Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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auxotrophe adj.

auxotroph

Se dit d'une souche mutante de micro-organismes incapable de synthétiser un facteur de croissance ou un acide aminé.

Ant. prototrophe

BAFF acr. angl. pour B-cell activating factor of the TNF family

Cytokine de la famille du tumor necrosis factor jouant un rôle trophique dans le développement des lymphocytes B et leur activation pour la production d'immunoglobulines..
BAFF est exprimé par les lymphocytes T et les cellules dendritiques. Il interagit avec un récepteur spécifique appelé BAFF Receptor (BAFF-R) exprimé par les lymphocytes B, et constitue le principal facteur de survie de ces cellules. Son gène est localisé sur le chromosome 13q32-34.

Schneider P

Réf. BAFF, a novel ligand of the tumor necrosis factor family, stimulates B cell growth.
Schneider P, MacKay F, Steiner V, Hofmann K, Bodmer JL, Holler N, Ambrose C, Lawton P, Bixler S, Acha-Orbea H, Valmori D, Romero P, Werner-Favre C, Zubler RH, Browning JL, Tschopp J.
J Exp Med. 1999 Jun 7;189(11):1747-56. doi: 10.1084/jem.189.11.1747.

lymphocyte B, lymphocyte T, cytokine, tumor necrosis factor

[C1, F3]

Édit. 2020

Bankart (lésion de) l.f.

Bankart’s lesion

Désinsertion traumatique du bourrelet glénoïdien (labrum) du rebord antérieur et inférieur de la cavité glénoïde.
Cette lésion, facteur d’instabilité de l’épaule est habituellement concomitante d’une luxation récidivante antéro-interne de l’articulation glénohumérale.

A. S. Blundell Bankart, chirurgien orthopédiste britannique (1923)

Syn. lésion de Broca-Hartmann

Édit. 2017

Bartonella henselae

Bartonella henselae
Bactérie intracellulaire, ubiquitaire, à Gram négatif de la famille des Bartonellaceae, de l'Ordre des Rickettsiales.
Cette bactérie est responsable, chez l'Homme (surtout en cas d'immunodépression), de septicémies, d'endocardites à hémoculture négative (généralement chez des sujets déjà porteurs de valvulopathie), d'angiomatose bacillaire, de péliose hépatique. Elle est également en cause dans l'étiologie de la maladie des griffures de chat et peut être à l'origine de bactériémies asymptomatiques. B. henselae se maintient chez le chat (chez lequel elle entraîne des bactériémies asymptomatiques) par l'intermédiaire des déjections des puces de cet animal, en particulier Ctenocephalides felis. Les contacts avec des chats constituent par conséquent un facteur favorables à la contamination. Celle-ci survient le plus souvent à l'occasion de griffure ou de morsure de chat.

angiomatose bacillaire, péliose hépatique, maladie des griffures de chat, Bartonella

Édit. 2017

BBS8 gene sigle angl. pour Bardet-Biedl syndrome 8

Gène localisé en 14q32, qui code pour une répétition tétratricopeptide laquelle contient une protéine dont l’activité est requise pour la formation et la fonction ciliaires, pour la régulation de la sécrétion insulinique.
Son expression est régulée par le facteur de transcription DAF-19 RFX –type.

Syn. OLRN-2, CELE-T25F10.5

Bardet-Biedl (syndrome de), BBS genes, protéines BBS

[H1, H3, I2, L1, M1, O4, P1, P2, P3, R1, Q3]

Édit. 2020

BCGF sigle angl. pour B-Cell Growth Factor

Facteur de croissance des lymphocytes B, glycoprotéine de masse moléculaire 15 kDa, sécrétée par les lymphocytes T.

lymphocytes B, lymphocytes T 

Édit. 2017

Beau (lignes de) l.f.p.

Beau's lines

Sillons transversaux observés sur les ongles, apparaissant sous le repli sus-unguéal et s'éliminant avec la pousse de l'ongle.
Cette déformation est le témoin d'un processus inflammatoire atteignant la matrice ; elle est localisée, dans sa forme monodactylique ou paucidactylique, ou généralisée : les sillons sont alors situés au même niveau sur tous les ongles, plus accentués sur les ongles des pouces. On les rencontre dans des circonstances très variées : affections fébriles générales d'apparition brutale, inflammations digitales telles que traumatismes, paronychies, refoulement maniaque des cuticules, de même qu’après des polychimiothérapies lourdes. Habituellement, il n'y a qu'une ligne sur chaque ongle, mais, si le facteur causal se répète, de nouvelles lignes apparaissent à chaque récurrence.

