dystrophies cornéennes l.f.p.
Opacités ou altérations cornéennes, la plupart du temps bilatérales et progressives, apparaissant après la naissance, sans caractère inflammatoire, ayant pour la plupart une hérédité dominante, parmi lesquelles on distingue les dystrophies antérieures, les dystrophies stromales et celles des couches postérieures.
Les dystrophies cornéennes antérieures intéressant de façon isolée ou associée l'épithélium cornéen, la membrane basale de l’épithélium, la membrane de Bowman regroupent :
-la dystrophie épithéliale juvénile de Meesman caractérisée par des microkystes de l'épithélium ;
-la dystrophie épithéliale de la membrane basale ou dystrophie de Cogan, associant des microkystes de l'épithélium et des opacités en carte de géographie ou en empreintes digitales de la membrane basale épithéliale ;
-les dystrophies de la couche de Bowman (dystrophie de Reis-Bücklers, dystrophie de Thiel-Behnke) caractérisées par des opacités en rayons de miel dans la région de la membrane de Bowman et fréquemment responsables d'érosions cornéennes récidivantes.
Parmi les dystrophies stromales il convient de rassembler :
-la dystrophie granulaire de Groenouw de type I avec une atteinte bilatérale caractérisée par le dépôt d'opacités grisâtres du stroma antérieur bien limitées dans la zone centrale de la cornée ;
-la dystrophie maculaire Groenouw de type II, caractérisées par une opacification diffuse, fine, superficielle du centre et de la périphérie de la cornée associée à des nodules grisâtres multiples à limites irrégulières ;
-la dystrophie palissadique faite de petits nodules, de tâches et d'opacités linéaires ;
-la dystrophie d’Avellino variante de la dystrophie granulaire dans laquelle on trouve des dépôts linéaires plus marqués ;
-la dystrophie gélatineuse faite d'opacités en forme de gouttes, fréquente au cours des amyloïdoses familiales ;
-la dystrophie cristalline de Schnyder faite d'opacités disciformes rehaussées de fin cristaux polychromatiques ;
-la dystrophie mouchetée faite de dépôts grisâtres de petite taille séparés par un stroma clair, étendus sur l'ensemble de la cornée ;
-la dystrophie nuageuse centrale faite de lésions grisâtres en flocons de neige à bords mal définis touchant uniquement la partie centrale du stroma ;
-la dystrophie prédescemétique constituée de dépôts ponctués et linéaires du stroma profond et qui peut être diffuse, centrale, où seulement annulaire ;
-la dystrophie stromale héréditaire congénitale constituée d'un voile diffus formé de lésions floconneuses localisées avant tout dans la partie antérieure du stroma ;
-la dystrophie postérieure amorphe caractérisée par un épaississement stromal central profond entraînant une opacification bilatérale et symétrique.
Les dystrophies des couches postérieures sont au nombre de trois :
-la dystrophie postérieure polymorphe touchant la membrane de Descemet, faite de lésions vésiculeuses et d'opacités linéaires et diffuses ;
- la dystrophie endothéliale de Fuchs manifestée initialement par l'apparition de lésions cornéennes centrales en forme de gouttes au niveau de la surface postérieure de la cornée. (cornea guttata), caratérisée par une poussière pigmentée souvent présente, avec l’apparition lors de l’évolution d’un œdème cornéen et au stade tardif parfois d’une cicatrisation fibreuse sous épithéliale avasculaire ;
-la dystrophie héréditaire endothéliale congénitale (CHED) caractérisées par une opacification nuageuse bilatérale symétrique de l'ensemble de la cornée présente à la naissance ou dans la période immédiatement postnatale.
A. Meesman, ophtalmologiste allemand (1938) ; D. G. Cogan, ophtalmologiste américain (1964) ; H. J. Thiel, ophtalmologiste et H. Behnke, médecin généticien allemands (1967) ; H. Reis, ophtalmologiste allemand (1917) ; M. Bücklers, ophtalmologiste allemand (1949) ; A. Groenouw, ophtalmologiste allemand (1890, 1933) ; W. F. Schnyder, ophtalmologiste suisse (1929) ; E. Fuchs, ophtalmologiste autrichien (1910)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
dystrophie cornéenne stromale héréditaire l.f.
stromal hereditary corneal dystrophy
Toute dystrophie cornéenne primitivement localisée au stroma (qui peut, selon l'évolution, altérer secondairement l'épithélium ou l'endothélium cornéens).
Appartiennent à ce groupe : dystrophie granuleuse de Groenouw de type I, dystrophie granuleuse de Groenouw de type II, dystrophie grillagée, dystrophie gélatineuse de la cornée, dystrophie cornéenne gélatineuse en goutte, dystrophie cornéenne cristalline de Schnyder, dystrophie de cornée mouchetée de François-Neetens, dystrophie cornéenne nuageuse centrale de François, dystrophie cornéenne postérieure polymorphe héréditaire, dystrophies prédescemétiques. Les autres causes d'opacification cornéenne congénitale ou infantile sont le glaucome, le traumatisme cornéen, la rubéole, la syphilis, les mucopolysaccharidoses, et les mucolipidoses.
