Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

115 résultats 

expert aux assises l.m.

expert to the assizes

La procédure des assises étant orale, (les jurés se font une opinion sur ce qu'ils entendent lors de l'audience et non sur ce qui est inscrit au dossier), l'expert expose les conclusions de son rapport à la barre et s'exprime de façon à être compris du jury.
Il doit répondre aux questions du président, des jurés, de l'avocat général, de la partie civile et de la défense.

expert

[E3]

Édit. 2018  

glucides (intolérance aux) l.f.

État pathologique lié à une déficience de systèmes d’utilisation des glucides.
On connaît plusieurs types d’intolérance aux glucides : intolérance au glucose, qui peut se manifester après absortion de glucose ou de polyglucosides, tels que l’amidon ; intolérance à d’autres oses comme le fructose ou le galactose ; intolérance aux disaccharides (diholosides), p. ex. au lactose, au saccharose, au maltose.
Le diagnostic d’intolérance au glucose doit être fait sur au moins deux hyperglycémies orales après absorption de 75 grammes de glucose qui devrait entraîner une glycémie à jeun inférieure à 7,7 mmoles/L, une glycémie à la 120ème minute égale ou supérieure à 11 mmoles/L avec au moins une glycémie intermédiaire égale ou supérieure à 11 mmoles/L. Environ 1 sujet sur 4 ayant une intolérance aux glucides va développer un diabète dans les années qui suivent.

fructose, galactose, lactose, saccharose

guêpe (allergie aux piqûres de) l.f.

wasp sting allergy

Allergie aux piqûres de cet insecte hyménoptère du genre Vespa.
Le venin contient de l’histamine, de la sérotonine, des peptides vasoactifs, des enzymes (hyaluronidase, phospholipases...).L’inoculation de venin est intradermique. L’injection à travers les muqueuses et la conjonctive oculaire provoquant une diffusion plus rapide.
La piqûre est douloureuse. On observe ensuite une réaction locale avec érythème, œdème, légère induration, souvent prurit, réaction qui disparaît en général en quelques heures. Une piqûre dans la bouche ou dans la gorge pourrait conduire à une obstruction et à l’asphyxie.
L’intensité des manifestations est fonction du nombre de piqûres, soit de la quantité de venin injectée. A la réaction locale s’ajoutent alors des signes généraux : asthénie, vomissements, diarrhée, céphalée, hypotension, voire convulsions et tendance lipothymique. Parfois peut survenir en outre, chez un sujet prédisposé, une réaction allergique indépendante de la dose de venin injectée et réaliser un état d’anaphylaxie. Une seule piqûre suffit à la déclencher.
Les guêpes de petite taille ont des venins voisins mais différents de ceux des autres vespidés. La désensibilisation au venin de guêpe donne de meilleurs résultats que celle au venin d'abeille

allergie aux insectes, hyménoptère (piqûre de)

HMG (test aux) l.m.

HMG challenge test

Epreuve dynamique d'exploration des aménorrhées qui apprécie la réponse ovarienne après injection intra musculaire de cinq ampoules d'HMG (gonadotrophines humaines de femmes ménopausées), trois jours consécutifs.
Une réponse positive, cherchée par l'examen des frottis vaginaux, par l'état de la glaire cervicale, par les dosages d'œstradiol dans le sang permet d'évoquer l’origine hypothalamo-hypophysaire de l'aménorrhée.

[O4]

immunité due aux traumatismes (baisse d') l.f.

decrease of immunity following trauma

Les mécanismes de défense contre l'infection sont globalement déprimés après un traumatisme.
L'inhibition de l'immunité non spécifique se traduit par l'altération du chimiotactisme, de l'opsonisation et de la phagocytose des lymphocytes. Elle correspond à un déséquilibre entre les monocytes facilitateurs (T-helpers) et inhibiteurs (T-suppressors) ce qui entraîne une limitation de la paralysie immunitaire consécutive à la perte de la fonction facilitatrice des monocytes, d'où suractivation des T-uppressors et réduction du système de défense contre l'inflammation.

Étym. lat. immunis : exempt de

chimiotactisme, opsonisation, phagocytose, T facilitant, T-suppressor

infectiosité des tissus aux prions l.f.

catégorieinfectiosité
1importantesystème nerveux central, cerveau, moelle épinière,liquide cérébro-spinal, hypophyse, œil
2moyenneorganes lymphopoïétiques : rate, ganglions lymphatiques, amygdales, iléon, côlon proximal, dure-mère
3 (a)faiblenerf sciatique, surrénales, côlon distal, muqueuse nasale, placenta
3 (b)très faiblepoumon, foie, pancréas, thymus, moelle osseuse
4non détectéemuscles squelettiques, cœur, mamelles et lait, caillots sanguins et sérum, bile, rein et urine, os, tissus cartilagineux et fibreux, peau, salive et féces.

