Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

26 résultats 

hypo-osmolalité plasmatique l.f.

plasma hypoosmolality

Baisse de la teneur osmotique du plasma exprimée par kilogramme d’eau.

hypo-osmolarité plasmatique

hypo-alphalipoprotéinémie n.f.

hypoalphalipoproteinemia

Diminution de la teneur du sang en α-lipoprotéines.
La diminution des α-lipoprotéines est considérée comme un facteur d'athéromatose ; elle peut s'observer dans certains cas congénitaux, dans la maladie de Tangier, dans la "fish eye disease" (ichtyophtalmie), dans certaines hyperVLDLémies, et dans certaines insuffisances hépatiques.

Étym. Tangier : ville située sur l'île de Tangier Island en Virginie

Tangier (maladie de), ichtyophtalmie, hyperVLDLémies

hypo-intense (signal IRM) adj

hypointense

Ant. hyperintense

hyposignal (en IRM), hyperintense

[B2,B3]

Édit. 2018

hypo-osmie n.f.

hyposmia

Diminution de l’olfaction.

Étym. gr. hupo: sous; osmê : odorat

Ant. hyperosmie

hypo-uricémiant n.m.

Médicament qui abaisse la concentration sanguine de l'acide urique par deux mécanismes possibles :

- diminution de la production endogène par l’inhibition de la xanthine-oxydase (le type en est l’allopurinol) qui est d’utilisation courante,
-augmentation de l’excrétion urinaire (probénécide),
- dégradation de l’acide urique en allantoïne (urate-oxydase recombinante d’action rapide utile dans les états aigus).

hypo-uricémie n.f.

hypouricemia

Diminution de la concentration de l'acide urique dans le sang.
On écrit aussi hypuricémie.

pseudo-hypo-aldostéronisme type 1 n.m.

Maladie héréditaire autosomique récessive caractérisée par une résistance à l’action de l’aldostérone.
Cette maladie se marque par une perte rénale de sel, une hyperkaliémie et leurs conséquences graves sur le développement du très jeune enfant. Elle est due à des mutations inactivatrices des gènes SCNN1B, SCNN1G codant pour le canal sodium épithélial du canal collecteur cortical normalement stimulé par l’aldostérone.

canal sodique épithélial, aldostérone, SCNN1B gene, SCNN1G gene

[K2,Q2,M1,04 ]

Édit. 2017

encéphalopathie hypo-osmolaire l.f.

hypo-osmolar encephalopathie

Retentissement sur l'activité cérébrale des modifications de l'osmolalité plasmatique, concentration moléculaire de toutes les particules osmotiquement actives contenues dans une solution.
L'état d'hydratation des cellules dépend de l'osmolalité du plasma : déshydratation cellulaire par hyperosmolarité plasmatique, hyperhydratation cellulaire par hypo-osmolarité plasmatique. L'osmolalité du plasma dépend essentiellement de la concentration en sels de sodium. Son maintien est assuré par les processus de concentration et de dilution de l'urine.
Une hypo-osmolalité liée à une importante hyponatrémie provoque volontiers une encéphalopathie convulsivante associant troubles de la vigilance et crises généralisées. Une sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique peut être en cause, due à un cancer viscéral ou à diverses affections intracrâniennes (syndrome de Schwartz-Bartter). La correction trop rapide d'une grande hyponatrémie peut créer un risque de myélinolyse pontine et W. B. Schwartz, médecin cardiologue et F. C. Bartter, médecin endocrinologue américains (1957)
extrapontine.

W. B. Schwartz, médecin cardiologue américain et F. C. Bartter, médecin endocrinologue américains (1957)

osmolalité, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de), myélinolyse centrale du pont

[H1, C2]

Édit. 2019

encéphalopathies hypo et hyperosmolaires l.f.p.

