contamination n.f.
contamination
Atteinte d'un organisme vivant ou souillure d'un objet (sol, eau, air) par un micro-organisme pathogène (parasite, bactérie, virus). par un agent radioactif, un polluant, un pesticide, un métal.
La contamination peut se faire :
- par voie aérienne par la respiration (aérosols) ou par projection, d'une personne à l'autre, de gouttelettes de salive au cours de la parole ou de la toux (ex. tuberculose, grippe) ;
- par voie digestive, grâce à des boissons ou aliments souillés (ex. typhoïde, poliomyélite) ;
- par contact direct sur la peau (ex. souillures manu-portées) ou par dépôt de poussière ;
- par contact direct sur les muqueuses (p. ex. maladies sexuellement transmissibles).
A titre d’exemples : la contamination de l’eau du robinet par les tuyauteries en plomb est responsable de saturnisme ; la mort des poissons peut être rapportée à la contamination de la rivière par les rejets industriels en amont ; l’accident de Tchernobyl est responsable de la contamination radioactive des sols ; le réchauffement des eaux marines favorise la contamination des huîtres par des bactéries et virus pathogènes.
La prévention primaire (suppression de la cause) repose sur la stérilisation, la protection contre les poussières, le port de masque et de gants par le personnel soignant et, s'il y a lieu, la mise en quarantaine des sujets suspects de maladie contagieuse.
La prévention secondaire (élimination de la souillure) repose sur les mesures de décontamination (ex. lavage pour éliminer les poussières radioactives, lavage des mains avec des solutions antiseptiques, etc.).
Ces mesures sont nécessaires pour réduire la contagion nosocomiale et éviter la dispersion des maladies.
La prévention tertiaire (en cas de contamination avérée) implique un traitement immédiat (ex. sérothérapie antitétanique après une blessure souillée).
Contamination n’est pas synonyme de contagion.
Étym. lat. contaminare : entrer en contact avec
→ nosocomiale (infection), prévention
[D1, D2, E1, G4]
Édit. 2020