A. Groenouw, ophtalmologiste allemand (1890, 1933) ; J. François, baron, membre de l’Académie de médecine et A. Neetens, ophtalmologistes belges (1957)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
dystrophie cornéenne épithéliale héréditaire l.f.
epithelial hereditary corneal dystrophy
Dystrophie cornéenne antérieure avec altération de l'épithélium cornéen ou de la membrane de Bowman.
L'expression s'applique à : dystrophie de Meesmann, dystrophie cornéenne de la membrane basale de l'épithélium, dystrophie en mosaïque de Vogt, dystrophie de Reis-Bücklers, érosions cornéennes héréditaires récidivantes, dystrophie de la membrane antérieure de Grayson, dystrophie en rayon de miel de Thiel et Behnke, dystrophie cornéenne en bandelette.
A. Meesmann, ophtalmologiste allemand (1938) ; H. Reis, ophtalmologiste allemand (1917) ; M. Bücklers, ophtalmologiste allemand (1949); M. Grayzon, ophtalmologiste américain (1966) ; H. J. Thiel, ophtalmologiste et H. Behnke, généticien allemands (1967) ; A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1921)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
→ dystrophie cornéenne en bandelette, dystrophie cornéenne juvénile épithéliale de Meesmann, dystrophie de Reis-Bücklers, dystrophie de Thiel-Behnke, dystrophie de Vogt
dystrophie cornéenne granuleuse de type I l.f.
corneal dystrophy, granular type I
Dystrophie cornéenne stromale avec opacités blanc-grisâtres à limites nettes au centre de la cornée, sous la membrane de Bowman, qui vont s'étendre vers les couches profondes et devenir confluentes.
La dystrophie commence dans la première ou seconde décennie de la vie par de discrètes opacités blanches ou grisâtres qui augmentent en profondeur et en périphérie en rayon de miel ou en carte de géographie. L'évolution se fait vers des érosions épithéliales récidivantes et une baisse de vision lente et modérée. Le centre cornéen est brumeux et la surface cornéenne légèrement irrégulière à la fluorescéïne. En histologie, il existe un dépôt uniforme de matériel PAS hyalin avec lésion initiale de la Bowman. L’indication de kératoplastie lamellaire est souvent posée lorsque les opacités atteignent les deux tiers antérieurs. Différentes formes cliniques ont été décrites : dystrophie cornéenne de Reis-Bücklers, dystrophie de Grayson, dystrophie de Thiel et Behnke. Le locus du gène (CDGG1), kératoépithéline, est en 5q31. L’affection est autosomique dominante (MIM 121900).
A. Meesmann, ophtalmologiste allemand (1938) ; H. Reis, ophtalmologiste allemand (1917) ; M. Bücklers, ophtalmologiste allemand (1949) ; M. Grayzon, ophtalmologiste américain (1966) ; H. J. Thiel, ophtalmologiste et H. Behnke, médecin généticien allemands (1967) ; A. Groenouw, ophtalmologue allemand (1890)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. dystrophie cornéenne granulaire de type I, Groenouw de type I (dystrophie cornéenne de), dystrophie cornéenne ponctuée ou nodulaire, Reis-Bücklers (dystrophie cornéenne de), Grayson (dystrophie cornéenne de), Thiel et Behnke (dystrophie cornéenne de)
dystrophie réticulée de l'épithélium pigmenté rétinien l.f.
reticular dystrophy of retinal pigment epithelium
Dystrophie pigmentée en réseau ou filet du pôle postérieur rétinien observée sur trois générations, avec aspect de "nœuds" au niveau du croisement des mailles.
Elle ressemble à la dystrophie de Sjögren, mais il existe d'autres dystrophies réticulées de même type et parfois individualisées, en particulier la dystrophie de Benedict et Werner où les pigmentations semblent plus marquées que pour la dystrophie réticulée de Sjögren, de transmission autosomique dominante, avec ERG normal. Une autre dystrophie est celle de O'Donnell-Schatz-Reid-Green avec rétine poivre et sel et lésions plus évidentes en angiographie, ERG normal ou légèrement altéré et EOG anormal. L’affection est autosomique dominante (MIM 179840).
