service de santé des armées l.m.
Ensemble des personnels et des équipements destinés à assurer la prévention des maladies et les soins aux malades et blessés, ainsi qu’à leur famille, des personnels des armées de terre, de mer et de l’air.
Le service de santé des armées est soumis à l’autorité exclusive du Ministre de la Défense.
système national des données de santé (SNDS) l.m.
Créé par la loi de modernisation de notre système de santé, le SNDS regroupe les principales bases de données de santé publiques existantes en vue d’améliorer les connaissances sur la prise en charge médicale et l’élargissement du champ des recherches, des études et évaluations dans le domaine de la santé.
Le décret n° 2016-1871 du 26 décembre 2016 est entré en vigueur le 1er avril 2017. Il décrit les modalités de gouvernance et de fonctionnement du SNDS, fixe la liste des organismes, établissements et services bénéficiant d'accès permanents aux données en raison de leurs missions de service public ainsi que les procédures d’accès. Ce texte prévoit également des possibilités d'accès ponctuel.
L’accès aux données de santé collectées par les personnes publiques a pour objectif de contribuer à :
- l’information sur la santé, l'offre de soins, la prise en charge médico-sociale et leur qualité ;
- la définition, la mise en œuvre et l'évaluation des politiques de santé et de protection sociale ;
- la connaissance des dépenses de santé, d'assurance maladie et médico-sociales ;
- l'information des professionnels, des hôpitaux ou médico-sociaux sur leurs activités ;
- la surveillance, la veille et la sécurité sanitaires ;
- la recherche, les études, l'évaluation et l'innovation dans les domaines de la santé et de la prise en charge médico-sociale.
Le SNDS rassemble et met à disposition les bases de données qui existaient, jusqu’alors, indépendamment :
- la base SNIIRAM (Système National d’Information Interrégimes de l’Assurance Maladie) contenant les données de l’assurance maladie;
- la base PMSI (programme de médicalisation des systèmes d'information) contenant les données issues de l’activité des établissements de santé ;
- la base CepiDC, gérée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), contenant les données sur les causes de décès;
- les données liées au handicap issues des maisons départementales des personnes handicapées
- des données provenant les « complémentaires santé ».
Le SNDS ne contient aucune donnée directement identifiante concernant les personnes.
Les données contenues dans le SNDS (détaillées à l’article R. 1461-4 du Code de la santé publique) concernent :
- les bénéficiaires de soins :
- sexe, mois et année de naissance, rang de naissance et lieu de résidence ;
- informations médico-administratives ;
- maladies professionnelles ;
- date, lieu, causes et circonstances du décès, situation familiale et profession à la date du décès.
- les organismes d’assurance maladie obligatoire et, le cas échéant, complémentaire :
- identification des organismes ;
- caractéristiques de la prise en charge de ces organismes.
- les prestations prises en charge par les organismes, associées à chaque bénéficiaire :
- soins de « ville » : nature des actes, actes de pharmacie, dispositifs médicaux,
- séjours à l’hôpital ;
- montant des actes ou prestations. ;
- type de contrat souscrit avec la complémentaire santé.
- les professionnels de santé :
- les personnes en situation de handicap (informations médico-sociales liées au handicap et à sa prise en charge, décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées).
- les informations relatives aux arrêts de travail et aux prestations fournies
La loi interdit l’utilisation des données contenues dans ce fichier à des fins de promotion des produits de santé et à des fins d’exclusion de garanties des contrats d’assurance ou la modification des cotisations et des primes d’assurance.
La Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) est responsable du traitement et se charge de sa mise en œuvre.
L’INSERM peut également, dans le cadre d’une convention conclue avec la CNAMTS, réaliser des extractions et mettre à disposition des données de santé dans le cadre de recherches, d’études ou d’évaluation de pratiques de soin.
