verruga péruvienne l.f.
verruga peruana
Forme chronique de la bartonellose à Bartonella bacilliformis, s’observant en altitude, dans les pays andins (Pérou, Equateur, Colombie).
Cette forme de la maladie, qui fait habituellement suite à la forme aiguë (fièvre de La Oroya ou maladie de Carrión), est caractérisée par l’apparition sur tout le corps, mais surtout sur la face et sur les membres, d’une éruption non prurigineuse, faites d’éléments verruqueux rouge vif saignant facilement et riches en bartonelles, traduisant une prolifération angio-endothéliomateuse ; ces éléments sont accompagnées de fièvre et de douleurs ostéo-articulaires. Au bout de 4 à 6 mois, la guérison survient habituellement. Le diagnostic peut être établi par isolement de la bactérie, par sérologie ou par PCR sur biopsie. Le traitement repose sur la rifampicine, les tétracyclines, les macrolides et les aminosides. La bactérie en cause est transmise par un phlébotome du genre Lutzomyia.
D. Carrión (1850-1885), étudiant en médecine péruvien, s'inocula un broyat de verruga et mourut de la forme septicémique de la maladie (dite aussi maladie de Carrión)
Étym. La Oroya : ville du Pérou
Syn. bouton d'Amboine, verruga peruviana, verruga du Pérou, verrue de Carrion
→ bartonellose, Bartonella bacilliformis, Carrion (maladie de), Oroya (fièvre de La), rifampicine, tétracyclines, aminosides, phlébotome
[D1, J1]
Édit. 2019
vespertilio n.m.
butterfly lupus
Atteinte du visage par le lupus érythémateux chronique qui, lorsqu'il est localisé au nez et aux pommettes, prend l'aspect d'une chauve-souris aux ailes déployées.
Étym. lat. vespertilio : chauve-souris
→ lupus érythémateux chronique
[J1, N3]
Édit. 2019
vessie atone l.f.
atonic neuropathic bladder
Vessie hypocontractile du fait de l'atteinte de sa musculature par une lésion neurologique périphérique ou pariétale intrinsèque.
Le résultat clinique en est une rétention chronique complète ou incomplète, avec ses dangers infectieux et de retentissement éventuel sur le haut appareil.
Étym. lat. vesica : vessie
→ neurovessie, vessie diabétique, rétention chronique d'urine
[H1, M3]
Édit. 2019
vessie diabétique l.f.
diabetic bladder
Variété de neurovessie due à la neuropathie périphérique du diabète.
Il s'agit habituellement d'une vessie atone, insensible. Le résultat est une rétention chronique importante avec distension vésicale.
Étym. lat. vesica : vessie
[M3, R1]
Édit. 2019
vessie insensible l.f.
bladder sensory loss
Trouble sensitif de la paroi vésicale, qui altère l'arc réflexe mictionnel et entraîne habituellement une rétention chronique.
Le type clinique le plus fréquent en est la vessie diabétique.
Étym. lat. vesica : vessie
[M3, R1]
Édit. 2019
vibration n.f.
vibration
Mouvement de va-et-vient agitant le corps qui y est soumis.
Les forces qui causent les vibrations peuvent être destructrices, donc nocives pour les tissus vivants. Selon la fréquence on distingue les vibrations sonores (audibles de 20 à 20 000 Hz), les ultrasons au-dessus de la limite d'audibilité et les infrasons, au-dessous, ces derniers étant communément appelés vibrations.
Pour des fréquences de l'ordre de 0,2 Hz on observe chez l'adulte des signes de cinétose, pour l'enfant les fréquences sont plus élevées conformément à l'isométrie.
Pour des fréquences un peu plus élevées les effets des vibrations sont d'abord une sensation d'inconfort, puis apparaissent progressivement des douleurs thoraciques, des douleurs précordiales analogues à celles de l'infarctus du myocarde, des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, des douleurs pelviennes, une miction et une défécation, correspondant à des réactions neurovégétatives et nerveuses. Il y a une diminution ou abolition des réflexes tendineux au-dessus de 20 Hz.