R. C. Hsieh, ophtalmologiste américain (1977) ; H. S. C. Sjögren, ophtalmologue suédois (1950) ; O. Benedikt et W. Werner, ophtalmologistes autrichiens (1971) ; F. E. O’Donnell, H. Schatz, P. Reid, W. R. Green, ophtalmologistes américains (1979)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. O'Donnell, Schatz, Reid et Green (maladie de), Benedikt et Werner (maladie de)
Walker-Warburg (syndrome de) l.m.
muscular dystrophy-dystroglycanopathy (congenital with brain and eye anomalies), type a 14
Forme rare de dystrophie musculaire congénitale associée à des anomalies cérébrales et oculaires.
La prévalence est estimée à 1/60 500. Sa distribution est mondiale.
L’affection se manifeste à la naissance par une hypotonie sévère généralisée, une faiblesse musculaire, un développement psychomoteur absent ou très pauvre, une atteinte oculaire et des convulsions. L'IRM cérébrale montre une lissencéphalie pavimenteuse de type II, une hydrocéphalie et une hypoplasie sévère du tronc cérébral et du cervelet (malformation de Dandy-Walker). Des anomalies de la substance blanche sont aussi observées. Les examens complémentaires montrent en général une élévation de la créatine kinase, des signes histopathologiques de dystrophie musculaire/myopathie et une diminution de l'activité de l'alpha-dystroglycane. Les diagnostics différentiels sont les autres causes de dystrophie musculaire et de myopathie congénitale. Ce syndrome est la forme la plus sévère de dystrophie musculaire congénitaleie ; la plupart des enfants décèdent avant l'âge de trois ans.
L’affection est due à une O-glycosylation anormale de l'alpha-dystroglycane qui entraîne, en plus des anomalies cérébrales, une dystrophie musculaire congénitale.
Plusieurs gènes codant les protéines O-Mannosyltransférases 1 et 2 (POMT1 et POMT2 ; GMPPB) ont été impliqués. Des mutations d'autres gènes de la glycosylation de l'alpha-dystroglycane ont été trouvées dans certains cas (FKTN, LARGE, FKRP et POMGNT1). Une mutation du gène COL4A1 sans rapport direct avec les modifications post-traductionnelles de l'alpha-dystroglycane a aussi été identifiée. La transmission est autosomique récessive
Le diagnostic prénatal est possible dans les familles où les mutations sont connues. L'échographie prénatale après 22 à 25 semaines et l'IRM fœtale à 30 semaines d'âge gestationnel peuvent être utiles au diagnostic en l'absence d'anomalie moléculaire connue.
Réf. Orphanet, H. Schachter et J. Vajsar (2011)
→ lissencéphalie, hydrocéphalie, Dandy-Walker (syndrome), dystroglycanopathies, FKTN, FKRP, POMT1, ISPD, LARGE, POMGnT1, GMPPB, COL4A1, protein O-mannosyl-transferases
dystrophies des ceintures l.f.p.
limb-girdle muscular dystrophies
Groupe hétérogène isolé des dystrophies musculaires progressives de Duchenne et des dystrophies facioscapulohumérales : myopathies atteignant les deux sexes, touchant les muscles des ceintures et épargnant la face, d'hérédité autosomique récessive, avec un grand nombre de formes sporadiques.
Ce groupe rare s'est encore réduit au profit d'autres entités telles que la dystrophie musculaire de Becker, la dystrophie musculaire récessive sévère de l'enfant (SCARMD),les amyotrophies spinales progressives, les myosites inflammatoires ou à inclusions, les myopathies métaboliques ou certaines dystrophies musculaires congénitales révélées chez l'adulte. Les progrès génétiques y contribuent.
Actuellement, demeurent trois entités :
- la dystrophie à début précoce (de 8 à 23 ans), dont la transmission autosomique récessive apparaît surtout dans des régions à haut taux de consanguinité (La Réunion), soit pelvienne, soit scapulohumérale, de gravité variable, y compris dans une même famille ;
- la dystrophie à début tardif (de 30 à 50 ans), autosomique dominante, peu sévère, d'évolution très lente ;
- la myopathie du quadriceps chez l'adulte, de nosologie discutée, à distinguer p. ex. d'atrophies neurogènes, et dont les rares cas familiaux se rapprochent des formes autosomiques récessives.
L'imagerie, l'électromyogramme et la biopsie confirment notamment le caractère myogène.
Une liaison au chromosome 5q a été établie dans certains types autosomiques dominants, et aux chromosomes 15q (forme réunionnaise) et 2p dans les types autosomiques récessifs.
D'autres regroupements nosologiques sont envisagés.
J. N. Walton, Sir, et F. J. Nattrass, médecins britanniques (1954)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
dystrophie en réseau de l'épithélium pigmenté rétinien l.f.
patterned dystrophy of retinal pigment epithelium
Coexistence de la dystrophie de Sjögren, de la dystrophie macroréticulaire et de la dystrophie en aile de papillon intrafamiliale.
Il s'agit probablement d'une même affection, proche de la dystrophie de Sjögren, à différents stades de son évolution ou avec une expression variable. L’affection est autosomique dominante (MIM 169150).
