réactions émotionnelles aux catastrophes l.f.p.
disasters (emotional reactions in)
Manifestations psychiques individuelles (état anxieux, trouble du comportement) ou collectives (panique collective) qui surviennent dans les suites immédiates des situations de catastrophes. Elles touchent principalement les victimes directes, mais concernent aussi les personnels "impliqués" (sauveteurs, témoins).
Plus marquées encore dans les catastrophes technologiques que dans les catastrophes naturelles, elles gênent l'organisation des secours et se prolongent de manifestations différées spécifiques, à type de névroses traumatiques, ou moins spécifiques, en particulier psychosomatiques, au sein des groupes concernés.
La prévention ou la limitation de ces troubles nécessite une information préalable des populations et leur participation aux plans d'urgence, ainsi qu'une maitrise de l'organisation, de la communication et du maintien de l'ordre public en situation. Le dépistage des sujets à risque, leur mise à l'écart et leur prise en charge rapide s'effectuent dans des centres d'accueil situés à proximité, mais non sur les lieux mêmes de la catastrophe, par des équipes d'intervention spécialisées, composées de professionnels de la santé mentale.
→ traumatisme psychique (manifestations immédiates ou rapprochées), post traumatic syndrom diseases (P.T.S.D.)
[H3]
réactions secondaires aux produits de contraste l.f.p.
secondary reactions (to contrast media)
Effets secondaires plus ou moins importants, souvent désagréables, parfois graves, provoqués par l'injection intraveineuse, plus rarement intra-articulaire ou intra-artérielle d'un produit de contraste iodé.
Les manifestations cliniques peuvent en être très variées : sensation de chaleur plus ou moins importante ; douleur parfois suffisamment intense pour justifier une anesthésie générale (en particulier lors d'une injection dans l'artère humérale ou dans l'artère carotide externe) ; nausées ou vomissements ; surtout phénomènes allergoïdes pouvant aller de la simple réaction cutanée à l'œdème de Quincke voire au choc anaphylactique.
Certains effets secondaires seraient dus au franchissement de la barrière hématoencéphalique, en rapport avec l'hypertonicité de la solution. Ces réactions secondaires sont moins importantes pour les produits de contrastes triiodés non ioniques que pour les produis de contraste triiodés classiques à haute osmolalité.
[B2,F3]
Édit. 2018
réactions psychiques à la chirurgie l.f.p.
psychical reactions to surgery
Vécu lié à une intervention chirurgicale, notamment à la dépendance totale du sujet lors des périodes préopératoire, opératoire et postopératoire, surtout au cas d'anesthésie générale, ainsi qu'à la perte temporaire ou définitive d'une partie de soi.
Associée à une régression, l'angoisse est constante. Une obtusion de la conscience est exceptionnelle. Sont seulement cités : les éventuelles douleurs du moignon et/ou un membre fantôme après amputation ; la détresse après mastectomie pour cancer chez la femme (hantise de la mort, perte d'un organe symbole féminin, etc.) ; les troubles de l'adaptation à un contrôle sphinctérien insuffisant après, p. ex., colostomie pour cancer.
Une relation dès avant l'intervention peut permettre d'en améliorer les suites et de diminuer les antalgiques. Une surveillance psychiatrique prolongée, en collaboration avec l'entourage et au besoin avec des associations spécialisées dans certaines séquelles chirurgicales, sera souvent indispensable.
→ hystérectomie (retentissement psychique de l'), transplantations d'organes et psychisme
accès aux documents administratifs l.m.
access to the administrative documents
Possibilité donnée à tout citoyen de consulter certains documents administratifs d’intérêt général ou le concernant : qualité des eaux de consommation, plan d’occupation des sols, dossiers fiscaux, etc.
Les documents administratifs liés à une situation d’ordre médical (factures, relevés d’hospitalisation, etc.) ne font pas exception et peuvent être consultés par l’intéressé ; seuls les documents contenant des données et des informations proprement médicales, tels que éléments diagnostiques ou pronostiques, comptes-rendus opératoires, sont communiqués selon des règles particulières.
Étym. lat. accessus : arrivée
[E3]
Édit. 2016
accès aux informations à caractère médical l.m.
acces to medical information
Le droit de toute personne d’obtenir un accès direct à son dossier comportant des informations à caractère médical, concernant uniquement sa santé, est établi par la Loi du 4 mars 2002.
Ces informations, détenues par des professionnels et établissements de santé, sont formalisées ou ont fait l’objet d’échanges écrits entre professionnels de santé (alinéa 1 er de l’article L.1117-7 du Code de la santé publique).