Toute personne dispose d’un droit d’opposition si elle ne souhaite pas que les données qui la concernent fassent l’objet d’une utilisation à des fins de recherche à condition que cela n’empêche pas l’exercice des missions des services de l’Etat et de certains établissements publics, telles que le suivi d’une épidémie ou la surveillance sanitaire. Les droits d'accès, de rectification et d'opposition s'exercent localement auprès du directeur de la CNAMTS à laquelle la personne est rattachée. Lorsque les données du SNDS sont utilisées dans le cadre d’une recherche spécifique, une information individuelle peut être délivrée à la personne.
→ accès aux informations à caractère médical, système national d'information interrégimes de l'assurance maladie, programme de médicalisation des systèmes d'information, institut national de la santé et de la recherche médicale, complémentaire santé, caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés
[E1]
Édit. 2018
allergie aux médicaments l.f.
drug allergy
Réaction d'hypersensibilité aux médicaments pouvant relever des quatre types de la classification de Gell et Coombs, systémique ou locale selon la voie d'administration.
Les lésions cutanées sont les plus fréquemment rencontrées (eczéma de contact, urticaire, etc.). De nombreux médicaments se comportent comme des haptènes ou plus rarement des antigènes.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,G3,G5]
Édit. 2017
angéite associée à la prise de médicaments ou de drogues l.f.
angeitis associated with use/abuse of medicaments or substances
Survenant lors d'une première exposition au toxique ou après une utilisation chronique, l'accident vasculaire cérébral peut être soit une hémorragie méningée ou cérébrale (notamment avec les amphétamines, la cocaïne), soit un accident ischémique (observé plus volontiers avec des drogues telles que l'héroïne ou le LSD).
La présentation clinique est celle d'un accident vasculaire cérébral de survenue brutale, accompagné de céphalées intenses. L'angiographie objective parfois des sténoses, voire des occlusions des siphons carotidiens, ou des rétrécissements segmentaires des artères intracrâniennes évoquant une artérite.
Les mécanismes pathogéniques évoqués sont : une lésion directe de la paroi artérielle ou une vascularite immuno-allergique (à la drogue elle-même ou aux agents adultérants), un collapsus avec hypotension et hypoxémie, un vasospasme et une hypertension artérielle aigüe (induits par des agents sympathomimétiques), des embolies de matériel étranger, une endocardite avec embolies septiques, ou des anévrismes mycotiques (pour les drogues utilisées par voie intraveineuse).
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
→ angéite, accident vasculaire cérébral, hémorragie méningée, amphétamine, cocaïne, héroïne; LSD 25, anévrisme mycotique
[G4, G5, K4]
Édit. 2019
anti-arythmiques (médicaments) l.m.
anti-arrhythmic drugs
Médicaments administrés per os ou intraveineux dans le but de supprimer ou de prévenir un trouble du rythme cardiaque.
On distingue plusieurs classes d’anti-arythmiques selon leur mécanisme d’action.
La classification de Vaughan-Williams, la plus souvent utilisée, distingue 4 groupes :
I) médicaments agissant par effet stabilisateur de membrane, ce groupe est subdivisé en trois sous-groupes, Ia (par ex. quinidine), Ib (par ex. lidocaïne), Ic (p.ex. flécaïne) ;
II) médicaments s’opposant à la stimulation sympathique, groupe des bêta-bloquants ;
III) médicaments allongeant la durée du potentiel d’action et de la période réfractaire, groupe de l’amiodarone et d’un bêta-bloquant aux effets voisins (sotalol) ;
IV) antagonistes calciques qui limitent le courant calcique lent responsable du plateau du potentiel d’action.
Certains anti-arythmiques agissent à l’étage supraventriculaire, d’autres à l’étage ventriculaire. D’autres enfin agissent simultanément aux deux niveaux.
anti-PfMDR (médicaments) l.m.p. sigle angl. pour Plasmodium falciparum Malaria Drug Resistance
anti-PfMDR drugs
Médicaments tels que le vérapamil ou la désipramine, capables de restaurer la chloroquino-sensibilité de souches de Plasmodium falciparum résistantes, comme ils modulent la résistance de cellules cancéreuses.