M. F. Marmor et B. Byers, ophtalmologistes américains (1977)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. Marmor et Byers (dystrophie macroréticulaire de l'épithélium pigmenté de)
dystrophie grillagée granuleuse d'Avellino l.f.
granular/lattice corneal dystrophy Avellino’s form
Variété de dystrophie grillagée de la cornée de type I qui combine les altérations grillagées aux altérations granuleuses de la dystrophie de Groenouw de type I.
Elle commence par des dépôts granuleux. L’affection est autosomique dominante (MIM 122200).Le gène a été localisé au même endroit que pour la dystrophie grillagée de la cornée de type I, et la dystrophie granuleuse de Groenouw de type I en 5q31 (bêta ig-h3, (MIM 601692).
R. Foldberg, ophtalmologiste américain (1988)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir ; Avellino : province italienne d’où proviennent les personnes atteintes de cette affection
dystrophie musculaire des ceintures l.f.
limb girdl muscular dystrophy (LGMD)
Maladie héréditaire caractérisée par une atrophie congénitale de certains muscles des ceintures scapulaire ou pelvienne, à transmission dominante ou récessive.
Une classification de ces dystrophies dominantes (LGMD 1A, B, C) et récessives (LGMD 2A, B, C, D, E, F, G, H, I) peut être faite en fonction de la localisation du gène muté et de la protéine déficiente. Par exemple, la dystrophie 1A touche la myotiline dont le gène est en 5q31 ; la dystrophie 1C touche la cavéoline 3 en 3p25 ; la dystrophie sévère de l’enfant 2D (“ SCARMD ”) touche l’adhaline ou α-sarcoglycane ; la dystrophie 2A touche la calpaïne 3 en 15q15.
J. N. Walton, Sir, et F. J. Nattrass, neurologues britanniques (1954)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. myopathies des ceintures, Walton et Nattrass (myopathie de)
dystrophie musculaire facioscapulo-humérale l.f.
facioscapulohumeral muscular dystrophy
Myopathie de la face et de l'épaule sans myotonie débutant dans l'adolescence.
Forme fréquente de dystrophie musculaire, plus tardive que la maladie de Duchenne et d'évolution très lente. Son diagnostic est à la fois clinique et génétique.
En clinique, elle débute par des atteintes des muscles : de la face (occlusion incomplète des yeux pendant le sommeil, signe le plus précoce, apparaissant le plus souvent vers trois ou quatre ans, rire transversal, inexpressivité faciale), de la ceinture scapulaire (grand pectoral, grand dentelé avec "scapula alata"), périhuméraux (atrophie du biceps et du triceps, contrastant avec des avant-bras normaux ou hypertrophiques:" avant-bras de Popeye"). Une extension tardive se fait aux muscles du tronc. L'atteinte des membres inférieurs est tardive. L'asymétrie n'est pas rare. L'EMG et la biopsie musculaire contribuent à distinguer cette dystrophie musculaire de certaines amyotrophies spinales donnant lieu à un phénotype voisin.
La variabilité phénotypique, mais également de sévérité, est grande. Dans une même famille, des formes peuvent être frustes, voire méconnues, d'autres au contraire extensives.
Il reste qu'une activité généralement subnormale jusqu'à 30 ou 40 ans et une espérance de vie non significativement modifiée peuvent donner à cette affection une fausse réputation de bénignité.
La transmission est autosomique dominante, liée à une délétion de l'extrémité télomérique du bras long du chromosome 4 en 4q35, mais avec une hétérogénéité génétique et une expression très variable. La situation des myopathies scapulopéronières, auparavant tenues pour des variantes de la dystrophie musculaire facioscapulohumérale, semble désormais autonome, avec une liaison possible au chromosome 12. Le diagnostic présymptomatique de la dystrophie musculaire facioscapulohumérale doit être très prudent et porté par une consultation génétique expérimentée.
L. Landouzy, médecin interniste et J. Dejerine, neurologue français, membres de l’Académie de médecine (1884, 1885 et 1886)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. dystrophie musculaire faciohumérale, dystrophie musculaire de Landouzy-Déjerine
Alström (syndrome d') l.m.
Alström syndrome
Affection polysystémique rare comportant une dégénérescence rétinienne de type "cone-rod", une obésité trunculaire précoce, une surdité, une cardiomyopathie dilatée, une néphrite chronique et un diabète sucré, entrant dans le cadre des ciliopathies.
