Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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accident d'anesthésie l.m.

anaesthetic accident

Accident péri-anesthésique se produisant au cours de l’anesthésie (générale, locorégionale ou locale), de sa mise en train et de ses suites immédiates.
Il peut être imputable à l’anesthésie proprement dite, aux conditions opératoires (notamment aux pertes de sang), à l’état antérieur du patient (qui a dû être évalué lors de la consultation préopératoire) ou à une combinaison de ces trois causes donnant des risques souvent intriqués.
Si l'accident est entièrement lié à l'anesthésie il peut s'agir soit d'une défaillance humaine ou matérielle (notamment par non-respect des normes), soit d'une réaction anormale lors de l'administration d'un produit anesthésique (choc anaphylactique ou anaphylactoïde, hyperthermie maligne). La consultation anesthésique préopératoire, la normalisation de l'appareillage, le contrôle des distributions de gaz avant la mise en service et les vérifications qui doivent être faites avant toute anesthésie ont considérablement réduit le nombre des accidents.

Étym. lat. accidens : ce qui survient ; gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

accident, ASA (classification), certification d'un dispositif médical, contrôle de qualité des dispositifs médicaux, contrôle de qualité des soins, risque

[E3,G1]

Édit. 2017

aide-anesthésiste n.m. ou f.

anaesthetist nurse

Infirmier ou infirmière diplomé d'État spécialisé en anesthésie-réanimation (IADE).
C’est le plus proche collaborateur du médecin anesthésiste-réanimateur, qui peut, sous sa responsabilité, lui confier des fonctions de soins, de surveillance et de gestion. La spécialisation d'IADE est obtenue après 2 années d’études effectuées au sein d’une école agréée par le Ministère de la Santé. L'infirmier anesthésiste a une compétence définie par décret. Il est soumis aux mêmes règles juridiques que l’infirmier diplômé d’Etat mais s’y ajoutent celles qui résultent de l’extension et de l’exclusivité de la compétence qui lui sont règlementairement reconnues.

[E1,G1]

Édit. 2017 

anesthésie n.f.

anæsthesia

Suppression de la sensibilité à la douleur à la suite d'une lésion nerveuse, de l'action d'un médicament ou de celle du froid.
L'anesthésie post-traumatique d'un territoire est souvent définitive.
L'anesthésie pour fins médicales ou expérimentales est obtenue parfois par l'emploi du froid (qui arrête la propagation de l'influx nerveux), ou, très généralement, d'agents chimiques (anesthésiques). Elle peut être locale, locorégionale ou générale.
L'anesthésie générale est induite par des agents administrés par voie intraveineuse (parfois intra-rectale ou intramusculaire) ou pulmonaire (oxyde nitreux, xénon ou vapeurs anesthésiques). Elle évolue en 3 phases, induction, entretien et récupération (réveil) et s'accompagne d'une perte de conscience ou narcose. Pour les interventions mineures, on se contente souvent de diminuer seulement la vigilance et la perception de la douleur.
L'anesthésie locale est induite par l'injection d'anesthésique, l'application sur la peau de crème anesthésique (EMLA) ou du froid (par ex. évaporation de chlorure d'éthyle) près du site opératoire.
L'anesthésie locorégionale agit sur une partie limitée du système nerveux par injection de produits près de la structure à anesthésier (moelle épinière, racines rachidiennes, troncs nerveux) : c’est le bloc d'un nerf, d'un plexus, etc.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

action (potentiel d'), analgésie, anesthésie (profondeur), anesthésique général, anesthésique local, anesthésique volatil, EMLA, exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie, accident d'anesthésie

[G1]

Édit. 2017

anesthésie en obstétrique l.f.

anaesthesia for obstetrics

Anesthésie chez la femme enceinte.
Elle comporte des particularités pour un acte en rapport avec la grossesse (accouchement par voie vaginale ou par césarienne, extraction d'un enfant mort-né, délivrance artificielle, suture d'épisiotomie):
- les complications respiratoires (difficultés d'intubation) ou vasculaires (syndrome de compression de la veine cave inférieure) sont plus fréquentes ;
- le passage transplacentaire des anesthésiques et leurs effets sur le fœtus doivent être pris en compte : il faut utiliser de faibles doses, ce qui impose une anesthésie superficielle ;
- la mémorisation peranesthésique est une complication possible de l'anesthésie générale.
On utilise l'anesthésie générale et l'anesthésie locorégionale, surtout rachidienne (rachianesthésie, péridurale et rachipéridurale combinées) qui permettent l'analgésie du travail et la réalisation de la césarienne. Sauf contrindication, on préfère l'anesthésie rachidienne en raison de la sécurité maternelle et fœtale qu'elle procure.