Selon le Décret du 26 décembre 2016, toute personne ou structure, publique ou privée, à but lucratif ou non, peut sous certaines conditions, accéder aux données du Système national des données de santé (SNDS), après autorisation de la CNIL.
Le patient peut confier l’accès direct à ces données de santé à un médecin ou à toute personne de son choix, par exemple un avocat, disposant d’un mandat de l’intéressé. S’il s’agit d’un mineur le droit à l’accès des données est confié à la personne ayant l’autorité parentale. Dans le cas d’une tutelle, c’est le tuteur qui exerce le droit d’accès au nom de la personne. Dans le cas d’une curatelle, le patient peut avoir un accès direct aux données le concernant. Si la personne est décédée, les ayants droits peuvent avoir accès aux données, à condition que la personne décédée ne se soit pas de son vivant, opposée à cette communication, que le demandeur ait qualité d’ayant droit et que la demande soit motivée par une ou plusieurs des justifications suivantes : connaitre les causes de la mort, défendre la mémoire du défunt, faire valoir ses droits. La communication doit être faite au plus tard dans les huit jours suivant la demande et au plus tôt dans les 48 heures. Ce délai est de 2 mois, lorsque le dossier a plus de 5 ans.
Le décret d’autorisation de l’accès aux données du SNDS précise les institutions dotées « d’un accès permanent » et celles bénéficiant d’un accès ponctuel, sur autorisation de la CNIL. Le texte autorise la Caisse nationale des travailleurs salariés à contractualiser avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale) en tant que "coordinateur national d'infrastructures de recherche utilisant des données de santé". Un deuxième décret publié le 28 décembre, fixe "les modalités de demande d'autorisation de traitement de données à caractère personnel ayant pour fin la recherche, les études et les évaluations dans le domaine de la santé".
→ caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, système national des données de santé
[E3]
Édit. 2018
accès aux soins l.m.
health care accessibility
Faculté, pour une personne ou une population, de pouvoir bénéficier de services de soins : médecins, hôpitaux, etc.
L’accès aux soins peut être entravé par de nombreuses conditions : matérielles (éloignement des lieux de soins), financières (coût des soins), culturelles (ignorance des possibilités de soins offertes aux malades), etc.
Étym. lat. accessus : arrivée, accessibilité
[E3]
Édit. 2016
accommodation aux conditions de vie l.f.
coping
En psychiatrie et en médecine plus généralement, façon dont un sujet fait face à une situation donnée et s'en accommode.
Ex. la perte d'un conjoint demande que le survivant s'accommode à une vie solitaire. Un insuffisant respiratoire ou cardiaque doit accommoder son mode de vie à ses possibilités physiques en tenant compte des limites que lui impose son incapacité. Les asthmatiques doivent savoir mesurer leur débit de pointe afin de régler leur activité physique et leur traitement chaque jour, voire plus souvent.
Étym. lat. accommodatio : accommodement (accommodo : adapter ; accommodari : s'adapter).
[C2,H4,N1]
Édit. 2016
adhésion aux traitements psychotropes l.f.
compliance with psychotropic drugs
→ observance, psychotropes (adhésion aux)
[G5,H3]
Édit. 2017
alcooliques (obligation de soins aux) l.f.
compulsory care of alcoholic persons
[E3,G3,G4]
Édit. 2017
allergie aux corticoïdes l.f.
allergy to steroids
Ensemble des accidents d'hypersensibilité aux corticostéroïdes, qu'ils soient administrés per os ou plus souvent après une injection intra-articulaire, intraveineuse ou intramusculaire.
L'accident peut se présenter comme une urticaire, des éruptions diverses et même comme un œdème angioneurotique. On pratique dans ces cas des tests cutanés en prick à la solution pure avec une solution diluée au 1/10 de corticostéroïdes. Si la plupart des incidents relevés relèvent des excipients ou des conservateurs, il existe des incidents dus au produit lui-même.
→ prick test, Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,G5,N1]
Édit. 2017
allergie aux champignons l.f.
mushroom allergy
Allergie provoquée par les spores des champignons.
Par ex. alternaria, cladosporium (parasite de graminées), épidermophyton (qui vit dans les couches cornées de l’épiderme, le phanères, les parties mortes et mal entretenues de la peau, fusarium (qui pousse sur la pourriture des végétaux, sur le maïs en tige), rouille (parasite des céréales).
→ bagassose, canne à sucre, champignonnistes (maladie des), Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,D2]
Édit. 2017
allergie aux hyménoptères l.f.
hymenoptera allergy
En Europe, 3 à 5% de la population générale présentent des réactions anaphylactiques aux piqures d'hyménoptères.
