Courvoisier (loi de) l.f.
Observation que l’augmentation de volume de la vésicule biliaire signifie, en cas d’ictère, que l’obstacle sur la voie biliaire est situé au-dessous de l’abouchement du canal cystique, soit un cancer du pancréas ou un ampullome vatérien.
En cas de pathologie lithiasique, la vésicule n’est pas augmentée de volume du fait de l’épaississement pariétal dû à la cholécystite chronique.
L. Courvoisier, chirurgien suisse (1890) ; L. F. Terrier, chirurgien français, membre de l’Académie nationale de médecine (1837-1908)
→ Courvoisier et Terrier (loi de)
[L1,N1]
loi de Courvoisier l.f.
Observation que l’augmentation de volume de la vésicule biliaire signifie, en cas d’ictère, que l’obstacle sur la voie biliaire est situé au-dessous de l’abouchement du canal cystique, soit un cancer du pancréas ou un ampullome vatérien.
En cas de pathologie lithiasique, la vésicule n’est pas augmentée de volume du fait de l’épaississement pariétal dû à la cholécystite chronique.
L. Courvoisier, chirurgien suisse (1890) ; L. F. Terrier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1837-1908)
[L1,N1]
Bedlington terrier (race) l.f.
Bedlington terrier (race)
Race de chiens terriers atteints d'un désordre génétique du métabolisme du cuivre ressemblant à la maladie de Wilson chez l'Homme.
→ cygnes muets (race des), Wilson (maladie de)
Édit. 2017
Terrier (signe de) l.m.
Terrier’s sign
Disparition du thrill et du souffle continu d’une fistule artérioveineuse par la compression exacte de son siège.
Ce signe clinique très caractéristique n’est pas toujours facile à mettre en évidence (fistules larges, fistules profondes).
L. Terrier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1837-1908)
Abney (loi d') l.f.
Abney's law
Loi selon laquelle la luminance d'un mélange de couleurs spectrales est égale à la somme des luminances des couleurs composant ce mélange.
W. de Wiveleslie Abney, physicien anglais (1886)
Syn. loi d'additivité
[B1,P2]
Édit. 2016
Arrhenius (loi d') l.f.
Arrhenius’law
S. Arrhenius, chimiste suédois, prix Nobel de chimie en 1903 (1889) ; J. van’t Hoff, chimiste néerlandais, prix Nobel de chimie en 1901
→ van t'Hoft-Arrhenius (loi de)
Beer-Lambert (loi de) l.f.
Beer's law
Loi selon laquelle l'intensité d'une lumière monochromatique traversant une solution colorée est réduite proportionnellement à la concentration du colorant et au logarithme de l'épaisseur traversée.
Cette loi, utilisée pour l'oxymétrie, s'applique à toutes les radiations (ex. radiothérapie).
A. Beer, physicien allemand (1852), J. H. Lambert, physicien suisse (1760)
[B1,P2]
Édit. 2018
Bergonié et Tribondeau (loi de) l.f.
Bergonié-Tribondeau’s law
Loi qui exprime le mode de variation de la sensibilité des tissus aux rayons X.
La sensibilité d’une cellule aux rayons X est directement proportionnelle à sa capacité de reproduction et inversement proportionnelle à son degré de différenciation. Ce sont donc les cellulles les plus jeunes qui se montrent les plus sensibles.
J. Bergonié, membre de l'Académie de médecine et L. Tribondeau, médecins radiologues français (1906)
Édit. 2017
biogénétique (loi) l.f.
biogenetic law
Les divers stades du développement embryonnaire d’un vertébré supérieur reproduisent, d’après cette loi (E. Serres), les formes successives présentées par les ancêtres de cet organisme (théorie du transformisme).
E. Haeckel, naturaliste allemand (1834-1919) ; E. Serres, médecin, anatomiste et physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1786-1868)
Syn. loi de Haeckel
[A4,Q1]
Édit. 2017
Bonnet (loi de) l.f.