[G1,O3]

Édit. 2017

anesthésie pour cœlioscopie l.f.

anæsthesia for laparoscopic surgery

Technique d'anesthésie adaptée à la chirurgie cœlioscopique.
Pour assurer le passage des instruments et permettre à l'opérateur de voir, il faut insuffler du CO2 dans le péritoine (la pression peut être réduite par suspension de la paroi abdominale), mais cela gêne la ventilation en repoussant le diaphragme, surtout en position de Trendelenburg. Le risque d'embolie gazeuse exclut l'usage d'air pour gonfler le pneumopéritoine. C'est pourquoi on utilise le CO2 qui est moins dangereux, parce qu'il est très soluble dans le sang et les tissus. Mais le CO2 est cause d'acidose et son élimination importante par les poumons entraîne une certaine hypoxie. Il faut maintenir l'oxygénothérapie après la fin de l'intervention pendant toute la durée d'élimination du CO2. L'anesthésie pour cœlioscopie demande une ventilation contrôlée, sa surveillance et la réanimation nécessitent une grande vigilance.

Étym. gr. koilia : ventre ; skopeô : observer de haut ou de loin

[G1]

Édit. 2017

anesthésie (signe ophtalmologique de l') l.m.

anaesthesia sign

Angle du strabisme sous anesthésie générale stable et profonde.
Quel que soit le strabisme, sous anesthésie générale, l'angle peut diminuer, s'annuler, ou même s'inverser. Les conclusions à en tirer, notamment une modification du protocole opératoire, varient selon les auteurs.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésique adj.

anaesthetic

Se dit de toute substance médicamenteuse ou de toute technique capable d'entraîner une perte de la sensibilité.

Étym. gr. an: privatif; aesthesia: sens

[G1]

Édit. 2017

asthmatique (anesthésie de l ') l.f.

anaesthesia of asthmatic patient

Conditions particulières de l’anesthésie d’un patient asthmatique Le principal risque est la bronchoconstriction (bronchospasme) déclenchée par l'injection de médicaments ou l'inhalation de vapeurs anesthésiques ainsi que par les gestes nécessités par l'anesthésie (intubation, aspiration trachéale) ou la chirurgie (stimulation vagale).
Il faut éviter les médicaments histamino-libérateurs (prémédication sédative et anxiolytiques). Des précautions spéciales doivent être prises pour éviter toute hypoxie pendant l'anesthésie.
Lors de la consultation préopératoire, la prévention consiste à rechercher par l’interrogatoire toutes les causes d'allergie et à les éviter. Il faut aussi préparer le patient pour améliorer son état bronchique et en diminuer la réactivité (kinésithérapie respiratoire, etc.). Pendant l'intervention et dans les suites opératoires, une ventilation à pression d'insufflation modérée est nécessaire, quitte à tolérer une hypercapnie contrôlée.

Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme

ballon réservoir d'anesthésie l.m.

anaesthetic reservoir bag

Récipient souple («vessie») d'un système respiratoire à partir duquel un sujet peut inspirer de l'air ou un mélange anesthésique.

système anesthésique

Édit. 2017

brûlé (anesthésie du) l.f.

anaesthesia of burns

Anesthésie relativement courte, nécessaire dans le cas des brûlés, mais répétée pour le renouvellement de leurs pansements et pour les greffes.
Leurs veines sont souvent peu accessibles et la face, le cou ou les voies aériennes supérieures ne sont fréquemment pas indemnes. On préfère dans ces cas utiliser des produits tels la kétamine par voie intramusculaire ou, si possible, le propofol par voie intraveineuse.

Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler

brûlure, kétamine, propofol

Édit. 2017

circuit anesthésique l.m.

anaesthetic circle system

système anesthésique

[G1]

dysautonomie (anesthésie et) l.f.

anaesthesia of a dysautonomic patient

Aucune technique d'anesthésie générale et aucun anesthésique ne sont contrindiqués; les anesthésies rachidiennes sont possibles à condition de prévenir l'hypotension artérielle.
Dans les dysautonomies familiales, qui s'observent surtout chez les enfants, les scolioses peuvent entraîner des difficultés pour l'installation sur la table d'opération et surtout les troubles digestifs (troubles de la motricité œsophagienne, reflux gastroœsophagien) peuvent induire une déshydratation et justifient de commencer une perfusion intraveineuse avant l'arrivée au bloc opératoire. L'anxiété pouvant déclencher une crise de dysautonomie (vomissements, hypertension artérielle, tachycardie, œdème cutané) une prémédication par benzodiazépine est justifiée.
Les dysautonomies primitives acquises s'observent surtout chez les adultes de plus de 50 ans, surtout s'il y a une hypotension artérielle orthostatique.
Elles justifient un traitement préventif (notamment 9a-fluorocortisone, caféine, antiinflammatoire non stéroïdien, midodrine, desmopressine).
Les complications cardiovasculaires sont fréquentes pendant la période peropératoire : traiter l'hypotension artérielle avec des sympathomimétiques directs à doses titrées en raison de l'hypersensibilité de dénervation.
Dans les dysautonomies secondaires, l'attitude est différente selon la maladie en cause, mais les analgésiques centraux sont à éviter en raison d'une diminution de sensibilité à l'hypoxie et à l'hypercapnie. En ce qui concerne les diabétiques asymptomatiques, étant donné le risque de crise peropératoire, la prise en charge est à conduire comme pour les patients atteints de dysautonomie primitive acquise.
En période postopératoire les complications peuvent justifier le séjour en réanimation chirurgicale ::
- complications cardiaques, hypotension artérielle, troubles du rythme cardiaque par allongement de l'espace QT, infarctus du myocarde sans douleur, mort subite ;
- complications respiratoires, dépression respiratoire par hypersensibilité aux opiacés, apnées obstructives du sommeil.

dysautonomie végétative

évaporateur pour anesthésie l.m.

anæsthetic vaporizer

Dispositif permettant le passage d'un agent anesthésique de l'état liquide à celui de vapeur.
Pour les anesthésiques puissants les appareils actuels permettent l'administration d'une concentration précise grâce à un apport variable du gaz vecteur diluant le gaz totalement saturé en vapeur anesthésique.
Ces appareils sont utilisés pour l'halothane, l'enflurane, etc. On emploie divers procédés :
- léchage, le gaz vecteur lèche la surface du liquide, surface qui peut être agrandie par des mèches ;
- bullage, le gaz vecteur barbotte dans le liquide (ex. copper kettle) ;
- pulvérisation, le gaz vecteur passe dans un pulvérisateur qui aspire l'anesthésique volatil et projette des gouttelettes qui s'évaporent rapidement ;
- projection du liquide sur la paroi de la tubulure inspiratoire d'où il s'évapore ;
- injection de la vapeur anesthésique sous pression dans le gaz vecteur (vaporisateur chauffant).
Les analyseurs actuels permettent un réglage, automatique ou manuel, de la concentration de la vapeur anesthésique désirée.

Syn. vaporiseur, vaporisateur

système anesthésique

[B3,G1]

Édit. 2019

exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie l.f.p.

anaesthetic main requirements for safety and efficiency

Avant toute anesthésie générale ou locorégionale on doit donner les garanties suivantes.
- Une consultation pré-anesthésique doit avoir lieu plusieurs jours avant l'intervention, lorsqu'il s'agit d'une intervention programmée.
- Pour chaque patient, les moyens nécessaires à l'anesthésie doivent être disponibles et contrôlés avant l'intervention (surveillance continue de la fréquence cardiaque et tracé électrocardioscopique, surveillance de la pression artérielle ou de l'arrivée des fluides médicaux et de l'aspiration à l'appareil d'anesthésie, du matériel d'intubation trachéale et de la ventilation artificielle).
- Une surveillance continue après l'intervention doit être assurée dès la fin de l'intervention et de l'anesthésie (cette surveillance ne doit pas être interrompue lors du transfert du patient, elle doit se poursuivre jusqu'à la récupération des grandes fonctions vitales : respiration, circulation, système nerveux), la salle de surveillance postinterventionnelle (salle de réveil) doit être située à proximité du site où est pratiqué l'anesthésie.
- Il doit y avoir une organisation permettant de faire face à tout moment à une complication liée à l'intervention ou à l'anesthésie effectuée.
(Article D. 712-40 du Code de la santé, décret du 5 décembre 1994).

