Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

24 résultats 

atrophie optique héréditaire de Leber l.f.

Leber optic atrophy

neuropathie optique héréditaire de Leber

choriorétinite exsudative sérofibrineuse de Coats-Leber l.f.

Leber-Coats’ disease

G. Coats, ophtalmologiste britannique (1908) ; T. von Leber, ophtalmologiste allemand (1912)

Coats (maladie de)

[P2]

Leber (amaurose congénitale de) l.f.

Amaurose qui se manifeste dans les premiers mois de la vie par un manque d'éveil visuel, avec un réflexe photomoteur absent ou faible, un fond d'œil normal ou légèrement "poivre et sel", un électrorétinogramme éteint, des potentiels évoqués visuels absents et souvent une hypermétropie importante (plus de 5 dioptries).
L’amaurose congénitale survient chez deux à trois nouveau-nés pour 100.000 naissances ; c’est la cause la plus fréquente de cécité chez l’enfant. L’affection atteint préférentiellement les garçons (80%). L’amaurose congénitale peut résulter de la mutation d’au moins 14 gènes, tous nécessaires pour une vision normale. Ces gènes jouent une variété de rôle dans le développement et la fonction de la rétine.
.Au moins 15 variétés d’amaurose congénitale ont été décrites ; elles se distinguent par leur cause génétique, leur mode de perte de vision et les anomalies oculaires associées. Les mutations des gènes CEP290, CRB1, GUCY2D, et RPE65 sont les causes les fréquemment reconnues ; des mutations d’autres gènes, CRX, RDH12… se rencontrent plus rarement et dans près de 30 pour cent des cas la cause reste inconnue.
.L'anomalie est isolée ou entre dans le cadre de syndromes dont le catalogue est en cours : Zellweger, adrénoleucodystrophie néonatale, forme infantile de Refsum, Santavuori, Joubert, Senior-Löcken, Jeune.

T. von Leber, ophtalmologiste allemand (1871)

CEP290, CRB1, GUCY2D, RPE65, CRX, RDH12.

Leber (atrophie optique de) l.f.

Leber (optical atrophy), hereditary optic neuropathy

T. von Leber, ophtalmologiste allemand (1871)

Syn. Leber (neuropathie optique héréditaire de)

Leber (neuropathie optique héréditaire de)

[H1, K2, P2, Q3]

Édit. 2019

Leber (neuropathie optique de) l.f.

Atrophie optique bilatérale avec perte de l'acuité visuelle très importante (inférieure à 1/10), brutale, bilatérale d'emblée en quelques heures ou quelques jours, chez un sujet de sexe masculin, à l'adolescence ou chez un adulte très jeune.
Le fond d'œil est en général normal, mais, dans la région péripapillaire, existe une zone de microangiopathie télangiectasique qui ne s'injecte pas à l'angiographie fluorescéinique. Le champ visuel montre l'existence d'un volumineux scotome central. On a décrit des formes associées à des signes neurologiques. La maladie se transmet selon le mode autosomique dominant. Il s'agit sans doute d'une maladie mitochondriale (transmission d'origine maternelle). Une mutation de l'ADN a été mise en évidence chez les sujets atteints et chez les femmes conductrices. Des mutations des gènes mitochondriaux MT-ND1, MT-ND4, MT-ND4L, ou MT-ND6 sont responsables de cette affection.

T. von Leber, ophtalmologiste allemand (1840-1917)

Leber-reins polykystiques-malformations cérébrales l.m.

Leber’s amaurosis-cystic kidney-cerebral malformation

Cécité rétinienne congénitale (dégénérescence tapétorétinienne de Leber), dysplasie rénale (reins polykystiques), et retard mental avec malformations cérébrales (hypoplasie cérébelleuse).
Il s’agit de la forme d'amaurose congénitale de Leber de type II. Pour Nickel, 3/31 maladies de Leber avaient une hypoplasie cérébelleuse. Autre association décrite, paralysie des mouvements horizontaux. L’affection est autosomique récessive (MIM 204100).

