anatomie des formes l.f.
→ anatomie artistique, anatomie pathologique
[A1]
Édit. 2017
angéite associée à des cancers l.f.
angiitis associated with malignancy
Atteinte vasculaire rare, de nature infectieuse, paranéoplasique ou secondaire à une infiltration des vaisseaux par les cellules tumorales, qui complique essentiellement les hémopathies.
Les infections à germes le plus souvent opportunistes (fungiques, bactériennes ou virales), survenant au cours des hémopathies graves, peuvent se compliquer d'hémorragies sous-arachnoïdiennes et/ou intraparenchymateuses consécutives à la rupture d'anévrismes mycotiques ou de lésions ischémiques secondaires à une vascularite allergique ou à un embole mycotique.
Les angéites granulomateuses paranéoplasiques sont décrites au cours des syndromes lymphoprolifératifs (lymphome non hodgkinien, leucémie lymphoïde chronique, maladie de Hodgkin, histiocytose maligne). Leur évolution est parallèle à celle de la maladie hématologique. La leucémie à tricholeucocytes peut s'associer à une angéite diffuse ou localisée au système nerveux et se présenter comme une périartérite noueuse.
Les vascularites associées aux cancers solides sont exceptionnelles.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
→ angéite, anévrisme mycotique, hémopathie, hémorragie sous-arachnoïdienne, anévrisme mycotique, lymphome, leucémie lymphoïde chronique, maladie de Hodgkin, histiocytose maligne, leucémie à tricholeucocytes, périartérite noueuse, syndrome paranéoplasique
[F1, K4]
Édit. 2019
aspects psychologiques des cancers l.f.
Problèmes psychologiques liés au cancer, tant en ce qui concerne son origine que ses conséquences
L'hypothèse d’un trouble psychique (dépression, stress) favorisant l'apparition d'un cancer, notamment par affaiblissement immunitaire, reste controversée. Une relation avec des traits alexithymiques a été également discutée.
Le diagnostic de cancer porté peut avoir des répercussions psychologiques. De ce bouleversement existentiel, dominent initialement les sidérations émotionnelles, puis les états dépressifs, surtout en cas de douleurs mal contrôlées, de handicaps fonctionnels, d'atteinte de l'état général, et aux stades terminaux. Divers troubles à type d'irritabilité, de déni de la maladie, d'anxiété souvent majeure, etc., s'y associent le plus souvent. Le repli et le retrait des adolescents dans la rêverie les font paraître plus "à risque" que les adultes, qui semblent réagir davantage par une recherche de l'information et par une attitude d'affrontement et d'action.
Les familles, notamment les parents d'enfants atteints, sont souvent touchées au plan psychique. Sera également cité l'effet pathogène des investigations ayant pour objectif le pronostic du cancer.
Une prise en charge globale, répondant à la personnalité du patient, notamment une information individualisée, progressive et cohérente, une utilisation mieux adaptée des soins palliatifs, au besoin des thérapies de groupe, comportementales et/ou l'appel à des psychotropes, principalement antidépresseurs, ont un effet bénéfique sur l'ajustement émotionnel du malade et même sur son évolution. La psycho-oncologie, discipline clinique qui lie oncologues et psychiatres, contribue à ces progrès.
→ cancer
[F2,H4]
cancers des voies aérodigestives supérieures l.m.
→ cancer de la tête et du cou.
[F2,L1]
dents brunes héréditaires (syndrome des) l.m.
hereditary brown teeth
formes galéniques (liste des) l.f.p.
list of galenic formes
1 - Formes solides :
bâton ; cachet ; comprimé enrobé (dragée) ou non, effervescent, soluble, orodispersible, gastrorésistant ou à libération modifiée ; dragée (comprimé enrobé) ; capsule à enveloppe molle ; gélule (capsule à enveloppe dure) ; gélule gastro-résistante ; gomme à mâcher ; granules ; granulé ; pilule ; pastille ; tablette ; glossette ; poudre ; poudre orale ou pour application cutanée ; poudre lyophilisée stérile pour injection ; suppositoire ; ovule.