dispositif médical, extubation, surveillance postinterventionnelle (salle de)

[G1,E3]

Édit. 2018  

induction anesthésique (période d') l.f.

anaesthesia induction

Période qui va de l'entrée du patient en salle d'opération au début de l'intervention et dont la durée, habituellement de l'ordre de quelques minutes, dépend de l'importance de l'acte opératoire.
Pendant cette période on prépare le patient (mise en place du monitorage), on installe éventuellement une perfusion pour injecter les médicaments, et on contrôle la liberté des voies aériennes (canule oropharyngée, masque laryngé ou intubation trachéale).

Étym. lat. inductio : action d'introduire, de conduire (inducere : tirer dedans, vers)

infirmier anesthésiste l.m. ou f.

anaesthetist nurse

Infirmier chargé de préparer les appareils, les matériels, les médicaments nécessaires à l’anesthésie et de collaborer avec les médecins anesthésistes pour assurer la surveillance du malade en bloc opératoire, en service de réanimation, aux urgences.
La spécialisation d’infirmier anesthésiste exige deux ans d’études au-delà du diplôme d’Etat d’infirmier.

Jehovah (anesthésie-réanimation des témoins de)

anaesthesia and intensive care of Jehovah's witness

Les membres de cette secte religieuse, s'appuyant sur la Bible («Vous ne mangerez pas la chair avec son âme, c'est-à-dire son sang», Genèse 9.3.4, etc.) refusent tout dérivé du sang, toute transfusion homologue et n'acceptent que l'autotransfusion immédiate (le sang doit circuler en permanence). Certains refusent même la circulation extracorporelle, l'hémodialyse, les produits du fractionnement du plasma, les sérums, l'interféron, le «blood patch», et la transplantation d'organe, parfois même, la greffe de moelle autologue.
Même en cas d'urgence évidente, ces refus compliquent la réanimation surtout en cas d'hémorragie : ils obligent à ne recourir qu'aux substituts du plasma. Chez l'enfant en détresse vitale, il faut faire appel au Procureur de la République qui prononce un «délibérant parental temporaire» permettant de recourir aux soins indispensables.
La Bible n'évoque pas expressément les greffes de tissus humains qui sont considérées comme de simples tissus, aussi certains Témoins les acceptent à condition que l'équipe soignante ne fasse pas appel à la transfusion sanguine.

laryngoscopie (anesthésie pour) l.f.

anaesthesia for laryngoscopy

Technique d'anesthésie générale utilisée pour permettre des diagnostics ou des traitements portant sur le larynx.
La microchirurgie ou l'usage du laser nécessitent l'immobilité du larynx sous laryngoscopie en suspension. Cette immobilité est obtenue soit par l'anesthésie générale et la jet-ventilation, soit si possible par la sédation, le patient étant laissé en ventilation spontanée.

jet-ventilation

laser (anesthésie lors de l'emploi du) l.f.

anaesthesia with the use of a laser beam

Rayons laser (CO2, Nd-YAG ou KTP) utilisés pour traiter les lésions cicatricielles ou tumorales du larynx et de l'arbre trachéobronchique. L'énergie libérée par le rayon laser sur un combustible (sonde d'intubation) peut déclencher un incendie ou une explosion (avec un mélange gazeux anesthésique riche en oxygène ou en oxyde nitreux). Il est donc nécessaire de prendre des précautions spéciales pour éviter ces accidents.
Les sondes d'intubation en caoutchouc ou en polychlorure de vinyl peuvent prendre feu et causer de graves brûlures de la trachée. Des sondes spéciales, métalliques ou non, sont disponibles, faute de mieux on peut utiliser des sondes ordinaires à condition de les envelopper dans une protection métallique réfléchissante (feuilles d'aluminium ou de cuivre). Pour éviter les risques d'ignition ou d'explosion il faut utiliser l'O2 à une concentration inférieure à 30 % (FiO2 <0,3) et ne pas employer de N2O, comburant comme l'oxygène.