L'affection commence dans les cinq premières années de la vie, souvent dès la première. Les traits du visage sont épais, les mains et les pieds sont larges, les doigts et orteils courts et boudinés. Les premiers signes peuvent être une cardiomyopathie dilatée sévère dès les premiers mois de vie. Le nystagmus est en général constaté dans cette période, la photophobie et l'électrorétinogramme signent une atteinte sévère des cônes et miment une achromatopsie congénitale ou une dystrophie des cônes. Mais l'obésité est déjà présente et la dystrophie évolue dès l'enfance vers une atteinte rétinienne globale sévère, accompagnée d'une surdité neurosensorielle progressive. Il existe pour les garçons un défaut de biosynthèse en testostérone, une courte stature et une virilisation normale. Apparaissent ensuite un diabète par insulinorésistance et une néphrite chronique souvent cause du décès entre 20 et 40 ans. La sévérité de cette affection est fonction de l'atteinte rétinienne, de la dystrophie, du syndrome de Bardet Biedl avec des aspects ophtalmoscopique et électrorétinographique comparables ; elle s’en différencie par l’absence de polydactylie, de syndactylies et les troubles mentaux sont absents ou légers. Plusieurs mutations ont été notées sur le gène ALM1, localisé en 2p13-p14, entraînant une altération de la fonction ciliaire. L’affection est autosomique récessive (MIM 203800).
C. H. Alström, neuropsychiatre suédois (1959) ; J. Bardet, ophtalmologiste français (1920) ; A. Biedl, anatomopathologiste austro-hongrois (1922)
Syn. syndrome optorétinodiabétique
→ Bardet-Biedl (syndrome de), ciliopathie, cone-rod dystrophie
[K2, M1, O1, O4, P1, P2, R1, Q2]
Édit. 2020
calpaïnes n.f.p.
Famille de cystéine protéases neutres activées par le calcium, inhibées par un inhibiteur endogène, la calpastatine et responsables de la lyse de protéines cytosoliques dont l’inhibiteur du facteur de transcription NF-kB (IkB)
Il existe 2 isoformes essentielles de l’enzyme, la calpaïne µ ou 1 activée par des concentrations micromolaires de calcium et la calpaïne m ou 2 activée par des concentrations millimolaires. Ces 2 isoformes forment des hétérodimères avec une sous-unité régulatrice commune (calpaïne4/CAPNS1). Ces hétérodimères sont activés par le calcium ou, aussi, par des kinases contrôlées par des agonistes extracellulaires (« extracellular signal-regulated kinases » ou ERK). Le rôle physiologique des calpaïnes a été étudié chez la souris par invalidation de leurs gènes (Capn1 et Capn2). Elles sont indispensables au développement embryonnaire, en particulier celui du cœur et des vaisseaux. Chez l’adulte, elles sont impliquées dans l’hypertrophie et la fibrose interstitielle pathologiques du myocarde. D’autres isoformes ont été découvertes ultérieurement. On en compte actuellement 15. Une mutation de la calpaïne 3 exprimée dans le muscle squelettique est responsable d’une dystrophie musculaire appelée dystrophie des membres et de la taille (« limb girdle dystrophy ») ou dystrophie de Erb.
W. H. Erb, neuropathologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1891)
→ calpastatine, Erb (myopathie d')
[C1,I4]
dystrophie grillagée de la cornée de type I l.f.
corneal dystrophy lattice type I
Dystrophie cornéenne stromale antérieure qui commence dès la première décennie de la vie par de petites taches sous la Bowman et de fines opacités linéaires en forme de grille sur la Bowman, plus marquées au centre de la cornée et sans vascularisation au limbe.
L'affection est bilatérale, il s'agit d'une amyloïdose cornéenne isolée, et les signes cliniques apparaissent dans la 4ème décennie par épaississement des opacités linéaires qui prennent un aspect de lignes radiaires, une photophobie et des érosions récidivantes responsables d'opacification progressive et de trouble visuel. L’affection est autosomique dominante (MIM 122200). Le gène à été localisé au même endroit que pour la dystrophie grillagée granuleuse d'Avellino, et la dystrophie granuleuse de Groenouw de type I en 5q31.
O. Haab, ophtalmologiste suisse (1899)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. LCD, LCD1, dystrophie grillagée cornéenne, Biber-Haab-Dimmer (dystrophie de)
dystrophies musculaires l.f.p.
muscular dystrophies
Ensemble d'affections génétiquement déterminées, responsables d'une faiblesse musculaire progressive avec atrophie, touchant la fibre du muscle squelettique, avec altérations à type de nécrose, dégénérescence graisseuse, prolifération fibreuse et régénération.