En fait, ces produits n’ont jamais eu de réelles applications pratiques dans le traitement du paludisme, pour diverses raisons notamment liées aux risques d’effets indésirables aux doses actives.
Syn. médicaments "réverseurs"
douleur (médicaments de la) l.m.p.
drugs of pain, (pain killer)
Agents pharmacologiques utilisés pour soulager la douleur, qui ne permettent pas toujours un apaisement complet de celle-ci mais procurent au moins, à la plupart des patients, une amélioration satisfaisante.
L’éventail analgésique est vaste mais limité dans ses actions et non exempt d’effets indésirables. Contre les douleurs des cancéreux, les substances disponibles sont efficaces dans environ 60 à 80% des cas.
Dans les douleurs par excès de nociception, l’action des antalgiques s’exerce :
- en périphérie, grâce à l’inhibition de la biosynthèse de substances algogènes, par l’aspirine, les anti-inflammatoire non stéroïdiens, le paracétamol, les glucocorticoïdes…
- aux niveaux médullaire et supramédullaire, grâce à l’inhibition de la transmission synaptique des influx douloureux, par la morphine.
La morphine et ses succédanés suspendent la plupart des douleurs intenses par excès de nociception, observées au cours de l’évolution des cancers et après les interventions chirurgicales. Ses effets indésirables ont été surestimés et en particulier, le risque d’induction d’une toxicomanie est réduit.
Dans les douleurs par désafférentation, les antidépresseurs non psychostimulants et certains antiépileptiques diminuent l’hyperexcitabilité neuronale. En cas d’effets indésirables trop importants, les stimulations électriques (surtout transcutanées) sont utiles.
Le schéma de l'OMS, concernant le traitement des douleurs chroniques, distingue depuis 1997, trois paliers :
- I, les médicaments non morphiniques (essentiellement paracétamol, aspirine et anti-inflammatoires non stéroïdiens) qui sont indiqués contre les douleurs légères à modérées ;
- II, les opioïdes dits "faibles" (codéine, dextropropoxyphène) associés ou non aux produits précédents, qui sont utilisables contre les douleurs modérées à sévères ou après l’échec des antalgiques du palier I ;
- III, les opioïdes "forts", avec pour référence la morphine, ils sont efficaces contre les douleurs d'emblée intenses ou après l’échec des produits du palier II.
À chaque palier, des adjuvants peuvent être associés : antidépresseurs, antiépileptiques et myorelaxants. De plus la composante antalgique de certains traitements étiologiques – chimiothérapie, radiothérapie (par réduction tumorale), corticoïdes – est souvent manifeste.
Les principales règles et principes à respecter lors de la prescription d’antalgiques sont :
- un traitement individualisé,
- le respect des contre-indications,
- la prudence chez les personnes âgées et les enfants,
- l’administration à intervalles réguliers, à horaires fixes, en fonction de la durée d'action de la substance choisie,
- l’absence de dose standard pour la morphine avec la recherche de la plus faible dose,
- la préférence pour la voie orale, sans méconnaître l’utilité des voies intraveineuse ou sous-cutanée, contrôlées par le patient lui-même, avec cependant un dispositif de sécurité intégré au pousse-seringue pour éviter les surdoses.
En fait, le nombre des médicaments de la douleur demeure limité. L’intérêt actuel se porte sur des agonistes des récepteurs opioïdes (présumés exempts des effets indésirables de la morphine) et sur les agonistes des systèmes mono-aminergiques descendants du tronc cérébral. Ce sont principalement les systèmes sérotoninergiques et noradrénergiques, dont le rôle dans la modulation de la transmission nociceptive est essentiel. Les inhibiteurs de la cyclo-oxygénase 2, les antagonistes des récepteurs des acides aminés excitateurs ou des récepteurs aux neurokinines, les agonistes des récepteurs nicotiniques, les agonistes des récepteurs NT2 de la neurotensine sont aussi des voies de recherche.