2 - Formes anciennes :
bol ; trochisque.
3 - Formes souples :
systèmes transdermiques ; gélules.
4 - Préparations semi-solides pour application cutanée (PSSAC) :
cataplasme ; sinapisme, crème ; emplâtres médicamenteux ; gel ; pâte ; pommade.
5 - Formes anciennes
électuaire ; opiat ; thériaque.
6 - Formes liquides :
collyre (gouttes ophtalmiques) ; émulsion buvable (peut être en gouttes) ; goutte otique ; liniment ; liquide oral (que l'on n'avale pas, par exemple un bain de bouche) ; lotion ; mousse ; shampooing ; sirop ; soluté ; soluté physiologique ; solution ; suspension buvable (peut être en gouttes) ; infusion ; alcoolature.
7 - Préparations pharmaceutiques pressurisées :
préparation pour inhalation ; nébuliseur ; inhalateur pressurisé à valve doseuse ; inhalateur à poudre.
8 - Autres formes :
comprimé avec applicateur buccal ; vernis à ongle (pour traiter les mycoses unguéales) ; insert ophtalmique destiné à libérer un principe actif d'une matrice placée dans le cul-de-sac conjonctival (sous la paupière inférieure)
Tous ces termes sont définis dans le dictionnaire.
[G3, G5]
Édit. 2017
dépistage des cancers l.m.
cancer screening
Action de santé publique destinée à réduire la mortalité imputée au cancer, en le dépistant et si possible en appréciant son incidence, en identifiant par un test au sein d’une population définie, les personnes qui bien que sans symptôme, sont atteintes de ce cancer ou d’une lésion précancéreuse.
Cette action s’inscrit dans le cadre de la prévention primaire et se justifie dans la mesure où une détection précoce peut permettre d’interrompre le cours naturel de la maladie en assurant un traitement curatif, tout en limitant les éventuels effets négatifs, en particulier pour les participants indemnes de toute lésion. Le dépistage s’adresse à l’ensemble d’une population non demandeuse de soins et dont la grande majorité des individus ne sont pas porteurs de la maladie. De ce fait, il s’appuie sur des règles d’éthique collective différentes de celles de la médecine curative fondées sur le colloque singulier médecin-patient dans lequel ce dernier est le demandeur. Le dépistage n’est donc pas la prescription individuelle d’un test réalisé au hasard d’une consultation ; son bénéfice n’est identifiable que sur la collectivité dans une population définie : « un cancer dépisté n’est pas synonyme de vie sauvée ou prolongée », seule la baisse des taux de mortalité ou d’incidence dans la population ciblée mesure les bénéfices apportés. En revanche les effets indésirables (faux positifs, examens et traitements inutiles, faux négatifs…) sont eux supportés au niveau individuel et doivent être identifiés et mesurés dans la population concernée. Trois cancers font actuellement l'objet d'un dépistage qui s’avère utile dans une population ciblée (sexe et âge) : celui du sein, celui du colon et du rectum, et celui du col de l'utérus.
Certaines formes familiales de cancers font l’objet de dépistage approprié.
→ dépistage du cancer colo-rectal, dépistage du cancer du col de l'utérus, dépistage du cancer du sein
[E1, F2]
Édit. 2020
cancers de la tête et du cou l.m.p.
head and neck cancers
Dans environ 90% des cas, cancers épidermoïdes dont le facteur de risque principal est l’alcoolo-tabagisme.
Ils représentent environ 17% des cancers survenant en France, essentiellement chez l’homme de 55 à 60 ans. Du fait de la diminution de l’alcoolisme et du tabagisme leur fréquence se réduit. Leur traitement repose sur la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie. Les indications reposent sur la localisation et l’importance de l’extension codifiée par le système TNM.
Trois localisations sont particulières : les adénocarcinomes de l’ethmoïde, les formes indifférenciées des cancers du nasopharynx et les tumeurs malignes des glandes salivaires.