Bonnie L. Nickel et C. S. Hoyt, ophtalmologistes américains (1982)

Leber type I (amaurose congénitale de) l.f.

Dystrophie rétinienne congénitale sévère de type mixte entraînant une cécité infantile avec nystagmus et photophobie.
Le comportement de cécité chez le nourrisson contraste souvent avec un fond d'œil parfois normal ou avec une légère pâleur papillaire. On peut également trouver quelques pigments rétiniens et un aspect poivre et sel, ultérieurement la dystrophie sévère se confirme avec la rétinite pigmentaire, parfois une atrophie aréolaire centrale et exceptionnellement avec un aspect de taches marbrées en périphérie. Le nystagmus est présent à la naissance mais n'est pas toujours décelé. Il faut écarter du diagnostic toute autre association. L'ERG est toujours très altéré de type éteint. La vision, semble nulle au départ et s'améliore un peu dans la première décennie mais elle s’aggrave à nouveau ultérieurement. Le réflexe oculodigital, signe de Franceschetti, (se frapper l'œil avec la main pour donner des phosphènes) est parfois responsable de complications traumatiques et d’un kératocône. La fréquence est de 2 à 3/100 000 en Suède. Le gène GUCY2D (retinal guanylate cyclase, MIM 600179) est localisé en 17p13. L’affection est autosomique récessive (MIM 204000).

T. von Leber, ophtalmologiste allemand (1869)

Syn. amaurose congénitale, cécité rétinienne congénitale

GUCY2D

Leber type II (amaurose congénitale de) l.f.

Leber’s II amaurosis congenita

Dystrophie rétinienne congénitale sévère de type mixte entraînant une cécité infantile avec nystagmus et photophobie.
Deux parents présentant la maladie de Leber ont eu des enfants sains (J.P. Waardenburg 1963), il faut donc admettre l'existence de deux gènes. La première forme d'amaurose de Leber serait caractérisée par un déficit intellectuel plus net et un réflexe oculodigital. Certains enfants semblent plus sévèrement touchés avec une atrophie du vermis cérébelleux et une vision définitivement nulle alors que d'autres semblent s'améliorer un peu, ce qui permet tout de même une faible acuité visuelle centrale (peu chiffrable) avec un ERG éteint. L’affection est autosomique récessive (MIM 204100).

T. von Leber, ophtalmologiste allemand (1869)

Syn. amaurose congénitale, cécité rétinienne congénitale

néphronophtise juvénile avec amaurose de Leber l.f.

juvenile nephronophthisis with Leber amaurosis

T. von Leber,  ophtalmologiste allemand (1840-1917)

Senior et Løken (syndrome de)

neuro-rétinite stellaire idiopathique de Leber l.m.

Leber's idiopathic stellate neuroretinitis

Syndrome caractérisé par une baisse unilatérale de l'acuité visuelle, un œdème papillaire et des exsudats maculaires en étoile.
Affection survenant chez le sujet jeune, se marque par une baisse d'acuité visuelle brutale unilatérale précédée habituellement d'un syndrome pseudo-grippal. Le fond d'œil retrouve un œdème papillaire ainsi qu'une étoile maculaire, visualisés à l'angiographie à la fluorescéine.
L’évolution est le plus souvent favorable

T. Leber, ophtalmologiste allemand (1916)

Leber (neuropathie optique héréditaire de) l.f.

