Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

352 résultats 

allergie aux médicaments l.f.

drug allergy

Réaction d'hypersensibilité aux médicaments pouvant relever des quatre types de la classification de Gell et Coombs, systémique ou locale selon la voie d'administration.
Les lésions cutanées sont les plus fréquemment rencontrées (eczéma de contact, urticaire, etc.). De nombreux médicaments se comportent comme des haptènes ou plus rarement des antigènes.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,G3,G5]

Édit. 2017 

alphavirus n.m.

alphavirus

Genre de virus à ARN appartenant à la famille des Togaviridae.
Ces virus se transmettent par l’intermédiaire d’un vecteur hématophage d’où leur ancienne classification dans les arbovirus du groupe A.
Dans le genre Alphavirus, on distingue plusieurs groupes de virus :
1)
Groupe Sindbis virus (SINV),
2) Eastern equine encephalitis virus (EEEV) ( virus de l'encéphalite équine de l'Est) et Venezuelan equine encéphalitis virus (VEEV) (virus de l'encéphalite équine du Venezuela),
3) Semliki Forest virus (SFV) (virus de la fôret Semliki), Ross River virus) RRV) virus Roos River), Mayaro virus ( MAYV) ( virus Mayaro), Chikungunya virus (CHIKV) (virus Chikungunya), O'nyong-nyong virus (ONNV) (virus de l'O'oyng-nyong), 
4) Virus de groupe incertain : WEEV ou virus de l'encéphalite équine de l'Ouest.
Ces virus sont responsables d’infections chez l’animal et chez l’Homme, il s’agit donc de zoonoses. Elles se manifestent par une fièvre et une symptomatologie articulaire ou par une encéphalite.

Togaviridae, Alphavirus, Sindbis virus, encéphalite équine de l'Est , encéphalite équine du Venezuela, Semliki Forest (virus), Ross River virus, Mayaro virus, Chikungunya virus, encéphalite équine de l'Ouest

[D1]

Édit. 2020

ambigüité sexuelle l.f.

sexual ambiguity, equivocal sex, ambiguous sexual appearance

Anomalie de l'appareil génital externe d'un nouveau-né empêchant de lui attribuer, par l'examen clinique, le sexe masculin ou féminin, nécessitant la réalisation d'un diagnostic chromosomique.
L'ambiguïté sexuelle connaît de nombreuses variétés et se définit selon la classification de Prader.
Les ambigüités sexuelles X Y (de sexe génétique mâle) sont classées en anomalies de la détermination gonadique (dysgénésie gonadique, agénésie gonadique, agénésie des cellules de Leydig) et anomalies de la différenciation sexuelle : troubles de la fonction testiculaire (bloc enzymatique sur la biosynthèse de la testostérone, insensibilité leydigienne aux gonadotropines, absence ou inactivité du MIF) et insensibilité des organes cibles (absence ou anomalie des récepteurs des androgènes, absence de 5alpha-réductase).

pseudo-hermaphrodisme masculin, Prader (classification de)

[M4, O1, O4, Q2]

Édit. 2020

American Fertility Society (classification de l') l.f.

Classification de la gravité des endométrioses.
Elle repose sur un score qui additionne les points donnés pour les implants péritonéaux d’endométriose, superficiels ou profonds, leur surface, les adhérences, fines ou denses, les kystes ovariens.
Score révisé en 1985
(rAFS).
La valeur chiffrée permet de distinguer les endométrioses minimes, moyennes, sévères et graves.
1. Lésions péritonéales (Ne coter que la lésion la plus sévère superficielle ou profonde)


Péritoine Superficielles Profondes
< 1 cm                    1               2
1 à 3 cm                    2               4
> 3 cm                    4                6 

2. Lésions ovariennes (ne coter que la lésion la plus sévère et ajouter les scores des ovaires droit et gauche)
Ovaire droit Superficielles Profondes
< 1 cm                   1               4
1 à 3 cm                   2               16
> 3 cm                   4               20
Ovaire gauche Superficielles Profondes
< 1 cm                   1               4
1 à 3 cm                   2               16
> 3 cm                   4               20