Les autres formes histologiques sont rares : lymphomes malins, mélanomes, sarcomes.
Syn. carcinomes de la tête et du cou
→ cancer du cavum, cancer de l'ethmoïde, cancer des lèvres de la bouche, cancer du larynx, cancer du nasopharynx, cancer de l'hypopharyns, cancer des glandes salivaires
[F2]
cancers professionnels l.m.p.
occupational cancers
Cancers dont l’origine professionnelle est reconnue ou suspectée selon des critères expérimentaux, épidémiologiques et réglementaires.
Ces cancers représenteraient entre 4 et 8,5% des cancers soit 13000 à 30000 cas par an en France.
Il existe trois catégories de cancers professionnels en raison du degré de certitude de leur origine.
1) Cancers reconnus en France (classés au journal officiel selon 16 tableaux du régime général de l’assurance maladie) et au niveau international, correspondant à 107 agents cancérogènes indéniables classés en catégorie 1 par le centre international de recherche sur le cancer :
- cancers cutanés et broncho-pulmonaires dus à l’arsenic (tableau 20), aux brais et huiles de houille, et suies de combustion du charbon (tableau 16), aux huiles minérales et suies de combustion des produits pétroliers (tableau 36) ;
- cancers de l’ethmoïde et des sinus de la face dus au nickel (tableau 37) et aux poussières de bois (tableau 47) ;
- cancer des cavités nasales dus aux chromates (tableau 10), carcinomes du nasopharynx dus à l’aldéhyde formique (tableau 43) ;
- cancers broncho-pulmonaires dus aux chromates (tableau 10), au nickel (tableau 37), au cobalt (tableau 70), à l’amiante (tableau 30), à la silicose (tableau 25), au bis chlorométhyle éther (tableau 81), aux rayonnements ionisants (tableau 6) ;
- mésothéliome pleural, péricardique ou péritonéal dû à l’amiante (tableau 30) ;
- cancers de la vessie dus à des colorants et amines aromatiques (tableau 15), aux huiles et goudrons de houille et suies de combustion du charbon (tableau 16) ;
- cancers des voies urinaires liés à l’arsenic (tableau 20) ;
- cancers hépatiques dus à l’arsenic (tableau 20), au chlorure de vinyle monomère (tableau 52) et complication des hépatites B et C (tableau 45) ;
- angiosarcomes du foie dus à l’arsenic (tableau 20) ou au chlorure de vinyle monomère (tableau 52) ;
- sarcomes osseux et leucémies dus aux rayonnements ionisants (tableau 6) ;
- leucémies dues au benzène (tableau 4) ;
- glioblastome cérébral dus aux nitrosoguanidines et nitroso-urées (tableau 85).
2) Cancers pour lesquels un ensemble d’arguments scientifiques montrent le caractère professionnel très probable selon un groupe d’experts du centre international de recherche sur le cancer avec deux catégories :
- 2A « probablement cancérogènes pour l’homme » (exemple le tétrachloréthylène) ;
- 2B « peut- être cancérogènes pour l’homme » (exemple le plomb).
3) Cancers dont le caractère professionnel est suspecté mais non totalement prouvé, par exemple le travail de nuit avec insuffisance de sécrétion de mélatonine et hyperœstrogénie secondaire du fait du travail à la lumière entre minuit et 5 heures du matin chez des personnels de soins.
[F2,E2]
érosions cornéennes héréditaires récidivantes l.f.
corneal erosions, recurring hereditary
Ulcérations cornéennes récidivantes et kératite apparaissant à l'âge de trois à six ans.
Affection familiale décrite sur six générations. L’affection est autosomique dominante (MIM 122400).
A. Franceschetti, ophtalmologue suisse (1928)
Étym. lat. erodere : ronger
[P2,Q2]
Édit. 2018
formes L bactériennes l.f.p.
L-form (variants)
Bactéries devenues dépourvues de paroi, à la suite de l’action des antibiotiques agissant à ce niveau, de façon plus ou moins stable.
