traumatisme psychique l.m.*
psychic trauma
On appelle traumatisme psychique une expérience soudaine et intense provoquée par un danger, source de menace pour la vie du sujet sans que celui-ci puisse y échapper ou qu'il ait autour de lui des moyens suffisants pour y faire face.
Le traumatisme induit frayeur et sentiment d'impuissance. Il peut être un évènement unique ou un enchainement d'évènements (traumatismes cumulatifs ou traumatismes en chaîne ) dont la valeur traumatique tient à la résonance d'une situation apparemment anodine avec des évènement violents antérieurement vécus par le sujet.
L'émotion choc au moment de l'évènement traumatique peut secondairement laisser place à un syndrome de répétition sous forme de rêves ou cauchemars faisant revivre l'émotion-frayeur. De manière moins spectaculaire, le traumatisme psychique peut aussi manifester sa capacité pathogène durable par de nouveaux aménagements psychiques tels que anxiété ou vulnérabilité aux effets d'évènements ultérieurs.
Les situations de guerre, d'accident de la voie publique, d'agression notamment sexuelle fournissent des exemples caractéristiques de traumatismes psychique.
Les manifestations immédiates ou rapprochées du traumatisme psychique ont des expressions sont souvent intriquées et volubiles, qu'il s'agisse de rupture de comportement (stupeur, agitation), d'états confuso-oniriques ou délirants transitoires, de crise d'angoisse ou d'attaque de panique, de troubles de l'humeur (dépressifs, voire maniaques), de réactions caractérielles, de crises hystériformes, mais aussi des phénomènes psychosomatiques. Elles peuvent aussi être inapparentes et isolées, après une phase de latence. La survenue d'une névrose traumatique permet de rattacher le syndrome différé au traumatisme psychique initial.
traumatisme psychique chez les enfants l.
psychical trauma among children
Expérience dramatique vécue par des enfants qui ont survécu, p. ex., à des massacres et à des viols, parfois blessés, souvent retrouvés seuls, après plusieurs jours sans soins ni nourriture, auprès de cadavres de leurs proches.
Les évènements de Yougoslavie et d'Afrique ont montré qu'à terme rapproché, les réactions étaient très diverses : absence de troubles apparents ; comportements pathologiques de sidération avec dépression de type mélancolique, mutisme, refus de consignes ou d'incitations venant d'un adulte ; régression parfois profonde.
Il semble que, du moins en milieu africain, et même en l'absence de psychothérapeutes, le retour à un bon équilibre physique, à une vie normale, dans une ambiance chaleureuse, a fortiori le rapatriement chez soi avec un proche ou au sein d'une famille d'accueil dont on connait l'ouverture dans ces cultures, favorisent la réversibilité, plutôt que le maintien en orphelinat.
À l'évidence, un recul suffisant reste nécessaire.
traumatisme psychique et évènement exceptionnel l.m.
psychical trauma and exceptional event
Évènement à partir duquel se détermine, après une période de latence, un syndrome de répétition traumatique, noyau clinique central et spécifique de la névrose traumatique.
D'une façon brutale, violente, souvent inattendue, le sujet est confronté à la possibilité de sa propre mort.
Il s'agit le plus souvent du temps de guerre ou d'une situation de catastrophe. Mais d'autres évènements, moins subits, peuvent être traumatisants : épreuves physiques et psychologiques répétées, mauvais traitements, torture, captivité. Il peut en être ainsi de visions de scènes d'horreur et de cadavres, surtout de leur relève, même si elles ne menacent pas directement le sujet. Interviennent aussi les formes nouvelles de la violence : terrorisme, prise d'otages, violence urbaine, notamment.
L'effondrement de l'"illusion d'immortalité" pour un sujet à un moment donné est ce qui relie ces évènements entre eux. Néanmoins le pouvoir traumatique d'un évènement ne se résume pas à la puissance de son impact et tous les sujets ne développent pas une névrose traumatique. Il y faut encore une dimension qualitative : la rencontre de l'évènement avec des représentations inconscientes dévoilées brusquement et souvent avec fugacité à cette occasion.
L'incapacité du sujet à lier psychiquement ces divers contenus est la conséquence la plus spécifique des effets d'un tel évènement, c'est-à-dire ce par quoi s'évalue sa puissance traumatique.
traumatisme psychique et générations suivantes l.m.
psychical trauma and after-generations
Les suites différées peuvent concerner non seulement les survivants mais aussi, indirectement, les groupes familiaux et sociaux, et même se transmettre à la descendance (syndrome "de la deuxième génération" chez les enfants des victimes du génocide juif).
