Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cirrhogène adj

cirrhogenic

Se dit d’un processus pathologique entraînant une cirrhose hépatique.

[L1]

cirrhose après court-circuit jénuno-iléal l.f.

cirrhosis following jejunoileal bypass

Cirrhose compliquant la réalisation d'un court-circuit jéjuno-iléal pour obésité morbide.
Des anomalies des tests hépatiques et éventuellement un ictère apparaissent dans l'année qui suit l'intervention et peuvent rapidement progresser vers une insuffisance hépatique grave. Histologiquement, les lésions ressemblent souvent à celles d'une hépatite alcoolique. La suppression du court-circuit est nécessaire pour stabiliser les lésions.

stéatose, stéatohépatite, stéatonécrose, cirrhose hépatique

[L1,L2]

cirrhose hépatique n.f.

cirrhosis

Bouleversement diffus de l'architecture hépatique par une fibrose entourant des nodules hépatocytaires.
La cirrhose peut être micronodulaire (nodules de moins de 3 mm), macronodulaire ou mixte à nodules irréguliers.
Le diagnostic de cirrhose est histologique, à condition que le prélèvement de foie soit correct (taille suffisante, évitement de la zone sous-capsulaire) ; il peut cependant être porté avec une bonne sécurité sur l'association de signes d'insuffisance hépatocellulaire cliniques et/ou biologiques, d'hypertension portale cliniques et endoscopiques et d'anomalies morphologiques du foie cliniques, échographiques et/ou scanographiques. Le pronostic dépend de la cause de la cirrhose, de sa persistance éventuelle (alcoolisme, réplication virale p. ex.), de l'existence de complications (rétention hydrosodée, encéphalopathie, hémorragie digestive, infection bactérienne, dénutrition, carcinome hépatocellulaire), de la sévérité de l'insuffisance hépatocellulaire; les principaux paramètres pronostiques sont inclus dans le score de Child-Pugh, mais des scores spécifiques sont nécessaires pour certaines causes,
p. ex. les cirrhoses biliaires.

C. G. Child, chirurgien américain (1964) ; R. Pugh, hépatologue britannique (1973)

Étym. gr. kirrhos : roux

fibrose hépatique, cirrhose alcoolique

[L1]

cirrhose posthépatite virale l.f.

cirrhosis due to chronic viral hepatitis

Cirrhose liée à l'évolution d'une hépatite chronique due au virus de l'hépatite B, de l'hépatite C, et de l'hépatite D.
Le rôle d'autres virus compliquant une atteinte hépatique d'origine médicamenteuse ou toxique est possible. Les lésions peuvent ressembler à celles d'une cirrhose posthépatitique (isoniazide, papavérine, clométacine p. ex.), d'une cirrhose alcoolique (maléate de perhexiline, amiodarone p. ex.), d'une cirrhose biliaire (phénothiazine p. ex.), d'une cirrhose congestive (alcaloïdes du senecio, chimiothérapie antinéoplasique). Le diagnostic repose sur l'anamnèse.

hépatite B, hépatite C, hépatite D, cirrhose hépatique

[L1,D1]

cirrhose septale incomplète (CSI) l.f.

incomplet septal cirrhosis

La cirrhose septale incomplète fait partie des hypertensions portales intrahépatiques non cirrhotiques dites idiopathiques.
Parmi elles, figurent aussi la sclérose hépatoportale et l’hyperplasie nodulaire régénérative. Cliniquement au cours de ces hypertensions portales intrahépatiques non cirrhotiques, les manifestations d’hypertension portale dominent (hémorragies digestives, splénomégalie) alors que la fonction hépatique est préservée.
Le diagnostic repose sur l’anatomopathologie. La CSI se manifeste par des septa fibreux fins et incomplets. Il existe un rapprochement anormal des espaces portes et des veines centro-lobulaires tendant à former des nodules, la présence de vaisseaux aberrants et des troubles de
l’architecture trabéculaire proche de l’hyperplasie nodulaire régénérative. Des lésions sinusoïdales peuvent être associées et il existe d’ailleurs un over lap avec la sclérose hépato-portale et l’hyperplasie nodulaire régénérative. Le diagnostic histologique est difficile. Les septa fibreux peuvent être méconnus, mieux visualisés par la coloration de Gordon Sweet.
La pathogénie de l’affection est mal connue. Elle pourrait correspondre à une forme évoluée
de sclérose hépatoportale ou à une cirrhose en voie de régression. Le dogme de l’irréversibilité de la cirrhose n’est plus admis, en particulier les cirrhoses jeunes peuvent régresser soit spontanément soit sous l’effet du traitement, par exemple dans le cas de cirrhoses virales C. Ainsi, la CSI est généralement et classiquement considérée dans le cadre des hypertensions portales intrahépatiques non cirrhotiques idiopathiques, mais pourrait aussi faire partie du spectre des vraies cirrhoses.

