brûlure (degré de gravité des) l.f.
2e degré, phlyctènes ;
3e degré, brûlures profondes.
Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler
→ brûlure
Édit. 2017
brûlure n.f.
burn
Destruction des téguments, voire des tissus sous-jacents, sous l'action d'un agent thermique (flammes, contacts liquides solides ou gazeux), chimique, électrique, ou de radiations ionisantes.
La gravité est évaluée en fonction de la surface, de la profondeur, mais aussi du terrain et des atteintes associées. La classification de la profondeur est déterminée selon trois degrés ; brûlure du 1er degré : érythème douloureux plus ou moins œdémateux ; brûlure du 2ème degré, soit superficiel (bulles circonscrites ou phlyctènes très douloureuses sur une surface rouge œdémateuse très douloureuse), soit profond (même aspect mais avec une atteinte dermique) ; brûlure du 3ème degré : atteinte de toute l'épaisseur cutanée avec escarre, voire carbonisation des tissus sous-jacents.
La chaleur, cause principale des brûlures, agit par les rayons infrarouges ou par contact direct (corps chaud solide, liquide, vapeur d'eau ou gaz brûlants).
Les radiations ionisantes (ultraviolets, rayons X et γ, etc.) ou non ionisantes (ultrasons), et de nombreux corps chimiques liquides (acides sulfurique, chlorhydrique et fluorhydrique, soude, potasse, ammoniaque) ou gazeux (chlore, ammoniac, ypérite, etc.) peuvent produire des brûlures.
L'abrasion de la peau par friction produit un effet équivalent à celui d'une brûlure.
Par la chaleur que dégage leur passage, tous les courants et ondes électriques peuvent provoquer des brûlures profondes, parfois très graves. Elles intéressent surtout les muscles et les vaisseaux, tissus plus conducteurs que la peau ou les tissus adipeux. C'est pourquoi des normes rigoureuses limitent le courant de fuite des appareils électriques (intensité < 3 A).
Les courants continus, même très faibles, libèrent de la soude à la cathode par électrolyse du chlorure de sodium contenu dans les liquides interstitiels : leur passage prolongé est la cause de brûlures chimiques au niveau de l'électrode (cathode) placée sur la peau.
La gravité d'une brûlure dépend de la quantité d'énergie destructrice dissipée dans les tissus lésés, énergie qui est donnée par le produit énergie = puissance x durée d'application.
Le volume exposé doit aussi être pris en considération. L'énergie dissipée agit dans un volume plus grand que celui de la cible initiale du fait de la diffusion vers les tissus voisins, même après que la cause initiale ait cessé son action.
La gravité d'une brûlure est aussi fonction du volume intéressé. Pour la peau le volume est proportionnel au produit de la surface brûlée par l'épaisseur de la lésion, épaisseur estimable par celle de l'œdème. Ex. une brûlure cutanée intéressant 55% de la surface corporelle (soit 1 m2 chez un adulte de 1,8 m2 de surface corporelle), avec un œdème de 3mm d'épaisseur équivaut à une hémorragie grave, car elle entraîne un volume de plasma extravasé de 1 m2 x 3mm = 3 litres. Il faut donc compenser d'urgence une telle perte de liquide si l'on veut éviter l'arrêt cardiaque.
Enfin la gravité d’une brûlure chimique dépend du produit en cause. Un produit alcalin continue à agir en profondeur provoquant des brûlures térébrantes malgré le lavage à grande eau. Il faut parfois effectuer un nettoyage chirurgical pour éviter cette action en profondeur dite de liquéfaction. Les brûlures par acides provoquent au contraire une action de coagulation des protéines de surface qui limite l’action en profondeur.
Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler
→ irradiation aigüe, surface corporelle, ultrasons, brûlés (premiers soins aux), brûlés (troubles psychiques des), brûlé (anesthésie du), brûlure (degré de gravité des), brûlure électrique
Édit. 2017
brûlure cornéenne l.f.
corneal chemical and thermal injury
Altération cornéenne causée par un agent chimique ou thermique, avec des conséquences souvent sévères sur la transparence de la cornée.
Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler
→ brûlure
Édit. 2017
brûlure électrique l.f.
electric burns
Brûlure causée par l'énergie dissipée lors du passage du courant électrique (alternatif ou continu) à travers les tissus.
Le courant alternatif ne produit pas d'électrolyse, par contre l'électrolyse produite par un courant continu, même de très faible intensité (défaut d'appareillage), cause un dégagement de soude à la cathode qui peut entraîner une brûlure chimique de la peau au niveau de l'électrode de sortie du courant (cathode).
Le passage de l'électricité à travers un milieu continu (solide ou liquide) se fait selon des «tubes» de courant dont la résistance est proportionnelle au produit de la résistivité du milieu par la surface de section du «tube». La chaleur dégagée par l'énergie dissipée est proportionnelle à la résistance, au temps d'application et au carré de l'intensité (loi de Joule). L'électricité circule dans le corps à travers les «tubes» de moindre résistance: le courant suit donc le trajet des vaisseaux et des muscles, les lésions les plus importantes sont localisées aux points de plus faible section du «tube» où la résistance est la plus forte (poignets, chevilles, coudes et genoux).
La gravité d'une brûlure électrique ne s'apprécie pas à partir de la surface de la brûlure cutanée, qui peut être petite. Elle dépend des lésions vasculaires (coagulation obturant les vaisseaux) et musculaires. Les muscles brûlés libèrent de grandes quantités de myoglobine qui s'éliminent mal par les reins et provoquent une anurie si la diurèse est insuffisante et si l'urine est acide (la myoglobine, soluble en milieu alcalin, précipite en milieu acide). Il est nécessaire de perfuser les solutions alcalines pour alcaliniser les urines.
La gravité d'une brûlure électrique est fonction de l'importance des lésions profondes. On peut réduire cette gravité par des premiers soins efficaces et précoces.
Enfin, le passage du courant amène la contraction violente des muscles (tétanisation), qui peut entraîner des arrachements osseux et des chutes d'où des blessures et des fractures.
Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler
→ brûlure,brûlé (premiers soins au), électrisation, électrocution
Édit. 2017
brûlure laryngée l.f.
laryngeal burn
Lésion du larynx liée à l’inhalation de gaz brûlants, à l’absorption de substance caustique, ou à un reflux gastro-œsophagien. On peut en rapprocher les lésions causées par la radiothérapie.
Les lésions siègent presque toujours au niveau du vestibule laryngé avec oedème et rougeur. En cas de déglutition de toxiques, on peut voir des ulcérations nécrotiques pouvant aboutir à une sténose. En cas de reflux gastro-oesophagien, on constate une rougeur de la muqueuse aryténoïdienne. Les brûlures en cas d’ignition de la sonde au laser sont particulièrement graves.
Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler
→ brûlure
Édit. 2017
produits caustiques (intoxication et brûlure par des) l.f.
intoxication and burn caused by caustic products
Brûlures particulièrement redoutables produites par les produits caustiques parce que le produit continue son action tant qu'il n'a pas été neutralisé par les tissus ou éliminé par le traitement.
Quand l'action du caustique est externe, il faut laver largement et très rapidement la surface souillée (peau, œil).
Au contraire, en cas d'ingestion de produits caustiques (soude, eau de Javel, acide, etc.) il faut être très prudent car la brûlure peut rapidement perforer l'œsophage. En première urgence, ne pas faire vomir pour éviter que le caustique repasse par l'œsophage et y aggrave la brûlure, de même ne pas faire boire pour éviter de faire passer dans l'estomac le caustique qui reste dans la bouche ou la gorge. Seules les lèvres et la bouche peuvent être rincées. L'ingestion d'un produit caustique demande l'hospitalisation d'urgence en service spécialisé (indiquer le caustique en cause). Ne pas intuber ni faire de fibroscopie. S'il y a lieu le caustique passé dans l'estomac sera évacué par voie chirurgicale. Même bien traitées les brûlures du pharynx, du larynx et de l'œsophage, plus particulièrement par les caustiques acides, donnent souvent lieu à des cicatrices sténosantes.