Elles prennent alors des aspects cliniques individuels moins spécifiques : anxiété, dépression, troubles du caractère, avec cependant des perspectives moins pessimistes que celles souvent admises.
Des études plus rares, portant sur le génocide arménien, ont mis en évidence, parfois sur trois générations, d'autres éléments tels que l'assimilation et ses avatars.
traumatisme psychique (prise en charge d'un) l.f.
psychical traumatism (acute disorders)
Mesures thérapeutiques visant à la résolution des manifestations psychiques contemporaines d'une situation dramatique.
Elles consistent à permettre l'expression et l'abréaction la plus rapide possible de l'expérience vécue. D'où l'intérêt de l'écoute du «premier récit» dans un cadre thérapeutique. C'est l'une des meilleures préventions des troubles différés si ce récit est recueilli par du personnel formé à ce type de prise en charge. Sa mise en œuvre par des équipes de santé mentale s'effectue à proximité des zones d'opérations ou des lieux de la catastrophe, c'est le «psychological debriefing» des anglais. Enfin, pour une action psychologique collective, l'information, l'encadrement, l'efficacité et le maintien de l'ordre public concourent aussi à la limitation des troubles et à la prévention des paniques.
→ panique (trouble, crise ou attaque de)
moelle épinière (traumatisme de la) l.m.
injury to spinal chord
traumatisme n.m.
trauma
1° Résultat sur l'organisme humain d’une action physique nuisible.
2° Par extension, ensemble des troubles mentaux pouvant être attribués à une action physique ou psychologique nuisible.
En principe, le mot «trauma» devrait être réservé, au singulier, à une seule plaie ou au choc l'ayant provoqué, tandis que «traumatisme» implique une extension plus vaste du sens du mot ; c'est pourquoi il paraît plus correct de parler d'un trauma du crâne et de polytraumatisme. Mais cette distinction n'est pas toujours faite et les deux mots sont trop souvent pris pour synonymes.
Selon la nature de l'agent causal immédiat, on distingue les traumatismes physiques (par instrument, chaleur, électricité, radiations, etc.), chimiques (par produit caustique, toxique ou autre).
Le traumatisme est ouvert en cas de rupture du revêtement cutané, fermé dans le cas contraire. Les lésions peuvent être superficielles, pénétrantes, psychiques, etc. Selon leur siège, on parle de traumatisme crânien, thoracique, oculaire, etc.
Étym. gr. trauma ; lat. -issimus : augmentatif
traumatisme cardiaque l. m
heart injury
Effets subis par les structures anatomiques du cœur par la mise en œuvre de forces physiques anormalement importantes, soit directement appliquées par des agents perforant le thorax (plaies du cœur), soit par l’accélération ou la décélération de l’ensemble thoracique soumettant le cœur à une pression anormale (chute, collision automobile), soit par la transmission critique de forces en elles-mêmes modérées (commotio cordis).
Les conséquences observées sont, outre les plaies directement provoquées (balle, couteau), des lésions de contusion (myocarde), de dilacération (péricarde), d’arrachement (valves), de rupture (racine de l’aorte).
On distingue les lésions cardiopéricardiques fermées et celles ouvertes (plaies du cœur) :
- lésions péricardiques, ruptures péricardiques plus fréquentes sur la face gauche et pouvant entrainer la luxation du cœur ;
- hémopéricarde, hernie intrapéricardique ;
- hémopéricarde avec tamponnade, isolée ou associée à d'autres lésions ;
- lésions myocardiques, contusions, rupture des cavités cardiaques, communications interventriculaires ;
- lésions coronaires ;
- lésions valvulaires (surtout du cœur gauche).
Les examens complémentaires sont selon les cas : radiographie thoracique, ECG, échographie, éventuellement scintigraphie, exploration hémodynamique.
→ plaie du cœur, trachytraumatisme
traumatisme crânien l.m.
head trauma
Traumatisme du crâne et de l'encéphale fréquent et souvent grave qui constitue la principale cause de mortalité des jeunes gens de 15 à 25 ans et est dû le plus souvent à des accidents de la voie publique.
Leur gravité dépend de la violence du choc entrainant des lésions au point d'impact et très souvent en profondeur : lésions cutanées et sous-cutanées, osseuses et dure-mériennes, encéphaliques corticales et sous-corticales, lésions des substances blanche et grise, lésions vasculaires intracrâniennes et extra-crâniennes (dissections carotidiennes ou fistules carotidocaverneuses). A quoi il peut s'ajouter des lésions rachidiennes et médullaires.