Il s'agit tantôt d'abeilles, tantôt de guêpes, tantôt de frelons, très grosses guêpes dont le venin est très apparenté à celui des guêpes. Les bourdons sont de très gros insectes poilus, arrondis, piqueurs éventuellement mais non dangereux réellement et qui sont apparentés aux abeilles. L'allergie aux hyménoptères tue plus de gens chaque année en France que les morsures de serpents! On peut désensibiliser fort bien aux hyménoptères. Ce traitement est plus efficace dans l'allergie aux guêpes que dans l'allergie aux abeilles.
→ allergie (aux insectes), hyménoptères, Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,D4,D5]
Édit. 2017
allergie aux insectes l.f.
insects allergy
Allergie par inhalation ou par ingestion, par contact, par piqûre ou morsure.
Elle survient aprés
- une inhalation ou une ingestion : débris de corps d’insectes (blattes par ex. ; on peut en rapprocher les arachnides, comme les acariens de la poussière de maison, ou les araignées rouges des arbres fruitiers) ;
- un contact : chenille processionnaire ;
- une piqûre ou une morsure : abeille (3 à 5% de la population présentent des réactions anaphylactiques, 10% des signes biologiques tels que des IgE dans le sérum), guêpe, frelon, bourdon, fourmi (exceptionnelle en France).
→ chenille processionnaire, acarien, poussière de maison, araignée rouge, Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,D4,D5]
Édit. 2017
allergie aux médicaments l.f.
drug allergy
Réaction d'hypersensibilité aux médicaments pouvant relever des quatre types de la classification de Gell et Coombs, systémique ou locale selon la voie d'administration.
Les lésions cutanées sont les plus fréquemment rencontrées (eczéma de contact, urticaire, etc.). De nombreux médicaments se comportent comme des haptènes ou plus rarement des antigènes.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,G3,G5]
Édit. 2017
allergie aux plantes l.f.
plant allergy
Allergie causée par les végétaux.
De nombreuses plantes polliniques provoquent une hypersensibilité immédiate de type I par les grains de pollen : c’est le cas de l’ambroisie, des anacardiacées telles que Rhus urticans, de l’armoise, du chénopode ou d’autres chénopodiacées, de cupressacées, de graminées (plus de 6 000 espèces, dont la fléole, le pâturin, le chiendent), du plantain, des pariétaires. C’est aussi le cas d’arbres ou d’arbrisseaux, en particulier bétulacées (bouleau), châtaignier, cyprès, frêne, genévrier, genêt d’Espagne, hêtre, lierre, marronnier, micocoulier, noisetier, olivier, orme, palmier, peuplier, pin, platane, robinier (faux-acacia), sapin, tilleul. D’autres plantes sont allergisantes par leurs poussières, par ex. le soja. On observe aussi des allergies par contact de certains arbres : buis, bois tropicaux, troène.
→ graminées, coton, lin, ricin, canne à sucre, bagassose, bois tropicaux, baume du Pérou, Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3]
Édit. 2017
allocation aux adultes handicapés l.f.
grant for disabled adults
Prestation sociale allouée aux personnes reconnues handicapées par Maison départementale des personnes handicapées (M.D.P.H.).
La commission technique d'orientation et de reclassement professionnel (COTOREP) a été remplacée par la MDPH.
Instaurée par la loi du 30 juin 1975, financée par l'État et gérée par les caisse d'allocations familiales, elle est subordonnée à des critères médicaux (incapacité permanente, physique, sensorielle ou mentale d'au moins 80% ou mettant le sujet dans l'incapacité de se procurer un emploi), administratifs (sujet âgé de 20 ans ou plus, français ou appartenant à un pays de la CEE ou conventionné à cet égard, résidant en France), et financiers (en deçà d'un certain plafond de ressources, variable selon les situations familiales).
La perception de l'AAH est temporaire (un à cinq ans) mais renouvelable et cumulable, notamment, avec le bénéfice de la tierce personne ou, à partir de 60 ans, avec une allocation supplémentaire du fonds national de solidarité. L'affiliation au régime général de sécurité sociale est obligatoire.
Sigle AAH
→ handicapé, travail des handicapés
[E1,E3]
Édit. 2017
antibiotiques (résistance aux) l.f.
resistance in antibiotics
Inefficacité de l’action des antibiotiques, naturelle (intrinsèque) ou acquise par le patient, sur les bactéries d’une espèce donnée.
Il existe, pour chaque antibiotique, une liste des espèces de bactéries habituellement sensibles, appelée spectre de l’antibiotique. Certaines associations médicamenteuses peuvent élargir le spectre par ex. l'association amoxilline + acide clavulanique ou ticarcilline + acide clavulanique.