Des lésions organiques apparaissent pour une forte intensité : hémorragies pulmonaires, cérébrales et myocardiques, fractures osseuses, désinsertions d'organes abdominaux.
Lors de l'exposition chronique à des intensités tolérables, on note le plus souvent des lombalgies et, plus rarement, des dorsalgies ou des cervicalgies.
Les forces, f, en jeu à l'intérieur d'un corps sont égales au produit de la masse vibrée, m, par l'accélération du mouvement produit par la vibration (loi de Newton). Autrement dit, il y a deux facteurs à considérer : l'accélération, dérivée seconde du mouvement, et la masse, caractérisée par la fréquence propre, fo, du corps ou de l'organe considéré.
La vibration s'amortit au cours de sa propagation à l'intérieur du corps, si le coefficient d'amortissement, c, est inférieur à une valeure critique (c < cc = 4 π f m), le mouvement est apériodique. Pour les fréquences très basses par rapport à la fréquence propre, la transmissibilité est totale (rapport de transmission = 1). Si la fréquence se rapproche de la fréquence propre et si l'amortissement est hypocritique, de petites forces peuvent produire des oscillations de grande amplitude : la transmissibilité est amplifiée au maximum pour la fréquence propre. La transmisibilité diminue au-dessus de la fréquence propre, quand la fréquence atteint 1,4 fo, le rapport de transmission = 1, ensuite la transmissibilité décroit d'autant plus rapidement que le coefficient d'amortissement est plus faible. Par ex. chez un sujet assis, pour une vibration dans le sens vertical de fréquence comprise entre 4 et 7 Hz la transmissibilité est supérieure à 1 avec un maximum vers 5 Hz. Dans cette bande de fréquence se trouvent les principaux organes thoracoabdominaux (cœur, estomac, foie) ainsi que les épaules ; les reins et la colonne vertébrale ont une fréquence propre un peu plus élevée, elle est encore plus élevée pour la tête et surtout pour les yeux. La limite de tolérance à l'exposition aux vibrations dépend du temps d'exposition, de l'accélération et de la fréquence : dans la bande de 4 à 8 Hz, une accélération de l'ordre de 0,5 à 1 G n'est tolérable que pendant quelques minutes, tandis que pour quelques centièmes de G elle est supportable pendant 24 h. Si la vibration s'applique transversalement sur le corps, la bande de fréquence sensible est inférieure à 2 Hz.
Étym. lat. vibratio : action d'agiter, de secouer, de brandir
→ accélération, cinétose, fréquence, fréquence propre, hertz, isométrie
vidarabine n.f.
vidarabine
Antiviral inhibant l’ADN-polymérase du virus de l’hépatite B, utilisé par voie intramusculaire dans le traitement de l’hépatite chronique active avec réplication virale persistante.
VIH (signes cutanés de l'infection) l.m.p.
HIV skin signs
Ensemble des manifestations cutanées observées chez des patients infectés par le virus de l’immunodéficience humaine.
Fréquentes, polymorphes, elles sont parfois révélatrices de l'infection, mais beaucoup d'entre elles peuvent n’être que des coïncidences. Certaines sont très évocatrices de la séropositivité VIH (maladie de Kaposi, leucoplasie orale chevelue) ; d'autres sont plus banales mais particulières par leur fréquence, leur gravité ou leur aspect clinique (dermatite séborrhéique, zona, dermatophytie, molluscum contagiosum, toxidermie aux sulfamides). Beaucoup de ces manifestations ont une évolution chronique ou prolongée et un caractère volontiers rebelle aux traitements classiques. La majorité des lésions cutanées est dépendante d’un mécanisme infectieux secondaire à l'immunodépression qui favorise l'émergence d'infections opportunistes, soit majeures, pour un taux de CD 4 inférieur à 200/mm3, soit mineures si ce taux est supérieur à ce nombre, par des bactéries, mycobactéries, virus, champignons ou parasites. Lymphomes B et maladie de Kaposi ont également un déterminisme infectieux (Epstein-Barr Virus, Kaposi HVH 8).
