immunohistochimie n.f.
Méthode de détection d'antigènes tissulaires sur les tissus ou sur frottis cellulaires (im
munocytochimie) à l'aide d'anticorps couplés à un fluorochrome ou à un enzyme.
Cette technique peut être appliquée à l’étude d’anticorps dans les liquides biologiques. Les autoanticorps se fixent sur les antigènes correspondant au sein du tissu ou des cellules étudiées ; les immunoglobulines non fixées sont éliminées par lavage et les anticorps fixés sont ensuite révélés par addition d’anticorps anti-immunoglobulines couplés à un fluorochrome ou à un enzyme (technique dite d’immuno
Étym. lat. immunis : exempt de
immunologie n.f.
immunology
L’immunologie est la science biologique et médicale qui étudie l’ensemble des phénomènes (intéressant structures, cellules et molécules) qui contribuent au maintien de l’intégrité de l’organisme vis-à-vis de son environnement (substances étrangères diverses, agents infectieux par ex.) et qui assurent ainsi la reconnaissance du soi et du non-soi.
Elle utilise pour cela des techniques sérologiques, physiques, chimiques, cyto-histologiques et génétiques associées à l’investigation clinique. Elle étudie également les dérèglements de ces systèmes : déficits immunitaires, pathologie auto-immune, réponses inadaptées, accidents des transfusions sanguines, hypersensibilisation, rejets de greffes.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ antigène, anticorps, immunoglobulines, lymphocytes, réponses immunitaires
immunoscintigraphie n.f.
immunoscintigraphy
Scintigraphie basée sur l'emploi d'une substance antigénique marquée à l'aide d'un isotope radioactif, tel que le 111indium ou le 123iode.
Elle est utilisée aujourd'hui surtout en cancérologie (recherche biologique d'une diffusion métastatique de divers cancers). L'antigène ou un fragment de celui-ci, s'accumule sur des anticorps présents sur les membranes des cellules tumorales. Le principal problème est de distinguer les foyers spécifiques d'une liaison antigène-anticorps, de fixations non spécifiques.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunosurveillance n.f.
immunosurveillance
Théorie selon laquelle les cellules cancéreuses expriment des antigènes reconnus par lymphocytes T conduisant à leur élimination.
Cette théorie proposée par MacFarlane, Burnet et Lewis Thomas dans les années 60 est en partie vérifiée aujourd’hui par la mise en évidence d’antigènes spécifiques des tumeurs qui sont en fait pour la plupart d’entre eux des autoantigènes constituants normaux de certains tissus. La découverte de ces antigènes par Thierry Boon est à l’origine des essais d’immunothérapie spécifique des cancers par vaccination peptidique.
F. M. Burnet, Sir, virologue australien, prix Nobel de Médecine 1960 (1957) ; L. Thomas, anatomopathologiste américain (1959) ; P. van der Bruggen et Th. Boon Falleur, baron, immunologistes belges (1991)
Étym. lat. immunis : exempt de
→ immunothérapie anticancéreuse
[F1, F2, G5]
Édit. 2
immunothérapie n.f.
immunotherapy
Traitement d'une maladie par une intervention sur le système immunitaire.
L’immunothérapie est dite « active » quand elle agit en stimulant les réponses de l’appareil immunitaire soit de façon spécifique (vaccination par une bactérie tuée, vivante ou atténuée, ou par un antigène microbien purifié), soit de façon non spécifique (adjuvant, cytokine immunostimulante comme l’IL-2). L’immunothérapie est dite « passive » quand elle apporte au receveur des composants de la réponse immunitaire provenant d’individus immunisés (anticorps comme dans la sérothérapie ou le traitement par les immunoglobulines, cellules lymphoïdes T comme dans le cas de l’immunité « adoptive »).
Étym. lat. immunis : exempt de
incidence de face haute l.f.
high face view
Incidence radiographique projetant le bord supérieur des rochers au 1/3 inférieur des orbites.
Cette incidence est obtenue par l’appui sur le récepteur du front et du nez alors que les rayons X incidents font un angle de 0° avec le plan sagittal médian et un angle de 25° avec le plan orbitoméatal.