Prévention : il est très difficile de désinfecter un objet souillé par des prions et la solution qui consiste à n'employer que des instruments jetables est difficile à envisager pour des appareils onéreux comme les endoscopes. Aussi, lors de la consultation préanesthésique, le médecin doit interroger soigneusement le patient afin de rechercher une présomption de maladie de Creutzfeld-Jacob (MCJ).
C'est pourquoi le ministère de la Santé a défini les «sujets considérés comme particulièrement à risque (risque = 1%)» - (Circulaire 11-12-1995) afin que des précautions spéciales soient prises au cours de l'intervention :
Sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission de la MCJ :
- a : ceux ayant des signes évocateurs de la MCJ après élimination des autres causes ;
- b : ceux ayant reçu de l'hormone de croissance extractive, des gonadotrophines extractives ou de la glucérébrosidase ;
- c : ceux dont un membre de la famille, surtout apparenté au premier degré (père, mère, fratrie), est mort de MCJ confirmée ou suspectée ;
- d : ceux qui ont subi une intervention neurochirurgicale, en particulier la pose d'une greffe de dure-mère intracrânienne.

Creutzfeldt-Jakob (maladie de), encéphalopathie spongiforme, prion

[C1,D1,D5,E1,H1]

Édit. 20171

insectes (allergie aux) l.f.

insects allergy

L’allergie aux insectes peut se produire par inhalation, ingestion, contact, piqûre ou morsure.
Ingestion de débris de corps d’insectes (blattes, acariens de la poussière de maison, araignées rouges des arbres fruitiers).
Contact des chenilles processionnaires.
Piqûre ou morsure d’abeille (3 à 5 % de la population présentent des réactions anaphylactiques, 1 0% des signes biologiques tels que des IgE dans le sérum), guêpe, frelon, bourdon, fourmi (exceptionnelle en France).

Étym. lat. insecare : couper, par référence à l’aspect du corps à plusieurs parties apparemment séparées

chenille processionnaire, acarien, poussière de maison, araignée rouge

isocyanates (allergie professionnelle aux) l.f.

isocyanate allergy

Produits utilisés dans la production industrielle des polyuréthanes, mousses, surfaces, objets divers et sols, peintures, vernis, solvants,colles etc., les isocyanates peuvent provoquer des accidents respiratoires aigus tels que  rhinites, asthme et syndromes bronchiques, récidivant parfois lors de contacts avec des quantité infimes d’isocyanates, et des accidents chroniques cutanés à type d’eczémas de contact de nature allergique, muqueux avec des blépharo-conjonctivites récidivantes ou enfin respiratoires sous forme de pneumopathie interstitielle aiguë, subaiguë ou chronique  .
Les maladies professionnelles dues aux isocyanates sont indemnisables et rangées sous le titre du 62ème tableau des maladies professionnelles et du 43ème tableau des maladies professionnelles agricoles.

lithium (alternative aux sels de) l.f.

lithium salts (substitutes of)

Premiers en date des thymorégulateurs, les sels de lithium ont un effet prophylactique sur les récurrences dans 60 à 70 % des cas, en réduisant la fréquence, l'intensité et la durée des accès maniaques et/ou dépressifs.
Les propriétés antimaniaques et thymorégulatrices de la carbamazépine ont surtout été démontrées chez les patients lithiorésistants ou évoluant sous forme de cycles rapides (quatre épisodes maniaques et/ou dépressifs par an, ou davantage). La posologie doit permettre un taux plasmatique situé entre 4 et 12 mg/ml.
L'acide valproïque et le valpromide sont utiles notamment en cas de mauvaise tolérance ou de non-réponse au lithium. La posologie est ajustée pour obtenir un niveau plasmatique entre 50 et 100 mg/ml.
L'effet prophylactique des antidépresseurs au long cours ne concerne que les patients unipolaires ; leur supériorité d'action sur les sels de lithium reste à démontrer.
D'autres médicaments sont considérés comme prétendants au titre de thymorégulateurs : hormones thyroïdiennes, inhibiteurs calciques, neuroleptiques, œstrogènes, clonidine, bleu de méthylène ; clonazépam, lamotrigine.
En cas de résistance aux médicaments, l'électro-convulsivo-thérapie d'entretien (une séance mensuelle) reste actuelle.

maladie systémique associée aux IgG4 l.f.

