit en)
[O4]
hyperuricémie n.f.
hyperuricemia.
Teneur du plasma sanguin en acide urique supérieure à la concentration normale, qui est d'environ 0,2 à 0,3 mmol/L, soit 30 à 50 mg/L.
Dépassant souvent 70, voire 80 mg/L, l'hyperuricémie peut être asymptomatique, ou lorsqu’elle est sévère et prolongée, provoquer des crises de goutte et des lithiases rénales. Elle n’a souvent pas de cause décelable. Liée à une dyspurinie génétiquement favorisée, elle est plus expressive dans le sexe masculin. Elle peut être induite par des excès alimentaires, la prise de certains médicaments (diurétiques) ou s’inscrire dans le tableau d’une trisomie 21, de l’hypothyroïdie, de l’hyperparathyroïdie, des glycogénoses, du saturnisme. Elle est un constituant habituel des insuffisances rénales, des syndromes myéloprolifératifs, des traitements cytolytiques. Elle s’observe enfin précocement et avec sévérité dans le sexe masculin au cours du syndrome de Lesch-Nyhan liée à un déficit en hypoxanthine-guanine-phosphoribosyl-transférase altérant la synthèse des purines.
M. Lesch, médecin cardiologue et W. Nyhan, pédiatre américains (1964)
→ goutte, lithiase urique, trisomie, Lesch-Nyhan (syndrome de), syndrome myéloprolifératif, myélome, insuffisance rénale, anémie hémolytique, saturnisme
hyperuricosurie n.f.
hyperuricuria
Excrétion urinaire de l'acide urique supérieure à 5 mmol/24 h, p. ex. à la suite d'une alimentation riche en purines.
Favorise la formation de calculs d'acide urique.
Syn. hyperuraturie, hyperuricurie
[R1,M1]
hyperuricurie n.f.
hyperuraturia, hyperuricuria
Présence d'une quantité anormalement élevée d'acide urique et d'urates dans les urines, supérieure à 5 mmol/24 h (500 mg/j).
Elle est observée chez les goutteux. Elle favorise la formation de calculs d'acide urique ou d'urates.
Syn. hyperuraturie, hyperuricosurie
hypervalinémie n.f.
hypervalinemia
1) Teneur plasmatique en valine supérieure à la valeur normale, d'environ 20 mg/L.
Elle peut dépasser 100 mg/L dans les affections qui touchent le métabolisme des acides aminés aliphatiques.
2) Affection congénitale caractérisée par une élévation de la teneur plasmatique et de l’excrétion urinaire de la valine sans augmentation des teneurs en leucine ou isoleucine.
Due à un déficit congénital, autosomique récessif, en valine transaminase, ellle se manifeste par un retard staturopondéral et déficit mental.
[H3, R1]
Édit. 2019
hypervascularisation pulmonaire l.f.
pulmonary hyperhemia
En radiologie pulmonaire, visibilité inhabituelle dans un territoire donné des artères et des veines pulmonaires en raison de l'augmentation de leur nombre et surtout de leur calibre.
Chez le sujet normal en orthostatisme, la pesanteur explique en partie que les bases soient plus vascularisées que les sommets selon le rapport 2/1.
Une hypervascularisation (hyperhémie) globale peut résulter d'un état physiologique (effort, grossesse) ou pathologique (shunt gauche-droit); localisée, elle est la conséquence d'une redistribution vasculaire.
Syn. hyperhémie vasculaire
hyperventilation n.f.
Augmentation de la quantité d’air inspiré qui entre dans les alvéoles pulmonaires et qui devient excessive par rapport à la consommation d’oxygène du sujet.
L’hyperventilation peut être volontaire ou involontaire ; elle provoque une hypocapnie.
Mot peu précis (anglicisme à éviter) qui couvre deux acceptions : l'hyperpnée, symptôme pathologique et la polypnée, réaction physiologique.
Ant. hypoventilation
→ hyperpnée, polypnée, tachypnée
[K1]
hyperventilation alvéolaire l.f.
alveolar hyperventilation
Ventilation alvéolaire supérieure à celle nécessaire pour assurer les besoins métaboliques.