hypertension portale, sclérose hépatoportale, hyperplasie nodulaire régénérative du foie

clairance n.f.

clearance

La clairance pour une substance est mesurée par le rapport entre le débit urinaire de cette substance par minute à sa concentration dans le plasma sanguin.
Cette mesure est utilisée pour explorer la fonction rénale : normalement pour une substance qui n'est ni réabsorbée, ni excrétée par les tubes, elle est égale au volume de l'ultrafiltrat par minute, soit environ 120 mL. Pour l'urée qui subit une réabsorption passive elle est normalement comprise entre 75 et 80.
On parle aussi de clairance intestinale, de clairance hépatique ou autres, lorsqu'on mesure l’épuration d'une substance plasmatique par d'autres organes que le rein.
La clairance plasmatique totale est un paramètre pharmacocinétique qui mesure l'élimination d'un médicament ou d'une autre substance par l'organisme.

D. W. Cockcroft et M. H. Gault, médecins canadiens (1976)

Étym. angl. clearance : évacuation, passage, du vieux fr. cler (clair), du lat. clarus : clair (qualificatif appliqué d'abord au son)

pharmacocinétique, créatinine (clairance de la), MDRD, Cockcroft et Gault (clairance de), cystacine

[M1,C2]

classification Métavir l.f.

La classification métavir est une appréciation anatomo-pathologique de la fibrose et de l’activité nécrotico-inflammatoire du foie.
La fibrose comprend cinq grades : F0 (absence), F1 (atteinte minime), F2 (lésions caractérisées par des septas fibreux en pont reliant deux espaces portes ou un espace porte et une veine sus-hépatique) considérée comme « significative », grade à partir duquel un traitement est habituellement proposé. Le grade F3 est pré-cirrhogène avec une fibrose arciforme qui n’est pas encore annulaire. Le grade F4 correspond à une cirrhose histologique c'est-à-dire une fibrose annulaire qui entoure des nodules de régénération.
L’activité nécrotico-inflammatoire comprend 4 grades : A0 (sans activité), A1 (activité minime), A2 (activité modérée), A3 (activité sévère).

hépatite chronique virale C, marqueurs non invasifs de fibrose hépatique

[A3,L1]

clonorchiase n.f.

clonorchiasis

Parasitose due à une douve (distomatose) vivant dans les canaux biliaires de l’homme (Clonorchis sinensis) et de différents animaux.
Le cycle évolutif du parasite est complexe et passe successivement par un petit mollusque aquatique puis par un poisson dont l’ingestion (s’il est consommé cru, peu cuit ou fumé), entraîne la contamination humaine. Les aires d’endémie sont situées en Extrême-Orient. L’affection comprend des signes généraux (myalgies, arthralgies, urticaire, éosinophilie) et des troubles hépatobiliaires (douleurs de l’hypochondre droit, ictère rétentionnel, angiocholite). À long terme, elle peut entraîner une cirrhose hépatique et un cholangiocarcinome.

[D1]

côlon ascendant l.m.

colon ascendens (TA)

ascending colon

Premier segment, vertical, du côlon compris entre le cæcum et l’angle colique droit (angle hépatique).
Il mesure environ huit à quinze centimètres de longueur. Il communique avec l’iléon par un orifice situé au-dessus de la paroi interne du cæcum, l’orifice iléo-cæcal (ou iléo-colique). Cet orifice est muni d’une valve iléo-cæcale.

[A1,L1]

Édit. 2015

coma hépatique l.m.