montage anesthésique l.m.

anaesthetic system

système anesthésique

myopathe (anesthésie d'un) l.f.

anaesthesia in patient with muscle disease

Particularités de l’anesthésie de patients myopathes susceptibles de complications particulièrement en période périopératoire.
Les principaux risques sont liés à l'altération de la mécanique ventilatoire, à l'atteinte cardiaque associée dans certaines myopathies et, parfois, à l'hyperthermie maligne.
Le risque d'hyperthermie maligne lors de l'utilisation de la succinylcholine et des anesthésiques volatils est surtout important dans certaines myopathies (en cas de déficit en Ca-ATPase, myopathies mitochondriales, syndrome central core disease, maladie de Duchenne de Boulogne et maladie de Becker).
Les patients atteints de myasthénie sont très sensibles à l'action des curares non dépolarisants. Si l'utilisation de tels curares est nécessaire, il faut diviser par dix les doses usuelles et monitorer la curarisation. L'exacerbation postopératoire de la myasthénie justifie la surveillence en unité de soins intensifs au sortir de la salle de réveil.
Pour certaines myopathies comme la maladie de Duchenne de Boulogne, le risque essentiel est une insuffisance respiratoire par réduction de la force de l'inspiration (incapacité restrictive). Dans la maladie de Steinert (myopathie myotonique) la succinylcholine est contrindiquée car elle peut déclencher une crise myotonique.

Étym. gr. mus : souris, muscle ;  pathos : maladie

phéochromocytome (anesthésie pour) l.f.

anaesthesia for pheochromocytoma

Anesthésie de patients à instabilité circulatoire qui nécessite une préparation par des médicaments alpha- et bêta-bloquants ainsi que par des vasodilatateurs (inhibiteurs calciques).
Le phéochromocytome, tumeur endocrine développée aux dépend des cellules chromaffines (localisé en général au niveau de la médullosurrénale, parfois dans l'abdomen ou le thorax), sécrète de l'adrénaline et de la noradrénaline d'où hypertension artérielle, hyperglycémie et sudation. Les manipulations chirurgicales de la tumeur peuvent provoquer des poussées hypertensives et il apparaît une hypotension brutale après l'exérèse.

porphyrie (anesthésie chez un patient atteint de) l.f.

anaesthesia for porphyria

L'anesthésie d'un patient atteint de porphyrie risque de déclencher des crises aigües car de très nombreux médicaments augmentent l'activité de l'acide delta-aminolévulinique-synthétase.
Parmi les anesthésiques les plus dangereux sont les barbituriques..
La difficulté principale en anesthésie est d'éviter ces médicaments qui peuvent déclencher une crise aigüe. En cas de crise, le traitement comporte l'administration d'hématine ou d'hémine.
Le propofol peut être utilisé.

prémédication anesthésique l.f.

anaesthetic premedication

Avant une anesthésie générale ou locorégionale, médicaments administrés avant l'arrivée au bloc opératoire, en général dans l'unité de soins.
L'objectif essentiel de la prémédication est d'assurer le confort du patient, notamment pour supprimer son anxiété. L'hydroxyzine, les benzodiazépines, les morphiniques et les neuroleptiques sont les principaux médicaments utilisés. Les benzodiazépines sont les préférées pour leur effet sédatif, amnésiant et anxiolytique. L'atropine est maintenant utilisée plus rarement : son but était de supprimer l'effet des stimulations vagales au cours de l'intervention.
L'administration de ces médicaments peut se faire par voie orale, intramusculaire, intraveineuse ou trans-muqueuse (sublinguale ou nasale). Chez certains patients on cherche à prévenir les risques entraînés par l'inhalation (syndrome de Mendelson) en utilisant des médicaments anti-H2 ou antiacides (citrate de sodium).

puissance anesthésique l.f.

anaesthetic power

concentration anesthésique efficace minimale à 50%

[G1]

Édit. 2018

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