Les traumatismes de la substance nerveuse entrainent la destruction de cellules libérant de grandes quantités de transmetteurs chimiques, notamment du glutamate, qui atteignent alors une concentration toxique. Les cellules détruites produisent la nécrose de cellules voisines qui n'étaient pas lésées initialement. Celles-ci libèrent à leur tour ces transporteurs de sorte que les lésions progressent pendant quelques heures. Des tentatives sont actuellement faites pour trouver des moyens de neutraliser le glutamate libéré.
On distingue en pratique les traumatismes graves ou bénins en fonction de l'état de conscience du blessé :
- Les traumatismes bénins sans perte de conscience ou avec une perte immédiate et brève, dont le pronostic est a priori favorable, à condition de s'assurer par scanographie qu'un hématome extradural ne soit pas en voie de constitution (il nécessiterait une évacuation en extrême urgence). De même, il peut y avoir un hématome sous-dural qui se manifeste seulement après plusieurs jours ou plusieurs semaines, d'où la nécessité d'une surveillance attentive de ces patients.
- Les traumatismes graves ayant entrainé un coma persistant doivent être hospitalisés en service spécialisé. Le pronostic est fonction de la profondeur du coma. Il est rare qu'ils justifient une intervention chirurgicale et lorsqu'ils évoluent vers la guérison, c'est souvent au prix de séquelles importantes, nerveuses ou psychiques.
→ respiratoire (centre), hématome sous-dural, hématome extradural, traumatisme crânio-encéphalique
traumatisme cranio-encéphalique l.m.
cranio-encephalic traumatism
Lésions de structure anatomique de l'extrémité céphalique, dues à un ou plusieurs chocs mécaniques, dont les conséquences sont variables, allant de la bénignité à la mort.
Souvent associées, les lésions comportent des atteintes cutanées et sous-cutanées, osseuses, vasculaires, méningées, cortico-sous-corticales et de la substance blanche. Le bilan des conséquences cliniques établit l'état de la vigilance grâce, notamment, à l'échelle de Glasgow, l'existence de troubles végétatifs, en particulier cardiorespiratoires, et il recherche des signes de localisation hémisphériques ou de retentissement sur les nerfs crâniens. Si la gravité clinique l'impose, un examen tomodensitométrique effectué en urgence permet de mettre en évidence un hématome extradural, sous-dural, une hémorragie sous-arachnoïdienne, une contusion cérébrale réunissant œdème, hémorragies, plages de nécrose et lésions axonales, ainsi qu'une embarrure avec ou sans plaie craniocérébrale. D'autres lésions ou complications sont plus rares : fistules du LCR ou carotidocaverneuses.
À distance, après, ou non, traitement neurochirurgical, les séquelles sont fréquentes.
→ score de Glasgow, hématome sous-dural, hématome extradural, hémorragie sous-arachnoïdienne, contusion cérébrale
traumatisme cranio-encéphalique et catatonie l. m.
head trauma and catatonia
État pathologique de la psychomotricité qui a été décrit pendant le premier conflit mondial par les auteurs allemands, aprés des traumatismes cranio-encéphaliques graves et disparition du coma.
Il s'agit de tableaux cliniques pouvant évoquer initialement un coma prolongé, une stupeur hypertonique "de décérébration", un mutisme akinétique ou un autre état apparenté, et qui ont tous "un air de famille". Ils ne peuvent se réduire à la seule organicité ni à une régression névrotique, ni à une "psychoplégie" par "émotion- choc", selon J.M. Sutter et coll. (1959).
Ces auteurs ne prétendent pas regrouper sous l'angle de la catatonie des faits aussi disparates, mais ils pensent que le "facteur catatonique" peut très bien expliquer au moins pour une part cette parenté sémiologique. Or la catatonie répond à l'aspect d'un tel dérèglement psychomoteur global, conformément à la conception de H. Ey.
La sismothérapie et des chimiothérapies ont été efficaces.
J. M. Sutter, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1959) ; H. Ey, psychiatre français (1974)
traumatisme graves du crâne (score de Glasgow pour l'évolution des) l.m.p.
Glasgow outcome scale
Échelle pronostique établie par B. Jennett et G. Teasdale, destinée à l'étude statistique des résultats à long terme des patients traités.
1) mort imputable à la lésion initiale.
2) état végétatif définitif : patient reste incapable de répondre et de parler pendant des semaines ou des mois jusqu'à la mort.