En cas d’hydarthrose, le sujet place l’articulation dans la position qui offre la plus grande capacité articulaire.
A. Bonnet, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1809-1858)
Édit. 2017
Boveri (loi de) l.f.
Boveri’s principle
Principe selon lequel le nombre et la morphologie des chromosomes sont constants dans toutes les cellules des individus d'une même espèce.
T. Boveri, biologiste allemand (1909)
Édit. 2017
Boyle (loi de) l.m.
Boyle's law
Pour une même masse de gaz parfait à température constante, le produit de la pression, P, par le volume, V, est constant (P.V = constante).
La loi ne s'applique pas aux vapeurs en contact avec leur liquide. Elle est d'autant plus approximative pour les «vapeurs sèches» qu'on s'approche du point de rosée.
Cette loi s’applique particulièrement à la plongée sous-marine et aux milieux où la pression est supérieure ou inférieure à la pression atmosphérique (aviation) : quand la pression extérieure augmente, le volume des gaz inclus dans l’organisme (oreille moyenne, sinus, tube digestif) diminue et l’inverse se produit quand la pression extérieure diminue : c’est l’explication des baro-traumatismes.
R. Boyle, Sir, physicien irlandais (1627-1691)
→ Mariotte (loi de), rosée (point de), vapeur
Édit. 2017
Coulomb (loi de) l.f.
Coulomb 's law
C. Coulomb, physicien français (1736-1806)
[B1]
Dalton (loi de) l.f.
Dalton's law
La pression totale d'un mélange de gaz est égale à la somme des pressions partielles des gaz constituants.
Cette loi est très utile pour comprendre les effets toxiques des gaz lors des variations de pression (hypoxie, hyperoxie, hypercapnie, oxycarbonisme, hyperazotémie) notamment lorsqu’ils sont compris dans des mélanges : chaque gaz se comporte comme s’il était seul.
La pression partielle d'un gaz donné est égale au produit de la pression totale par la concentration de ce gaz dans le mélange. P. ex. la pression barométrique moyenne au niveau de la mer est de 1013 hPa (= 760 mm de Hg), et la concentration de O2 dans l'air est de 21 p. cent, on a donc
PO2 = 1013 x 0,21 = 213 hPa (= 160 mm de Hg) au niveau de la mer.
J. Dalton, physicien et chimiste britannique (1801)
Darcy (loi de) l.f.
Darcy’s law
H. Darcy, ingénieur français (1856)
Delpech (loi de) l.f.
Delpech’s law
La croissance osseuse est accrue dans les zones de moindre pression et ralentie ou diminuée dans les zones de forte pression.
J. Delpech, chirurgien et anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1828)
Donders (loi de) l.f.
Donders' law
Loi selon laquelle pour chaque position, il y a orientation spécifique des méridiens horizontaux et verticaux de la rétine : elle dépend donc uniquement d'un mouvement horizontal et vertical.
Il n'y a pas de rotation autour de l'axe antéropostérieur
F. C. Donders, ophtalmologiste néerlandais (1848)
doses (loi des) l.m.
dosis law
Duncan (loi de) l.f.
Duncan's law
Loi selon laquelle le poids de chaque fœtus augmenterait avec l'âge de la mère jusqu'à 29 ans et sa longueur jusqu'à 44 ans, au long des grossesses successives.
J. M. Duncan, obstétricien écossais (1868)
Einthoven (loi d') l.f.
Einthoven law (formula)
À chaque instant de la révolution cardiaque la somme algébrique des potentiels électriques des dérivations 1 et 3 de l’électrocardiogramme standard égale le potentiel de la dérivation 2.
Cette loi, fondamentale en électrocardiographie, découle de la loi de Kirchhoff selon laquelle la somme de toutes les différences de potentiel existant dans un circuit fermé est égale à zéro.