Sans paroi, les bactéries prennent une forme sphérique appelée protoplaste s'il s'agit d'une bactérie à Gram positif, ou sphéroplaste s'il s'agit d'une bactérie à Gram négatif. Ces formes bactériennes L peuvent survivre et même se multiplier à condition d'être placées dans un milieu dont la pression osmotique est adéquate. Leur rôle pathogène est discuté.
[D1]
Édit. 2018
formes actives de l'oxygène l.f.p.
reactive oxygen species
Dérivés de l’oxygène de nature soit radicalaire comme l’anion superoxyde (O2-) et le radical hydroxyl ( OH-), soit moléculaire comme le peroxyde d’hydrogène (H2O2) et le singulet d’oxygène ( 1O2), responsables du stress oxydatif lorsqu’ils sont produits en excès.
La réduction (apport d’électrons) de l’oxygène moléculaire donne naissance à l’anion superoxyde lequel donne, en présence de superoxyde dismutase, du peroxyde d’hydrogène, lequel perd sa toxicité par transformation en eau en présence de catalase. Le peroxyde d’hydrogène peut être partiellement réduit en radical hydroxyl. Le singulet d’oxygène est un état excité de la molécule d’oxygène. Il est formé par actions des ions hypochlorite sur le peroxyde d’hydrogène.
Les formes actives de l’oxygène sont rendues chimiquement très réactives par la présence d'électrons de valence non appariés.
Les formes actives de l’oxygène sont produites dans les mitochondries durant le processus de phosphorylation oxydative. Elles sont également produites dans les cellules phagocytaires par oxydation de NADPH (nicotinamide adénine dinucléotide phosphate hydrogène) en présence de NAPDH oxydase et jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les agents infectieux. Elles interviennent aussi dans le vieillissement cellulaire.
Il existe des processus de défense vis-à-vis des formes actives de l’oxygène lorsqu’elles sont produites en excès, réalisant le stress oxydatif. Ces processus de défense sont de 2 types. Le premier est d’ordre enzymatique avec la superoxyde dismutase et la catalase qui détruisent respectivement l’anion superoxyde et le peroxyde d’hydrogène. En outre, les dérivés de l’oxygène sont captés par des « éboueurs » (scavengers) comme l’acide ascorbique, le gluthation réduit, l’α-tocophérol et les caroténoïdes.
Abrév. FRO
→ anion superoxyde, superoxyde-dismutase, peroxyde d'hydrogène, singulet d'oxygène, stress oxydatif, peroxyde d'hydrogène, NADPH, acide ascorbique, glutathion-réductase, tocophérol, caroténoïde
[C1, C3]
Édit. 2019
formes réactives de l'oxygène l.f.p.
reactive oxygen intermediates
Abrév. FRO
→ radicaux libres, formes actives de l'oxygène
[C1, C3]
Édit. 2019
hémorragies héréditaires de la macula l.f.
familial macular hemorrhage
→ artères rétiniennes tortueuses
[P2]
mémoire (étapes et formes) l.f.p.
memory (stages and shapes)
Ensemble des traces d'états de conscience ou d'expériences vécues appartenant au passé proche ou lointain, suscitant par là-même une modulation de toute expérience ou action nouvelle.
Elles se succèdent en deux étapes :
- la première de brève durée, dite mémoire à court terme, immédiate ou primaire, auditive ou visuelle, éphémère, période d'enregistrement de capacité réduite, mesurée par l'empan (angl. span), limité à environ sept chiffres ou sept phonèmes, et qui comprend notamment la mémoire de travail avec son effort d'attention (p. par exemple, retenir une adresse) ;
- la seconde comportant des acquisitions durables, dite mémoire à long terme.
Cette dernière concerne :
• la mémoire explicite ou déclarative, accessible à un rappel conscient, portant sur le "quoi", qu'il s'agisse de la mémoire épisodique (datation et localisation des événements autobiographiques), ou de la mémoire sémantique (appartenant au langage, au fond culturel, dont les conditions d'apprentissage ont été oubliées, et avec eux à la reconnaissance, y compris très ancienne, du monde physique et des événements) ;
• la mémoire non déclarative, dite implicite ou procédurale, sous-tendant les apprentissages techniques ou cognitifs et intéressant le "comment", même si le sujet ne se remémore pas l'expérience antérieure.