Les clichés ainsi réalisés permettent l’analyse de la symétrie faciale, des rebords orbitaires supérieurs, des parois internes des orbites, du plancher de la selle turcique, des cellules ethmoïdales, des antres et cuvettes maxillaires, des 2/3 externes des fentes sphénoïdales.
E. W. Caldwell, radiologiste américain (1870-1918)
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
Syn. incidence de Caldwell
→ plan sagittal médian, plan orbitoméatal
inclusions cytomégaliques du nouveau-né (maladie des) l.f.
cytomegalic inclusions disease
Infection maternofœtale à cytomégalovirus, qui doit son nom à la présence de cellules géantes caractéristiques porteuses d’inclusions cytoplasmiques et nucléaires dans les principaux viscères.
Les conséquences de l’infection maternofœtale dépendent du moment de la transmission (pendant la grossesse, autour de l’accouchement ou lors de l’allaitement) et surtout du mode d’infection fœtale (gravité particulière s’il s’agit d’une primo-infection à cytomégalovirus chez la mère). La maladie du nouveau-né peut être d’emblée apparente sous forme d’une maladie sévère (hépatosplénomégalie, ictère, fièvre, purpura, pneumonie interstitielle) ou de déficit neurologique (microcéphalie, surdité). Certaines infections inapparentes se révèlent plus tard chez le nourrisson sous forme d’un retard psychomoteur ou d’une surdité.
→ cytomégalovirus, cytomégalovirus (infection congénitale à)
incontinence pigmentaire l.f.
pigmentary incontinence
Perte par les cellules de la couche basale de l'épiderme de pigment mélanique qui va s'accumuler dans le derme superficiel où il est repris par les mélanophages.
incontinentia pigmenti de Bloch-Sulzberger l.f.
Bloch-Sulzberger’s syndrome, Bloch-Siemens’ syndrome
Dermatose rare, à début néonatal, à transmission dominante liée à l’X, survenant presque exclusivement chez les sujets de sexe féminin, exceptionnelle chez le garçon où elle est toujours létale, constituée de lésions à disposition linéaire ou figurée, en éclaboussures asymétriques, sur le tronc et les membres et évoluant en trois phases successives ou intriquées : érythème et bulles, puis papules lichénoïdes et verruqueuses et enfin hyperpigmentation; il associe souvent une alopécie cicatricielle en plaques et des anomalies dentaires et, parfois, des lésions oculaires, du système nerveux central et d'autres dysplasies.
Le diagnostic repose sur la clinique avec la triade chronologique, anomalies dentaires, oculaires et neurologiques, sur l'examen histopathologique (bulle sous-cornée ou intra-épidermique avec éosinophilie, cellules dyskératosiques, abondance de pigment dans le derme) et sur la biologie (éosinophilie sanguine et médullaire, trouble du chimiotactisme des granulocytes). Le traitement est symptomatique : maîtrise des infections secondaires, surveillance oculaire, dentaire et neurologique. Le diagnostic anténatal est possible. Le gène est localisé sur le chromosome Xp11.21 (incontinentia pigmenti 1) et le chromosome Xq28 (incontinentia pigmenti 2).
B. Bloch, dermatologue suisse (1926), M. Sulzberger, dermatologue américain (1927) ; H. W. Siemens, dermatologue allemand (1929)
Syn. maladie de Bloch-Sulzberger, dermatose pigmentaire en éclaboussures
indian hedgehog
indian hedgehog
Membre de la famille des protéines hedgehog, particulièrement exprimé dans les cellules hématopoïétiques, l’os et le cartilage.
Abrév. Ihh
infection n.f.
infection, bacterial contamination
Désigne d’une part, la pénétration et le développement dans un être vivant, de micro-organismes (bactéries, virus, champignons) qui provoquent des lésions en se multipliant et éventuellement en sécrétant des toxines ou en se propageant par voie sanguine et d’autre part, le résultat de cette pénétration caractérisé par une réponse inflammatoire, au moins locale.
Sa présence dans le sang est qualifiée de septis (bactériémie, virémie, fongémie selon la nature du germe).