L'ingestion des produits caustiques est surtout le fait d'enfants, elle peut être aussi le fait d'un geste suicidaire. De sérieuses mesures préventives doivent être prises pour que les enfants ne puissent atteindre les bouteilles de liquides caustiques et qu'ils ne puissent pas les ouvrir (bouchons normalisés).
→ brûlure
gravité n.f.
1) severity, seriousness,
Qualité de ce qui apporte des conséquences graves c'est-à-dire, en médecine, une invalidité ou une incapacité, des soins prolongés ou pénibles et, à l'extrême, le décès.
De nombreux indices, échelles ou scores sont proposés pour évaluer quantitativement la gravité : l'échelle d'intensité des tremblements de terre (1880) et, en médecine, les barèmes d'accidents de travail et des maladies professionnelles, l'indice de choc, l'indice de gravité en traumatologie, le score d'Apgar, le score de Glasgow, etc. Ils cotent en général 0 pour une gravité nulle, mais les cotes de la gravité maximale sont très diverses.
2) gravity
Accélération due à la pesanteur à la surface de la Terre sauf indication contraire.
Elle se mesure en G = 9,81 m s-2 ou en gal (1 gal = G/100).
Dans les satellites spatiaux la gravité est quasiment nulle : on parle alors de microgravité.
P. A. Grawitz, anatomopathologiste allemand (1883)
Étym. lat. gravitas : qualité de ce qui est lourd, pesant
Syn. sévérité (angl. déconseillé)
[F2,M2,M3]
indice de gravité l.m.p.
index of gravity
indice de gravité en réanimation l.m.
severity of illness, index in intensive care
L'un des nombreux indices pronostiques et d'évaluation de l'efficacité probable des soins de réanimation devant une situation clinique donnée utilisés en réanimation, soit pour ajuster les traitements, soit pour établir les statistiques justifiant l'activité des unités de soin.
Leur évaluation dépend, soit des éléments présents le premier jour (indice à l'entrée), IGS II ou APACHE, soit d'évènements survenant durant le séjour (indices répétés) prenant en compte (ODIN) ou non (LOD) les éléments du traitement.
Les facteurs pronostiques de l'évaluation initiale sont «chroniques» ou «aigus». Les facteurs «chroniques» sont l'âge et l'état de santé antérieur. Les facteurs «aigus» sont la gravité de l'état clinique (diagnostic de la maladie aigüe), le délai précédant l'admission en réanimation et l’état physiopathologique (évalué par des dosages).
Les indices ont été calculés (par régression logistique) en comparant les conséquences cliniques et biologiques d'une affection, pour établir une échelle d'estimation du risque de décès. Il s'agit d'outils purement statistiques établis sur 200 malades au moins : aucune de ces échelles ne peut être considérée comme un outil de prédiction individuelle de mortalité, mais ils permettent de décrire les performances d'une unité de soins intensifs (l'IGS II est obligatoire dans le PMSI).
Étym. lat. indicium : indication
indice de gravité en traumatologie l.m.
trauma severity index
Relevé pondéré d'un bilan lésionnel et surtout fonctionnel permettant d'établir des groupes de traumatisés et surtout polytraumatisés classés selon leur gravité : plusieurs indices sont proposés.
Il s'agit surtout d'indices pronostiques mais ils peuvent aussi permettre d'évaluer la prise en charge et l'activité d'un service hospitalier de traumatologie ou d'urgence.
Ces indices doivent être simples et établis sur des données de routine facilement et rapidement mesurables par les diverses catégories de personnel. Ils doivent être fidèles (reproductibles), significatifs et aisément calculables afin de permettre des corrélations entre la gravité et la mortalité.
Il en existe de diverses sortes : indices de triage (pour l'orientation des blessés), indices pronostiques (construits à partir d'analyses discriminantes (paramètres mesurés sur des échantillons représentatifs) ou indices plus subjectifs (indices physiologiques, fonctionnels ou lésionnels).