3. Adhérences annexielles selon la circonférence (ajouter mes scores des ovaires droit et gauche et des trompes droite et gauche)
Ovaire droit Superficielles (ou Transparentes) Profondes (ou opaques)
< 1/3            1            4
1/3 à 2/3            2            8
> 2/3            4           16
Ovaire gauche Superficielles (ou Transparentes) Profondes (ou opaques)
< 1/3           1            4
1/3 à 2/3           2            8
> 2/3          4            16

Trompe droite Superficielles (ou Transparentes) Profondes (ou opaques)
< 1/3 1 4*
1/3 à 2/3 2 8*
> 2/3 4 16
Trompe gauche Superficielles (ou Transparentes) Profondes (ou opaques)
< 1/3 1 4*
1/3 à 2/3 2 8*
> 2/3 4 16
*Si le pavillon de la trompe est complètement immobilisé (adhèrent sur toute la circonférence), compter 164. Oblitération du douglas

Partielle                        4
Totale                       40

                            Calculer le score AFSr
1. Lésions péritonéales                  =
2. Lésions ovariennes                  =
3. Lésions annexielles                  =
4. Oblitération du Douglas                  =
Stade de l'endométriose degré de sévérité Score AFS
Stade I endométriose minime        1-5
Stade II endométriose modérée        6-15
Stade III endométriose moyenne       16-40
Stade IV endométriose sévère       > 40

Sigle AFS

endométriose

[O3]

Édit. 2018

anaplasique adj.

anaplastic

État d'une tumeur habituellement maligne dont l'architecture et les cellules sont très éloignées de celles du tissu dont elles proviennent ; les cellules ont perdu leurs critères de différenciation.
Naguère, on opposait les carcinomes anaplasiques à petites cellules et ceux à grandes cellules. Les techniques immunohistochimiques ont démontré le caractère neuro-endocrine, donc différencié, des carcinomes à petites cellules. Pour éviter toute confusion, les carcinomes à grandes cellules sont dits indifférenciés.
Cet adjectif anaplasique ne doit plus être utilisé dans la classification des carcinomes bronchopulmonaires.

[A3,F2]

Édit. 2017

anatomie comparée l.f.

Animale ou végétale, l’anatomie comparée étudie les rapports de concordance et de divergence existant entre les structures homologues des êtres vivants pour en tirer des arguments de classification et d’évolution des espèces.

[A1,D5]

Édit. 2017

anémie hémolytique (classification) l.f.

haemolytic anemia

Classification basée selon que le globule rouge anormal est la cause de l’hémolyse (anémie hémolytique intracorpusculaire) ou que la cause est indépendante du globule rouge (anémie hémolytique extracorpusculaire) ; on distingue également les anémies hémolytiques héréditaires et acquises.
- Causes héréditaires et intracorpusculaires :
Anomalies membranaires du cytosquelette : sphérocytose héréditaire, ovalocytose ou elliptocytose héréditaire.
Enzymopathies érythrocytaires : déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase, pyruvate-kinase, hexokinase.
Hémoglobinopathies : drépanocytose, thalassémies et autres hémoglobinoses
- Cause héréditaire et extracorpusculaire :
Syndrome hémolytique-urémique familial (atypique)
- Cause acquise et intracorpusculaire :
Hémoglobinurie paroxystique nocturne
- Cause acquise et extracorpusculaire
Destruction mécanique : prothèse valvulaire cardiaque, hémoglobinurie du marathonien, Syndrome hémolytique et urémique, micro-angiopathie thrombotique, HELLP Syndrome  
Médicaments : a-méthyl-dopa ou L-dopa. 
Agents toxiques : venins de serpent, morsure d’araignée, piqûre de guêpe, certains champignons, intoxication au plomb (saturnisme), nitrobenzène, aniline.
Infections : paludisme, babésiose, septicémie à Clostridium perfringens.
Immunologiques : hémolyse par fixation d’auto-anticorps (anémie hémolytique auto-immune), hémolyse immuno-allergique, incompatibilité sanguine.

sphérocytose héréditaire, ovalocytose héréditaire, elliptocytose héréditaire, déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase, déficit en pyruvate-kinase, drépanocytose, alpha thalassémie, bêta thalassémie, delta bêta thalassémie, syndrome hémolytique-urémique familial (atypique), hémoglobinurie paroxystique nocturne, micro-angiopathie thrombotique, HELLP syndrome, anémie hémolytique auto-immmune, hémolyse immuno-allergique

[F1]

Édit. 2017

anémie réfractaire l.f.