Leber optical atrophy, Leber hereditary optic neuropathy

Neuropathie optique familiale avec baisse de vision survenant brutalement, sur un œil, chez un adulte jeune, surtout masculin, sans antécédents oculaires, puis en l'espace de quelques semaines ou quelques mois, sur l'autre œil; accompagnée d'un large scotome central, d'une hyperhémie papillaire, d’une dilatation des capillaires péripapillaires (télangiectasies) et ultérieurement d'une atrophie optique.
La maladie débute entre 10 et 30 ans mais peut survenir plus tôt ou beaucoup plus tard. L'électrorétinograhie est normale. Des télangiectasies avec pseudo-œdème papillaire apparaissent au fond d'œil. Cet aspect est transitoire au début de l'affection. S'associent souvent : un syndrome extrapyramidal, des troubles pseudobulbaires, une neuropathie périphérique et des anomalies de la conduction cardiaque. En cas de nécrose striatale bilatérale, une hypodensité est visible à l'imagerie. L'évolution se fait vers une atrophie optique avec cécité totale.
Malgré une localisation seulement oculaire, des anomalies morphologiques mitochondriales musculaires sont signalées. Le déficit en complexe I de la chaîne respiratoire comporte une substitution d'arginine à l'histidine. En fait, au moins 11 points de mutation du mt ADN sont relevés. De plus, par suite de la présence conjointe de gènes nucléaires, l'hérédité mendélienne pourrait accentuer l'expression de la maladie et la pénétrance chez l'homme.
Le gène est situé sur l'ADN mitochondrial, il n'est transmis que par la mère, et les hommes, même atteints, ne transmettent pas la maladie. De nombreuses mutations sont décrites, les unes primaires sont directement responsables de l'affection, et les autres secondaires accompagnent une mutation primaire et ne peuvent donner à elles seules la maladie. Les mutations primaires sont : MT-ND6*LDYT14459A (1) rare accompagnée d'une dystonie, MT-ND4*LHON11778A (2) dans 50% des cas forme sévère avec baisse d'acuité visuelle définitive, MT-ND1*LHON3460A (3) dans 15% des cas forme sévère avec baisse d'acuité visuelle définitive, MT-ND6*LHON14484A (4) dans 15% des cas, MT-CYB*LHON15257AA (5) dans 9% des cas, MT-CO3*LHON9438A (6) dans 2,5% des cas, MT-CO3*LHON9804A (7) dans 1,5% des cas, MT-NDS5*LHON13730A (8) rare ; les mutations secondaires sont : MT-ND1*LHON4160C (9), MT-ND2*LHON5244A (10), MT-ND2*LHON7444A (11), MT-ND1*LHON3394C (12), MT-ND5*LHON13708A (13), MT-CYB*LHON15812A (14), MT-ND2*LHON4917G (15), MT-ND1*LHON4216C (16) ; la mutation positive MT-ND1*LHON4136G est parfois associée aux mutations 4 ou 9 et atténue la gravité de l'affection (McKusick 1994). (MIM 535000).

T. von Leber, ophtalmologiste allemand (1871), Johanna Vilkki, médecin généticienne finlandaise (1991)

Syn. Leber (atrophie optique de)

Sigle LHON pour Leber hereditary optic neuropathy

scotome, télangiectasie, syndrome extrapyramidal, syndrome pseudobulbaire, arginine, histidine

[H1, K2, P2, Q3]

Édit. 2019

neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND1 l.f.

Leber’s optic atrophy MT-ND1, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)

Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité ND1 de la NADH-déshydrogénase (5 mutations).
Le complexe I est responsable de la première étape de la chaîne de transport des électrons dans l'oxydation phosphorylante mitochondriale, qui a lieu à l'intérieur de la mitochondrie dans la membrane interne. Il prend les électrons au NADH et les transfère à la chaîne respiratoire (transformateur d'énergie). Il existe sept sous-unités d’ADN mitochondrial (MT-ND1, MT-ND2, MT-ND3, MT-ND4L, MT-ND5, MT-ND6) inclus parmi les quelques 41 polypeptides du complexe respiratoire I. On connait 5 mutations au niveau de la sous-unité ND1.
1) La mutation MT-ND1*LHON3460A, qui est une mutation primaire, et qui donne une forme sévère de neuropathie avec baisse d'acuité visuelle définitive (cause de maladie chez 15% des caucasiens).
2) MT-ND1 LHON4160C, mutation secondaire (qui peut être associée à la mutation primitive MT-ND6*LHON14484C).
3) MT-ND1 LHON4216C, mutation secondaire (trouvée chez 40% des Européens associée aux mutations primitives MT-ND4*LHON11778A, MT-ND1 LHON3460A, MT-ND6*LHON14484A et MT-CYB*LHON15257A).
4) MT-ND1, LHON3394C, mutation secondaire (associée à la mutation primitive MT-ND6 LHON14484A).
5) La mutation MT-ND1 LHON4136G dite "positive”, qui associée aux mutations MT-ND1 LHON4160C et MT-ND6 LHON14484C, aurait la particularité de diminuer partiellement les symptômes (MIM 516000).