J. Beau, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1846)

Syn. sillons transversaux, lignes transversales

paronychie

Édit. 2017

bétaïne n.f.

betaine

1) N-triméthylglycine, composé organique possédant une fonction acide et une fonction ammonium quaternaire, dérivé d'oxydation de la choline.
Ses radicaux méthyles relativement labiles peuvent être transférés pour la synthèse d'autres composés physiologiquement importants, tels que la méthionine. Elle est un facteur lipotrope. On la trouve aussi dans la betterave, dans certains champignons et en moindre quantité dans divers végétaux.
2) Par extension, composé possédant à la fois une fonction acide et une fonction ammonium quaternaire.
P ex. la bétonicine, la butyrobétaïne, la carnitine, l'ergothionéine, la myokinine, l'hypaphorine, la stachydrine, la taurobétaïne, la trigonelline.

choline, méthionine

Édit. 2017

Beukes (syndrome de) l.m.

Beukes’s syndrome, Beukes’s dysplasia, familial hip dysplasia

Dysplasie de la hanche, héréditaire à transmission autosomique dominante, survenant dans la première enfance et évoluant vers une dystrophie définitive facteur d’arthrose précoce.
Le noyau de l’épiphyse fémorale proximale apparaît avec retard, vers deux ans, il est irrégulier, aplati et déformé. La dysplasie persiste en cours de croissance, la tête fémorale a perdu sa sphéricité, le col fémoral est court, élargi, en coxa vara. L’évolution se fait vers une arthrose précoce. Elle doit être distinguée chez l’enfant jeune de la dysplasie de Meyer non héréditaire et évoluant spontanément vers la normalisation de l’épiphyse fémorale supérieure. Le gène en cause BFHD est localisé sur le chromosome 4 en 4q35 ou encore 4q12. (MIM 142669)

H. J. Cilliers, chirurgien et P. Beighton, médecin généticien sud-africains (1990)

Étym. Beukes: nom de famille d’origine néerlandaise (Afrikaner) implantée en Afrique du Sud chez laquelle l’affection a été décrite.

Syn. dysplasie de hanche de Beukes

Meyer (dysplasie de)

Édit. 2017

bevacizumab n.m.

bevacizumab

Anticorps monoclonal inhibant la liaison du facteur de croissance de l’endothelium vasculaire (Vascular Endothelial Growth Factor, VEGF) à son récepteur.
Il est utilisé dans les cancers colorectal, bronchique, épithélial de l’ovaire et du rein.

facteur de croissance de l'endothélium vasculaire, cancer colorectal, cancer bronchique, cancer de l'ovaire, cancer du rein de l'adulte

[F2, F3, G5]

Édit. 2020

blépharophimosis-ptosis-épicanthus inversus (syndrome) (BPES) l.m.

blepharophimosis, ptosis, and epicanthus inversus syndrome

Trouble ophtalmique caractérisé par un blépharophimosis, un ptosis, un épicanthus inversus et un télécanthus, s’associant à une insuffisance ovarienne prématurée (type I) ou apparaissant isolément (type II), en relation avec des mutations du gène FOXL2 localisé en 3q23 et codant pour un facteur de transcription.
D’autres manifestions ophtalmiques sont possibles, constituées par des anomalies des voies lacrymales, une amblyopie, un strabisme, des modifications de la réfraction. Des altérations de l’ensellure nasale, une implantation basse des oreilles, un philtrum court sont possibles. L’intelligence est normale lorsque l’affection est en relation purement avec des variants intra géniques de FOXL2. Il en différemment lorsque des réarrangements impliquent FOXL2 et d’autres gènes. L’affection est à transmission autosomique dominante. Les hommes n’ont pas d’atteinte gonadique (ORPHA 126, OMIM 110 100).

A. Vignes, ophtalmologiste français (1889) ; J. Zlotogora, généticien israélien (1983) ; R. Kohn et P. E. Romano, ophtalmologistes américains (1971) ; J. Komoto, ophtalmologiste japonais (1921) ; T. J. Dimitry, ophtalmologiste américain (1921)

Étym. gr. blepharon : paupière ; phimôsis : rétrécissement ; ptosis : chute

Réf. Orphanet

blépharophimosis, épicanthus inversé, télécanthus, insuffisance ovarienne prématurée

Édit. 2017

blessés (manifestations psychiques chez les) l.f.p.