Entité de description récente, survenant le plus souvent après 50 ans, caractérisée par la présence d’une ou plusieurs atteintes fibro-inflammatoires d’organe, associées le plus souvent à une élévation des IgG4 sériques.
Les lésions tissulaires sont caractérisées par une fibrose et un infiltrat inflammatoire lymphocytaire et plasmocytaire, avec prédominance de plasmocytes IgG4+. Dans le sang, dans près de 70 % des cas, on retrouve une augmentation du taux des IgG4.
Outre les tableaux de pancréatite sclérosante (dite « auto-immune ») les premiers décrits, les atteintes d’organe rapportées sont nombreuses et peuvent être associées chez un même patient : sialadénite, dacryoadénite, polyadénopathies, aortite,  coronarite, cholangite sclérosante, néphrite interstitielle, fibrose rétropéritonéale ou encore pseudotumeurs inflammatoires. L’évolution est habituellement marquée par une grande corticosensibilité.

P. A. Monach, médecin américan (2017) ; J. de la Fuente, médecin américain (2019) ; F. B. Cortazar, médecin américain (2020)

immunoglobuline G, pancréatite auto-immune, sialadénite, dacryoadénite, aortite, cholangite sclérosante, néphrite interstitielle, fibrose rétropéritonéale secondaire, coronarite

[ F3, K2, L1, N1]

Édit. 2020

milieux d'exception (adaptation psychosociale aux) l.f.

exceptional environments (psychosocial adjustment to)

Modes d'existence liés par des particularités communes : isolement, confinement, vie communautaire, manque d'intimité surtout, malgré d'évidentes nuances selon qu'il s'agit en particulier de vol spatial, d'une base polaire ou d'un sous-marin à long rayon d'action.
"Le syndrome mental d'hivernage" (J. Rivolier, 1954) est défini par des troubles psychiques assez rarement majeurs, plutôt par des modifications du sommeil, des manifestations légères, surtout dépressives, avec faible réactivité, problèmes relationnels, voire altérations cognitives. Ont été aussi décrits un "état de conscience modifié" comportant notamment la curieuse sensation d'une "présence" (retrouvée chez les montagnards et les navigateurs solitaires). Les circonstances éprouvantes semblent révéler ou accentuer une prédisposition foncière. Dans le groupe, diverses formes d'opposition, y compris avec le leader, chez qui une attitude démocratique est plutôt souhaitable, sont assez fréquentes.
Dans les submersibles nucléaires, on rencontre plus spécialement l'ambiance militaire (source de cohésion en général), le danger et l'absence de communication avec l'extérieur, principalement les familles. Malgré une bonne efficacité habituelle, sont relatés, avec une faible fréquence et surtout après un certain laps de temps : somatisations fréquentes (céphalées, troubles du sommeil, etc.) ; anxiété, dimension dépressive, "mal du pays" ; très rarement, affections psychiatriques majeures ; conflits interpersonnels.
Le retentissement psycholologique de ces conditions parfois extrêmes confère une priorité à la prévention.

J. Rivolier, médecin chef des Terres Australes et Antarctiques Françaises (1954)

vol spatial (adaptation psychosociale au)

moisissures atmosphériques (allergie aux) l.f.

atmospheric molds (allergy to)

Allergie respiratoire due à des moisissures provenant de l'intérieur des maisons ou des locaux professionnels.
L'étude des moisissures peut se fonder sur deux méthodes différentes : le recensement des spores dans l'atmosphère sur des lames pièges recouvertes d'une substance adhésive et où le piège est le plus souvent un aspirateur type Hirst ou Burkard, ou des cultures mises en train tous les jours sur un temps déterminé.

myélographie aux hydrosolubles l.f.

myélographie à contraste positif

nitroso-urées (néphropathie aux) l.f.

nitroso-urea nephropathy

Atteinte rénale interstitielle chronique, liée à l'emploi de cette classe d'agents alkylants.
Elle est fonction de la dose avec effet cumulatif.
L'insuffisance rénale, éventuellement irréversible, peut apparaitre après une période de latence de 1 à 2 ans. Le risque de néphropathie serait accru chez l'enfant.

oiseaux (pneumopathie due aux) l.f.

bird's allergy

Affection pulmonaire liée au contact avec les déjections d'oiseaux, pigeons en particulier ou plus rarement perroquets.
Les plumes sont très peu allergisantes, mais certains parasites des oiseaux de basse-cour tels l'Ornithonyssus sylvarium peuvent être responsables d'asthme professionnel chez les éleveurs de volailles. D'autre part, certains allergènes présents dans les déjections sont à l'origine d'alvéolite extrinsèque. La maladie des éleveurs d'oiseaux, particulièrement des éleveurs de pigeons, est assez répandue dans le nord de la France. Les malades sont allergiques à la poussière, abondante dans les élevages de pigeons, et le nettoyage des cages peut être une action dangereuse. Cette affection est reconnue par le tableau des maladies professionnelles n° 66 du régime général et le tableau n° 32 du régime agricole.