Selon des critères toujours affinés, à la fois cliniques, anatomopathologiques, génétiques et concernant de plus en plus des anomalies protéiques causales, peuvent être actuellement distinguées les formes suivantes :
- dystrophie musculaire de Duchenne, la plus fréquentes et la plus sévère des dystrophies musculaires progressives liées au chromosome X, rapprochée maintenant de la dystrophie pseudohypertrophique de Becker, à évolution lente, et des SCARMD chez l'enfant ("severe autosomic recessive muscular dystrophies", prédominant aux ceintures et ayant pour origine l'adhaline, glycoprotéine membranaire) ;
- dystrophies musculaires congénitales et leurs deux formes principales : occidentale, d'expression purement musculaire, et japonaise, comportant des anomalies de développement du système nerveux central ;
- dystrophie musculaire facioscapulohumérale (centrée autour de la forme décrite par L. Landouzy et J. Dejerine) ;
- dystrophies musculaires des ceintures, hétérogènes, et qui semblent devoir comprendre, en clinique, toutes les dystrophies musculaires avec atteinte proximale des membres chez l'adolescent et l'adulte ;
- dystrophies musculaires oculopharyngées, à début tardif et d'installation progressive, associant ptosis et dysphagie ;
- dystrophies musculaires d'Emery-Dreifuss, masculines, précoces, huméropéronières, avec rétractions, associées à des troubles de la conduction cardiaque ;
- myopathies distales, aux confins des dystrophies musculaires, à début soit précoce (avec notamment steppage), soit tardif (débutant sur les muscles extenseurs du pouce et de l'index, s'étendant aux extrémités des membres supérieurs puis inférieurs).
A. E. Emery, médecin généticien britannique et F. E. Dreifuss, neurologue américain (1966) ; L. Landouzy et J. Dejerine, médecins français, membres de l’Académie de médecine (1884, 1885, 1886) ; P. E. Becker, médecin généticien allemand (1955) ; G. Duchenne de Boulogne, neurologue français (1858)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
ataxie héréditaire cérébelleuse de Pierre Marie l.f.
Pierre Marie’s heréditary cerebellar ataxia
Ataxie d'apparition tardive avec mouvements choréiques, athétose et Syndrome pyramidal.
Affection hétérogène d'autonomie discutée qui représente probablement plusieurs affections à atrophie olivoponto-cérébelleuses. Le début se fait dans l'enfance ou à l'âge adulte avec des difficultés de langage, puis apparaît une dysphagie, et enfin une démence. Au niveau des yeux, on trouve ptosis, nystagmus, strabisme, ophtalmoplégie, anisocorie, signe d'Argyll-Robertson, rétinite pigmentaire et atrophie optique. La dystrophie rétinienne peut être de type cone-rod ou une véritable dystrophie des cônes (Bjork 1956), elle peut précéder ou suivre les signes neurologiques.
L’affection est autosomique dominante (MIM 117200).
P. Marie, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1893)
Étym. gr. a : priv. ; taxis : ordre
Becker (dystrophie musculaire pseudohypertrophique de) l.f.
Becker’s muscular dystrophy
Maladie de la dystrophine, progressive, sans myotonie, liée au chromosome X.
En majorité masculine, elle est moins sévère que la dystrophie de Duchenne. Elle débute à un âge variable, en moyenne à 12 ans, avec des extrêmes entre 2 et 45 ans et permet d'atteindre un âge assez avancé. Caractérisée par des troubles de la marche survenant vers 30 ans avec rétractions tendineuses (parfois marche sur la pointe des pieds), pseudohypertrophie des mollets, signe de Gowers et déficit des muscles de la ceinture. Les causes de décès, en moyenne à 42 ans, sont les pneumopathies et la défaillance cardiaque. A l’examen oculaire il existe un ptosis.
Les modifications anatomopathologiques sont proches de celles observées dans la maladie de Duchenne, avec de grandes variations de taille des fibres, des aspects dégénératifs et régénératifs.
Il s'agit d'une difficulté à la décontraction, secondaire à un état d'hyperexcitabilité de la membrane de la fibre musculaire. Le taux de créatinine phosphotéinase est élevé. L'étude de la dystrophine met en évidence une diminution du signal et des aspects de discontinuité membranaire. Elle est de structure altérée, souvent de petite taille.
Elle comporte une altération du gène de la dystrophine dont la disparition est moins complète et plus tardive que dans la dystrophie musculaire progressive pseudohypertrophique de Duchenne et Becker. Les filles sont porteuses, les malades ont des enfants et la maladie est allélique avec la maladie de Duchenne. Le gène (DMD ou BMD) est localisé en Xp21.2. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 310200.0018 et 310200.0019). Un conseil génétique est possible, fondé sur l'histoire familiale, les études génétiques familiales, le dosage de l'activité créatinokinase, la détermination du sexe par l'étude de liquide amniotique. Le diagnostic prénatal par biopsie trophoblastique peut permettre de retrouver l'anomalie génétique. La biologie moléculaire sur les villosités choriales utilise les mêmes sondes d'ADN que pour la maladie de Duchenne.
P. E. Becker, neurologue et généticien allemand (1955)
Syn. myopathie de Becker, maladie de Becker
→ dystrophie musculaire progressive pseudohypertrophique de Duchenne et Becker, Duchenne (maladie de), DMD gene
Édit. 2017
Cohen (syndrome de) l.m.