hypo and hyperosmolar encephalopathies

Retentissement souvent important sur l'activité cérébrale des modifications de l'osmolalité plasmatique, concentration moléculaire de toutes les particules osmotiquement actives contenues dans une solution.
L'état d'hydratation des cellules dépend de l'osmolalité du plasma : déshydratation cellulaire par hyperosmolarité plasmatique, hyperhydratation cellulaire par hypo-osmolarité plasmatique. L'osmolalité du plasma dépend essentiellement de la concentration en sels de sodium. Son maintien est assuré par les processus de concentration et de dilution de l'urine.
Une hypo-osmolalité liée à une importante hyponatrémie provoque volontiers une encéphalopathie convulsivante associant troubles de la vigilance et crises généralisées. Une sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique peut être en cause, due à un cancer viscéral ou à diverses affections intracrâniennes (syndrome de Schwartz-Bartter). La correction trop rapide d'une grande hyponatrémie peut créer un risque de myélinolyse pontine et extrapontine.
Due à un déficit hydrique ou à une charge osmolaire excessive, une encéphalopathie hyperosmolaire à bas bruit se rencontre surtout au cours de l'alimentation artificielle, traduite par des troubles de la vigilance, une hypertonie et des convulsions, enfin au cours d'un coma diabétique, avec parfois des signes focaux et une épilepsie partielle continue. Dans ce cas, à l'hyperosmolalité s'associent l'acidose métabolique, l'élévation des corps cétoniques et la déshydratation. Ici encore, une correction trop rapide du coma diabétique peut être aggravante, voire mortelle, par œdème cérébral. La persistance d'une hyperosmolalité cellulaire après réduction de l'hyperglycémie est probable.

W.B. Schwartz, cardiologue et F.C. Bartter, médecin américains (1957)

osmolalité, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d’ADH de), myélinolyse centrale du pont

[H1, C2]

Édit. 2019

activité rénine plasmatique l.f.

plasma renin activity (PRA)

Activités enzymatiques protéolytiques, d'origine rénale, présentes dans le plasma, qui successivement, à partir de l’angiotensinogène d’origine hépatique, conduisent à un des mécanismes de régulation de la pression artérielle.
La cascade enzymatique aboutissant à la formation d’angiotensine I active à partir d’un substrat hépatique est plus complexe qu’il semblait initialement. Le myocarde possède un système rénine-angiotensine propre, distinct des systèmes circulatoires.
L’activité rénine plasmatique peut être mesurée par technique radio-immunologique. Elle est augmentée dans les hypertensions artérielles secondaires à une sténose artérielle rénale. Ce dosage est utile essentiellement pour le diagnostic de l’hyperaldostéronisme primaire : l’activité est dans ce cas effondrée.

Étym. lat. activitas : activité (déverbal d'ago : pousser devant soi, agir)

Sigle ARP

rénine, rénine (mesure de l'activité plasmatique de la), rénine angiotensine (système), hypertension artérielle maligne, hypertension rénovasculaire, hyperaldostéronisme

[C2, M1, O4]

Édit. 2020

charge virale plasmatique l.f.

Quantification de l’ARN plasmatique, par amplification génomique, du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), exprimée en nombre de copies par ml de plasma.
Une charge virale supérieure à 100.000 copies /mL est considérée comme élevée. Cette technique constitue un mode objectif d’appréciation de la réplication du VIH dans l’organisme. L’objectif d’un traitement est de rendre la charge virale indétectable.
Cet examen fait également partie du bilan biologique de l'hépatite C.

[D1,Q1]

demi-vie plasmatique d'un médicament l.f.

plasmatic half-life  of a drug

Temps au bout duquel un médicament atteint la moitié de sa concentration plasmatique maximale.

échange plasmatique l.m.

plasmatic exchange

En réanimation, soustraction d'un volume de plasma équivalent à une à deux masses sanguines suivie de son remplacement, soit par du plasma ou une solution colloïdale, d'albumine notamment, soit par le même plasma après un traitement épurateur approprié.
Cette méthode permet d'éliminer du plasma certaines substances indésirables présumées responsables d'une affection.
Les indications les plus souvent retenues sont la myasthénie, les polyradiculonévrites, les anémies micro-angiopathiques et les syndromes urémohémolytiques, les hypercholestérolémies majeures et les maladies lupiques graves.

solution colloïdale, albumine, myasthénie, polyradiculonévrite, anémie hémolytique micro-angiopathique, syndrome hémolytique et urémique, lupus érythémateux disséminé, plasmaphérèse

[G1, G5]

Édit. 2018

flux plasmatique rénal l.m.

renal plasma flow

Quantité de plasma qui traverse les deux reins par unité de temps.
Elle est chez l'adulte de l'ordre de 600 mL/mn.

débit de filtration glomérulaire, flux sanguin rénal

[M1]

Édit. 2018

hypertonie plasmatique l.f.

plasma hypertonia

Augmentation de l'osmolarité plasmatique au-dessus de 307 mmos/L.