éleveurs d'oiseaux (maladie des)

Édit. 2017

pénicillines (allergie aux) l.f.

penicilline allergy

Allergie due au fait que les bêtalactamines sont allergisantes, par toutes les voies d'administration.
Les pénicillines actuelles type amoxycillines donnent moins d'accidents que les pénicillines injectables. Le diagnostic ne doit jamais être fait par les tests cutanés qui, même à doses très diluées, peuvent être générateurs d'accidents graves. L'allergie à la pénicilline est une allergie immédiate et c'est l'identification de ces IgE par le RAST qui permet le diagnostic.

plantes (allergie aux) l.f.

plant allergy

De nombreuses plantes polliniques provoquent une hypersensibilité immédiate de type I par les grains de pollen.
C’est le cas de l’ambroisie ‘Artemisia , des anacardiacées telles que Rhus urticans, de l’armoise, du chénopode ou d’autres chénopodiacées, de cupressacées, de graminées (plus de 6000 espèces, dont la fléole, le paturin, le chiendent), du plantain, des pariétaires. C’est aussi le cas d’arbres et d’arbrisseaux, en particulier : bétulacées (bouleau), châtaignier, cyprès, frêne, genévrier, genêt d’Espagne, hêtre, marronnier, micocoulier, noisetier, olivier, orme, palmier, peuplier, pin, platane, robinier (faux acacia), sapin, tilleul. D’autres plantes sont allergisantes par leurs poussières, par ex. le soja. On observe aussi des allergies par contact de certains arbres : buis, bois tropicaux, troène.

graminées, coton, lin, ricin, canne à sucre, bagassose, bois tropicaux, baume du Pérou

pollution atmosphérique intérieure aux locaux l.f.

indoor pollution

Ensemble des pollutions susceptibles de concerner l’air intérieur aux habitations.
Les pollutions évoquées peuvent avoir plusieurs origines : la pollution de l’air extérieur introduit par l’aération, les activités se déroulant dans l’habitation (chauffage, cuisine, etc.) ou les matériaux composant l’habitation.

protéine associée aux microtubules l.f.

microtubule-associated protein (MAP)

Famille de protéines se liant aux microtubules.
La famille des protéines associées aux microtubules comprend la protéine tau, dont la concentration dans le liquide cérébrospinal augmente dans la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives, ainsi qu’une série d’autres composants, en particulier MAP1a, MAP1b, MAP2 et MAP4. Selon leur nature, elles peuvent réunir les microtubules par des ponts, accroître leur stabilité, influencer la vitesse de leur assemblage ou altérer leur rigidité.

microtubule, protéine tau

[C1]

Édit. 2017

psychotropes (adhésion aux traitements) l.f.

compliance with psychotropes drugs

Observance d'un patient au traitement.
Comme dans d'autres disciplines médicales, un patient psychiatrique sur deux environ ne suit pas ou mal la prescription médicamenteuse. Des effets indésirables sont souvent incriminés, légitimement ou comme prétexte. Une dimension transférentielle et symbolique est fréquente.
Les anxieux et dépressifs semblent mieux coopérer que les psychotiques chroniques. Vivant volontiers la chimiothérapie comme un objet maléfique ou d'influence (surtout s'il y a des effets extrapyramidaux), déniant leur monde pathologique, ces derniers cherchent à éviter une atteinte à leurs modes de défense et le retour à une banale réalité. La nostalgie de l'accès maniaque et la prise "à vie" de thymorégulateurs sont une source possible de refus.
Les stocks constitués par le patient favorisent l'automédication et sont souvent utilisés dans les conduites suicidaires.
En milieu hospitalier, si la non-adhésion se confirme, la prise de psychotropes sous forme liquide et en présence d'un soignant offre par ex.une certaine efficacité. En fait, sauf peut-être par des techniques comportementales, une telle attitude négative est difficile à modifier.