Il peut s'agir de :

- manifestations directement liées à des lésions, notamment cérébrales
 (épilepsie post-traumatique, déficits intellectuels), ou deuil d'une partie du corps, réactionnel à un handicap ou une mutilation (anxiété ou dépression) ;
- troubles dits post-traumatiques, d'expression somatique mais purement fonctionnels,
dont le point d'appel est la région atteinte (syndrome subjectif des traumatisés crâniens, hystérie de conversion post-traumatique), et dont l'évolution peut se faire sur un mode hypocondriaque, avec attitudes de revendication (sinistrose) ;
- troubles psychotraumatiques engendrés par le traumatisme psychique,
 indépendamment de l'atteinte physique qui représente plutôt un facteur aggravant, caractérisés par le syndrome de répétition et les autres symptômes de la classique névrose traumatique

traumatisme somatique et névrose

Édit. 2017

Branhamella

Branhamella
Genre de bactéries à Gram négatif, se présentant en diplocoques, immobiles, aérobies strictes.
L’espèce Branhamella catarrhalis, exclusivement retrouvée chez l’Homme, est un commensal des voies respiratoires supérieures. C’est un pathogène opportuniste responsable d’infections broncho-pulmonaires survenant le plus souvent chez des adultes avec facteur de risque, d’otites, de sinusites, d’infections oculaires, plus rarement d’infections invasives (bactériémies, endocardites, méningites).

Édit. 2017

Broca et Hartmann (lésion de) l.f.

Broca–Hartmann lesion

Décollement capsulopériosté devant le col de la scapula au cours de la luxation antérieure de l’épaule, facteur de luxation récidivante.

A. Broca et H. Hartmann, membre de l’Académie de médecine, chirurgiens français (1890)

Bankart (lésion de)

Édit. 2017

Brocq (pseudopelade de) l.f.

Brocq’s pseudopelade

Variété d'alopécie cicatricielle, donc définitive, en petites plaques classiquement comparées à l'empreinte des pas dans la neige, d'évolution progressive et lente, sans folliculite évidente, initialement décrite comme une entité d'étiologie inconnue.
Ultérieurement, cette conception a fait place à la notion d'un syndrome, l'état pseudopeladique, pouvant relever de causes multiples, parmi lesquelles avant tout le lichen plan et le lupus érythémateux, en réservant l'appellation pseudopelade aux formes pour lesquelles aucun facteur étiologique ne peut être mis en évidence.

L. Brocq, dermatologiste français (1885)

alopécie cicatricielle

Édit. 2017

bromocriptine (test de freinage à la) l.f.

bromocriptine suppression test

Epreuve fonctionnelle renseignant sur la nature de la sécrétion de prolactine en cas d'hyperprolactinémie sans lésion hypophysaire radiologique.
La bromocriptine est un dérivé de l'ergot de seigle qui est un agoniste des récepteurs dopaminergiques D2. Ces récepteurs existent au niveau des cellules lactotropes de l'antéhypophyse qui sécrètent la prolactine. Le principal facteur contrôlant la sécrétion antéhypophysaire de prolactine est un freinage par la dopamine. Le test à la bromocriptine consiste à voir si les taux excessifs de la prolactine circulante sont freinés à plus de 50% du taux de base par la prise de 2,5 mg de bromocriptine. Etant donné la puissance de cet agoniste dopaminergique, ce freinage est obtenu dans la plupart des cas, quelle que soit l'étiologie de l'hyperprolactinémie, ce qui rend ce test peu utilisé.

hyperprolactinémie

Édit. 2017

bronchite chronique l.f.

chronic bronchitis

Syndrome caractérisé par une toux et une expectoration chroniques, plus de trois mois par an depuis plus de deux ans, à l'exclusion de toute maladie bronchopulmonaire ayant une individualité nosologique et partageant ces symptômes.
La bronchite chronique n'est pas une maladie infectieuse. Le facteur étiologique principal est le tabagisme. Le pronostic est dominé par le développement d'une obstruction bronchique progressive (bronchopneumopathie chronique obstructive). La bronchite chronique est fréquemment compliquée d'une colonisation microbienne (25% des cas) et d'exacerbations, en relation avec une infection virale et/ou bactérienne dans 50% des cas. On isole principalement deux micro-organismes au cours des surinfections bactériennes : Haemophilus influenzae et Streptococcus pneumoniae (ou pneumocoque).