Étym. lat. dolor : douleur
→ antalgique, analgésique, morphine, opioïde
famille de médicaments l.m.
drugs family
Ensemble des médicaments ayant en commun une similitude de structure ou d’action.
[G3,G5]
Édit. 2018
insuffisance rénale et médicaments l.
L’insuffisance rénale exige une adaptation des posologies à la capacité d’élimination rénale ainsi que l’abstention des médicaments néphrotoxiques.
lithogènes (médicaments) l.m.p.
lithogenous (drugs)
médicaments d'urgence l.m.
Ensemble des médicaments dont il est souhaitable que le médecin ou les personnels qualifiés sous son contrôle, puisse disposer en cas d'urgence (liste à titre indicatif) :
Médicaments cardiovasculaires : adrénaline (à protéger de la chaleur et de la lumière), digoxine, isoprénaline, dobutamine ;
Antiangoreux : trinitrine, dinitrate d'isosorbide ;
Antihypertenseur : nifédipine, nicardipine ;
Antiarythmiques : clonidine, lidocaïne, amiodarone, bêtabloquants, triphospho-adénine ;
Vagolytique : atropine ;
Diurétique : furosémide ;
Bêta-2-mimétiques : terbutaline, salbutamol ;
Antalgiques morphiniques : morphine, nalbuphine ;
Antalgiques antipyrétiques : aspirine, acétyl-salicylate de lysine, paracétamol ;
Anticoagulant : héparine ;
Antispasmodique : phloroglucinol ;
AINS : kétoprophène ;
Antiinflammatoires stéroïdiens : bêta-méthasone, hémisuccinate d'hydrocortisone ;
Anticonvulsivants : diazépam, phénobarbital ;
Tranquillisants, anesthésiques : clorazépate, hydroxyzine, thiopental ;
Neuroleptiques : dropéridol ;
Antihistaminique : dexchlorphéniramine ;
Antidiarrhéique : lopéramide ;
Utérotoniques : méthyl-ergométrine, ocytocine ;
Eau et électrolytes : eau distillée, sérum glucosé (10% et 30%), sérum physiologique,
Bicarbonate de Na (42%), gluconate de Ca, Ringer-lactate, lactate de sodium molaire ;
Solutés colloïdaux : substituts du plasma ;
Antidotes : flumazénil, naloxone.
Stéthoscope, appareil à tension
Listes réduites : trousse de premier secours, «personnel» non-médical, et trousse d'urgence, «médecin», réglementaire sur les avions de ligne (Arrêté du 5/17/1988 modifié 25/5/1989, cet arrêté ancien mériterait d'être actualisé). Il est à noter qu'il n'y a pas de toxique B, dans ces trousses (pour éviter les vols).
→ trousse d'urgence « médecin », trousse de premier secours « personnel non médical »
médicaments anti-arythmiques s l.m.
anti-arrhythmic drugs
Médicaments administrés per os ou intraveineux par voie veineuse dans le but de supprimer ou de prévenir un trouble du rythme cardiaque.
On distingue plusieurs classes d’anti-arythmiques selon leur mécanisme d’action.
La classification de Vaughan-Williams, la plus souvent utilisée, distingue 4 groupes :
I) médicaments agissant par effet stabilisateur de membrane, ce groupe est subdivisé en trois sous-groupes, Ia (par par exemple quinidine), Ib (par par exemple lidocaïne), Ic (par par exemple flécaïne) ;
II) médicaments s’opposant à la stimulation sympathique, groupe des bêta-bloquants ;
III) médicaments allongeant la durée du potentiel d’action et de la période réfractaire, groupe de l’amiodarone et d’un bêta-bloquant aux effets voisins (sotalol) ;
IV) antagonistes calciques qui limitent le courant calcique lent responsable du plateau du potentiel d’action.