Le processus infectieux procède de deux mécanismes différents : l'un spécifique, directement en rapport avec l'agent infectieux, sa localisation et sa dissémination, il nécessite un traitement antiinfectieux, l'autre non-spécifique, en rapport avec la réaction de défense de l'organisme (réaction inflammatoire) qui dépend de médiateurs lipidiques et protidiques mis en jeu par des cellules spécifiques (macrophages, épithéliums, etc.). Les deux mécanismes, infectieux et inflammatoire, associés initialement peuvent ensuite évoluer séparément. Notamment la réponse inflammatoire non spécifique peut se poursuivre alors que l'infection est éliminée (on ne retrouve une septicémie que dans 30 à 60% des états septiques graves), c'est pourquoi l'on décrit un «état septique non septicémique» ou «syndrome de réponse inflammatoire généralisée»
Une infection est dite latente quand elle ne se manifeste par aucun symptôme. Une infection est souvent contagieuse.
Ce mot employé aussi pour désigner une grande puanteur, signifie ailleurs au figuré, corruption en raison de l’altération produite dans un corps.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
→ infectieux, sepsis, syndrome de réponse inflammatoire généralisée, contamination
infiltration n.f.
infiltration
Envahissement du tissu conjonctif par un liquide organique (sang, exsudat) ou par des éléments ou des substances normalement absentes (cellules, hémosidérine, calcium, fer, etc.).
inflammasome n.m
Ensemble de récepteurs du système immunitaire inné qui contrôlent l’activité des caspases 1, 4 et 5 chez l’Homme et produisent une réponse inflammatoire à des agents pathogènes ou à des molécules provenant des protéines des cellules ciblées
Les caspases sont à l’origine d’un processus de mort cellulaire appelé pyroptose. La caspase 1 contrôle également la formation de cytokines comme les interleukines 1 et 8 libérées après rupture de la membrane cellulaire. La mort par pyroptose des cellules permet aussi d’éliminer les niches de replication des bactéries intracellulaires.
→ caspases, pyroptose, interleukines
informatrice (théorie) l.f.
adviser (theory)
Théorie de la formation des anticorps selon laquelle les cellules immunocompétentes n'ont pas de spécificité préformée vis-à-vis des antigènes, mais l'acquièrent après contact avec ceux-ci.
inhibine n.f.
inhibin
Terme générique pour des substances dont la structure est proche de celle des libérines mais dont l’effet sur les sécrétions hormonales est un inhibiteur.
L’hypothalamus produit plusieurs inhibines ayant un effet inhibiteur sur les cellules de l’hypophyse telle que la somatostatine qui inhibe la sécrétion de l’hormone de croissance et le PIF qui inhibe celle de la prolactine. Ces inhibines hypothalamiques sont regroupées en anglais sous le terme de « release inhibiting factors ».
inhibines gonadiques l.f.
gonadic inhibins
Hormones polypeptidiques hétérodimériques d’origine ovarienne et testiculaire exerçant une action freinatrice sur la synthèse et la sécrétion de GnRH hypothalamique et donc sur celle des hormones gonadotropes anté-hypophysaires type FSH et sur la production ovarienne de progestérone.
Les inhibines testiculaires ont de plus un effet inhibiteur local sur l’activité mitotique des spermatogonies et chez l’homme un taux bas d’inhibine gonadique va de pair avec une altération de la spermatogénèse. Il existe deux types d’inhibines, appelées A et B. Elles peuvent être dosées par techniques immuno-enzymologiques. Chez la femme non ménopausée, la concentration sérique d’inhibine A augmente au cours du cycle menstruel et est maximale en phase lutéale. L’inhibine B, pour sa part, atteint son maximum en milieu de phase folliculaire. Chez l’homme, l’inhibine B est un marqueur de la fonctionnalité des cellules de Sertoli du testicule.
inhibiteur calcique l.m.
calcium chanel antagonist or blocker
Substance inhibant l'entrée du calcium dans les cellules myocardiques et musculaires lisses en empêchant l'ouverture des canaux calciques lents, dépendant du potentiel des courants d'action (canaux «voltage dépendants »).
Ces médicaments ont pour effet de réduire le calcium intracellulaire.