Cohen’s syndrome
Syndrome malformatif associant microcéphalie, retard mental, hypotonie, obésité, dysmorphie faciale avec incisives proéminentes, et dystrophie choriorétinienne.
Le retard mental est modéré. Le facies caractéristique n'est réellement évident qu'après 5 ou 6 ans (il permet de différencier la maladie des affections qui lui ressemblent), avec obliquité anti-mongoloïde des paupières, incisives proéminentes, hypoplasie du malaire, philtrum court ne couvrant pas les incisives et racine du nez proéminente. On peut trouver une syndactylie et un raccourcissement des métacarpiens et des métatarsiens. Au niveau des yeux, il peut y avoir microphtalmie, strabisme, myopie forte, pigmentations rétiniennes en mottes, mais surtout une authentique dystrophie rétinienne avec ses pigmentations et un œil de bœuf maculaire ; on constate alors une atrophie optique et un ERG plat. L’affection est autosomique récessive (MIM 216550).
M. M. Cohen Jr, pédiatre canadien (1973) ; W. Pepper Jr, médecin américain (1874-1947)
Syn. hypotonie-obésité et incisives proéminentes, Pepper (syndrome de)
[Q2]
dysferline n.f.
dysferlin
Protéine sarcomérique dont le gène est porté par le chromosome 2 et dont une mutation est associée à une dystrophie musculaire distale type Miyoshi et à une dystrophie des ceintures (LGMD2B).
K. Miyoshi, médecin interniste japonais (1986)
Étym. DYSF symbole du gène mutant pour un défaut de fertilité de Caernorhabditis elegans, gène fer-1
[I2,Q2]
Édit. 2018
dysostose acrofaciale de Weyers l.f.
Weyers’ acrofacial dysostosis
Syndrome congénital malformatif familial avec nanisme, dystrophie myotonique, anomalies de la mâchoire inférieure, de la dentition, de la partie antérieure de la bouche, associées à une polydactylie post-axiale, une dystrophie unguéale, une relative petite taille mais une intelligence normale.
Quelques familles ont été décrites, avec des incisives manquantes, microdontie, oligodontie, hypoplasie de l'émail dentaire. Il existe également des anomalies de l'oreille (anthélix hypoplasique) et des ongles dysplasiques. Pour les yeux on peut trouver un hypotélorisme, des opacités cornéennes, de petites ponctuations iriennes, des synéchies pupillaires, une microphtalmie, un glaucome et une cataracte congénitale. L’affection est autosomique dominante (MIM 193530).
Elle est à rapprocher du syndrome d’Ellis-van Creveld (MIM 225500), forme allélique du gène EVC, les deux syndromes pouvant coexister au sein d’une même famille.
H. Weyers, pédiatre allemand (1952) ; R. Ellis, pédiatre britannique et S. van Creveld, pédiatre néerlandais (1940) ; Juliette Albuisson, généticienne française (2004)
Syn. dysostose acrodentale de Weyers, dysplasie dentofaciale, dysplasie iridodentaire, dysplasie dento-iridienne, dysgénésie iridodentaire, dysgénésie mésodermique cornée iris et oligodontie, syndrome de Weyers, syndrome du rayon ulnaire-oligodactylie de Weyer
Réf. modifié d’après J. Albuisson – Orphanet, janvier 2004
→ Ellis-van Creveld (syndrome d')
[A4,O6,Q2]
dysplasie ectodermique, ectrodactylie et dystrophie maculaire l.f.
ectodermal dysplasia, ectrodactyly and macular dystrophy
Hypotrichie ou atrichie, syndactylie ou absence d'un ou de plusieurs doigts et dystrophie maculaire évolutive avec pigmentation progressive.
Cheveux rares, sourcils absents ou clairsemés, peau glabre. Anodontie ou oligodontie et hypoplasie de l'émail dentaire. Strabisme et dystrophie maculaire dans 75% des cas, parfois décrite comme une rétinite pigmentaire péricentrale. L’affection est autosomique récessive (MIM 225280).
Birgit Albrectsen et Inge Borup Svendsen, dermatologistes danoises (1956)
Étym. gr. dus : difficulté ; plasein : façonner
Syn. EEM syndrome
dysplasie thoracique asphyxiante du nouveau-né l.f.
asphyxiating thoracic dysplasia of the newborn
Chondrodystrophie avec malformation thoracique, dystrophie osseuse des os longs et parfois insuffisance rénale.
La taille est petite, le thorax étroit et fixe, et il existe des anomalies squelettiques d’ossification enchondrale, une brachydactylie et parfois une polydactylie postaxiale, une morphologie anormale des toits de cotyle. En fin de l’enfance apparaissent des insuffisances respiratoire et rénale. Il existe de façon inconstante une dystrophie mixte rétinienne qui ressemble au début à une forme poivre et sel, mais qui, en quelques années, devient une rétinite pigmentaire assez typique avec ostéoblastes nombreux en périphérie et atrophie aréolaire maculaire. L’ERG s’altère assez rapidement pour avoir un tracé éteint vers dix ou douze ans.