alliance thérapeutique

psychotropes (résistance aux) l.f.

non-response to psychotropes

Insensibilité du patient à un traitement médicamenteux bien conduit.
Dans la dépression résistante (environ 20% des cas selon certains), l'évolution naturelle n'est pas influencée par les mesures thérapeutiques (J. Angst).
La définition d'une schizophrénie résistante pose divers problèmes méthodologiques : critères de définition, évolutivité hétérogène, absence de codification des traitements, critères de réponse. Pour Brenner, les critères de résistance sont fonction de la sévérité de la pathologie, qui impose une dépendance quasi totale vis-à-vis du système de soins hospitaliers.
Dans les états psychotiques, certains estiment que l'action des neuroleptiques s'exerce essentiellement sur l'agitation, l'inhibition et les phénomènes aigus. De plus, la disparition d'un délire n'est pas toujours recherchée.
Dans un cadre médicolégal (traitement après un dommage corporel matière à litige, injonction thérapeutique concernant un toxicomane, par ex.), les résistances peuvent s'associer à une médiocre tolérance, bien que contrastant avec une coopération extériorisée en contenu manifeste.
Répondre ou résister sont souvent considérés comme des expressions du transfert.

J. Angst, psychiatre suisse (1960)

réactions émotionnelles aux catastrophes l.f.p.

disasters (emotional reactions in)

Manifestations psychiques individuelles (état anxieux, trouble du comportement) ou collectives (panique collective) qui surviennent dans les suites immédiates des situations de catastrophes. Elles touchent principalement les victimes directes, mais concernent aussi les personnels "impliqués" (sauveteurs, témoins).
Plus marquées encore dans les catastrophes technologiques que dans les catastrophes naturelles, elles gênent l'organisation des secours et se prolongent de manifestations différées spécifiques, à type de névroses traumatiques, ou moins spécifiques, en particulier psychosomatiques, au sein des groupes concernés.
La prévention ou la limitation de ces troubles nécessite une information préalable des populations et leur participation aux plans d'urgence, ainsi qu'une maitrise de l'organisation, de la communication et du maintien de l'ordre public en situation. Le dépistage des sujets à risque, leur mise à l'écart et leur prise en charge rapide s'effectuent dans des centres d'accueil situés à proximité, mais non sur les lieux mêmes de la catastrophe, par des équipes d'intervention spécialisées, composées de professionnels de la santé mentale.

traumatisme psychique (manifestations immédiates ou rapprochées), post traumatic syndrom diseases (P.T.S.D.)

[H3]

réactions secondaires aux produits de contraste l.f.p.

secondary reactions (to contrast media)

Effets secondaires plus ou moins importants, souvent désagréables, parfois graves, provoqués par l'injection intraveineuse, plus rarement intra-articulaire ou intra-artérielle d'un produit de contraste iodé.
Les manifestations cliniques peuvent en être très variées : sensation de chaleur plus ou moins importante ; douleur parfois suffisamment intense pour justifier une anesthésie générale (en particulier lors d'une injection dans l'artère humérale ou dans l'artère carotide externe) ; nausées ou vomissements ; surtout phénomènes allergoïdes pouvant aller de la simple réaction cutanée à l'œdème de Quincke voire au choc anaphylactique.
Certains effets secondaires seraient dus au franchissement de la barrière hématoencéphalique, en rapport avec l'hypertonicité de la solution. Ces réactions secondaires sont moins importantes pour les produits de contrastes triiodés non ioniques que pour les produis de contraste triiodés classiques à haute osmolalité.

allergie à l'iode

[B2,F3]

Édit. 2018

recrutement des vaisseaux aux sommets l.m.

recruitment of vessels in summits

Syn. redistribution apicale

redistribution apicale

résistance aux antipaludiques l.f.

antimalarial drug resistance

Résistance des Plasmodium aux médicaments dirigés contre eux.
À des degrés divers, elle touche tous les antipaludiques actuels à l’exception des dérivés de l’artémisinine et concerne surtout, en pratique, la chloroquine, la pyriméthamine, le proguanil et les autres antimétabolites. La résistance à la chloroquine est liée à un phénomène multigénique (gènes PfMDR et, surtout, PfCG2 et PfTCR). Les résistances à la pyriméthamine résultent de mutations ponctuelles du gène PfDHFR. Quels qu’en soient les mécanismes, ces résistances présentent une énorme importance médicale en rendant plus difficile, moins efficace et plus onéreux le traitement de la principale endémie mondiale qu’est le paludisme.

antipaludique

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