trichophytine n.f.
Mélange complexe d’antigènes obtenus à partir de dermatophytes du genre Trichophyton.
Il est utilisé pour pratiquer une intradermoréaction, par injection intradermique d’une dilution à concentration variable, afin de mettre en évidence une réaction d’hypersensibilité retardée ou immédiate aux champignons du genre Trichophyton. En cas de réaction positive, il apparait une papule érythémateuse. La lecture a lieu 24, 48 et 72 heures après injection.
trouble de stress post traumatique (TSPT) l.m.
posttraumatic stress disorder (PTSD)
Réaction psychologique survenant de quelques jours à quelques mois après une agression physique ou psychologique très violente (guerre, attentat, catastrophe naturelle).
La réaction immédiate est une peur intense, un sentiment d'impuissance, d'horreur. Le TSPT retardé se traduit par des réminiscences, souvent sous forme de cauchemars, des conduites d'évitement, une hyperstimulation. Ces symptômes durent au moins un mois, et provoquent un handicap social, occupationnel, relationnel.
Le traitement est psychologique et / ou médicamenteux.
uridine-diphosphate-galactose-pyrophosphorylase n.f.
uridine-diphosphate-galactose-pyrophosphorylase
Enzyme catalysant de manière réversible la réaction de transfert du radical uridyle de l'UTP sur le galactose-1-phosphate.
Cette réaction qui permet la synthèse de l'UDP-galactose est utile pour la glycogénogénèse à partir du galactose passant par la synthèse de l'UDP-glucose. L'enzyme est très peu actif chez le nourrisson, ce qui explique la gravité de la galactosémie congénitale due à l'absence de la galactose-1-phosphate-glucose-1-phosphate-uridylyl-transférase.
uridine-diphosphate-glucose-pyrophosphorylase n.f.
uridine-diphosphate-glucose-pyrophosphorylase
Enzyme catalysant de manière réversible la réaction de transfert du radical uridyle de l'UTP sur le glucose-1-phosphate.
Cette réaction qui permet la synthèse de l'UDPG est importante pour la glycogénogénèse et pour la synthèse de l'UDP-galactose et de l'UDP-glucuronate.
urtication par un cœlentéré l.f.
stinging caused by coelenterate
Brûlures cutanées provoquées par le contact avec des filaments venimeux pénétrants d'une espèce de cœlentérés marins.
L'étude de cet effet a permis la découverte de l'anaphylaxie.
Principales espèces dangereuses :
- Physalies à flotteurs rouges ou bleus avec un chevelu de filaments pêcheurs. Le contact cutané déclenche une réaction intense, papuleuse puis vésiculeuse avec prurit et douleurs localisées, malaise général (céphalée, vertige, sudation, larmoiements, douleurs musculaires et articulaires). Il y a ensuite desquamation avec une pigmentation résiduelle.
Traitement : analgésiques locaux, antihistaminiques et glucocorticoïdes per os, gluconate de Ca intraveineux.
- Méduses : aspect en cloche renversée. Leur contact provoque une réaction érythématovésiculaire et prurigineuse intense. L'évolution et le traitement sont les mêmes que pour les physalies. La sensibilisation est marquée avec risque de choc anaphylactique.
Étym. gr. koila : creux ; entera (gês): vers de terre
[J1,D1]
Vaughan (réaction de) l.f.
Vaughan reaction
Réaction de détection du facteur rhumatoïde dans le sérum analogue à la réaction de Waaler-Rose dans laquelle les hématies de mouton sont remplacées par des hématies humaines ORh moins, sensibilisées par des anticorps anti-Rh non agglutinants.
A perdu de son intérêt, au profit de la recherche des anticorps anti-CCP (anti-peptides cycliques citrullinés), plus spécifiques de la polyartrite rhumatoïde.
J. H. Vaughan, médecin américain (1956)
→ Waaler-Rose (réaction de), facteur rhumatoïde, auto-anticorps anti-protéines citrullinées
[B3, I1]
Édit. 2020
VDRL sigle angl. pour Veneral Diseases Research Laboratory
Réaction sérologique de la syphilis et des autres tréponématoses utilisant l'agglutination de particules cardiolipidiques.