MT-ND1gene, maladie de Leber, NADH-déshydrogénase

[P2]

Édit. 2018

neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND2 l.f.

Leber’s optic atrophy MT-ND2, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)

Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité ND2 de la NADH-déshydrogénase (2 mutations).
1) Mutation secondaire MT-ND2*LHON4917G (n'est pas la cause de la maladie mais souvent associée avec la mutation MT-ND1*LHON4216).
2) Mutation secondaire MT-ND2*LHON5244A, cette mutation est souvent associée à d'autres mutations mitochondriales de Leber, et entre probablement en jeu pour cette affection (MIM 516001)

MT-DN2 gene

neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND4 l.f.

Leber’s optic atrophy MT-ND4, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)

Mutation de la maladie de Leber qui concerne la sous-unité ND4 de la NADH-déshydrogénase.
Une mutation primaire connue pour la neuropathie optique de Leber, MT-ND4*LHON11778A (50% des formes caucasiennes). Il s’agit d’une forme sévère avec baisse d'acuité visuelle définitive, elle peut être homoplasmique ou hétéroplasmique. (MIM 516003).

MT-ND4 gene

neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND5 l.f.

Leber’s optic atrophy MT-ND5, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)

Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité ND5 de la NADH-déshydrogénase (2 mutations).
1) Mutation MT-ND5*LHON13708A (n'est pas la cause de la maladie de Leber mais est souvent associée).
2) MT-ND5*LHON13730A rarissime (1 cas), serait de même type que la mutation primitive MT-ND6*LHON14484C, donc forme avec possible réduction du scotome central (MIM 516005).

MT-ND5 gene

neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND6 l.f.

Leber’s optic atrophy MT-ND6, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)

Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité ND6 de la NADH-déshydrogénase (2 mutations).
Deux mutations sont actuellement connues dans la sous-unité 6.
Première mutation MT-ND6*LHON14484A, de type primaire (peut être associée à la mutation MT-ND1*LHON4160C et à la mutation MT-ND5*LHON13708A). Les patients qui ont cette mutation peuvent récupérer une partie de leur acuité visuelle (dans 37% des cas).
La deuxième mutation MT-ND6*LDYT14459A également de type primaire donne une neuropathie optique de Leber et une dystonie (MIM 516006).

MT-ND6 gene

neuropathie optique héréditaire de Leber complexe III sous-unité cytochrome b l.f.

Leber’s optic atrophy MT-CYB, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)

Mutations de la maladie de Leber qui concernent le cytochrome b, qui est le seul ADN mitochondrial codant pour la sous-unité du complexe respiratoire III (2 mutations).
1) Mutation MT-CYB*LHON15257A. Il s'agit d'une mutation avec les caractéristiques primaires et secondaires, en effet elle est souvent associée à une mutation primaire, mais elle peut à elle seule, dans 9% des cas, donner la maladie. Les patients qui ont cette mutation peuvent récupérer une partie de leur acuité visuelle dans 28% des cas. 2) Mutation MT-CYB*LHON15812A, mutation secondaire associée (MIM 516020).

MT-CYB gene

neuropathie optique héréditaire de Leber complexe IV sous-unité I cytochrome c l.f.