Au niveau du cœur et des vaisseaux les canaux L sont concernés : ils diminuent la contraction des parois des artères, abaissent donc la pression artérielle et diminuent le spasme des artères coronaires.
L’OMS distingue deux catégories :
- les inhibiteurs sélectifs d’action cardiaque et vasculaire : vérapamil et diltiazem (qui dépriment la conduction auriculo-ventriculaire et l’inotropisme) ainsi que les dérivés de la dihydropiridine (nifédipine et nicardipine) ;
- les inhibiteurs non sélectifs, dont les effets prédominent sur les vaisseaux périphériques, dérivés de la pipérazine : perhexilline, lidoflazine et prénillamine
Ils sont utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle, de l'insuffisance coronaire, des arythmies, de l'hypertonie utérine, de la thyréotoxicose et de la migraine et dans la prévention des récidives d'hémorragie sous-arachnoïdienne à la phase précoce.
En anesthésie les inhibiteurs calciques sont utilisés pour traiter les accès hypertensifs peropératoires.
T. Godfraind, pharmacologue belge, membre de l'Académie de médecine (2014)
Syn. antagonistes calciques
→ dantrolène, voltage, phénylalcoylamines dihydropyridines, benzothiazépines, diphénylpipérazines, diarylamino-propylamine, vérapamil, diltiazem
inhibiteur de la fixation de la FSH l.m.
FSH receptor binding inhibitor, FSH-RBI
Peptide qui empêche la maturation des cellules de la granulosa, l’aromatisation des androgènes et la formation des récepteurs à la LH.
De masse moléculaire inférieure à 500, il est composé de quatre à six acides aminés. Il est d’autant plus actif que les follicules sont plus petits.
→ granulosa, aromatisation, androgènes, LH
inhibiteur de la lutéinisation l.m.
luteinization inhibitor
Hormone ou cybernine ovarienne normalement produite par les cellules de la granulosa qui s’oppose à leur lutéinisation pendant la période folliculaire, jusqu'à l’ovulation.
inhibiteur de la voie du facteur tissulaire l.m.
tissue factor pathway inhibitor. sigle (TFPI).
Facteur naturel qui s'oppose à l'initiation ou au développement de la coagulation, aussi connu sous le nom d'inhibiteur de la voie extrinsèque de la coagulation (Extrinsic Pathway Inhibitor ou EPI) ou LACI (Lipoprotein Associated Coagulation Inhibitor) ou encore PAP (Plasma Anticoagulant Protein).
Il existe sous différentes formes moléculaires, dont deux majeures de masse moléculaire apparente 40 et 33 kDa. Ses séquences protéique et génomique sont connues et il peut être obtenu par recombinaison génétique. Sa concentration plasmatique est de 110 ng/mL soit 2,5 nM. La forme circulante est en grande partie liée à l'apolipoprotéine A II. Une part importante n'est pas circulante, mais retenue par les glycosaminoglycanes qui forment le manteau à la surface luminale des cellules endothéliales. Il exerce son activité inhibitrice en se fixant à du facteur X déjà activé pour empêcher que le complexe initiateur de la voie extrinsèque (le couple formé par le facteur VII sous sa forme activée et son activateur, le facteur tissulaire) ne continue à exercer son action sur la coagulation.
inhibiteur de type 1 de l'activateur du plasminogène l.m.
plasminogen activator inhibitor type 1 (PAI-1)
Glycoprotéine monocaténaire, de masse moléculaire voisine de 50 kDa, biosynthétisée par les cellules endothéliales vasculaires, par les hépatocytes, par le placenta, et également libérée à partir des plaquettes sanguines sous forme inactive.
La vitronectine se lie au PAI-1 d'origine plasmatique ou plaquettaire et le stabilise. Le PAI-1 inhibe l'activité de l'activateur du plasminogène d'origine tissulaire (t-PA) ou de l'urokinase en formant un complexe stœchiométrique réversible, puis irréversible. Son dosage est possible par des tests immunologiques ou fonctionnels. En physiologie, sa concentration est augmentée au cours de la grossesse et en pathologie, elle l’est au cours de l'obésité, des thromboses, des cancers, des affections hépatiques, du choc septique ou dans les situations postopératoires.
inhibition latérale l.f.
lateral inhibition
Phénomène très répandu dans les systèmes sensoriels qui consiste en une augmentation du rapport entre le taux de décharge des potentiels d'action de la cellule enregistrée (signal) et celui des cellules environnantes (bruit de fond).