La spécificité de cette réaction est médiocre à cause de faux positifs fréquents : grossesse, collagénoses, infections diverses, toxicomanie intraveineuse. Elle permet d'affirmer le caractère actif de l'affection. D'où son association avec d'autres types de tests plus spécifiques, notamment le TPHA (Treponema Pallidum Haemaglutination Assay), qui permet de porter le diagnostic de syphilis, mais pas son caractère actif.
→ syphilis
[B3, D1 ]
Édit. 2020
voyage en avion n.m.
aeroplane, fixed wings aircraft
On distingue trois sortes d’avions : à piston et hélice, à turbopropulseur et hélice et les avions à réaction.
Les premiers (petits avions) utilisés surtout par les pilotes privés, volent lentement (200 km/h), les avions à piston sont petits et se posent sur 300 m de piste en herbe. Ils peuvent servir pour les déplacements des médecins de brousse et même comme petites ambulances, notamment dans les pays à vastes étendues peu peuplées comme en Australie, Afrique ou Amérique du Sud.
Les turbopropulseurs sont plus rapides (500 km/h), plus vastes mais utilisent mal les mauvaises pistes. Équipés en ambulance ils permettent des soins en vol. Les compagnies commerciales utilisent ces avions pour desservir les villes voisines d’un grand aéroport.
Les avions à réaction volent à 800 km/h ils ont un grand rayon d’action (transcontinentaux) mais sont tributaires des pistes en dur assez longues des grands aérodromes. Les avions de ligne sont maintenant presque tous des jets à grand rayon d’action, on peut y aménager un compartiment sanitaire permettant les soins de réanimation. Les jets d’affaire dont certains ont les mêmes possibilités que les avions de ligne sont très utilisés pour les transports de réanimation difficile, mais leur coût est élevé ce qui en restreint l'usage. Préférer un transport en avion de ligne si possible,
Les jets supersoniques (Concorde) sont uniquement des avions de ligne. Ils sont actuellement supprimés, mais de nouveaux modèles sont à l'étude. Ils sont très rapides (près de 2 000 km/h) et volent très haut (20 000 m). Un dispositif de surveillance des rayons cosmiques est en service pour détecter les éruptions solaires afin de faire redescendre l’avion plus bas pour le protéger, s'il y a lieu. Étant donné leur rapidité ces avions pourraient être intéressants pour le transport de patients fragiles nécessitant peu de soins et pouvant voyager assis quelques heures.
Les voyages par avion exposent les passagers à quelques désagréments, mineurs en général du fait des variations d’altitude. Chez les sujets à risque, la station assise prolongée lors de longs vols peut entraîner des troubles circulatoires pouvant être graves.
→ barotraumatismes, cosmiques (rayons), position assise prolongée (syndrome de la), transport des patients en avion
Wide et Gemzell (réaction de) l.f.
Wide and Gemzell’s test
Réaction immunologique de grossesse basée sur l'inhibition d'une réaction d'agglutination d'hématies de mouton imprégnées d'hormone gonadotrophine chorionique par un sérum de lapine anti-HCG préalablement mis en contact avec les urines de la femme gravide.
L. E. Wide et C. A. Gemzell, microbiologiste et gynécologue suédois (1960)
exergonique adj.
exergonic
Qualifie une réaction chimique qui s’accompagne d’une perte nette d’énergie libre, caractéristique d’une réaction spontanée.
Les réactions consistant en une rupture de liaisons chimiques, telles celles observées au cours du catabolisme, libèrent l’énergie contenue dans ces liaisons et sont donc exergoniques. Plus les molécules catabolisées possèdent de liaisons chimiques, plus elles fournissent de l’énergie. C’est pour cela que la consommation de lipides apporte à l’organisme plus de calories que celle des glucides ou des protéines.
Les réactions exergoniques, bien que spontanées, sont accélérées en présence d’enzymes qui facilitent la liaison enzyme substrat.