Les plus utilisés sont :
- le trauma score de Champion (1983), purement physiologique à 5 items, 3 à valeur chiffrée, 2 plus subjectifs, le score va de 1 à 16 ;
- le CHOP de Cowley (1974), indice métabolique et hémodynamique (critères retenus : créatininémie, hématocrite, osmolarité, pression artérielle) ; le respiratory index de Goldfarb (1977) qui associe au CHOP l'utilisation de l'O2 délivré ; l'IGS II de Le Gall ; l'ISS (injury severity scale) de Baker, dérivé de l'AIS (abbreviated injury score), score purement lésionnel décrivant la gravité des atteintes dans six territoires.
Citons aussi les indices des brûlures, ceux de polyagressions et les indices associés, tel le Triss de Champion qui additionne le trauma score, l'âge et l'ISS.
H. R. Champion, chirurgien américain (1983) ; R. A. Cowley, urgentiste américain (1974) M. Goldfarb, chirurgien américain (1973) ; J. R. Le Gall, médecin réanimateur français, membre de l’Académie de médecine (1993) ; Susan P. Baker, pathologiste américaine (1974)
Étym. lat. indicium : indication
→ AIS, indice de gravité simplifié, trauma score de Champion
indice de gravité simplifié l.m.
simplified severity index
Plusieurs indices simplifiés sont utilisés en réanimation, l'IGS I (13 variables) et l'IGS II (15 variables) de Le Gall (1993).
Ils reposent sur le même principe de calcul que l'indice APACHE.
L'IGS II, le plus utilisé en France, y est obligatoire pour les comptes rendus des observations de réanimation.
Étym. lat. indicium : indication
→ score de Glasgow, indice Apache, IGS II
indice spécifique de gravité l.m.
specific gravity index
Indice permettant d'évaluer la gravité d'une affection particulière ou l'efficacité des moyens diagnostiques et thérapeutiques utilisés.
La gravité d'une affection particulière s'évalue par le score de Glasgow-Liège pour les comas, par l'indice de McCabe pour absence ou présence de maladies chroniques, plus ou moins graves, par le score de Ranson ou l'indice d'Imrie, pour les péritonites et les pancréatites aigües.
L'efficacité des moyens diagnostiques et de traitement mis en œuvre s'évalue à partir d'indicateurs : pour la charge des soins on utilise l'indice de Cullen ou TISS (therapeutic intervention system score) recueillant 76 actes de soins cotés de 1 à 4 selon leur complexité, les risques afférents, le temps nécessaire à leur réalisation.
Le système OMEGA (Ω), utilisé en France, recense 51 actes médicaux techniques assortis de coefficients de pondération, répartis en trois groupes :
- actes enregistrés une seule fois même s'ils sont effectués plusieurs fois (Ω 1),
- actes enregistrés chaque fois qu'ils sont réalisés (Ω 2),
- nombre de jours pendant lesquels ils sont techniquement réalisés (Ω 3).
T. J. McCabe Sr, mathématicien américain (1976) ; J. H. Ranson, chirurgien américain (1974) ; C. W. Imrie, chirurgien britannique (1978) ; D. J. Cullen, anesthésiste réanimateur américain (1974)
Étym. lat. indicium : indication ; Glasgow, ville d’Écosse ; Liège, ville de Belgique
→ Cullen (indice de), Glasgow Liège (score de), gravité, Imrie (système d'), McCabe (indice de), OMEGA (système), Ranson (score de), Tiss (indice)
infarctus du myocarde (indice de gravité de l') l.m.
clinical severity index in acute myocardial infarction
Indice établi sur une statistique de 250 patients suivis sur deux ans.
I : pas d'insuffisance cardiaque
II : insuffisance cardiaque
III : œdème pulmonaire
IV : choc cardiogénique
T. Killip 3rd et J. Kimball, médecins cardiologues américains (1967)
Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.
pancréatite (scores de gravité) l.m.
scores for pancreatitis
Estimation chiffrée du degré de l'atteinte pancréatique dans une pancréatite aigüe.
Souvent accompagné d'épanchements, un phlegmon pancréatique forme un bloc inflammatoire au contact d'une pancréatite aigüe. Le pronostic est souvent sombre, d'où l'intérêt de disposer de scores pronostiques ou d'estimation de la gravité.