M. K. Kaposi, dermatologiste hongrois, membre de l’Académie de médecine (1887)
virus de l'hépatite G l.m.
hepatitis G virus
Virus à ARN appartenant à la famille des Flaviviridae, soupçonné d'être un agent étiologique d'hépatite.
La transmission de ce virus, isolé pour la première fois en 1995, se fait surtout par voie sanguine (notamment par aiguilles souillées chez les usagers de drogues par voie IV ou par transfusion), éventuellement par voie sexuelle et materno-foetale. La séropositivité chez les donneurs de sang est de 2 à 5 %. Sa responsabilité dans la survenue d’hépatites chroniques n’est plus admise. Il est donc tombé dans l’oubli, c’est-à-dire qu’il n’est recherché ni devant une hépatite chronique, ni chez les donneurs de sang.
Sigle : VHG
[D1,L1]
virus hépatotropes l.m.p
hepatotropic viruses
Virus entraînant principalement une hépatite aigüe ou chronique.
virus oncogènes l.m.p.
oncogenic virus
Virus qui provoquent des tumeurs malignes chez l’Homme ou chez l’animal.
Ce sont des virus à ADN ou ARN qui s’intègrent dans le génome d’une cellule animale ou végétale et sont susceptibles d’en modifier le rythme mitotique, de la rendre insensible aux stimulations extérieures et immortelles (ou insensibles à l’apoptose naturelle).
A côté de la mosaïque du Tabac (historiquement premier oncovirus identifié) on connaît chez l’Homme l’ Epstein Barr virus (ADN) associé à certains cancers du pharynx, certains papillomavirus (ADN) associés au cancer cervico-utérin, l’Hepadnavirus (ADN) responsable de l’hépatite B et du carcinome hépatobiliaire et chez l’animal une grande variété de rétrovirus (ARN) associés à des leucémies aviaires (Deltarétrovirus), félines…
Les Deltarétrovirus (virus de la leucémie aviaire, virus du sarcome de Rous, virus HTLV1 ou Human T Leukemia Virus, associé à des leucémies se développant après plusieurs années d’infection chronique), le virus simien 40 (SV40), le virus Epstein-Barr, l’herpèsvirus humain 8 (HHV8) associé aux lésions tumorales de la maladie de Kaposi et à certaines formes de maladie de Castleman en sont d’autres exemples ; certains sérotypes de papillomavirus humains sont impliqués dans différents cancers : du col de l’utérus, anal, ou ORL.
B. Castelman, anatomopathologiste américain (1956) ; F. P. Rous, virologue américain, prix Nobel de médecine en 1966 (1911) ; M. A. Epstein, Sir, virologiste et anatomopathologiste et Yvonne M. Barr, virologiste britanniques (1964) ; M. K. Kaposi, dermatologiste hongrois, membre de l'Académie de médecine (1887) ; R. Dubelcco, virologiste américain d'origine intalienne, prix Nobel de médecine en 1975 (1976) : H. E. Varmus et J.M. Bishop, biologistes américains, prix Nobel de médecine en 1989 (1976)
Syn. oncovirus
→ cancer du pharynx, papillomavirus, virus de l'hépatite B, carcinome hépato-cellulaire, HTLV, herpès virus 8, Kaposi (maladie de)
[F2 C1]
Édit. 2020
vitiligo n.m.
Affection acquise assez fréquente, d'évolution chronique, caractérisée par des taches cutanées dépigmentées très bien délimitées, de nombre, de topographie et d'étendue extrêmement variables, parfois entourées d'un halo légèrement hyperpigmenté, les poils et les cheveux implantés sur la (ou les) tache achromique sont le plus souvent décolorés, mais ne tombent pas pour autant.
On observe parfois une perte de la pigmentation de la peau avec apparition de plaques décolorées à contours pigmentés nets. Il existe parfois une perte de la pigmentation des cheveux, une dépigmentation des paupières et des cils, voire une dépigmentation et une atrophie rétiniennes. L'examen histologique révèle la disparition des mélanocytes.
