protéinose alvéolaire l.f.
alveolar proteinosis
Lésion pulmonaire dans laquelle les cavités alvéolaires sont remplies d’un matériel protéinique amorphe éosinophile, riche en lipides, et contenant des cellules spumeuses et des cristaux de cholestérol : alvéolite lipoprotéique.
Elle est généralement considérée comme la manifestation d’un trouble de la production du surfactant en relation avec l’inhalation de poussières, de vapeurs, de gaz, ou de fumée de tabac.
Cette maladie est due à des mutations de la chaîne commune bêta-c (CDw131) des récepteurs d’Il-3, Il-5 et GM-CSF. Les mêmes lésions peuvent être observées au cours de leucémies myéloïdes aigües lorsque le clone mali n’exprime pas bêta-c et chez les souris déficientes en GM-CSF ou en chaînes bêta-c.
pro-urokinase n.f.
single chain urokinase plasminogen activator ou scu-PA
Glycoprotéine unicaténaire de masse moléculaire 54 kDa composé de 411 acides aminés, synthétisée par de nombreuses cellules.
C'est un précurseur de l'urokinase ayant une forte affinité pour le plasminogène quand il est lié à la fibrine ; elle joue un rôle restreint dans la fibrinolyse intravasculaire physiologique. Utilisable en thérapeutique, du fait de son assez forte spécificité pour la fibrine, elle est obtenue par recombinaison génétique.
pseudomélanome de Kornberg et Ackerman l.m.
pseudomelanoma
Tumeur apparaissant chez l'adulte jeune environ six semaines après l'ablation incomplète ou trop superficielle d'un nævus cellulaire intradermique et se présentant comme une papule ou un nodule plus ou moins pigmenté.
Elle consiste histologiquement en la présence dans l'épiderme de foyers de cellules næviques à noyau atypique, ce qui simule l'aspect d'un mélanome à extension superficielle. Toutefois la lésion est bénigne. Le traitement consiste en l'excision chirurgicale.
R. L. Kornberg et A. B. Ackerman, dermatologistes américains (1975)
pseudo-uridylique (acide) l.m.
pseudouridylic acid
Nucléotide isomère de l'acide uridylique, dans lequel le ribose est lié au carbone 5 de l'uracile et non à l'azote 1 (phospho-5'-ribosyl-5-uracile).
Il est présent dans certains ARN de transfert, entre autres dans des cellules leucémiques.
Sigle Psi-UMP, Psi
psoralène n.m.
psoralen
Groupe de substances photosensibilisantes, isomères des furocoumarines, utilisées en dermatologie en association à des expositions aux rayons ultraviolets A : appliqués localement sur la peau et en bain ou administrés per os, les psoralènes potentialisent l'action cutanée de ces rayons, jouant le rôle de photocatalyseurs.
Leur mécanisme d'action n'est pas précisément connu : inhibition de la multiplication cellulaire par liaisons avec l'ADN (réaction de type I, non oxygénodépendante), ou lésions cellulaires résultant de la formation de radicaux libres (réaction de type II, oxygénodépendante), avec, sur le plan thérapeutique, un effet antimitotique sur les cellules épidermiques et les infiltrats dermiques superficiels, une action immunosuppressive, et une activation de la mélanogénèse. Les principaux psoralènes utilisés en thérapeutique sont le 8-méthoxypsoralène et le 5-méthoxypsoralène.
→ balnéoPUVAthérapie, photochimiothérapie, PUVAthérapie, méthoxypsoralène, photothérapie
PTCH1 gene sigle angl ; pour patched 1
Gène situé sur le locus chromosomique 9q22.3, codant pour une protéine réceptrice qui joue le rôle de ligand avec d’autres protéines.
Ensemble le ligand et leur récepteur donnent des signaux qui interviennent dans le développement et la fonction des cellules.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Gorlin ou la naevomatose basocellulaire multiple.
→ nævomatose basocellulaire de Gorlin,
PTPN22 gene sigle angl. pour protein tyrosine phosphatase, non-receptor type 22
Gène localisé en 1p13.2 qui détermine la formation de la tyrosine phosphatase 22.
La tyrosine phosphatase 22 participe au contrôle des cellules T du système immunitaire qui identifient les substances étrangères et défendent l’organisme contre les infections.
Les mutations de ce gène participent à la constitution de nombreuses afffections : maladie d’Addison auto-immune, maladie de Basedow, myopathie inflammatoire idiopathique, arthrites juvénilse idiopathiques, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, diabète de type 1, vitiligo.