Hepatic coma

Trouble de la vigilance dû à une atteinte hépatique ou des anastomoses portocaves.
La pathogénie de cette encéphalopathie métabolique n'est pas élucidée, même si l’hyperammoniémie est impliquée. L'atteinte anatomique et fonctionnelle du système nerveux central est réversible.

encéphalopathie hépatique

[H1,L1]

conduit biliaire l.m.

ductus choledochus, ductus biliaris (TA)

bile duct

Segment terminal de la voie biliaire principale qui fait suite au conduit hépatique commun à partir du confluent avec le conduit cystique.
De son origine dans le bord libre du petit omentum, en arrière de la partie supérieure du duodénum, il descend en arrière de ce segment du duodénum puis en arrière de la tête du pancréas ; il traverse obliquement la paroi médiale de la portion descendante du duodénum dans laquelle il s’ouvre, soit directement, soit par l’intermédiaire de l’ampoule hépato-pancréatique.

Syn. anc. cholédoque, canal cholédoque

[A1,L1]

Édit. 2020

conduit droit du lobe caudé du foie l.m.

ductus lobi caudati dexter hepatis (TA)

right duct of caudate lobe

Conduit biliaire du lobe caudé se jetant dans le conduit hépatique droit.

[A1]

Édit. 2015

conduit gauche du lobe caudé du foie l.m.

ductus lobi caudati sinister hepatis (TA)

left duct of caudate lobe

Conduit biliaire du lobe caudé se jetant dans le conduit hépatique gauche.

[A1]

Édit. 2015

continuation azygos de la veine cave inférieure l.f.

interrupted inferior vena cava

Malformation congénitale du retour veineux au cœur dans laquelle la veine cave inférieure au lieu de se jeter dans le pôle inférieur de l’atrium droit, monte se jeter dans la veine azygos et par l’intermédiaire de celle-ci dans la veine cave supérieure.
Liée à une agénésie segmentaire de la veine cave inférieure (VCI) dans sa portion sous-hépatique, elle réalise la persistance d’une disposition embryonnaire avec dilatation du système veineux azygos à l’étage sous diaphragmatique. Cette malformation morphologique n’aurait pas en elle-même de conséquence fonctionnelle (hémodynamique ou physiologique). Mais elle peut être responsable de thrombose veineuse profonde chez l'adulte jeune. Elle peut compliquer techniquement l’établissement d’une circulation extracorporelle (CEC).
 

Syn. interruption de la veine cave inférieure

[K1, K2, K3, K4, Q2]

Édit. 2020

cresson n.m.

water cress

Végétal aquatique qui, dans les cressonnières sauvages non surveillées, peut servir de support aux métacercaires de Fasciola hepatica et dont l’ingestion entraîne alors la fasciolose humaine distomatose hépatique).

Fasciola hepatica, distomatose hépato-biliaire

[D2]

cytochrome P450 l.m.

Famille de métallo-enzymes, comportant de très nombreux membres, qui sont responsables du métabolisme oxydatif de molécules très diverses d’origine endogène (hormones stéroïdes, acides gras, vitamines, …) ou exogène (médicaments, polluants, toxiques, agen

Les membres de la famille des cytochromes P450 sont désignés par l’abréviation CYP suivie d’un numéro d’ordre, par exemple CYP 1A2, CYP 2C9, CYP 3A4, etc…, où le premier chiffre représente la famille, la lettre la sous-famille et le dernier chiffre la nature de l’enzyme. Chaque type de CYP possède une fonction différente. Par exemple, CYP1A2 permet le métabolisme de la caféine, de la théophylline, de l’imipramine et du paracétamol. D’une manière générale, les CYP permettent la détoxification et l’élimination des xénobiotiques, évitant l’accumulation dans l’organisme de substances potentiellement toxiques. Ils sont principalement exprimés dans le foie.
Chez l’Homme, le CYP 3A4 est le principal cytochrome P450 hépatique, représentant entre 30 et 50 % du total. Il permet le métabolisme et l’élimination d’environ la moitié des médicaments.

Étym. nom de cytochrome P450 attribué la nature de pigment (P) de ces molécules intracellulaires capables d’absorber fortement la lumière à la longueur d’onde 450 nm.

Abrév. CYP

cytochrome P450, xénobiotique

[C1]

Édit. 2017

cytidine-diphosphate n.m.

cytidine diphosphate

Ester pyrophosphorique de la cytidine.
Il donne du cytidine triphosphate avec l'ATP et une nucléoside-diphosphate-kinase. Il peut être hydrolysé en cytidine-monophosphate par un enzyme hépatique.