Il convient de ne pas confondre exergonique et exothermique, ce dernier terme s’appliquant à une perte nette de chaleur.
Ant. endergonique : associée à un gain net d’énergie libre
[C1]
Édit. 2018
syndrome inflammatoire de reconstitution immune l.m.
immune restoration inflammatory (IRIS)
Syndrome de restauration immunitaire défini comme une réaction inflammatoire paradoxale caractérisée par une reprise de la fièvre et une augmentation du volume des nœuds (ganglions) lymphatiques chez un patient infecté par le VIH et traité pour une infection opportuniste.
Survenant pendant la phase de reprise de fonction du système immunitaire sous l’influence du traitement antirétroviral, en moyenne 60 jours après l’introduction de celui-ci, la réaction inflammatoire peut toucher différents organes et systèmes : le foie, le pancréas, les poumons, les ganglions lymphatiques, les yeux, le tube digestif, la peau, les os et le rein. L’atteinte rénale rare se manifeste par une insuffisance rénale aiguë avec conservation de la diurèse.
La prévalence de ce syndrome chez les patients VIH + présentant des infections opportunistes varie entre 15 et 45 %.
polynucléaire basophile l.m.
polynuclear basophilic
Cellule sanguine circulante appartenant à la lignée granulocytaire, aisément reconnue par les grosses granulations violet foncé remplissant le cytoplasme et recouvrant le noyau.
Leur nombre normal à l'état physiologique varie en valeur absolue de 0 à 0,14. 109 par litre. Il diminue légèrement en fin de grossesse de 0 à 0,09. Il existe une fluctuation nycthémérale : le taux le plus élevé est observé la nuit. Les granules primaires des basophiles sont positifs pour la réaction peroxydasique et contiennent de l'histamine, de l'héparine, des protéines de l'anaphylaxie, de la kallicréine, un facteur chimiotactique pour les éosinophiles et le PAF (facteur d'activation plaquettaire). La membrane des basophiles a des récepteurs de haute affinité pour le fragment Fc des IgE. Les basophiles sont capables de phagocytose, mais leur fonction essentielle est sécrétoire qui se traduit par une dégranulation et une libération dans le milieu du contenu de leurs granulations à l'occasion de stimulus variés, stimulus mécanique, froid et surtout antigènes chez les sujets allergiques. Ils peuvent libérer d'autres amines vaso-actives au niveau du site inflammatoire ou lors d'une réaction d'hypersensibilité immédiate (type I).
→ basophilie, lignée granulocytaire, peroxydase, histamine, héparine, anaphylaxie, kallicréine, polynucléaire éosinophile, PAF, IgE, phagocytose, hypersensibilité immédiate
[F1]
Édit. 2018
NF-kappa B sigle angl. pour Nuclear Factor κ B
Le facteur de transcription NF-κB, protéine de la super-famille des facteurs de transcription, joue un rôle important en contrôlant l’expression de nombreux gènes impliqués dans la régulation du système immunitaire et dans la réponse au stress cellulaire [1].
La réponse au stress cellulaire est associée aux facteurs anti-apoptotiques. En effet son activation par la libération de sa protéine inhibitrice (IKB) déclenche la transcription de gènes anti-apoptotiques dans le noyau. Elle effectue donc un rétrocontrôle négatif de l’apoptose. C’est un sujet de recherche actuellement très étudié dans la mesure où plusieurs centaines de modulateurs de NF-κB sont connus et plus d’un millier de gènes cibles de ce facteur de transcription ont été identifiés .