Syn. hematopoietic cell protein-tyrosine phosphatase 70Z-PEP, lymphoid phosphatase, lymphoid-specific protein tyrosine phosphatase, LYP, LYP1, LYP2, PEP, PEST-domain phosphatase, protein tyrosine phosphatase, non-receptor type 8, protein tyrosine phosphatase,
→ Addison (maladie d'), Basedow (maladie de), myopathie, arthrites juvéniles idiopathiques, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, diabète de type 1, vitiligo, tyrosine phospatases
[I1,C3]
Édit. 2017
puce à ADN l.f.
DNA chip
Lamelle de verre ou autre support solide miniaturisé où des molécules d’ADN (aux séquences connues), formant un réseau, sont fixées.
Les puces à ADN servent:
- à étudier de façon parallé le niveau d’expression de milliers de gènes dans des cellules, tissus ou organes.
- à reséquencerne molécule d’ADN ;
- à repérer des remaniements chromosomique (délétions ou insertions);
-à déterminer le génotype d’un individu à des centaines de milliers de loci génétiques.
→ ADN, mutation chromosomique, séquençage
[Q1]
Édit. 2017
puits épidermique palmo-plantaire l.m.
palmoplantar pit
Petite dépression punctiforme dépassant rarement un à deux mm de diamètre, comme taillée à l’emporte-pièce dans la kératine des paumes et/ou des plantes, à fond rosé et à contour légèrement érythémateux.
Très caractéristiques du syndrome des hamartomes basocellulaires ou nævomatose basocellulaire, ces puits peuvent comporter de petits foyers de cellules basaloïdes, ce qui explique ce trouble très localisé de la kératinisation.
Syn. trou palmoplantaire
Purkinje (fibre de) l.f.
Fibre de conduction parcourant le tissu conjonctif sous endocardique des ventricules droit et gauche, avant de pénétrer dans le myocarde ventriculaire où elle assure la contraction coordonnée de tout le myocarde ventriculaire.
Elle est formée de cellules binucléées, à sarcoplasme clair central riche en mitochondries et en glycogène.
pus n.m.
pus
Produit de nécrose tissulaire, plus ou moins fluide, comportant un très grand nombre de polynucléaires altérés ou nécrosés, des débris de cellules parenchymateuses et des enzymes lysosomiques.
Étym. lat. pus : pus
Syn. exsudat purulent
pyélonéphrite xanthogranulomateuse l.f.
xanthogranulomatous pyelonephritis
Variété assez rare de pyélonéphrite chronique sévère chez des patients ayant souvent des antécédents urologiques chargés, notamment lithiasiques.
Sa caractéristique réside dans la formation de lésions xanthomateuses, avec des travées jaunâtres entourant les régions calicielles, et présence à l'examen histologique de cellules spumeuses infiltrées de lipides. Les lésions justifient la néphrectomie d'un rein fonctionnellement détruit et souvent d'aspect clinique pseudotumoral.
pyridoxal n.m.
pyridoxal
2-Méthyl-3-hydroxy-4-formyl-5-hydroxyméthylpyridine.
Dérivé naturel de la pyridoxine existant dans les cellules vivantes sous forme d'ester phosphorique.
pyridoxamine n.f.
pyridoxamine
Dérivé du pyridoxal qui se forme par transfert d'une fonction amine à partir d'un acide aminé (2-Méthyl-3-hydroxy-4-aminométhyl-5-hydroxyméthylpyridine).
La pyridoxamine est présente dans les cellules sous forme d'ester phosphorique : le pyridoxamine-phosphate.
pyrogène n.m.
pyrogen
Substance endogène ou exogène induisant la fièvre.
Les principaux pyrogènes endogènes sont des prostaglandines et des cytokines de l’inflammation tels que l’interleukine-1 et le TNFa.
Les pyrogènes exogènes peuvent être les différentes molécules de microorganismes telles que les endotoxines (lipopolysaccharides de bactéries gram négatif) ou les protéoglycanes de bactéries gram positif.
On recherche l’activité pyrogène d’une solution injectable par mesure de la température après injection intraveineuse chez le Lapin ou bien par le test du Limulus (agrégation de l’hémolymphe d’un crabe microscopique).
En réanimation, une souillure des solutions injectables provoque une réaction fébrile d'autant plus intense que la quantité injectée est plus grande. Ce risque affecte donc surtout les perfusions. Ces souillures résultent de résidus protéiques venant des cellules microbiennes tuées lors de la stérilisation du solvant ou des ampoules et des flacons ou encore des tubulures mal nettoyées au préalable. Les produits distribués par les pharmaciens doivent avoir subi un contrôle pour garantir qu'ils sont exempts de pyrogènes.