L'hyperventilation peut avoir comme conséquence une hypocapnémie et une alcalose.
Plusieurs mécanismes peuvent être à l'origine d'une hyperventilation alvéolaire, le plus fréquent étant l'hyperventilation réflexe lors d'un stress, telle une prise de sang. Il peut aussi s'agir de la réponse à une hypoxémie ou à une hypercapnémie.
L'hyperventilation, par l'hypocapnie qu'elle entraine, peut aboutir à une perte de conscience, liée à une vasoconstriction artériolaire cérébrale avec une diminution du débit sanguin cérébral due à l'hypocapnie.
hyperventilation alvéolaire et psychisme l.f.
alveolar hyperventilation and psychism
Augmentation du débit ventilatoire alvéolaire se traduisant par une hypocapnie avec chute du taux de l'anhydride carbonique dans le sang (PCO2) et alcalose respiratoire (ou alcalose gazeuse).
Le rôle de l'hyperventilation dans le déclenchement de l'anxiété, de manifestations phobiques et surtout d'attaques de panique reste discuté, malgré les très nombreuses études effectuées.
Ainsi, pour certains auteurs, sur un fond de personnalité prédisposée, en particulier chez l'hystérique, l'anxiété peut s'accompagner d'une hyperventilation. S'y associent souvent des paresthésies et une tétanie. peut-être liées à une hypocalcémie en rapport avec l'alcalose respiratoire. Celles-ci contribueraient à maintenir l'état anxieux, donc l'hyperpnée, malgré le déclin de la PACO2 (PCO2 alvéolaire). Plus généralement, sera rappelée la relative fréquence des dyspnées, voire des blocpnées, dans un contexte névrotique.
On a parlé également de "phobie intéroceptive", liée aux sensations internes provoquées par l'hyperventilation et à leur interprétation dramatique. Une causalité circulaire complexe est, en fait, vraisemblable.
hyperviscosité n.f.
hyperviscosity
Augmentation de la viscosité d'un fluide circulant dans un conduit.
hyperviscosité plasmatique l.f.
plasma hyperviscosity
Augmentation de la viscosité du sang observée lors des élévations considérables de la teneur plamatique en protéines.
Les conséquences de l'hyperviscosité sont une réduction du flux sanguin et la formation de thrombus dans les capillaires qui se traduisent par plusieurs symptômes : asthénie, céphalées, troubles visuels, hémorragies muqueuses, manifestations neurologiques diverses (vertiges, ataxie et crises d'épilepsie) et surdité de transmission irréversible. Des accidents ischémiques cérébraux dans les territoires des artères de petit calibre sont possibles, surtout lorsqu’intervient une vasoconstriction artériolaire réactionnelle à une hypoxie.
Les principaux paramètres de la viscosité sanguine sont l'hématocrite, le degré d'agrégabilité et la déformabilité des hématies, ainsi que la teneur en protides (plus particulièrement le fibrinogène et les globulines).
Une hyperviscosité se rencontre dans de nombreuses circonstances pathologiques : syndrome myéloprolifératif, dysglobulinémies (myélome, maladie de Waldenström), cryoglobulinémies, hyperfibrinogénémie, hémoglobinopathie, syndrome inflammatoire, état de choc, brûlure, toxémie gravidique, diabète, hyperlipoprotéinémie, divers états néoplasiques.
Le traitement repose sur la soustraction de l'excédent de protéines du sang par plasmaphérèse.
J. Waldenström, médecin interniste suédois, membre de l'Académie de médecine (1944)
→ syndrome myéloprolifératif, hémoglobulinopathie, dysglobulinémie, myélome, Waldenström (maladie de), hyperglobulinémie, cryoglobulinémie, hyperlipoprotéinémie, hyperfibrinogénémie, plasmaphérèse
hyperviscosité sanguine l.f.
blood hyperviscosity
Augmentation de la viscosité du sang.
hypervitaminose n.f.
hypervitaminosis
Affection entrainée par l'administration de quantités excessives d'une vitamine.
On rencontre surtout des hypervitaminoses D et A.