Le stress oxydant a une influence sur la régulation des gènes. Les conditions redox (réaction d'oxydoréduction ou réaction redox) sont une facette de l’environnement chimique intracellulaire (au même titre que le pH, la pression osmotique, etc.). La production intracellulaire de molécules réactives dérivées de l’oxygène ou «stress oxydant» peut perturber l’homéostasie redox. Les agressions sont directes ou dues à un dysfonctionnement du métabolisme affectant les macromolécules biologiques dans leurs structures ou leur activité. L’activité de certains facteurs de transcription est modifiée par la production de molécules réactives dérivées de l’oxygène. Certains sont activés (AP-1, NF-κB), d’autres sont inhibés (Sp-1, NFI, récepteur des glucocorticoïdes…), la plupart du temps via l’oxydation d’une cystéine critique pour la fonction de la protéine. De façon plus générale, le stress oxydant interfère avec la signalisation cellulaire. Aussi, des essais de thérapies antioxydantes se développent-ils dans le cas de certaines affections chroniques pour lesquelles le stress oxydant est impliqué (arthrite, SIDA, maladie d’Alzheimer…) [2].
Réf. 1 - C. Lobry, R. Weil : « Mécanismes régulateurs de la voie NF-κB dans les lymphocytes T », Med Sci (Paris), 2007, Vol. 23, N° 10 ; p. 857-861
2 - Y. Morel, R. Barouki : « Influence du stress oxydant sur la régulation des gènes », Med Sci (Paris), 1998, Vol. 14, N° 6-7 ; p.713-21
→ facteur général de transcription,stress oxydatif, apoptose, redox
[C3]
Édit. 2018
PD-1 sigle angl pour Programmed cell Death receptor 1
Récepteur de mort cellulaire programmée, PD-1 est une protéine exprimée à la surface des cellules T activées, fonctionnant comme récepteur de
PD-L1 et PD-L2 (« Programmed cell death- ligands 1 and 2 »), protéines présentes à la surface des cellules tumorales.
PD-1 est codé par le gène PDC1 présent sur le chromosome 2. Après liaison à ses ligands, PD-L1 et PD-L2, il inhibe la réponse des cellules T CD4+ et CD8+. L'interaction cellule tumorale-cellule T permet la liaison de PD-1 à ses ligands et inhibe ainsi la réaction immunitaire anti-tumorale, favorisant la progression du cancer. Inversement, des anticorps monoclonaux ciblant PD-1 bloquent la fixation des ligands sur PD-1 et favorisent la réaction immunitaire anti-tumorale. Plusieurs anticorps monoclonaux (nivolumab, pembrozilumab, ...)ont été utilisés dans des essais thérapeutiques pour le traitement de divers cancers (mélanomes, cancers du rein, cancers du poumon à petites cellules) avec des résultats prometteurs.
Syn. CD279 (Cluster of Differentiation 279 »)
→ PD-L1, PD-L2, cellule T, CTLA-4
[C1, C2, F2]
Édit. 2019
antithyroïdiens de synthèse, l.m.p.
antithyroid drugs
Médicaments inhibant la synthèse des hormones thyroïdiennes, mis à profit dans le traitement des hyperthyroïdies.
Ce sont tous des dérivés de la thio-urée. L’action antithyroïdienne de la thio-urée a été fortuitement découverte par Astwood à l’occasion de l’apparition de goitres chez des animaux de laboratoire soumis à la sulfaguanidine ou à la carbamide. Il en développa l’utilisation chez les Hommmes.
Deux classes thérapeutiques sont actuellement commercialisées : les imidazolines soufrées ou mercapto-imidazolines (thiamazole anciennement dénommé méthimazole, et carbimazole) et les dérivés du thio-uracile (propylthio-uracile et benzylthio-uracile). Ces médications agissent au sein de la thyroïde en bloquant les réactions d’oxydation et d’organification de l’iode, et de couplage des iodotyrosines. De plus les dérivés du thio-uracile réduisent l’activation de T4 en T3 au niveau des tissus périphériques en inhibant la désiodase de type 1. Les antithyroïdiens de synthèse n’entravent pas la pénétration de l’iode dans la thyroïde ce qui rend possible la réalisation des scintigraphies thyroïdiennes chez les patients soumis à ces traitements.