Étym. gr. pur : feu (purektikos : fiévreux) ; gène : "qui cause" (contresens usuel)
pyroninophile adj.
pyroninophilic
Se dit des cellules dont le cytoplasme est coloré en rouge par la coloration de Unna-Pappenheim au vert de méthyle-pyronine, ce qui suggère la présence de grandes quantités d'acide ribonucléique et, par conséquent, une synthèse active de protéines.
pyruvate-kinase n.f.
pyruvate kinase
Enzyme catalysant le transfert réversible du radical phosphoryle de l'ATP sur le pyruvate sous forme énolique, formant le phosphoénolpyruvate .
l est présent dans toutes les cellules et joue un rôle dans la glycolyse en utilisant le phosphoénolpyruvate pour former une molécule d'ATP. Les conditions cellulaires sont défavorables à l'accumulation d'acide énolpyruvique et, par suite, à la réversibilité de cette réaction. La glycogénèse emprunte donc une autre voie pour former l'acide énolpyruvique. La pyruvate-kinase est inhibée lorsqu'elle est phosphorylée par une protéine-kinase A, sous l'effet de l'AMPc et donc du glucagon, ce qui constitue un élément régulateur de la glycolyse, la lipogénèse et la gluconéogénèse dans les hépatocytes.
racine antérieure du nerf spinal l.f.
radix anterior nervi spinalis, radix motoria nervi spinalis (TA)
anterior root of spinal nerve, motor root of spinal nerve, ventral root of spinal nerve
Racine spinale antérieure constituée de quatre à sept radicules issues du sillon collatéral antérieur de la moelle spinale.
Elle comprend les fibres motrices centrifuges issues des cellules radiculaires de la corne antérieure de la moelle spinale.
Syn. anc. racine antérieure du nerf rachidien, racine motrice du nerf rachidien
radiobiologie n.f.
radiobiology
Science qui traite des effets biologiques des radiations, à l’échelle des organismes vivants, des organes et tissus, des cellules et structures infracellulaires.
radioleucémie n.f.
leukemia induced by ionizing radiation, radioleukemia
Leucémie apparue tardivement après exposition aux radiations ionisantes.
Cette affection peut être découverte dans un délai variable, habituellement cinq à dix ans après l'irradiation :
- chez des professionnels exposés (personnels de l'industrie nucléaire ou des laboratoires, navigants d'avions supersoniques, cosmonautes);
- chez des malades irradiés dans de grands volumes tels que radiothérapie hémicorporelle ou irradiation corporelle totale;
- chez des malades traités par association chimiothérapie-radiothérapie (cancers à petites cellules, maladie de Hodgkin, cancer du sein) ;
- chez des patients adultes traités dans leur enfance par des médicaments anticancéreux (alcoylants surtout) ou par radiothérapie ou par association les deux.
radiosensibilisateur n.m.
radiosensitizer
Substance chimique qui, présente dans le milieu lors de l'irradiation, accroit l'effet biologique de celle-ci. Son action est exprimée par le rapport des doses produisant le même effet en l'absence (D-) et en présence (D+) du sensibilisateur, rapport qui peut approcher la valeur 2.
Les sensibilisateurs les plus efficaces sont des pyrimidines halogénées et des drogues cytotoxiques qui modifient la structure de l'ADN ou inhibent la réparation des lésions de l' ADN.
Les radiosensibilisateurs des cellules hypoxiques restaurent partiellement leur radiosensibilité. Ce sont des substances, dérivées des quinones, acétophénones, nitrofuranes, dont l'électroaffinité est comparable à celle de l'oxygène.
radiosensible adj.
radio sensitive
Se dit d'une cellule, d'un tissu ou d'un organe vulnérable aux radiations ionisantes.
On peut citer les gonades, les plaquettes, les leucocytes. En général les cellules souches sont très radiosensibles, ainsi que certains tissus : poumon, rein, cristallin, cartilage de conjugaison, grêle, etc.
→ Bergognié et Tribondeau (loi de), radiosensibilité
RAGE sigle m. pour Récepteur pour les produits Avancés de Glycation
RAGE
Récepteur présent sur l'endothélium vasculaire et sur les cellules musculaires lisses, qui permet la fixation des protéines glyquées de façon non enzymatique.
Les produits avancés de glycation ou AGE s'observent surtout dans le diabète, mais aussi au cours du vieillissement.
→ AGE
rameaux orbitaires du nerf maxillaire l.m.p.
rami orbitales nervi maxillaris (TA)
orbital branches of maxillary nerve
Rameaux qui se détachent du nerf sphéno-palatin au niveau du ganglion ptérygo-palatin.
Très grêles ils pénètrent dans l’orbite et gagnent, à travers les sutures de la paroi médiale de l’orbite, la muqueuse du sinus sphénoïdal et des cellules ethmoïdales postérieures.
rapid adhering cell l.angl. f.
Test d’adhérence des cellules amniotiques pour le diagnostic de non fermeture du tube neural.
Sigle RAC