bêtabloquant n.m.
betablocker, beta-adrenergic receptor antagonist
Médicament qui s'oppose à l'action des catécholamines endogènes ou aux substances exogènes qui agissent sur les récepteurs β du système sympathique.
Les médicaments utilisés en clinique sont des antagonistes compétitifs plus ou moins sélectifs pour les récepteurs β1 (situés surtout au niveau de l'appareil cardiovasculaire) et β2 (récepteurs des muscles bronchiques). Certains antagonistes sont non sélectifs (propranolol, nadolol, timolol, labétanol).
Certains β-bloquants ont une activité intrinsèque sympathomimétique (pindolol, acébutol) ce qui limite l'effet inotrope négatif et la bradycardie. Ils ont un effet stabilisateur de membrane expliquant leur effet antiarythmique (classe II de Vaugham Williams).
Leur effet cardiovasculaire amène une diminution de la fréquence et du débit cardiaques d'où une diminution de la pression artérielle et du travail du cœur. Il y a aussi une augmentation des résistances vasculaires générales et de la triglycéridémie. Des effets adverses peuvent se voir (phénomène de Raynaud, aggravation d'une insuffisance cardiaque, crise d'asthme, troubles du sommeil, hypoglycémie asymptomatique chez un diabétique). L'arrêt brutal peut entraîner un effet rebond.
Utilisations thérapeutiques :
- affections cardiovasculaires : hypertension artérielle, troubles du rythme cardiaque, insuffisance coronarienne, cardiomyopathie hypertrophique, dissection de l'aorte ;
- affections neurologiques : migraines, tremblement essentiel, akathisie, accès de panique ;
- affections métaboliques : hypertension portale, hyperthyroïdie ;
- en ophtalmologie : au cours du glaucome chronique, en collyres pour diminuer la sécrétion d’humeur aqueuse.
→ catécholamine, antiarythmiques (médicaments), Raynaud (phénomène de)
Édit. 2017
bêta-bloqueur n.m.
β-blocker
Syn. bêtabloquant
Édit. 2017