Sous traitement prolongé par antithyroïdien se réduisent les titres d’anticorps antirécepteuer de la TSH, ce qui permet l’extinction du pouvoir thyrostimulant responsable de la maladie de Basedow, et autorise l’interruption du traitement, souvent après 18 mois à 2 ans. En revanche les antithyroïdiens ne peuvent obtenir la guérison des autres causes d’hyperthyroïdie, liées notamment aux nodules et goitres mutinodulaires toxiques ; ils constituent alors seulement un mode de préparation au traitement radical radio-isotopique ou chirurgical. Les antithyroïdiens ne sont pas indiqués dans les états thyrotoxiques liés aux thyroïdites subaigües, silencieuses ou iatrogènes.
Les antithyroïdiens sont des traitements efficaces et ordinairement bien tolérées. Surtout lors des premières semaines suivant leur initiation, peuvent être constatés dans 1-5% des effets indésirables mineurs, souvent transitoires : rashs cutanés, réaction urticarienne, épigastralgies, arthralgies, réaction fébriles, modifications du goût, raréfaction de la chevelure, perturbations discrètes des fonctions hépatiques, pancréatites, leuconeutropénie transitoire… Ceux-ci nécessitent parfois le changement de classe de l’antithyroïdien.
Des effets indésirables sévères sont très rares (moins de 1% des cas) mais parfois dramatiques : surtout agranulocytoses aigües soit brutales de nature toxo-allergique, soit résultant d’une leuconeutropénie progressivement aggravée (ce qui justifie la recommandation de la surveillance des hémogrammes tous les 10 jours durant les 2 premiers mois du traitement, ou immédiatement en cas de fièvre ou d’angine), hépatites cytolytiques ou rétentionnelles, hypoglycémies auto-immunes liés à des anticorps anti-insuline, vascularites à anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA) surtout lors des traitements prolongés par un thio-uracile.
Les antithyroïdiens sont à manier avec beaucoup de prudence au cours de la grossesse du fait de leurs risques embryopathiques et hépatiques.
Edwin Bennett Astwood, médecin américain (1941)
→ antithyroïdiens, hyperthyroïdie, biosynthèse des hormones thyroïdiennes, thyroïdites subaigües, agranulocytose, vascularite, anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles
[G5, O4]
Édit. 2019
abzyme n.m.
abzyme
Anticorps se comportant comme un enzyme catalysant une réaction, généralement d'hydrolyse, portant sur la molécule hapténique ou antigénique liée à son site spécifique.
Étym. ab sigle pour antibody (anticorps) ; zyme : suffixe pour enzyme
[C1,F3]
Édit. 2016
accident d'anesthésie l.m.
anaesthetic accident
Accident péri-anesthésique se produisant au cours de l’anesthésie (générale, locorégionale ou locale), de sa mise en train et de ses suites immédiates.
Il peut être imputable à l’anesthésie proprement dite, aux conditions opératoires (notamment aux pertes de sang), à l’état antérieur du patient (qui a dû être évalué lors de la consultation préopératoire) ou à une combinaison de ces trois causes donnant des risques souvent intriqués.
Si l'accident est entièrement lié à l'anesthésie il peut s'agir soit d'une défaillance humaine ou matérielle (notamment par non-respect des normes), soit d'une réaction anormale lors de l'administration d'un produit anesthésique (choc anaphylactique ou anaphylactoïde, hyperthermie maligne). La consultation anesthésique préopératoire, la normalisation de l'appareillage, le contrôle des distributions de gaz avant la mise en service et les vérifications qui doivent être faites avant toute anesthésie ont considérablement réduit le nombre des accidents.
Étym. lat. accidens : ce qui survient ; gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
→ accident, ASA (classification), certification d'un dispositif médical, contrôle de qualité des dispositifs médicaux, contrôle de qualité des soins, risque
[E3,G1]
Édit. 2017
acétaldéhyde-adduit l.m.
acetaldehyde adduct
Produit de la liaison covalente entre une protéine et la fonction aldéhyde de l'acétaldéhyde.
L'acétaldéhyde peut se lier à des protéines constitutives des organites cellulaires tels que protéines microsomiques incluant le cytochrome P450 2E1, le collagène, la tubuline, etc… ou des protéines circulantes : l'albumine, l'hémoglobine, les lipoprotéines, et en dénaturer leur fonction. Les adduits peuvent aussi se comporter en néo-antigènes à l'origine d'une réaction immunitaire. Le rôle exact des acétaldéhyde-adduits dans la toxicité cellulaire de l'acétaldéhyde est mal connu.