Les causes et mécanisme du vitiligo sont encore très obscurs, l'auto-immunité jouant probablement un rôle important ; celui des traumatismes et frottements a été évoqué avec la valeur d'un phénomène de Koebner. Les traitements actuels, comportant en particulier une photothérapie, sont souvent décevants, mais la greffe mélanocytaire paraît prometteuse pour atténuer cette affection dont le retentissement psychologique peut être très important.
L’existence de cas familiaux sur plusieurs générations et de lésions en général identiques chez de vrais jumeaux laisse supposer un facteur génétique pour cette affection à hérédité indéterminée (MIM 193200).
L'appellation vitiligo gravior correspondait à une forme achromique de lèpre.
R. L. Sutton Sr, dermatologiste américain (1916) ; A. Vogt, ophtalmologue suisse (1906), Y. Koyanagi (1929) et E. Harada (1926) ophtalmologues japonais ; H. Köbner, dermatologiste allemand (1876)
Étym. lat. vitiligo : tache blanche
→ nævus de Sutton, Vogt-Koyanagi-Harada (syndrome de), Koebner (phénomène de), photothérapie, mélanocyte, photothérapie, vitiligo gravior
[J1, P2]
Édit. 2019
Vogt-Koyanagi-Harada (syndrome de) l.m.
Vogt Koyanagi Harada’s syndrome, Harada's disease
Syndrome rare d’uvéoméningite, prédominant dans les races asiatiques, débutant à l'âge adulte, associant une méningoencéphalite lymphocytaire, une uvéite antérieure chronique uni- ou bilatérale, une surdité labyrinthique, une pelade circonscrite et une dépigmentation analogue à celle d'un vitiligo ou une poliose.
L’atteinte choroïdienne, sévère, est responsable de décollements rétiniens séreux étendus, responsables de diminution de l’acuité visuelle. Il s’y ajoute une dysacousie et des céphalées.
D'étiologie inconnue, il a fait envisager un processus auto-immun déclenché par un agent infectieux. L'étude ultrastructurale peut montrer l'absence de mélanocytes, remplacés par des cellules de Langerhans et par des cellules dendritiques, comme dans un vitiligo. La forme de Harada représenterait une variété sévère.
A. Vogt, ophtalmologue suisse (1906), Y. Koyanagi (1929) et E. Harada, ophtalmologues japonais (1926),
Sigle VKH
→ Vogt-Koyanagi (syndrome de), méningoencépalite, uvéite antérieure, surdité, pelade, vitiligo
volume mictionnel l.m.
voided volume
Quantité d'urine émise lors d'une miction.
Il correspond normalement à la capacité fonctionnelle de la vessie, mais lui est inférieur en cas de rétention chronique.
→ calendrier mictionnel, résidu vésical postmictionnel
volvulus du côlon sigmoïde n.m.
Volvulus of sigmoId colon
Torsion de l’anse mobile du côlon sigmoïde autour de l’axe de son méso.
Cette complication grave survient surtout chez le sujet âgé, constipé chronique.
Waldenström (manifestations rénales de la maladie de) l.f.p.
renal manifestations of Waldenström’s disease
Perturbations rénales inconstantes qui se limitent souvent à l'élimination d'une protéinurie monoclonale type Bence Jones.
Au niveau glomérulaire on peut observer, outre la possibilité de lésions amyloïdes, l'existence de dépôts amorphes nodulaires, PAS positif, formés d'IgM. La précipitation massive aigüe de tels dépôts peut simuler un tableau de thrombose glomérulaire et entraîner une insuffisance rénale aigüe. L'évolution chronique vers l'insuffisance rénale irréversible est très rare.
J. G. Waldenström, médecin interniste suédois, membre de l’Académie de médecine (1944) ; H. Bence Jones, biochimiste britannique (1848)
→ Bence Jones (protéinurie de)
[F1, M1]
Édit. 2019
Westphal-Strümpell (pseudosclérose de) l.f.
Westphal-Strümpell's syndrome
Forme clinique de la maladie de Wilson caractérisée par une évolution lente ou chronique.