Le score de Ranson (1974) utilise 11 paramètres cotés 1 chacun. Sauf l'âge, les 5 premiers sont évalués à l'admission sur l'intensité des processus inflammatoires, les autres le sont dans les 48 premières heures et correspondent aux retentissements circulatoires, rénaux ou métaboliques. Si le score est < 2, la mortalité est quasi nulle ;
= 3, le risque commence à être sérieux ;
> 6, la mortalité est de 62 % ;
> 7, la mortalité est proche de 100%.
Version simplifiée de celui de Ranson, le score d'Imrie n'utilise que 4 paramètres, mais il est moins sensible et peu spécifique.
Le score tomodensitométrique de Ranson et Balthasar (1985) définit 5 stades lésionnels de la pancréatite selon le nombre et la localisation des collections.
A - pancréas normal ;
B - élargissement localisé ou global de la glande ;
C - effacement des bords pancréatiques (témoin d'un environnement inflammatoire) ;
D - augmentation du volume pancréatique et collection liquidienne satellite unique ;
E - présence d'au moins deux collections liquidiennes extra-pancréatiques ;
F - présence de gaz intra- ou extra-pancréatique ou infiltration massive de l'espace intrapéritonéal.
On peut aussi créditer les stades de 0 à 4 points avec une majoration de 2, 4 ou 6 points en fonction du degré d'extension de la nécrose (Balthazar, 1990).
Le signe de l'îlot graisseux (Perez, 1990) correspond à la présence de zones intra- ou extra-pancréatiques de densité intermédiaire entre graisse et liquide. Il n'est pas modifié par l'injection de produits de contraste.
C. W. Imrie, chirurgien britannique (1978) ; J. H. Ranson, chirurgien américain (1974 bis) ; E. J. Baltazar, médecin radiologue et J. H. Ranson, chirurgien américains (1985) ; E. J. Baltazar, médecin radiologue américain (1990) ; C. Pérez, médecin radiologue espagnol (1990)
Étym. gr. pan : tout ; kreas : chair, « tout en chair », parce que cet organe ressemble à de la chair)
score de gravité des traumas d'après Champion l.m.
trauma severity indices from Champion
Ce score purement physiologique adapte celui de Glasgow à la traumatologie.
Il comporte 5 items, 3 à valeur chiffrée, 2 plus subjectifs. Le score va de 1 à 16.
| items | 5 | 4 | 3 | 2 | 1 | 0 |
| fréquence respiratoire* | 10-24 | 25-35 | >35 | <10 | 0 | 0 |
| effort inspiratoire** | + | 0 | ||||
| pression artérielle moyenne | 90 | 70-90 | 50-69 | <50 | 0 | *** |
| pouls capillaire**** | <2 | >2 | 0 | |||
| score de Glasgow | 14-15 | 11-13 | 8-10 | 5-7 | 3-4 | 0 |
H. R. Champion, chirurgien américain (1981)
scores de gravité l.m.p.
seriousness score
Échelles d’indices de gravité, avec addition de scores, permettant de déterminer le risque de décès à l’admission d’un patient dans une unité de réanimation ou de soins intensifs.
Leur intérêt est à la fois individuel et épidémiologique.
stades de gravité de l'urgence médicale l.m.
medical emergency severity scale
→ urgence médicale (stades de gravité de l')
urgence médicale (stades de gravité de l') l.m.
medical emergency severity scale
L'un des quatre stades de gravité de l'état d'un patient permettant de faire un diagnostic sur le degré d'urgence d'une intervention médicale.
I) Période de latence ou urgence potentielle où il y a peu de signes attirant l'attention.
II) Apparition de signes cliniques, la douleur est souvent un signe d'alerte, on peut alors faire une approche diagnostique qui permet d'estimer un délai maximum tolérable avant d'entreprendre les soins.
III) Signes nets, la douleur est en général très présente, c'est souvent elle qui incite à donner l'alerte.
IV) Phase terminale de détresse, la douleur peut être très atténuée, mais si l'on ne fait pas les soins efficaces extrêmement rapidement (ex. 3 minutes pour un arrêt cardiocirculatoire), la mort (ou la perte de l'organe - ex. l'œil) est inéluctable.
Étym. lat. urgens : pressant (participe présent adjectivé d'urgeo : presser, insister avec opiniâtreté)