[C1,C3,F3]
Édit. 2016
acéto-acétate-décarboxylase n.f.
acetoacetate decarboxylase
Enzyme catalysant la réaction de soustraction d'une molécule de gaz carbonique à l'acéto-acétate, produisant un bicarbonate et l'acétone.
Elle participe à la cétogénèse.
[C1]
Édit. 2016
acétylase n.f.
acetylase
Enzyme catalysant une réaction d'acétylation.
[C1,C3]
Édit. 2016
acétylation n.f.
acetylation
Réaction chimique de transfert d'un radical acétyle (CH3-CO-) d'une molécule vers une autre.
[C1]
Édit. 2016
acétylcholinestérase n.f.
acetylcholinesterase
Enzyme catalysant spécifiquement la réaction d'hydrolyse des esters de la choline.
Elle est distincte de la pseudocholinestérase, moins spécifique des esters de la choline.
Son activité dans les hématies est diminuée au cours de certaines affections telles que les myélodysplasies ou l'hémoglobinurie paroxystique nocturne.
En obstétrique, la présence anormale de la cholinestérase dans le liquide amniotique évoque une anomalie de fermeture du tube neural du fœtus : une myéloméningocèle ou spina bifida. Sa destruction par des anticorps auto-immuns spécifiques provoque la myasthénie, qui chez la femme enceinte demande une prise en charge spécialisée pour la grossesse et l'accouchement, d'autant plus qu'elle peut transitoirement se transmettre au nouveau-né.
Cette activité enzymatique sert également de marqueur pour les mégacaryocytes murins.
L’acétylcholinestérase peut être dosée dans le sérum, le plasma ou les hématies. Ce dosage n’est toutefois effectué que dans quelques laboratoires spécialisés.
Syn. cholinestérase (impropre)
Abrév. AchE
→ pseudocholinestérase, acétylcholine, myasthénie
[C1,C2,C3,F1,H1,I4,O3,O6]
Édit. 2016
acétylcoenzyme A-synthétase l.f.
acetyl-coenzyme A Syn.thetase
Enzyme catalysant une réaction de synthèse de l'acétylcoenzyme A à partir de l'acétate et du coenzyme A.
Syn. acétyl-CoA thiokinase
[C1]
Édit. 2016
acétyltransférase n.f.
acetyltransferase
Enzyme catalysant une réaction de transfert d'un radical acétyle (CH3-CO) d'un substrat à un autre.
Syn. transacétylase, acétylase
[C1,C3]
Édit. 2016
acide glyoxylique l.m.
glyoxylic acid
Acide aldéhyde à deux atomes de carbone, présent dans les fruits non mûrs et les feuilles vertes, figurant parmi les métabolites de certaines voies de dégradations et de synthèses dans les cellules animales et végétales.
Chez l'Homme il se forme par la désamination oxydative de la glycine et son oxydation conduit à l'acide formique et, en moindre quantité, à l'acide oxalique. Il se combine avec l'acide alpha-cétoglutarique pour former de l'acide alpha-hydroxy-bêta-cétoadipique, réaction catalysée par une carboligase ; l'absence congénitale de cette carboligase est cause d'une oxalurie (oxalurie de type I). L'élimination urinaire de glyoxylate est normalement d'environ 1,6 mg par 24 h ; elle est fortement augmentée dans les cas d'oxalurie de type I. Chez les végétaux et certains micro-organismes, il peut provenir de la scission de l'acide isocitrique en acides succinique et glyoxylique ; il se combine à l'acide acétique de l'acétylcoenzyme A pour former de l'acide malique ; les enzymes de cette voie métabolique, dans laquelle deux acétyles donnent naissance à un acide succinique, permettant ainsi la Synthèse de glucides à partir des acides gras, sont localisés dans des particules intracellulaires appelées glyoxysomes.
Syn. glyoxylate
[C1]
Édit. 2017