W. Einthoven, physiologiste néerlandais, prix Nobel de Médecine en 1924 (1913) ; G. Kirchhoff, physicien allemand (1824-1887)
[B3 ,K2]
Édit. 2019
Ewald (loi d') l.f.
Ewald’s law
Résultats des expériences d’Ewald, énoncés sous forme de lois, concernant l’effet des déplacements des liquides endolymphatiques dans les canaux semi-circulaires du labyrinthe.
A savoir : la secousse lente du nystagmus est dirigée dans le sens du courant endolymphatique; dans le canal latéral, le mouvement ampullipète est le plus efficace; dans les canaux verticaux, postérieur et antérieur, le mouvement ampullifuge est le plus efficace.
R. Ewald, physiologiste allemand (1865-1921)
→ endolymphe, ampullifuge, ampullipète
[C2,P1]
Édit. 2018
Fick (loi de) l.f.
A. Fick, physicien et physiologiste allemand (1829-1901)
→ diffusion, Fick (principe de)
[B1]
Édit. 2018
Gauβ (loi de) l.f.
gaussian distribution
C. F. Gauß mathématicien, physicien et astronome (1777-1855)
Syn. loi normale de distribution
→ loi normale de distribution, Laplace-Gauβ (loi de)
Graham (loi de) l.f.
Graham's law
Loi précisant que, dans un gaz, la vitesse de diffusion est proportionnelle à l'inverse de la racine carrée de la masse spécifique (densité) du gaz.
Cette loi est aussi valable approximativement pour des particules dissoutes.
T. Graham, chimiste britannique (1846)
Haber (loi de) l.f.
Haber's law
Effet nocif d'un mélange gazeux toxique inhalé, proportionnel au produit du temps d'exposition par la concentration du toxique, diminuée d'un seuil au-dessous duquel le mélange est supporté assez longtemps sans dommage.
Haber a proposé de caractériser la puissance d'un gaz de combat par le produit de la concentration nocive, C, par le temps d'exposition, t, soit C.t . Haber a déterminé, en 1924, les valeurs de C.t pour les gaz suivants : phosgène 450, méthylchloroforme 500, acide cyanhydrique 1000, chloracétone 3000, bromure de xylol 6000 et chlore 7500.
Le produit C.t ne tient pas compte du seuil de concentration tolérée, c. Mais Haber a donné une expression simplifiée de la loi (C-c) t = cte publiée initialement par son élève Flury, qui correspond à une hyperbole équilatère asymptotique à une horizontale d'ordonnée c (seuil nocif),(C - c) = k/t avec la constante k= C.t.
Cette loi très générale s'applique à des agents nocifs très divers (chimiques, physiques, bactériologiques, etc.) quelle que soit la voie d'administration (digestive, respiratoire, intraveineuse, transcutanée, etc.). Elle éclaire notamment une vieille notion hippocratique : «Pour arrêter une épidémie il faut ouvrir les fenêtres». En effet les contagieux expirent un aérosol infectieux dont la concentration dans la salle atteint avec le temps le seuil nocif ( C), d'où propagation de l'épidémie : ici la concentration est égale au rapport du nombre de germes par le volume de la salle. Les hôpitaux avaient autrefois des plafonds très hauts, d'où le grand volume des salles, ce qui n’était pas favorable aux infections nosocomiales. Enfin, l'ouverture des fenêtres augmente considérablement le volume de dilution ce qui réduit donc très vite la concentration nocive et permet de passer assez rapidement au-dessous du seuil de contagion. Les constructions hospitalières modernes à plafond bas et à air conditionné favorisent les infections nosocomiales, ces dispositions architecturales sont en outre inutilement dispendieuses en énergie.
J. Haber, chimiste allemand, prix Nobel de chimie de 1918 (1921)
→ aérosol, dose, exposition, gaz de combat, nosocomiale (infection)
[G4]
Édit. 2015