sporotrichose n.f.
sporotrichosis
Mycose subaigüe ou chronique de l’Homme ou de l’animal faisant suite à l’inoculation traumatique dans le derme de spores ou de fragments mycéliens d’un micromycète, Sporothrix schenckii.
Cette mycose reste endémique en Amérique Centrale et du Sud, dans le sud des États-Unis, en Afrique et au Japon. Ailleurs, les cas sont sporadiques. L’inoculation est traumatique, à partir de diverses sources contaminées, surtout sol et végétaux.
Habituellement bénigne, elle est parfois sévère. La forme classique de la maladie comporte une atteinte cutanéolymphatique des extrémités, se développant de façon ascendante à partir du point d’inoculation. Mais, la sporotrichose peut revêtir d’autres formes cliniques. Dans 90% des cas, l’atteinte est cutanée (forme hyperergique). Les lésions sont localisées dans 10% des cas et polymorphes (papuleuses, verruqueuses, ulcérées) et, dans 80% des cas, existe une extension lymphatique locale sous forme de gommes. Chez des patients débilités ou immunodéprimés (10% des cas) s’observent des atteintes viscérales profondes et des formes disséminées (forme anergique). Le diagnostic est confirmé par l’isolement en culture du champignon. L’examen histologique d’une biopsie montre de petites levures bourgeonnantes avec, parfois, des corps astéroïdes de Splendore-Hoeppli au sein d’un granulome épithélioïde et gigantocellulaire. Il n’y a pas de diagnostic sérologique.
Le traitement reposait sur l’iodure de potassium et, maintenant, surtout sur l’itraconazole dans les formes cutanées et sur l’amphotéricine B par voie I.V. dans les formes profondes.
B. R. Schenck, étudiant en médecine américain (1898), L. de Beurmann, microbiologiste et H. Gougerot, dermatologue français (1906)