bronchopneumopathie chronique obstructive, Haemophilus influenzae, pneumocoque

Édit. 2017

C3 nef sigle pour facteur néphritique

C4 sigle. m.
Composant du complément sérique qui intervient en deuxième position dans la cascade de réaction conduisant à l'activation du complément.
Le C4 possède un coefficient de sédimentation de 10 S chez l'Homme et est connu aussi sous le nom de β1E globuline. Le C4 est divisé par le C1b activé en C4b, qui s’associe au C2a pour former l’enzyme C3-convertase, et C4a, peptide ayant une propriété d’anaphylatoxine.
C5 sigle. m.
Composant du complément sérique : β1F globuline dont le coefficient de sédimentation est de 8,5 S chez l'Homme.
Le C5 est activé soit par la C5-convertase de la voie classique (complexe C4b2a3b) ou par la convertase de la voie alterne d'activation du complément (C3bBbC3b). Le C5 est clivé en C5b (qui participe avec C6, C7, C8 et C9, au complexe d’attaque membranaire) et C5a (petit peptide ayant des propriétés d’anaphylatoxine).
C5a sigle. m.
Petit peptide provenant du clivage de C5, ayant une activité plus étendue que le C3a.
Le C5a est en effet un facteur majeur du chimiotactisme des neutrophiles et il est aussi capable de les activer. En outre, le C5a augmente la perméabilité vasculaire, provoque une contraction des muscles lisses et possède une activité d'anaphylatoxine produisant une dégranulation des mastocytes.
C6 sigle. m.
Composant du complément sérique : β2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 6 S, composée par une seule chaîne polypeptidique.
C7 sigle. m.
Composant du complément sérique : β2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 5,2 S et constituée par une seule chaîne polypeptidique.
C8 sigle. m.
Composant du complément sérique : β1-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 8 S et une masse moléculaire de 150 kDa.
Sa concentration sérique chez l'Homme est de l'ordre de 20 à 80 microgrammes/ml. Le C8 est constitué de trois chaînes polypeptidiques α, β et γ.
C9 sigle. m.
Composant final du système du complément sérique: α2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 4,4 S.

C5, C3, mastocyte, anaphylatoxine

[C1]

calcineurine n.f.

calcineurin

Protéine-phosphatase capable de déphosphoryler certaines phosphoprotéines, après activation par les ions calcium du cytosol.
La calcineurine déphosphoryle notamment le facteur de transcription nucléaire des lymphocytes T dont l’activation conduit à la synthèse d’interleukine 2. Elle est inhibée par la cyclosporine et le tacrolimus, immunosuppresseurs utilisés dans la prévention du rejet de greffe après transplantation d’organes.
Le terme de calcineurine exprime la prédominance de cette protéine dans le tissu cérébral et sa dépendance du calcium .Elle agit sur des facteurs de transcription intervenant dans la communication entre neurones et en régule ainsi l’activité. Elle intervient également dans le développement des muscles squelettiques et cardiaques.

Syn. protéine- phosphatase 2B

protéine-phosphatase, interleukine 2, cytosol

[C1]

Édit. 2018

canavanine n.f.

canavanine

Analogue de l’acide aminé L-arginine, trouvé chez les végétaux, qui a été impliquée comme facteur déclenchant de certaines maladies auto-immunes, en particulier du lupus érythémateux systémique.

lupus érythémateux systémique

[C3]

cancer de la prostate l.m.