3) invalidité importante (conscient mais invalide) : patient dépendant de l'aide journalière d'une tierce personne en raison d'une invalidité mentale ou physique, pas des deux à la fois en général.
4) invalidité modérée (invalide mais indépendant) : patient pouvant prendre les transports publics et travailler dans un entourage protégé, il est donc indépendant en ce qui concerne sa vie de tous les jours.
5) bonne récupération, patient jouissant d'un mode de vie normal en dépit de déficits nerveux ou fonctionnels mineurs.
B. Jennett et G. Teasdale, neurochirurgiens britanniques (1976)
traumatisme hépatobiliaire l.m.
liver trauma
Lésion du foie et/ou des voies biliaires par contusion (traumatisme fermé) ou par plaie.
Au cours des polytraumatismes 10% des blessés ont un traumatisme hépatobiliaire, l'atteinte du foie étant un élément aggravant.
traumatisme laryngé l.m.
laryngeal trauma
Choc sur le larynx avec ou sans plaie cutanée.
On distingue, le traumatisme fermé, soit par traumatisme externe (commotion, fracture, désinsertion), soit par traumatisme interne (brûlure, intubation) et le traumatisme ouvert, plaie par balle ou par arme blanche pouvant entraîner une section du larynx. Il existe une dysphonie avec dyspnée, un emphysème sous cutané ou une plaie soufflante. Le traitement est chirurgical avec parage de plaies et suture muqueuse en conservant au maximum les structures cartilagineuses.
→ dysphonie, dyspnée, emphysème médiastinal
traumatisme médullaire l.m.
spinal cord trauma
Lésion de la moelle épinière par blessure (projectile, arme blanche), fracture, entorse (coup du lapin), luxation ou élongation de la colonne vertébrale.
La lésion médullaire est généralement associé à une fracture avec ou sans luxation vertébrale. Elle peut être isolée ou associée à d'autres lésions, du système neurovégétatif notamment. D'une manière générale les lésions de la substance nerveuse ont une évolution très particulière qui commence à être mieux connue : il en est de la moelle comme de l'encéphale et l'on peut espérer qu'un traitement préventif contre l'extension des lésions initiales pourra bientôt être disponible.
Les signes révélateurs peuvent être discrets (douleur vertébrale spontanée ou provoquée par la pression) ou dramatiques (paraplégie, tétraplégie), déjà sur place ou apparaître brusquement au cours du relevage ou du transport (section possible de la moelle ou des fibres sympathiques sortant de la moelle) : c'est la hantise des services d'urgence lors du ramassage et du transport.
Lors des premiers soins, il importe chez toute victime d'un trauma direct ou indirect du rachis de prendre toutes précautions possibles (collier cervical pour une suspicion d'atteinte du cou, matelas coquille pour immobiliser la tête et transport sur le dos sur un plan dur) avant que la recherche des signes nerveux ait attesté l'absence d'une lésion radiculomédullaire. Si ce n'est pas le cas, il faut en préciser le niveau pour orienter les soins. Il importe aussi de traiter une insuffisance ventilatoire et circulatoire (il y a souvent une vasoplégie des territoires paralysés) et de calmer l'anxiété et les douleurs. La conduite ultérieure dépend du siège et de l'importance des lésions ostéoarticulaires à évaluer par imagerie (radiographies, scanner, IRM). Le blessé doit alors être pris en charge conjointement par les chirurgiens, les réanimateurs et les neurologues.
Exceptionnellement le traumatisme initial, parfois minime, peut entrainer un hématome extradural compressif ou responsable d'une rupture des méninges, cause d'une hernie médullaire, qui se traduit par l'apparition, souvent retardée d'un syndrome de Brown-Séquard (on voit une image «en vilebrequin» au scanner ou en IRM).
Les traumatismes du rachis lèsent souvent les rameaux sympathiques, particulièrement au niveau du cou, il en résulte une vasoplégie intéressant la partie du corps sous-jacente. Cette vasoplégie entraîne une chute de pression artérielle et rend la victime très sensible aux modifications de position. La réanimation doit en tenir compte (pantalon anti-G, pour le transport, perfusions et sympathomimétiques pour contrôler la pression artérielle). Le pronostic fonctionnel est toujours très péjoratif, mais la mortalité a diminué grâce aux progrès de la réanimation, du "nursing" et de la réadaptation fonctionnelle
→ paraplégie, tétraplégie, traumatisme crânien, système nerveux autonome, Brown-Séquard (syndrome de)
traumatisme obstétrical l.m.
birth injury
Au sens le plus large, effets adverses subis par l'enfant lors de la naissance correspondant en pratique aux conséquences d'agressions mécaniques lors d'un passage difficile dans la filière génitale ou lors de l'extraction. Les lésions du système nerveux sont prédominantes : traumatismes cranio-encépha
→ diaphragmatique (paralysie), paraplégie, traumatisme du crâne
traumatisme somatique et névrose l.
somatic traumatism and neurosis
État névrotique au sens large, développé après un traumatisme surtout céphalique, mais non exclusivement.
