Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

11 résultats 

Beurmann et Gougerot (maladie de) l.f.

Maladie dont les traits cliniques ont été fixés par les médecins français de Beurmann et Gougerot et dont l'agent causal avait été isolé en 1903 par de Beurmann sous le nom de Sporotrichum beurmanni

Ch. de Beurmann et H. Gougerot, dermatologues français (1906)

sporotrichose

Édit. 2017

maladie trisymptomatique de Gougerot l.f.

Gougerot trisymptôme

H. Gougerot, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1951)

Étym. lat : tres : trois ; gr. symptomatikos  de symptôma : accident ( de sun : avec et  piptein : tomber)

trisymptôme de Gougerot

dermatite lichénoïde purpurique et pigmentée de Gougerot-Blum l.f.

Gougerot-Blum’s purpuric and pigmented lichenoïd dermatitis

Dermatose considérée comme une forme papuleuse de dermite ocre, dont la lésion élémentaire est une petite papule, arrondie, lisse et brillante, à surface d'abord purpurique et télangiectasique puis secondairement pigmentée.
Plusieurs lésions confluent le plus souvent pour former des placards irréguliers atteignant essentiellement les jambes.

H. Gougerot, membre de l'Académie de médecine et P. Blum, dermatologues français (1925)

Étym. gr. derma : peau ; ite : inflammation

dermite lichénoïde purpurique et pigmentée de Gougerot-Blum l.f.

Gougerot-Blum’s purpuric and pigmented lichenoïd dermatitis

H. Gougerot, membre de l'Académie de médecine et P. Blum, dermatologistes français (1925)

Gougerot-Blum (maladie de)

Gougerot-Blum (dermatite lichénoïde purpurique et pigmentée de) l.f.

H. Gougerot, membre de l'Académie de médecine et P. Blum, dermatologistes français (1925)

dermatite lichénoïde purpurique et pigmentée de Gougerot-Blum

Gougerot-Carteaud (papillomatose confluente et réticulée de) l.f.

H. Gougerot, membre de l’Académie de médecine et A. Carteaud, dermatologistes français (1927)

papillomatose confluente et réticulée

Gougerot-Sjögren (syndrome de) l.m.

Gougerot-Sjögren’s syndrome, Gougerot-Houwer-Sjögren’s syndrome, Sjögren’s syndrome

Maladie autoimmune marquée cliniquement par un assèchement progressif des muqueuses, surtout buccales, mais aussi respiratoires, digestives, génitales etc., ainsi que par des conjonctivites et caractérisé histologiquement par une infiltration lymphoplasmocytaire et une dégénérescence progressive des glandes exocrines.
L’affection à prédominance féminine – rapport H/F de 9/1 – a un pic d’incidence à 50 ans. La caractéristique de la maladie est d’être une pathologie des glandes exocrines responsable de la sécheresse de la bouche et des conjonctives oculaires, ainsi que d’une importante adynamie et de douleurs articulaires. L'atrophie des glandes salivaires et lacrymales est à l'origine d'un syndrome sec (Sicca syndrome) associant au moins une xérostomie et une xérophtalmie attestée par le test de Schirmer. Il existe une infiltration lympho-plasmocytaire des glandes salivaires et lacrymales associée à des lésions canalaires et à une sclérose interstitielle.
D’évolution chronique, le syndrome de Gougerot-Sjögren peut aussi comporter des atteintes musculaires, cardiovasculaires rénales (tubulopathie), biliaires, neuropsychiatriques,  etc..  Surtout, il peut coexister avec des maladies systémiques et auto-immunes telles que polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, vascularites, dermatopolymyosites, connectivite mixte (on a d’ailleurs parlé pour lui de véritable « carrefour des connectivites »), hépatite chronique active, cirrhose biliaire primitive, thyroïdite.
Le risque de lymphome malin B est de 15 à 20 fois plus élevé que dans une population normale du même âge : les formes histologiques habituelles sont des lymphomes de faible degré de malignité et de la zone marginale. Leur localisation préférentielle porte sur les organes dans lesquels l’affection est active à savoir les glandes parotides et le tube digestif. Les anomalies immunitaires y sont constantes: facteurs rhumatoïdes présents dans près de 100% des cas même en l’absence de polyarthrite rhumatoïde, hypergammaglobulinémie, cryoglobulinémie, anticorps antinucléaires, dont les anticorps anti-Ro (ou anti-SS-A) et anti-La (ou anti-SS-B).

H. Gougerot, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1926), H. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1933) ; X. Mariette, médecin rhumatologue français et Lindsay A. Criswell, médecin rhumatologue américaine (2018)

Syn. syndrome de Sjögren, syndrome sec, syndrome de l’œil sec, kérato-conjonctivite sèche, syndrome arthro-oculo-salivaire

Schirmer (test de), connectivite, syndrome sec, de Godwin (lésion lymphoépithéliale bénigne de) syndrome sec xérostomie xérophtalmie néphropathie tubulaire chronique polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, vascularite, dermatopolymyosite, connectivite mixte hépatite chronique active, cirrhose biliaire primitive, thyroïdite, lymphome malin B, facteurs rhumatoïde, cryoglobulinémie, anticorps anti-SS-A, anticorps anti-SS-B

[N3,I1,P2,P3,F1]

Édit. 2018 

Gougerot (trisymptôme de) l.m.