Syn. hyperosmolarité plasmatique

osmolarité

hyperviscosité plasmatique l.f.

plasma hyperviscosity

Augmentation de la viscosité du sang observée lors des élévations considérables de la teneur plamatique en protéines.
Les conséquences de l'hyperviscosité sont une réduction du flux sanguin et la formation de thrombus dans les capillaires qui se traduisent par plusieurs symptômes : asthénie, céphalées, troubles visuels, hémorragies muqueuses, manifestations neurologiques diverses (vertiges, ataxie et crises d'épilepsie) et surdité de transmission irréversible. Des accidents ischémiques cérébraux dans les territoires des artères de petit calibre sont possibles, surtout lorsqu’intervient une vasoconstriction artériolaire réactionnelle à une hypoxie.
Les principaux paramètres de la viscosité sanguine sont l'hématocrite, le degré d'agrégabilité et la déformabilité des hématies, ainsi que la teneur en protides (plus particulièrement le fibrinogène et les globulines).
Une hyperviscosité se rencontre dans de nombreuses circonstances pathologiques : syndrome myéloprolifératif, dysglobulinémies (myélome, maladie de Waldenström), cryoglobulinémies, hyperfibrinogénémie, hémoglobinopathie, syndrome inflammatoire, état de choc, brûlure, toxémie gravidique, diabète, hyperlipoprotéinémie, divers états néoplasiques.
Le traitement repose sur la soustraction de l'excédent de protéines du sang par plasmaphérèse.

J. Waldenström, médecin interniste suédois, membre de l'Académie de médecine (1944)

syndrome myéloprolifératif, hémoglobulinopathie, dysglobulinémie, myélome, Waldenström (maladie de), hyperglobulinémie, cryoglobulinémie, hyperlipoprotéinémie, hyperfibrinogénémie, plasmaphérèse

hypotonie plasmatique l.f.

plasma hypotonia

Diminution de la teneur plasmatique en osmoles avec hyponatrémie sous l'effet d'une rétention d'eau excessive ou de pertes hydriques inférieures aux pertes électrolytiques, essentiellement sodiques.

hypo-osmolarité plasmatique, intoxication par l'eau (syndrome d')

mesure du volume plasmatique l.m.

plasmatic volume (measure of)

volume plasmatique (mesure du)

protéine-A plasmatique associée à la grossesse l.f.

pregnancy-associated plasma protein-A

PAPP-A

protéine plasmatique de transport du rétinol (déficit en) l.m.

retinol-binding proteine, plasma (deficiency)

Protéine de transport du rétinol (vitamine A) dont la séquence complète a été découverte par L. Rask, biochimiste suédois (1987) et localisée par M. Rocchi, généticien italien (1989), en 10q23-24.
Le déficit en RBP4, est autosomique dominante, il a donné dans une famille, lors d'une infection par la rougeole, une kératomalacie probablement par défaut d'absorption de vitamine A. Dans une autre famille, il s’est exprimé par une coloration orange des mains et du visage avec caroténémie et diminution du taux de vitamine A dans le sérum (MIM 180250).

T. Matsuo, ophtalmologiste japonais (1987)

psychotropes (taux plasmatique des) l.m.

psychotropes and plasma level

Dosage d'un psychotrope dans le plasma pour surveiller un traitement médicamenteux.
Il n'existe pas de corrélation stricte entre la posologie, le taux plasmatique et l'efficacité clinique pour la plupart des neuroleptiques. En revanche, le taux plasmatique des antidépresseurs serait plus souvent corrélé à l'efficacité clinique et aux effets secondaires.
Le dosage du lithium est d'une grande nécessité en pratique, du fait de l'excellente corrélation taux plasmatique/efficacité clinique et de la proximité entre taux thérapeutique et taux toxique.

rénine (activité plasmatique de la) (ARP) l.f.

plasma renin activity

L’activité de la rénine dans le plasma est déterminée en mesurant par méthode radio-immunologique la quantité d'angiotensine I libérée à partir de l’angiotensinogène par litre de plasma et par heure.
L’ARP subissant des variations circadiennes, le dosage doit être effectué le matin. L’activité normale pour un sujet qui a une alimentation normo-sodée et qui est soumis au décubitus depuis 10 heures est de 0,9 + 0,6 µmol/h.
L’ARP s'élève en cas d'hypertension par sténose de l'artère rénale, de certaines hypertensions malignes, il s'abaisse au cours de l'hyperaldostéronisme primaire.

rénine angiotensine (système)

taux plasmatique et psychotropes l.

plasma level and psychotropes

psychotropes (taux plasmatique des)

volume plasmatique l.m.

plasmatic volume

Volume des liquides contenus dans le sang circulant.
Il est égal au volume sanguin diminué du volume globulaire. Mesuré par la méthodes au bleu d’Evans ou à l’albumine marquée à l’iode radioactif,  il est à 4% du poids du corps.

plasma

volume plasmatique (mesure du) l.m.

Le volume plasmatique est mesuré en utilisane l'albumine marquée à l'iode 1251

volume plasmatique

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