Cette amélioration du rapport signal sur bruit facilite la perception des contours. L'inhibition latérale est assurée par le réseau des interneurones qui entoure les neurones.
E. Mach, physicien et philosophe autrichien (1838-1916)
inoculation n.f.
inoculation
Introduction d’un agent infectieux dans un milieu vivant (animal, œuf de poule embryonné, culture de cellules) ou dans un milieu de culture acellulaire.
Dans cette deuxième éventualité, il s’agit plutôt d’un ensemencement.
Étym. lat. inoculatio : greffe en écusson en insérant un bourgeon ou œil, d’oculus : œil
insensibilité congénitale à la douleur liée à une canalopathie l.f.
congenitral insensitivity to pain caused by channelopathy
Forme particulière d’insensibilité à la douleur, sans autres troubles somesthésiques ou du système autonome, par défaut de fonction des canaux sodiques membranaires des cellules nerveuses.
La douleur n’est pas perçue alors que le tact, la chaleur et le froid le sont. Les réflexes sont normaux. Il n’y a aucune anomalie sensorielle ni altération du système autonome. L’intelligence est normale. Les mutilations secondaires peuvent être importantes. Il n’y a aucune anomalie des nerfs à l’examen histologique.
L’affection est liée à des mutations du gène SCN9A – locus en 2q24- codant pour la sous unité α d’un canal sodique Nav1.7 voltage-dépendant, exprimé dans les neurones nocicepteurs périphériques. La mutation entraînerait, avec la perte de fonction des canaux, une absence de formation et de propagation des potentiels d’action des signaux nociceptifs.
A l’opposé, une autre mutation du gène SNC9A provoquerait sa surexpression (un gain de fonction) à l’origine de l’érythromélalgie primitive familiale de transmission autosomique dominante –Dib-Hajj.
J. J. Cox, généticien britannique (2006) ; S. D. Dib-Hajj, neurologue américain (2005)
→ canalopathie, canal ionique, canal sodique, insensibilité congénitale à la douleur
institut de veille sanitaire l.m.
institute of health watch’s
Remplacé depuis le 1er mai 2016 par l’Agence nationale de santé publique, ses missions antérieures sont décrites ci-dessous.
Etablissement public rattaché au ministère de la santé, il a pour missions :
- la surveillance et l’observation permanente de l’état de santé de la population,
- la veille et la vigilance sanitaires par la détection prospective, le recueil et l’analyse des risques sanitaires,
- l’alerte immédiate du ministre de la Santé en cas de menace pesant sur la population,
- la contribution à la gestion des situations de crise sanitaire en proposant aux pouvoirs publics toute mesure nécessaire.
Ses missions s’appliquent à l’ensemble des domaines de la santé publique :
- les maladies infectieuses,
- les effets de l’environnement sur la santé,
- les risques d’origine professionnelle,
- les maladies chroniques et les traumatismes,
- les risques internationaux et tropicaux.
L’institut participe à l’action européenne et internationale de la France, notamment à des réseaux internationaux de santé publique. Il publie des rapports scientifiques et plusieurs bulletins d’information dont le bulletin épidémiologiste hebdomadaire (BEH). Il dispose d’antennes régionales, les cellules de l’InVS en région (Cire), capables de décliner localement son savoir-faire et de relayer son action. Elles sont placées sous la responsabilité scientifique de la direction générale de l’institut et sous la direction de l’agence régionale de santé. Elles animent la veille en région pour le compte de l’institut. Elles sont au nombre de dix-sept, quinze en métropole et deux Outre-mer.
L’Institut de veille sanitaire a été créé par la loi du 1er juillet 1998, complétée par la loi du 9 août 2004. Il a remplacé le réseau national de santé publique.
Sigle InVS
→ Agence nationale de santé publique
[E1, D1]
Édit. 2020