H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1932) ; M. Ruiter, dermatologiste néerlandais (1948)

trisymptôme de Gougerot

papillomatose confluente et réticulée de Gougerot et Carteaud l.f.

confluent and reticulate papillomatosis, Gougerot-Carteaud’s syndrome

Dermatose bénigne caractérisée par le développement progressif de lésions hyperpigmentées, discrètement papuleuses, qui se disposent symétriquement sur le tronc, prédominant dans les zones médiodorsale et médio-thoracique où elles confluent en nappes et qui, plus en périphérie, réalisent une éruption réticulée des faces latérales du thorax, du dos, du cou et des creux axillaires.
Très rare, cette affection touche principalement des adultes jeunes et des adolescents. Son image histologique, non spécifique, comporte une discrète papillomatose. Son diagnostic impose d'éliminer formellement un pityriasis versicolor ou un acanthosis nigricans étendu, qui ont souvent été confondus avec la papillomatose confluente et réticulée. La physiopathologie est inconnue. L'évolution est chronique. Les tétracyclines représentent un traitement efficace mais purement suspensif, souvent suivi de rechutes.

H. Gougerot, membre de l'Académie de médecine et A. Carteaud, dermatologues français (1927 et 1932)

Syn. maladie de Gougerot-Carteaud

syndrome de Gougerot-Sjögren l.m.

Gougerot-Sjögren’s syndrome, Gougerot-Houwer-Sjögren’s syndrome, Sjögren’s syndrome

Maladie autoimmune marquée cliniquement par un assèchement progressif des muqueuses, surtout buccales, mais aussi respiratoires, digestives, génitales etc., ainsi que par des conjonctivites et caractérisé histologiquement par une infiltration lymphoplasmocytaire et une dégénérescence progressive des glandes exocrines.
L'atrophie des glandes salivaires et lacrymales est à l'origine d'un syndrome sec (Sicca syndrome) associant au moins une xérostomie et une xérophtalmie. Il existe une infiltration lympho-plasmocytaire des glandes salivaires et lacrymales associée à des lésions canalaires et à une sclérose interstitielle.
D’évolution chronique, atteignant surtout la femme après 40 ans, le syndrome de Gougerot-Sjögren peut aussi comporter des atteintes musculaires, cardiovasculaires rénales (tubulopathie),  neuropsychiatriques,  etc..  Surtout, il peut coexister avec des maladies systémiques et auto-immunes telles que polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, vascularites, dermatopolymyosites, connectivite mixte (on a d’ailleurs parlé pour lui de véritable « carrefour des connectivites »), hépatite chronique active, cirrhose biliaire primitive, thyroïdite. On peut aussi voir survenir au cours du syndome de Gougerot-Sjögren des lymphomes dont certains malins, en particulier une maladie de Waldenström. Les anomalies immunitaires y sont constantes: facteurs rhumatoïdes présents dans près de 100% des cas même en l’absence de polyarthrite rhumatoïde, hypergammaglobulinémie, anticorps antinucléaires, dont les anticorps anti-Ro (ou anti-SS-A) et anti-La (ou anti-SS-B).

H. Gougerot, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1925), H. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1930)

Syn. syndrome de Sjögren, syndrome sec, syndrome de l’œil sec, kérato-conjonctivite sèche, syndrome arthro-oculo-salivaire

test de Schirmer, connectivite, syndrome sec,de Godwin (lésion lymphoépithéliale bénigne de)

trisymptôme de Gougerot (trisymptôme de) l.m.

trisymptomatic disease, arteriolitis allergica

Ensemble lésionnel atteignant essentiellement l'adulte qui associe trois types de lésions cutanées électivement localisées aux membres inférieurs : un purpura fait de macules de 2 à 5 mm, des taches érythémateuses ou érythémato-œdémateuses de 5 à 10 mm et des nodules dermiques de petite taille, en grains de plomb, évoluant le plus souvent dans un contexte fébrile accompagné d'arthralgies, d'œdème des chevilles et parfois d'un syndrome douloureux abdominal.
L'image histologique des lésions cutanées est celle d'une vasculite leucocytoclasique, auquelles peuvent s'associer des ulcérations nécrotiques ou des bulles.
Ce tableau doit faire rechercher une atteinte rénale manifestée par une protéinurie et/ou une hématurie microscopique, un syndrome inflammatoire non spécifique, des complexes immuns circulants. Le bilan étiologique s'attache à dépister, en dehors de tableaux nosologiques individualisés, une prise médicamenteuse, dont le rôle peut être évoqué sur la chronologie des manifestations, un foyer infectieux, bactérien, viral ou parasitaire, une affection maligne. Le traitement consiste en la suppression de la cause quand celle-ci est identifiée, et repos au lit; la corticothérapie générale, la colchicine, les immunosuppresseurs, la dapsone, les échanges plasmatiques sont à discuter selon les étiologies.

H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1932) ; M. Ruiter, dermatologiste néerlandais (1948)

Syn. maladie trisymptomatique de Gougerot

allergide nodulaire, artériolite allergique de Ruiter, purpura, vascularite leucocytoclasique, colchicine, immunosuppresseurs et néphropathies, dapsone, échanges plasmatiques

[J1, M1]

Édit. 2019