Abrév. CDP

cytidine

[C1]

débit sanguin hépatique l.m.

hepatic blood flow

Le débit sanguin hépatique peut être apprécié par les épreuves au vert d’indocyanine ou à la brome-sulfone-phtaléine.

vert d'indocyanine (épreuve au), brome-sulfone-phtaléine (épreuve à la)

décompensation n.f.

decompensation

Altération progressive ou brutale de l’état de santé survenant au cours de l’évolution de diverses maladies jusque-là latentes ou bien tolérées après la disparition des processus de suppléance.
Ce sont les décompensations des insuffisances cardiaque, pulmonaire, hépatique et rénale.
En ophtalmologie, c’est la décompensation des processus sensoriels et moteurs de suppléance d’une perturbation de l’oculomotricité
ou de la vision binoculaire (décompensation d’une hétérophorie à l’origine d’une diplopie et d’une déviation oculaire).
La décompensation peut être de nature psychologique lorsqu’elle survient après un traumatisme physique ou affectif et revêtir différents aspects : dépression, agressivité, etc.

défaillance multiviscérale l.f.

multiple organ failure, MOF

Altération fonctionnelle intéressant tout l'organisme par atteinte des principaux organes (cœur, reins, poumons, intestin, pancréas, cerveau, système nerveux périphérique, etc.) à la suite d'une hypoxie tissulaire prolongée, par collapsus circulatoire aigu, en général.
Après un état de choc plus ou moins bien compensé, des lésions viscérales multiples se manifestent et se potentialisent (anurie, hémorragie digestive, ictère, infections, etc.). La principale cause du syndrome est une hypoxie tissulaire prolongée (les durées d'hypoxie successives se cumulent), c'est pourquoi il faut assurer une réanimation efficace dès les premiers secours, sinon les soins intensifs risquent de ne pas pouvoir faire face.
Plusieurs indices de gravité ont été établis pour suivre l'évolution du syndrome, ils sont en général établis en additionnant l'indice de gravité de l'atteinte de chacune des principales fonctions, p. ex. on prend le score de Glasgow pour le système nerveux. Le score LOD (logistic organ disfunction) de Le Gall et Lemeshow (1996) prend en compte les fonctions neurologique, cardiaque, pulmonaire, rénale, hépatique et sanguine (globules blancs ou plaquettes).
En traumatologie p. ex. la défaillance multiviscérale se manifeste vers la fin de la première semaine d'hospitalisation, elle est la principale cause de décès des blessés graves.

J. R. Le Gall, médecin réanimateur français membre de l’Académie de médecine et S. Lemeshow, médecin américain (1996)

Étym. lat. fallo : manquer à ce qu'on aurait dû faire, renforcé par l'augmentatif de

accident, ASA, choc, défaillance viscérale, échelle de Glasgow-Liège, SAMU, urgence

défaillance viscérale l.f.

organ failure

Altération fonctionnelle d'un organe le rendant inapte à maintenir la vie à assez court terme.
Il faut distinguer la défaillance d'une fonction, dont la forme terminale est la détresse vitale, de l'insuffisance de la fonction, qui peut être compensée par une autre fonction. Par ex. l'insuffisance respiratoire peut être compensée par un travail cardiaque accru et par une rétention des bicarbonates par les reins : l'organisme réalise ainsi un nouvel équilibre anormal mais compatible assez longtemps avec la vie.
Différents critères ont été proposés pour définir la limite de défaillance de chaque organe, le tableau ci-dessous donne celle de Fagon et al. (1993).
Défaillance d’une fonction viscérale : au moins un des critères donnés ci-dessous

respiratoire PaO2 < 60 mm Hg=80hPa ; ventilation artificielle.
cardio-vasculaire (en l’absence d’hypovolémie) : pression artérielle systolique < 90 mm Hgavec signes d’hypoperfusion périphérique ; utilisation de médicaments inotropes ou vasopresseurs pour maintenir une PA systolique > 90 mm Hg.
rénale (en l’absence d’insuffisance rénale chronique) créatininémie > 300 µmoles/L ;diurèse < 500 mL /24 h ;nécessité d’une épuration extra-rénale.
neurologique score de Glasgow6 (en l’absence de sédation) ; apparition brutale d’un syndrome confusionnel
hépatique Bilirubine>100 µmol/L ; phosphatase alcalines> x3
hématologique hématocrite20% ; leucocytes < 2 000/mm; plaquettes< 40 000/mm3