Certains anti-arythmiques agissent à l’étage supraventriculaire, d’autres à l’étage ventriculaire. D’autres enfin agissent simultanément aux deux niveaux.
E. M. Vaughan Williams, pharmacologue britannique (1970)
→ amiodarone, bêtabloquant, quinidine,
médicaments de thérapie innovante (MTI) l.m.p.
innovative therapeutic medicine (ITM)
Ensemble des médicaments de thérapie génique, de thérapie cellulaire somatique et de ceux issus de l’ingénierie cellulaire et tissulaire.
Ce statut regroupe les produits ayant subi une modification substantielle (par exemple, une culture cellulaire, une étape d’activation ou de différentiation cellulaire) ou correspondant à un usage des cellules indépendant de leur origine (par exemple, l’injection de cellules souches médullaires dans le cœur). Le développement de ces produits suit la directive européenne n° 1394/2007. Elle est régulée au niveau national (Agence nationale de sécurité des médicaments) pour les essais cliniques et au niveau européen pour la mise sur le marché et l’ensemble des procédures de suivi après autorisation (« European medicine agency »).
Il existe également des médicaments de thérapie innovante préparés ponctuellement (MTI-PP). Ce sont des MTI fabriqués et utilisés au sein d’un unique état membre et destinés à un seul malade. Ces MTI-PP sont sous le régime des MTI du règlement européen, mais sont cependant exemptés de la clause de l’AMM centralisée. Ils doivent obéir à la règlementation nationale en matière de qualité et de sécurité qui est identique à celle de l’Union européenne.
médicaments (repositionnement de) l.m.
repositionnement de médicaments
publicité pour les médicaments l.f.
Ensemble de moyens employés pour faire connaître et faire acheter un médicament par le plus grand nombre possible de personnes.
1) Pour qu’un médicament soit mis en vente en France, les documents publicitaires qui s’y rapportent doivent avoir été approuvés par la Commission de contrôle de la publicité pour les médicaments.
2) Les médicaments faisant l’objet de publicité auprès du grand public ne sont pas pris en charge par les organismes d’assurance maladie.
repositionnement de médicaments l.m
drug repositioning, repurposing or reprofiling
Nouvelles indications d’utilisation d’un médicament pour le traitement de maladies différentes de celles initialement ciblées.
Le repositionnement a été souvent le fruit du hasard. Un médicament a été prescrit pour traiter une maladie pour laquelle l’autorisation de mise sur le marché a été donnée. Une amélioration imprévue d’une maladie associée a été constatée. Le cas général d’une découverte scientifique faite de façon inattendue s’appelle aussi sérendipité. Un exemple célèbre est celui du sildénafil considéré initialement comme un traitement de l’insuffisance coronarienne qui s’est révélé un facilitateur de l’érection. De même, la colchicine, traitement de la goutte connu depuis longtemps, s’est avérée être le meilleur traitement d’une maladie génétique, la fièvre méditerranéenne familiale. Plus fréquemment maintenant, la découverte est la conséquence d’une étude systématique d’une molécule déjà connue sur des modèles de maladies, comme par exemple dans les maladies génétiques, les cellules pluripotentes induites et différentiées en cellules de l’organe exprimant le phénotype. Le repositionnement a l’avantage pour les firmes pharmaceutiques d’éviter le coût élevé des études toxicologiques déjà effectuées.
résistance microbienne aux médicaments l.f.
microbial drug resistance, resistance to antibiotics
Inefficacité d'un médicament antibiotique ou antifongique, pour une infection donnée à des doses tolérées par l'homme.
action de santé l.f.
action of health
Action programmée, entreprise par les autorités sanitaires en vue de l’amélioration de la santé d’une population ; elle peut être d’ordre épidémiologique (une enquête dans une population ou une région donnée), d’ordre éducatif, d’ordre préventif (une campagne de vaccination), etc.