Le début de la maladie se situe à l'âge adulte. La symptomatologie est dominée par le tremblement et les mouvements involontaires, tandis que l'hypertonie reste discrète.
Ce terme, obsolète, tend à être abandonné.
K. Westphal, neuropsychiatre allemand (1883) ; E. von Strümpell, neurologue allemand (1898) ; S. Wilson, neurologue britannique (1912)
Whitaker (triade de) l.m.
Whitaker’s syndrome
Association d’une candidose digestive et cutanée chronique, d’une maladie d’Addison et d’une hypoparathyroïdie.
Elle constitue l’expression emblématique de la polyendocrinopathie autoimmune de type ,I à début juvénile, liée à une mutation homozygote du gène AIRE qui code pour un facteur de transcription intervenant dans la tolérance immunitaire, notamment au niveau thymique. La candidose précède les autres symptômes, viennent ensuite l'hypoparathyroïdie puis l'insuffisance surrénalienne. Le syndrome de Whitaker est susceptible de s’associer à une dystrophie unguéale et de l’émail dentaire et d’autres atteintes auto-immunes dans le cadre du syndrome APECED (Autoimmune PolyEndocrinopathy Candidiasis Ectodermal Dystrophy). L’affection est autosomique récessive (MIM 240300).
Virginia Margaret Esselborn, médecin interniste américaine et Jo Anne Whitaker, pédiatre américaine (1956)
→ polyendocrinopathie autoimmune
Widal (lois de) l.f.p. historique
Widal's law
Règles historiques déterminant le pronostic vital d'une néphrite chronique en fonction du taux d'urée sanguine.
L'auteur a distingué quatre niveaux. L'urée sanguine comprise entre 8 et 16 mmol/L constitue une azotémie d'alarme, taux compris entre 16 mmol et 33 mmol/L, signe une atteinte rénale irréversible exposant au décès dans un délai qui ne dépassera pas 2 ans, taux supérieur à 33 mmol/L fait craindre le décès dans un délai de quelques mois, enfin un taux supérieur à 50 mmol/L fait redouter un décès très proche. Les progrès thérapeutiques et notamment le recours aux techniques de dialyse ont fait perdre à ces lois leur valeur prédictive.
F. Widal, bactériologiste et médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1862-1929)
Wissler-Fanconi (syndrome de) l.m.
Wissler-Fanconi syndrome
Rhumatisme inflammatoire rare, survenant chez l’enfant ou l’adulte jeune, associant une fièvre irrégulière, des érythèmes cutanés récidivants, des arthralgies, une hépatosplénomégalie, des polyadénopathies et régressant en quelques mois.
En dépit des incertitudes qui persistent sur son étiologie, il semble qu’un foyer infectieux chronique, en particulier dentaire ou amygdalien, puisse contribuer à sa survenue.
L’existence même de ce syndrome est discutée ; il pourrait s’agir en fait de formes cliniques de la maladie de Still.
H. Wissler, biochimiste suisse (1943) ; G. Fanconi, pédiatre suisse, membre de l'Académie de médecine (1946) ; G. F. Still, Sir, pédiatre britannique (1896)
Syn. maladie de Still
[I1]
Édit. 2019
xanthome papuleux l.m.
papular xanthoma
Xanthomatose normolipémique dont les lésions sont discrètes, à type de papules ou de papulonodules brunâtres ne confluant pas en plaques comme dans le xanthoma disseminatum.
Les lésions atteignent la face, le tronc et, occasionnellement, les muqueuses. Sur le plan histologique, les cellules spumeuses prédominent. L'involution spontanée survient au bout de quelques années, mais une évolution chronique a été décrite.
xanthosidérohistiocytose n.f.
xanthosiderohistiocytosis
Forme d'histiocytose non langerhansienne atteignant préférentiellement l'adulte jeune, pouvant concerner la peau, la posthypophyse, le tractus respiratoire et parfois d'autres organes, caractérisée par la survenue de lésions cutanées faites de papules de couleur verdâtre, confluentes, habituellement localisées au niveau des plis de flexion de manière symétrique, et parfois dans les régions périlabiale et péri-orbitaire.