J-Y. Fagon, médecin réanimateur français (1993)

Étym. lat. fallo : manquer à ce qu'on aurait dû faire, renforcé par l'augmentatif de

défaillance multiviscérale

déficit en cytochrome c oxydase l.m.

cytochrome c oxydase deficiency

Affection génétique concernant différents organes incluant les muscles squelettiques, le cœur, le cerveau et le foie.
Les premières manifestations débutent habituellement chez les jeunes enfants mais peuvent apparaître aussi à l’âge adulte. La sévèrité des symptômes varient d’un individu à l’autre même au sein d’une même fratrie. La fréquence est de l’ordre d’un cas pour 35 000 naissances. La fatigue musculaire avec hypotonie marque le début de l’affection et reste la seule manifestation clinique dans des formes légères. Des signes de gravité se marquent par des myopathies importantes et un dysfonctionnement sévère du cerveau (encéphalomyopathie). Chez un quart des sujets l’affection s’accompagne d’une atteinte cardiaque sous forme d’une cardiomyopathie hypertrophique responsable de signes d’insuffisance cardiaque. Une hépatomégalie avec insuffisance hépatique se rencontre plus rarement. De nombreux patients présentent une acidose lactique, reponsables de nausées et d’arythmie cardiaque. La déficience en cytochrome c oxydase est une des causes du syndrome de Leigh. Des mutations d’au moins 14 gènes sont responsables de ce déficit enzymatique ; la plupart de ceux-ci sont nucléaires (DNA nucléaire) ; cependant certains appartiennent aux mitochondries (mtDNA)

  Leigh (encéphalite nécrosante subaigüe de), SURF1 gene

dégénérescence graisseuse aigüe du foie gravidique l.f.

acute fatty liver of pregnancy

Ictère maternel grave caractérisé par une infiltration graisseuse centrolobulaire des hépatocytes.
Elle survient au troisième trimestre de la grossesse. D'évolution rapide, elle associe un ictère, une insuffisance hépatique majeure avec hypoglycémie, une coagulation intravasculaire disséminée, une insuffisance rénale et une encéphalopathie. L'échographie montre une hépatomégalie avec des opacités en « carte de géographie ». En l'absence d'une interruption rapide de la grossesse, elle s'accompagne d'une mortalité maternelle et fœtale élevée.

Étym. lat. degenerare : dégénérer

Syn. stéatose hépatique aigüe gravidique, maladie de Sheehan de la grossesse

delavirdine n.f.

delavirdine

Antirétroviral, inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse, prescrit, par voie orale, au cours du traitement de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine.
Sa prescription doit tenir compte de nombreuses interactions médicamenteuses au niveau hépatique.

delta (agent) l.m.

delta agent

Virus défectif à tropisme hépatique, partiellement dépendant du virus de l'hépatite B pour sa multiplication et son infectiosité.
Il est constitué d'un ARN viral enroulé dans une capside d'antigène delta de la viridine qui est entourée d'une enveloppe d'antigène HBs du virus de l'hépatite B (HBV). Il est actuellement classé dans le genre Deltavirus, parmi les virusoïdes.
L'infection virale delta se rencontre principalement dans le bassin méditerranéen, en Asie et en Amérique Centrale, dans les populations européennes et nord-américaines toxicomanes ou homosexuelles. Sa transmission est parentérale, sexuelle ou materno-fœtale.
L'antigène delta n'est détecté dans le sérum que dans les 4 premières semaines suivant l'infection par l'agent delta. Des anticorps antidelta de type IgM et IgG sont ultérieurement détectables. La détection des anticorps de type IgM signe habituellement la persistance de l'infection, qui sera confirmée par la détection de l'ARN de l'agent delta dans le sérum et de l'antigène delta dans le foie. Les infections B-delta seraient plus sévères que les seules infections B.

Syn. virus de l'hépatite D

hépatite delta, hépatite B, virus de l'hépatite D, virusoïde

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