Outre le rôle des tubercules mamillaires, les données neuropsychologiques actuelles montrent l'importance du rôle des hippocampes dans l'encodage, la consolidation et la restitution dans la mémoire épisodique. Ainsi que les tubercules mamillaires, ces derniers appartiennent au circuit ou plutôt au réseau neuronal de Papez, dont l'interruption bilatérale, non nécessairement symétrique, entraîne un syndrome amnésique. Mais ni les lésions, ni l'ablation hippocampiques n'altèrent la mémoire à court terme ou la mémoire procédurale. Celle-ci est actuellement localisée dans les noyaux gris centraux et le cervelet. Plus généralement, une anatomie cérébrale fonctionnelle se développe désormais à côté de l'anatomie pathologique lésionnelle.
J. W. Papez, neuro-anatomiste américain (1937) ; E. R. Kandel, neurobiologiste américain, prix Nobel de médecine en 2000
Étym. lat. memoria
→ mémoire, amnésie, mémoire (empan de), Papez (circuit de), mémoire épisodique, mémoire de travail, mémoire sémantique,hippocampe, corps mamillaire, circuit de Papez, noyaux gris centraux
[H1, H4]
Édit. 2018
schizophrénie (formes cliniques) l.f.p.
schizophrenia (clinical types)
Formes qui, par leur hétérogénéité contribuent à poser le problème de l'unité et de la spécificité du concept de schizophrénie.
En France, il est habituel de décrire les formes suivantes : paranoïde, la plus fréquente, où domine le délire paranoïde; hébéphrénique, de type dissocié ; catatonique, avec prévalence de la catatonie ; hébéphréno-catatonique, empruntant aux deux formes précédentes ; dysthymique, avec coexistence de signes maniaques ou mélancoliques périodiques ou intermittents ; pseudonévrotique souvent masquée par là-même ; héboïdophrénique, de type surtout pseudopsychopathique ; simple, souvent résiduelle, peu différente de la personnalité ou trouble schizotypique.
surcharges en fer héréditaires l.f. p.
- à une anémie :
Atransferrinémie héréditaire, mutations du gène codant pour DMT1 (gène SLC11A2), transporteur du fer exprimé à la surface apicale des entérocytes du duodénum ;
- à des manifestations neurologiques :
acéruloplasminémie, maladies mitochondriales : ataxie de Friedreich (gène Frataxine) et neuroferritinopathies (gène FTL).
→ hémochromatose génétique, hémochromatose juvénile, hémochromatose secondaire, hémosidérose, atransferrinémie, acéruloplasminémie, Friedreich (ataxie de), neuroferritinopathie
tauopathies héréditaires l.f.p.
hereditary taupathies
Groupe d'affections neurodégénératives liées à des mutations du gène codant la protéine tau, situé sur le bras long du chromosome 17, dans la région q21-q22, et qui concernent l'exon 10 ou l'intron qui le suit, les exons 9, 12 et 13.
Elles réunissent les signes d'une atteinte corticale de localisation surtout fronto-temporale à ceux d'un dysfonctionnement des structures grises sous-corticales et des noyaux du tronc cérébral. À la différence des dégénérescences cortico-basales, les lésions sont en général symétriques. Malgré plus de quinze mutations décrites, donc une grande hétérogénéité clinique, on relève notamment, à des degrés divers, une démence fronto-temporale et un syndrome parkinsonien conjoints.
Une d'entre elles, détectée sur le codon 279, à transmission autosomique dominante, caractérisée par la substitution d'une asparagine par une lysine et débutant à la quarantaine, comporte principalement une atteinte oculaire assez précoce, affectant la verticalité du regard, qui, jointe à un syndrome extrapyramidal et à une démence, peut faire penser à une paralysie nucléaire progressive.