Pour établir la causalité, le psychiatre s'attachera à faire la part des nombreux facteurs susceptibles d'intervenir et de se conjuguer : handicaps séquellaires (en évitant toute "neuromythologie cérébrale"), "blessure psychique ouverte" persistant après une confrontation directe avec la mort (traumatisme psychique), résonance avec l'histoire personnelle du sujet (sans pour autant souscrire au postulat d'une personnalité prédisposante), litiges et retards concernant la réparation, notamment.
Ainsi, bien que d'évolution le plus souvent favorable, un syndrome post-commotionnel des traumatisés cranio-encéphaliques peut aboutir à une organisation névrotique influencée par la personnalité prétraumatique et par le type de relation avec l'environnement (possibilité de "traumatismes secondaires" liés à un rejet social), avec création possible d'un cercle vicieux et survictimation.
Le plus souvent, il n'y a pas de corrélation entre l'importance du traumatisme et celle des manifestations dites névrotiques ultérieures
Pour lever toute ambigüité, l'expression de "troubles psychiques posttraumatiques" devrait être réservée aux seules suites d'un traumatisme somatique. Mais on sait que des facteurs somatiques et psychiques sont très fréquemment associés.
→ blessés (manifestations psychiques chez les)
traumatisme sonore l.m.
Altération auditive provoquée par l’exposition de la cochlée à une onde sonore très intense, soit de courte durée, soit intermittente et répétée
Elle se traduit par une hypoacousie de perception, portant d’abord sur le 4 000 Hz. Dans certaines circonstances s’ajoute à l’onde sonore une onde de pression (gifle, plongeon, explosion) qui provoque des lésions de l’oreille moyenne au niveau du tympan, de la chaîne ossiculaire et même des fenêtres.
Certaines professions comportent également une exposition à des bruits excessifs dont le caractère répétitif induit un tableau clinique qui caractérise le tableau des surdités professionnelles.
→ surdité, surdité professionnelle
traumatisme thoracique l.m.
thoracic trauma
Lésion thoracique produite par un agent extérieur agissant mécaniquement.
On distingue les traumatismes thoraciques fermés et les traumatismes thoraciques ouverts.
traumatisme thoracique fermé l.m.
blunt thoracic injury, blunt thoracic trauma
Lésion produite par un choc sans qu'il y ait déchirure de la peau et pénétration de l'agent qui le provoque.
Les traumatismes thoraciques fermés s'opposent donc aux traumatismes thoraciques ouverts (mieux appelés plaies de poitrine).
Ces traumatismes sont liés pour une grande part aux accidents de la circulation, à un moindre degré aux accidents du travail, de sport et aux suicides.
On distingue les traumatismes thoraciques fermés isolés et les polytraumatismes où l'atteinte de la cage thoracique s'accompagne d'autres atteintes : abdominale, des membres, du crâne, du rachis, qui aggravent notablement le pronostic vital surtout lors des atteintes crâniocérébrales.
traumatisme thoracique ouvert
traumatisme valvulaire l.m.
valvular trauma
Lésion des valvules, de l'anneau ou de l'appareil sous-valvulaire cardiaque provoquée directement ou indirectement par un agent extérieur le plus souvent un choc direct violent sur la paroi thoracique.
Quelques fois, l'ébranlement brutal de la masse sanguine au cours d'un traumatisme thoracique important peut créer une onde de choc lésant les valves cardiaques ou les appareils sous valvulaires.
L'insuffisance aortique semble la lésion valvulaire la plus fréquemment observée mais il est rare qu'elle soit isolée. On observe des insuffisances aortiques ou pulmonaires après un traumatisme thoracique, précordial au cours du sport ( ballon heurtant la poitrine avec violence) ou lors d'un accident de voiture, à la décélération , une onde de choc rétrograde qui lèse les valvules aortiques ou pulmonaires.
Le plus souvent, un traumatisme pénétrant provoque aussi et surtout des lésions péricardiques et myocardiques.
traumatisme vocal l.m.
vocal trauma
tympan (traumatisme, rupture du) l.m. ou l. f.
akinésie psychique l.f.
psychic akinesia
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