polypnée n.f.
polypnea
Ventilation rapide et superficielle, plus forte que celle de repos (environ 8 L/min chez l'adulte), mais qui correspond généralement à des besoins métaboliques.
Physiologiquement après un effort important, la polypnée pathologique s’observe dans certaines maladies pulmonaires restreignant la capacité fonctionnelle respiratoire, et dans certaines cardiopathies. À la polypnée d’effort du début succède progressivement une polypnée permanente de repos ;
Une ventilation trop forte par rapport aux besoins métaboliques est une hyperpnée (ou hyperventilation) qui entraîne une hypocapnie (ex. respiration de Küssmaul), ce qui n'est pas le cas d'une polypnée normale.
La polypnée doit aussi être distinguée de la tachypnée, respiration rapide, souvent superficielle, qui correspond en réalité à une ventilation quantitativement plus faible que la normale, c'est-à-dire à une oligopnée.
Étym. gr. polus : beaucoup ; pnoê: respiration (mais en gr. classique : polypnoê = vent violent)
→ hyperpnée, hypocapnie, Küssmaul (respi ration de), oligopnée, tachypnée