Des inclusions neuronales tau-positives s'associent à la perte neuronale, avec notamment une atteinte spectaculaire du globus pallidum. Une accumulation de fer, inconstante, intervient probablement dans la dégénérescence cellulaire, agent de la perte neuronale, car elle est notée dans les régions particulièrement atteintes.
Certaines populations neuronales distinguées par leur capacité à produire les isoformes de la protéine tau exprimant, ici, l'exon I0, sont probablement davantage vulnérables.
Les résultats, du traitement par la L-Dopa paraissent, au mieux modestes.
→ dégénérescence corticobasale, paralysie supranucléaire progressive, protéine tau, tauopathies
tumeurs malignes et maladies héréditaires (incidence) l. f. p.
1) L’incidence des lymphomes malins est accrue dans :
l’ataxie–télangiectasie, le syndrome de Bloom, l’anémie pancytopénique de Fanconi, le syndrome de Shwachman, le syndrome de Chediak-Higashi.
2) L’incidence des tumeurs malignes est accrue dans :
le syndrome de Beckwith-Wiedemann, le xeroderma pigmentosum, la polypose de Peutz-Jeghers et la polypose de Gardner, le syndrome de Werner et la dyskératose congénitale.
3) La transformation maligne s’observe avec une incidence augmentée dans :
la maladie exostosante, la maladie de Von Hippel-Lindau, les neurofibromatoses, la Multiple Endocrine Neoplasia (M.E.N.), la sclérose tubéreuse de Bourneville, les mélanoses neuro-cutanées.
D. Bloom dermatologiste américain (1954) ; G. Fanconi, pédiatre suisse (1927) ; H. Shwachman et L. K. Diamond, pédiatres américains (1964), A. M. Chédiak, sérologiste cubain (1952) ; O. Higashi, pédiatre japonais (1954) ; J. B. Beckwith, anatomopathologiste américain (1963) ; H. R. Wiedemann, pédiatre allemand (1964) ; L. Peutz, médecin interniste néerlandais (1921) ; H. J. Jeghers, médecin interniste américain (1949) ; C. W. O. Werner, médecin allemand (1904) ; E. J. Gardner, généticien américain (1951) ; E. von Hippel, ophtalmologiste allemand (1894) ; A. Lindau, anatomopathologiste suédois ( 1926) ; D-M Bourneville, neurologue français (1880)
pancréatites héréditaires l.f.p.
hereditary pancreatitis
Les pancréatites génétiques, manifestées sur un mode aigu ou chronique, sont peu fréquentes.
Il faut y penser devant une pancréatite aigüe survenant chez un jeune, avant 35 ans, sans cause connue de pancréatite, avec ou sans antécédents familiaux. Il faut y penser devant une pancréatite chronique, quel que soit l’âge, avec des antécédents familiaux de pancréatite chronique sans cause connue. Les gènes connus sont
- le gène PRSS1 (Protéase sérine 1), responsable de la « pancréatite héréditaire », codant pour le trypsinogène cationique, dont la transmission est autosomique dominante ;
- le gène SPINK1 (sérine protéase inhibiteur kazal de type 1), codant pour l’inhibiteur du trypsinogène cationique,
le gène CFTR (Cystic Fibrosis Transmembrane Conductance Regulator) codant pour les canaux chlore des cellules canalaires ; l
- le gène CTRC (Chymotrypsine C), gène codant pour la chymotrysine C.
Dans les trois derniers cas, la transmission est autosomique récessive. En cas de mutation du gène PRSS1, dont la prévalence est de 6/100.000, les manifestations à côté de la pancréatite peuvent être une insuffisance pancréatique exocrine ou un diabète.
Il existe un risque majeur d’adénocarcinome pancréatique, sur risque de 50 à 80 par rapport à la population générale.