prostate cancer

Terme général désignant l'ensemble des tumeurs malignes de la glande prostatique dont l'adénocarcinome, développé aux dépens des acinus, est de loin la plus fréquente, à côté de rares cas de carcinomes neuroendocrines (purs ou associés à des lésions d'adénocarcinome) et de très rares sarcomes prostatiques (principalement rhabdomyosarcome chez l’enfant, leïomyosarcome chez l’adulte).
L’adénocarcinome prostatique est en fréquence le deuxième cancer de l’homme, après celui du poumon. En France son incidence annuelle a considérablement augmenté ces dernières années, augmentation due en grande partie à la pratique du dépistage par le dosage du PSA (Prostatic Specific Antigen, Antigène spécifique prostatique) avec 71 000 nouveaux cas annuels, (projection InVS 2011). En revanche, la mortalité qui lui est due a tendance à diminuer responsables de 8700 décès (projection InVS 2011=. Variable selon les pays, l’incidence la plus élevée se trouve chez les noirs des États-Unis. Aucun facteur étiologique ou environnemental n’a été formellement mis en évidence. Par contre des facteurs familiaux et génétiques sont prouvés, et certains gènes identifiés. Son développement est androgénodépendant, du moins au début de l’évolution.
L’intérêt du dépistage organisé (diminution de la mortalité), basé sur le dosage du PSA n’a pas été prouvé. Le diagnostic, souvent suspecté sur une élévation du taux de PSA, ne peut reposer que sur l’histologie. Il est parfois fait sur les copeaux d’une résection endoscopique pour adénome. La coexistence des deux affections est fréquente. Le pronostic dépend en partie du grade histologique de Gleason établi sur des critères architecturaux et de l’importance de l’extension. Celle-ci peut être locale, franchissement capsulaire, envahissement du plan séminal, des espaces cellulaires périprostatiques, du plancher vésical (avec retentissement sur le haut appareil), du rétro-péritoine, régionale (extension aux chaînes lymphatiques ilio-obturatrices), ou métastatique (squelette principalement, poumon, névraxe). Elle est codifiée par la classification TNM. Le taux de PSA est un témoin de l’importance de la masse tumorale. Le traitement repose sur la chirurgie, la radiothérapie et l’hormonothérapie anti-androgénique. Cette hormonothérapie repose sur divers moyens : pulpectomie testiculaire, agonistes de la LH-RH, anti-androgènes. Le traitement des cancers localisés est curatif et repose soit sur la chirurgie (prostatectomie totale associée à la lymphadénectomie pelvienne, associée éventuellement à une radiothérapie externe, soit sur la radiothérapie (brachythérapie ou radiothérapie externe); selon les données du bilan initial une hormonothérapie adjuvante peut être entreprise. Le traitement des formes évoluées localement et/ou métastatiques devient palliatif, associant de façon diverse chirurgie, radiothérapie et l’hormonothérapie, En cas d’échappement à celle-ci, une chimiothérapie peut être proposée. Le pronostic dépend du stade initial de la tumeur et de sa forme histologique.

D. F. Gleason, anatomopathologiste américain (1966)

Syn. carcinome de la prostate

adénocarcinome, rhabdomyosarcome, leïomyosarcome, antigène spécifique de la prostate, PSA, Gleason (score de), TNM (classification), hormonothérapie, agoniste de la LHRH, antiandrogène, pulpectomie testiculaire, brachythérapie

[F2,M2]

cancer de l'ovaire l.m.

ovarian cancer

Tumeur maligne développée aux dépens d’une des structures de l’ovaire : revêtement épithélial dans 90% des cas, plus rarement stroma ou cellules germinales.
Son incidence estimée annuelle (données INVS 2011) est en France de 4600 cas et responsable de 3100 décès annuels. Ce cancer affecte 7 femmes sur 100 000, presque toujours après la ménopause, la tranche d’âge se situe entre 55 et 94 ans. C’est la 7ème cause de cancer féminin et la 4ème cause de décès par cancer (après les cancers du sein, du côlon, et du poumon). Le facteur de risque le mieux connu est génétique : 10% environ des cancers de l’ovaire apparaissent dans un contexte de prédisposition génétique souvent en rapport avec une mutation des gènes BRCA 1 ou 2. Il ne bénéficie actuellement d’aucun dépistage, que ce soit échographique, ou biologique. Il existe en effet un marqueur sérique, le CA 125 qui est ni très sensible ni très spécifique, mais par contre très utile lorsqu’il est élevé, pour suivre l’évolution sous traitement.
Concernant les tumeurs épithéliales, il peut s’agir de tumeurs séreuses (42 %) endométrioïdes (15%), mucineuses (12 %), à cellules claires (6 %), à cellules transitionnelles épithéliales mixtes. Il est découvert dans 50 à 70% des cas alors qu'il est déjà étendu au péritoine, aux viscères pelviens ou abdominaux. Envisagé lors de troubles digestifs, de douleurs pelviennes, de métrorragie, d'une ascite, le diagnostic, suggéré par l’échographie ou la tomodensitométrie pelvienne, n’est affirmé qu’à la suite d’une laparoscopie.
A côté des tumeurs franchement malignes, on distingue les tumeurs épithéliales à la limite de la malignité ou « borderline ».
Les cancers d’origine germinale sont plus rares. Il peut s’agir de séminomes, de tératomes, de dysgerminomes, de chorio-épithéliomes, de tumeurs des sinus, de tumeur des cordons sexuels. Le dosage de l’α-fœto-protéine et des β HCG est utile au diagnostic. Ces tumeurs surviennent généralement dans les trois premières décades de la vie.
Les autres tumeurs ovariennes stromales sont encore plus rares : adénocarcinomes du rete testis, carcinomes à petites cellules, carcinome neuroendocrine à grandes cellules, carcinome hépatoïde, carcinome adénoïde kystique, lymphomes malins de type Burkitt ou tumeurs conjonctives.
Le traitement est basé essentiellement sur la chirurgie et la chimiothérapie cytotoxique. Il dépend du type histologique et de l’extension précisée par la classification  de la Fédération Internationale de Gynécologie et Obstétrique : stade I, s’il s’agit d’une seule atteinte ovarienne ; stade II tumeur ovarienne étendue aux autres organes du petit bassin, Stade III tumeur ovarienne étendue au péritoine extra pelvien et / ou atteignant les ganglions rétro-péritonéaux ou inguinaux (métastases régionales), Stade IV : métastases à distance.