Une action de santé ne peut être entreprise avec des chances de succès que si elle dispose au préalable des ressources nécessaires en personne, en matériel et en financement, et si l’évaluation de ses résultats sanitaires et de son rapport coût-efficacité, dits efficience est prévue.
Étym. lat. actio : mise en mouvement
[E1]
Édit. 2017
analyse d'un système de santé l.f.
analysis of a health system
Etude des performances d’un système de santé.
Cette analyse peut porter sur les différents types de performance que les animateurs ou les observateurs veulent apprécier si possible quantitativement, par exemple :
l’accessibilité du système pour la population : dans quelle mesure a-t-elle accès aux éléments du système, compte tenu des empêchements possibles liés aux distances, à la dépense, à la langue, à l’ignorance, etc.
l’universalité du système qui peut s’appliquer de préférence à certains types de pathologie.
La généralisation du système qui peut ne viser que certaines régions du pays, certaines populations, certaines catégories d’âge.
L’efficacité du système jugée en termes de mortalité ou de morbidité ou de satisfaction des besoins, etc.
L’analyse structurelle des composants du système et de leurs articulations, etc.
Étym. gr. analusis : décomposition
[E1,E3,N1]
Édit. 2017
bilan de santé l.m.
check up, check in
Examen de santé gratuit dont, en France, un assuré social et les membres de sa famille peuvent bénéficier à certaines périodes de leur vie.
Édit. 2017
cadre de santé l.m.
health manager
Professionnel de santé exerçant dans le domaine paramédical, qui encadre et anime une équipe d’infirmiers dans le secteur public ou privé.
Ses principales missions sont l’organisation des activités de soins, les ressources humaines, la formation du personnel, la gestion de l’emploi du temps et l'organisation des soins. Il a pour supérieur hiérarchique le directeur des soins infirmiers.
Le cadre de santé doit suivre une formation, après avoir passé un concours d'admission à l'école des cadres qui délivre un diplôme d’Etat.
→ infirmier, directeur de soins infirmiers
[E3]
caisse d'assurance retraite et de la santé au travail l.f.
insurance fund retreat and of the occupational health
Organisme de sécurité sociale de métropole de compétence régionale exerçant ses missions dans les domaines de l'assurance vieillesse et de l'assurance des risques professionnels (accidents du travail et maladies professionnelles).
Les caisses d'assurance retraite et de la santé au travail ont succédé, le 1er juillet 2010, aux caisses régionales d'assurance maladie.
Sigle : CARSAT
[E2]
carnet de santé l.m.
health notebook
1) Carnet délivré par la mairie sur lequel seront notés tous les événements médicaux, les vaccinations par exemple, intéressant la santé de l’enfant.
2) Carnet délivré par la Caisse primaire d’assurance maladie à chaque assuré social afin d’y faire transcrire par le médecin les éléments successifs du suivi médical et renforcer la cohérence des prescriptions.
[E]
centre d'examens de santé l.m.
Centre où sont accueillies les personnes non malades désirant subir un examen de santé.
En France la plupart de ces centres sont géré par des Caisses d’assurance maladie. Aucun soin n’y est donné.
[E]
centre de santé l.m.
Etablissement chargé de dispenser des soins médicaux dans hébergement dans une unité de population déterminée.
Ce terme n’est pas utilisé dans les textes législatifs et règlementaires qui utilisent le terme dispensaire. Il recouvre des réalisations diverses, mais dont l’objectif commun est d’offrir des soins médicaux préventifs et curatifs, à l’ensemble de la population desservie. Les centres de santé peuvent être organisés par des initiatives privées agréées pour leur programme d’aide médicale et de prévention, ou par des institutions publiques (en particulier par les municipalités) de manière à grouper dans le même établissement un centre de soins, des consultations médicales et des services de médecine sociale et préventive.
[E]