L’utilisation des antibiotiques a fait apparaître de nombreuses résistances acquises qui sont la conséquence de modifications de la bactérie portant sur les chromosomes ou sur l’ADN plasmidique. La résistance chromosomique se transmet par filiation aux descendants de la bactérie modifiée. La résistance plasmidique peut, en outre, être transmise par contact à une bactérie d’une espèce différente.
Les modifications acquises portent sur divers processus métaboliques de la bactérie :
- par modification de la structure de la paroi fermant les sites de fixation ou de passage des antibiotiques dans le protoplasme de la bactérie ;
- par modification de la structure des protéines ne permettant plus la fixation sur le ribosome 30 S ou sur certaine enzymes de la synthèse de l'ADN ;
- par synthèse d’enzymes dégradant les molécules antibiotiques qui ont pu pénétrer dans le cytoplasme de la bactérie en formant, par exemple, des bêta-lactamases pour dégrader les bêta- lactamines ou des acétyltransférases, adényltransférases et phosphotransférases pour dégrader les aminosides.
Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie
arbres et arbrisseaux (allergie aux) l.f.
tree and shrubby tree allergy
Arénavirus (encéphalites dues aux) l.f.p.
Arenavirus encephalitis
Affections virales dont les réservoirs naturels sont les rongeurs et qui peuvent se manifester par des tableaux d'encéphalite ou de méningo-encéphalite.
Sont incluses principalement dans ce groupe : la chorioméningite lymphocytaire, les fièvres hémorragiques d'Argentine et de Bolivie, ainsi que la fièvre de Lassa.
Évoqué sur des caractéristiques cliniques, le diagnostic n'est affirmé que sur la séroconversion et l'identification du virus.
bois tropicaux (allergie aux) l.f.
tropical wood allergy
Essences végétales exotiques souvent utilisées en ébénisterie, pouvant être responsables de pneumopathie immuno-allergique avec présence dans le sang d’anticorps précipitants, de fibrose pulmonaire, d'asthme, de rhinite, de conjonctivite ou de dermites professionnelles reconnues maladies professionnelles sous le n° 47.
Les bois les plus dangereux sont le framiré, le niangon, le sipo, le beté, l'iroko, le makoré, le teck. Des quinones sont présentes dans de nombreux bois exotiques comme le teck, le palissandre. On a signalé parmi les allergènes les plus importants les dalbergiones, le desoxylapachol. Une orthoquinone, la mansonone, se trouve dans Mansonia altissima.
Édit. 2017
brûlés (premiers soins aux) l.m.p.
burn patients first cares
Soins primordiaux et essentiels de prise en charge des brûlés qui doivent tenir compte de la spécificité des lésions pour assurer la qualité des résultats ultérieurs.
Une brûlure est provoquée par l'action d'un agent nocif (chaleur, radiations, courant électrique ou produit chimique) qui ne cesse pas immédiatement après suppression de la cause : pendant un temps encore assez long la brûlure se propage aux tissus voisins de sorte que le volume lésé est plus grand que celui sur lequel a porté l'action initiale.
Pour limiter l'extension d'une brûlure superficielle, on doit laver immédiatement à l'eau froide la brûlure (peau, muqueuse, œil) pendant une quinzaine de minutes, au moins, pour éliminer la chaleur restante ou le caustique. L'entourage doit agir avant l'arrivée des secours (les conseils téléphoniques sont très utiles ainsi que l'éducation de la population pour éviter des erreurs traditionnelles).
Indépendamment d'une carbonisation éventuelle des tissus, la brûlure produit immédiatement un œdème par gonflement des cellules lésées. Elles éclatent ensuite en libérant des enzymes lysosomiques toxiques. Le gonflement des cellules se fait à partir du liquide extracellulaire, ce qui entraîne rapidement une fuite considérable de plasma hors des capillaires. Pour compenser cette fuite, il faut perfuser le plus vite possible des solutions alcalines (si possible des solutions de substituts du plasma et de bicarbonate). Cela permet d'éviter le collapsus vasculaire et protège les reins en maintenant une bonne diurèse (mettre une sonde vésicale pour mesurer la diurèse horaire).
Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler
Édit. 2017
cavité commune aux ventricules de Vésale l.f.
A.Vésale (Vesalius), anatomiste et médecin italien (1514-1564)
[A1]
Édit. 2015
cavités pneumatiques annexées aux fosses nasales l.f.p.
[A1]
Édit. 2015
cécité aux couleurs l.f.
colour blindness
[P2]
cécité totale aux couleurs l.f.
colour blindness total
[P2,Q2]