L’affection est autosomique récessive (MIM 208500). La base moléculaire de ce syndrome a été partiellement élucidée à l’identification des gènes IFT80, DYNC2H1, WDR19 et TTC21B, chacun encodant pour une protéine de transport intraflagellaire ce qui confirme l’appartenance du syndrome de Jeune au groupe des ciliopathies.
M. Jeune, pédiatre français (1955)
Étym. gr. dus : difficulté; plasein : façonner
→ IFT80, DYNC2H1, WDR19, TTC21B, ciliopathie
dystrophie cornéenne centrale l.f.
corneal dystrophy, central type
Opacification cornéenne centrale du stroma, avec des taches invisibles en macroscopie, faites, en biomicroscopie, de nombreuses et larges opacités aux bords flous situées dans le stroma médian et séparées les unes des autres par des espaces transparents étroits.
Membrane de Descemet et endothélium intacts. La dystrophie cornéenne centrale est parfois associée à une dystrophie tachetée pré-descemétique, à une sphérophaquie, à un glaucome, à un pseudoxanthome élastique. L’affection est autosomique récessive (MIM 217600).
J. François, baron, ophtalmologiste belge, membre de l'Académie de médecine (1956)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. dystrophie cornéenne nuageuse centrale de François
dystrophie de la glande mammaire l.f.
breast dystrophy
Dystrophie sclérokystique caractérisée dans sa forme typique par des kystes du sein.
Elle est considérée comme un facteur de risque de cancer du sein. On distingue encore parmi ces lésions dystrophiques :
- la dystrophie fibreuse des seins ou maladie de Schimmelbusch,
- la maladie fibrokystique ou maladie de Reclus,
- l'adénose sclérosante,
- l'adénomatose érosive du mamelon,
C. Schimmelbusch, anatomopathologiste allemand (1892) ; P. Reclus, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1883)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. Reclus (maladie de)
dystrophie des cônes et des bâtonnets l.f.
cones and rod dystrophy
Groupe de maladies héréditaires de la rétine qui appartiennent au groupe des rétinites pigmentaires et qui causent, dès leur apparition, une perte sévère de l'acuité visuelle.
Elles sont caractérisées par des dépôts pigmentaires rétiniens visibles au fond d'œil, localisés de manière prédominante dans la région maculaire.
La prévalence est estimée à 1 sur 40 000 naissances.
Les symptômes se manifestent avant l’âge adulte mais il arrive que la maladie se déclare plus tard voire au-delà de la cinquantaine. La rapidité d'évolution est variable, même au sein d'une même famille. Les cônes viennent en premier dans le nom de la maladie car ils sont les plus affectés par les symptômes. Dès le début de la maladie, l'acuité visuelle et l'aptitude à lire diminuent fortement. Les trois types de cônes (rouges, verts, bleus) de la rétine sont responsables de la perception des couleurs; partant, les patients sont très tôt dans l'impossibilité de distinguer les couleurs. Etant donné qu’au début de la maladie les bâtonnets sont à peine touchés, la vision au crépuscule est encore bonne. Ce n'est qu'au fur et à mesure de l'évolution que les zones extérieures de la rétine seront affectées et que les bâtonnets seront dégradés à leur tour.
Le terme de dystrophie signifie que cette maladie est une affection congénitale lentement évolutive causant la dégradation d'un tissu. Elle est causée par la mutation de divers gènes : les quatre gènes majeurs parmi ceux connus actuellement sont ABCA4 qui est responsable de la maladie de Stargardt mais aussi de 30 à 60% des dystrophies des cônes et des bâtonnets récessives autosomiques, CRX et GUCY2D qui sont responsables d'un nombre assez important de dystrophies des cônes et des bâtonnets autosomiques dominantes, et RPGR qui est responsable d'environ 2/3 des rétinites pigmentaires liées à l'X et d'un nombre indéterminé de dystrophie des cônes et des bâtonnets liées à l'X. Dans la plupart des cas, l'hérédité est de forme autosomique récessive. Elle peut toutefois aussi se transmettre, mais beaucoup plus rarement, selon la forme d'hérédité autosomique dominante ou X-chromosomique. Le diagnostic de la maladie repose sur l'anamnèse, le fond d'œil, l'électrorétinogramme et les recherches génétiques.
Syn. dystrophies à cônes prédominants, dystrophies dites mixtes
→ rétinite pigmentaire, Bardet-Biedel (syndrome de), dégénérescence maculaire juvénile dominante, Stargardt (maladie de), Leber (, dyskinésie ciliaire primitive