L'examen histologique montre un infiltrat dermique constitué d'histiocytes à cytoplasme riche en fer et en lipides, de cellules xanthomateuses à cytoplasme spumeux, parfois du type cellules de Touton, auxquels s'associent des lymphocytes et des polynucléaires éosinophiles; l'examen en microscopie électronique montre l'absence de granules de Birbeck. L'évolution est chronique, les lésions persistant plusieurs années. Cette affection a été décrite comme une forme particulière de xanthoma disseminatum.
Young et Harper (syndrome de) l.m.
Young and Harper's syndrome
Forme rare d'amyotrophie spinale chronique avec paralysie des cordes vocales.
I. D. Young et P. S. Harper Sir, généticiens britanniques (1980)
[H1]
Zellweger(syndromede) l.m.
cerebrohepatorenal syndrome
Peroxysomopathie létale avec syndrome néonatal malformatif comprenant une hypotrophie, des malformations osseuses (crâne, mains, pieds), une dysmorphie faciale, une hépatomégalie, des reins polykystiques et une cécité (pratiquement à la naissance).
Les malformations osseuses du crâne s’accompagnent d’anomalies faciales et cérébrales : petite taille, hypotonie, retard mental sévère, convulsions et surdité. Le front est haut et proéminent, les paupières bouffies et d'obliquité mongoloïde, avec épicanthus et hypertélorisme. Il peut y avoir un ictère (hépatomégalie avec dysgénésie biliaire intrahépatique), de petits kystes glomérulaires rénaux. On peut observer des globes proéminents, des opacités cornéennes, un nystagmus, des taches de Brushfield, une cataracte (30 % des cas), un glaucome chronique (20 %), une dystrophie maculaire, une dystrophie rétinienne périphérique avec pigmentations "ostéoblastiques" et un ERG éteint dès les premières semaines. Les sujets hétérozygotes de la maladie présentent de petites opacités cristalliniennes. A l'IRM on découvre une gyration corticale anormale sans microcéphalie. Il s'agit d'une maladie avec anomalies des peroxysomes et des mitochondries.
Trois locus pour le gène ZWS1 localisation en 7q11.23 (gènes PEX2,PEX5, PEX6,PEX12, MIM 214100 ; MIM 214110), pour le gène PAF1 (PXMP3) en 8q21.1 (MIM 170993.0001-2), pour le gène (PXMP1) en 1p22-p21. L’affection est autosomique récessive (MIM 170993 ; 170995).
H. Zellweger, médecin américain (1964)
Syn. cérébrohépatorénal (syndrome)
état prénéoplasique l.m.
precancerous condition
Ensemble d'altérations tissulaires qui, en elles-mêmes ne sont pas malignes, mais qui peuvent, dans leur évolution et selon une probabilité variable, être associées à un cancer ou en être le prélude, et constituent donc un facteur de risque plus ou moins déterminant.
Certaines sont des lésions non tumorales, régénératives, hyperplasiques ou dysplasiques, acquises, p. ex. rectocolite hémorragique, hyperplasie endométriale, métaplasie bronchique, leucoplasies buccale, vulvaire, pénienne, kératose solaire cutanée, radiodermite, gastrite chronique, etc. Elles peuvent produire un cancer à leur niveau dans une proportion variable de cas. D'autres sont des tumeurs bénignes dont l'évolution comporte un risque variable de transformation maligne, p. ex. polyadénome et tumeur villeuse du côlon, tumeur séreuse et mucineuse de l'ovaire, adénome pléomorphe des glandes salivaires. D'autres enfin sont des maladies génétiques à expression tumorale, telles la polypose rectocolique familiale, la neurofibromatose de Recklinghausen, dans l'évolution desquelles on voit fréquemment apparaître soit une transformation maligne de la, ou des tumeurs, soit l'émergence de néoformations variées : méningiome, gliome, mélanome, phéochromo
Syn. état précancéreux
[F2]
Édit. 2018