D. P. Burkitt, chirurgien britannique (1959)

Syn. carcinome de l’ovaire, carcinome ovarien

BRCA, CA 125, α-fœto-protéine, β HCG

[F2, O3]

Édit. 2020

cancer des glandes salivaires l.m.

Les types histologiques les plus fréquents sont les cancers muco-épidermoïdes à cellules acineuses, les adénocarcinomes, les cylindromes ou cancers kystiques et des tumeurs malignes mixtes qui siègent le plus souvent sur la parotide (80% des cas), l’attei

Le tabac, soit chiqué soit fumé est un facteur de risque, de même qu’une irradiation pour un autre cancer de la tête et du cou et certaines expositions professionnelles (kérosène, nickel, silice..). Le traitement chirurgical donne d’excellents résultats si la tumeur n’est pas trop évoluée. La radiothérapie complémentaire est indiquée dans les formes relativement évoluées ou en cas d’exérèse incomplète ou si la tumeur adhère au nerf facial, en cas d’atteinte ganglionnaire. Les formes trop évoluées localement et/ou métastatiques relèvent soit de la radiothérapie exclusive avec ou sans chimiothérapie ; leur évolution, en dépit de la thérapeutique est très sévère.

[F2,P3]

cancer du cavum l.m.

nasopharyngeal carcinoma

Tumeur maligne développée aux dépens du cavum ou rhino-pharynx.
L’alcool et le tabac ne jouent aucun rôle dans son déterminisme. Par contre la responsabilité du virus d’Epstein-Barr est probable.
Un facteur ethnique est souvent en cause (Maghreb, Chine méridionale). Deux types histologiques doivent être distingués : les carcinomes (épidermoïdes et indifférenciés) et les lymphomes malins non hodgkiniens. Les signes révélateurs sont souvent trompeurs : obstruction nasale, otite séreuse le plus souvent unilatérale, algies faciale et auriculaire, paralysie des paires crâniennes, adénopathie cervicale. L’examen clinique du cavum bénéficie du naso-fibroscope qui voit la tumeur et guide la biopsie. L’extension est appréciée par l’examen clinique, la tomodensitométrie et l’I.R.M. Le traitement repose sur la radiothérapie associée selon des protocoles divers à la chimiothérapie.

Étym. lat. cavum : trou

cancer du nasopharynx

[F2,P1]

cancer du pharynx l.m.

pharyngeal carcinoma

Cancer épidermoïde, généralement bien différencié, particulièrement lymphophile qui atteint essentiellement le sinus piriforme, plus rarement la paroi pharyngée postérieure.
Ce cancer représente près de 10% des cancers de la tête et du cou. Mis à part les cancers du nasopharynx, le facteur favorisant majeur est l’alcoolo-tabagisme. Dans les pays occidentaux son incidence est d’environ 1/100 000 habitants sauf dans le nord de la France où elle de l’ordre de 14%. L’âge de survenue est celui de la soixantaine. Contrairement aux autres localisations pharyngées, les cancers de la région rétrocricoïdienne touche plus volontiers les femmes que les hommes (sex ratio 1,5/1)
Le traitement dépend de l’extension précisée par la classification TNM. Dans les formes localisées, il est essentiellement chirurgical, dans les formes évoluées localement ou métastatique il relève surtout de la radiothérapie et de la chimiothérapie.

Syn. carcinome pharyngé

cancer de l'hypopharynx, cancer du nasopharynx, cancers de la tête et du cou, TNM (classification)

[F2, P1]

Édit. 2020

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