extubation n.f.
extubation
1) En anesthésiologie, retrait de la sonde d'intubation (orale, nasale ou par trachéotomie) hors de la trachée, lors du réveil .
2) Par extension, période qui encadre le geste d'ablation de la sonde, en fin d'anesthésie ou en salle de surveillance après une intervention (salle de réveil) ou encore en salle de soins intensifs.
En fin d'anesthésie générale, les critères autorisant l'extubation sont : la récupération d'une fonction respiratoire acceptable (en fréquence, volume courant et force inspiratoire), la disparition des signes de curarisation résiduelle, le maintien d'une température centrale peu modifiée, un réveil suffisant du patient (obéissance aux ordres simples), un état cardiovasculaire stable. En salle de réanimation, l'extubation est possible selon les mêmes critères, mais il y a lieu de tenir compte de l'état nutritionnel, de l'état infectieux éventuel et de l'état respiratoire.
Une obstruction laryngée immédiate ou retardée peut compliquer l'extubation, surtout si l'intubation initiale a été traumatisante (par ex. en urgence). En anesthésie, cette difficulté se rencontre souvent par spasme des muscles laryngés, elle est plus fréquente chez l'enfant.
Après une durée d'intubation prolongée en réanimation, un œdème de la glotte peut apparaître quelques heures après l'extubation, il peut entraîner une dyspnée laryngée. On peut voir ensuite une symphyse des cordes vocales ou une sténose trachéale freinant le passage de l'air, ce qui entraîne à long terme un syndrome emphysémateux. En anesthésie, après l'extubation, on peut aussi voir des troubles moteurs laryngés avec défaut d'adduction des cordes vocales : la toux est alors peu efficace et les inhalations bronchiques sont favorisées par un défaut de fermeture de la glotte.
Étym. lat. ex : en dehors de ; tubus : tuyau
[G1, K1]
Édit. 2020