Le dépistage familial du gène doit être proposé chez les apparentés majeurs au premier degré symptomatiques ou non, chez les apparentés mineurs au premier degré symptomatiques. Les prévalences des mutations du gène SPINK1, CFTR et CTRC sont respectivement de 10/10.000, 1 à 9 /100.000, et 1 à 9 /100.000. Dans ces affections, il faut rechercher un facteur favorisant de la pancréatite (prise d’alcool modérée, tabagisme, anomalies morphologiques telles que le pancréas divisum). Dans le cas de la mutation CFTR, la pancréatite qui se manifeste souvent par une insuffisance pancréatique peut être ou non associée à une mucoviscidose patente.
D’autres pancréatites, ne faisant pas partie stricto sensu des pancréatites génétiques peuvent être d’origine génétique : telles que l’hyperlipidémie (hypertriglycéridémie familiale, hyperchylomicronémie familiale, déficit en lipoprotéine lipase ou déficit en apolipoprotéine C-II), l’hyperparathyroïdie,
l’hypercalcémie hypocalciurie familiale, l’homocystinurie ou la porphyrie aiguë intermittente.
Réf. Collège national professionnel d’hépato-gastroentérologie. Pancréatite et génétique. Diagnostic et prise en charge. Pr Vinciane Rebours. Septembre 2017.
→ pancréatite aigue, pancréatite chronique, adénocarcinome du pancréas, gène CFTR, mucoviscidose, pancréas divisum, apolipoprotéine C-II , hypertriglycéridémie, hyperchylomicronémie, lipoprotéine-lipase, hyperparathyroïdie, hypercalcémie
[L1, Q2, O1]
Édit. 2018
embolie sur thrombose veineuse dans les cancers (risque d') l.m
Risk of venous thromboembolism in cancer
Le risque d’embolie sur thrombose veineuse est élevé dans les cancers.
Dans une double étude rétrospective et prospective Khorana a identifié cinq variables prédictives qui évaluent le risque d’accident thromboembolique dans le cancer et établissent un score:
1.site du cancer
- soit site à très haut risque (pancréas, estomac) : 2 points;
- soit site à haut risque (poumon, lymphome malin, gynécologique, vessie, testicule) : 1 point;
2. nombre de plaquettes sanguines ≥ 350. 109/ L : 1 point;
3. hémoglobine < 10g/dL : 1 point;
4. globules blancs > 11.109 /L : 1 point;
5. indice de masse corporelle > 35 : 1 point.
Par l’addition de ces différents points on établit un score qui se répartit en trois types de risque de présenter un accident thromboembolique dans un proche avenir (deux mois et demi) :
- faible risque (score 0) : probabilité de 0,3 à 0,8 %;
- risque intermédiaire (score 1-2) : probabilité de1,8 à 2 %;
- haut risque (≥ 3) : probabilité de 6,7 à 7 %.
Cette évaluation du risque est une bonne indication d’un traitement prophylactique des thromboses.
A. A. Khorana, hématologiste américain d'origine indienne (2008)
→ embolie pulmonaire, thrombose veineuse
[F1, F2, N1]
Édit. 2019
Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.
- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,
- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.
Sigle : ONIAM
→ Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux
Édit. 2017
abcès de l'aréole du sein l.m.
abscess of the nipple
Infection cutanée superficielle de l'aréole du sein, survenant souvent à l'occasion d'un allaitement.
Il est traité par les antibiotiques, et éventuellement incisé.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, O5]
Édit. 2020
abcès du sein l.m.
abscess of the breast
Collection suppurée du tissu mammaire survenant le plus souvent comme une complication de l'allaitement.
Elle évolue en une phase de galactophorite, sensible aux antibiotiques, et une phase d'atteinte lobulaire avec un stade pré-suppuratif et un stade suppuratif dont le traitement est chirurgical.
En dehors de la grossesse, l'abcès du sein peut être révélateur d'un cancer.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, F2, O5]
Édit. 2020
abcès lymphangitique du sein l.m.
lymphangitic abscess of the breast
Suppuration localisée succédant à une lymphangite profonde du sein.
Le traitement antibiotique n'évite pas toujours le drainage chirurgical.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
Syn. abcès prémammaire
[D1, O5]
Édit. 2020