Lebe’s optic atrophy MT-CO1, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)

Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité I cytochrome c oxydase, qui est un des trois ADN codant pour les sous-unités du complexe respiratoire IV.
Seule la mutation MTCO1*LHON7444A a été localisée dans cette sous-unité. Il s'agit d'une mutation secondaire (MIM 516030).

MTCO1gene

neuropathie optique héréditaire de Leber sous-unité III cytochrome c oxydase du complexe IV l.f.

Leber’s optic atrophy MT-CO3, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)

Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité III cytochrome c oxydase l'un des trois ADN codant pour les sous-unités du complexe respiratoire IV.
Il existe des variations de polymorphisme dans la position des nucléotides. La mutation MT-CO3*LHON9438A homoplasmique et la mutation MT-CO3*LHON9804A également homoplasmique sont des mutations primaires qui à elles seules sont susceptibles de provoquer une cécité (MIM 535000).

réseau veineux épiscléral péricornéen de Leber l.m.

T. Leber, ophtalmologiste allemand (1840-1917)

veines épisclérales

réseau veineux intrascléral péricornéen de Leber l.m.

T. Leber, ophtalmologiste allemand (1840-1917)

veines intrasclérales péricornéennes

Gilles de la Tourette (maladie de, maladie des tics de, syndrome de) l.f. ou m.

Gilles de la Tourette’s disease

Affection familiale autosomique dominante, surtout masculine, observée plus souvent aux Etats-Unis qu’en Europe, débutant habituellement dans le jeune âge, caractérisée par des tics moteurs multiples, très rapides, débutant le plus souvent par la face et la moitié supérieure du corps, plus ou moins différenciés, parfois automutilants, soit simultanés, soit alternants, disparaissant pendant le sommeil, s'accentuant en période de tension et associés à un ou plusieurs tics vocaux : bruits glottiques, grognements (tics d'aboiements) ou chapelets de mots orduriers et scatologiques.
Peuvent s'y ajouter des phénomènes d'écho (échomimie, écholalie), une coprolalie, une coprophilie sans troubles psychotiques, ainsi que des actes répétitifs (toucher ou aligner des objets) dont on discute la nature.
Bien que, chez les "tourettiens", il n'y ait pas d'atteinte intellectuelle (cf. l'œuvre littéraire de l'anglais S. Johnson, 1704-1784, et l’observation classique de G. Itard concernant la marquise de Dampierre, 1799-1884), l'évolution, chronique, fluctuante, peut comporter des modifications des tics. Elle est souvent invalidante par suite du retentissement affectif et social des troubles et d'une fréquente mise à l'écart du patient par un entourage impressionné.
L'étiologie est source de débats, voire de polémiques, qui concernent p. ex. la fréquence de l'association à une névrose obsessionnelle chez l'enfant, un trouble déficitaire de l'attention, et aussi une transmission génétique. Concernant cette dernière, une mutation dans le gène HDC codant l’histidine décarboxylase (TRP317TER) ainsi que des mutations dans le gène SLITRK1 (SLIT- AND NTRK-LIKE FAMILY, MEMBER 1) ont été décrites (bien que les mutations dans ce dernier soient controversées). En fait, la maladie de Gilles de la Tourette semble multifactorielle.
Les neuroleptiques semblent plus efficaces que les antidépresseurs.

G. Gilles de la Tourette, neurologue français (1884)

Syn. maladie des tics, maladie des tics habituels, Tourette (syndrome de)

maladie de Valentin (maladie de) l.f.

Valentin’s disease

B. Valentin, chirurgien orthopédique allemand (1885-1969)

polyostéochondrite, dysplasie épiphysaire multiple

[I2]

Édit. 2019

maladie de Moeller-Barlow (maladie de) l.f.

infantile scurvy, Barlow’s disease

T. Barlow, Sir, pédiatre britannique (1883)

Syn. maladie de Barlow, maladie de Cheadle- Moeller-Barlow, rachitisme hémorragique, scorbut infantile

Barlow (maladie de)

[I2,01]

Édit. 2018