refractory anemia

Anémie définie par l'absence de réponse aux traitements usuels tels que la vitamine B12, l'acide folique et le fer ; elle fait partie des myélodysplasies.
Cette terminologie est utilisée dans un sens tout à fait général et recouvre différentes situations hématologiques. C’est ainsi que dans les syndromes myélodysplasiques (tous marqués par une anémie réfractaire) on distingue, suivant la classification FAB, l'anémie réfractaire (AR), l'anémie réfractaire avec excès de blastes (AREB), l'anémie réfractaire sidéroblastique (ARS), l'anémie réfractaire en transformation leucémique (AREB-t) et la leucémie myélomonocytaire chronique (LMMC).
L’AR s’individualise par une anémie modérément macrocytaire, peu régénérative associée à une leuco- et à une thrombopénie. La moelle est pauciblastique (moins de 5% de blastes). L’évolution vers une leucémie aigüe progressive est fréquente. C’est dans le cadre de l’AR que l’on reconnaît le syndrome de délétion du bras long du chromosome 5 (5q-).

Étym. gr. an privatif, haimos sang

délétion 5q 

[F1]

Édit. 2017

anti-arythmiques (médicaments) l.m.

anti-arrhythmic drugs

Médicaments administrés per os ou intraveineux dans le but de supprimer ou de prévenir un trouble du rythme cardiaque.
On distingue plusieurs classes d’anti-arythmiques selon leur mécanisme d’action.
La classification de Vaughan-Williams, la plus souvent utilisée, distingue 4 groupes :
I) médicaments agissant par effet stabilisateur de membrane, ce groupe est subdivisé en trois sous-groupes, Ia (par ex. quinidine), Ib (par ex. lidocaïne), Ic (p.ex. flécaïne) ;
II) médicaments s’opposant à la stimulation sympathique, groupe des bêta-bloquants ;
III) médicaments allongeant la durée du potentiel d’action et de la période réfractaire, groupe de l’amiodarone et d’un bêta-bloquant aux effets voisins (sotalol) ;
IV) antagonistes calciques qui limitent le courant calcique lent responsable du plateau du potentiel d’action.
Certains anti-arythmiques agissent à l’étage supraventriculaire, d’autres à l’étage ventriculaire. D’autres enfin agissent simultanément aux deux niveaux.

anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles l.m.p.(ANCA)

anti-neutrophil-cytoplasmic antibodies

Auto-anticorps dirigés contre des antigènes présents dans les granules azurophiles des polynucléaires neutrophiles.
Ce sont des marqueurs diagnostiques des vascularites, dont ils ont changé le diagnostic et la classification. Ils sont également utiles au diagnostic de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et parfois d’hépatopathies auto-immunes.
Leur recherche s’effectue en immunofluorescence sur des frottis de polynucléaires humains fixés à l’éthanol et permet de définir trois types d’anticorps en fonction de la localisation de la fluorescence :
- c-ANCA (fluorescence cytoplasmique),
- p-ANCA (fluorescence périnucléaire),
- x-ANCA (ANCA atypique).
La cible des c-ANCA est dans 95 % des cas, la protéinase 3 (PR3), plus rarement l’antigène cap57 (ou BPI : bacterial permeability increasing protein). Les c-ANCA sont décelés à un titre élevé au cours de la maladie de Wegener mais ils peuvent être négatifs au début de la maladie, lorsque celle-ci est localisée ou peu active. Ils sont également détectés dans environ 30 % des polyangéites microscopiques, 10 % des syndromes de Churg et Strauss et moins de 10 % des périartérites noueuses. Ils ne sont pas trouvés dans l’artérite de Takayasu.
Les p-ANCA sont dans la majorité des cas dirigés contre la myéloperoxydase ou contre d’autres antigènes comme la lactoferrine, la cathepsine G ou l’élastase. Ils sont décelés au cours de diverses maladies, associés ou non à des signes de vascularites : polyangéite microscopique, glomérulonéphrites, syndrome de Churg et Strauss, périartérite noueuse, maladie de Wegener, lupus érythémateux disséminé, polyarthrite rhumatoïde...
Les x-ANCA sont détectés dans 50 à 70 % des cas de rectocolite hémorragique  et dans 2 à 20 % de maladie de Crohn. Leur recherche participe, en association avec celle des anticorps anti-Saccharomyces cerevisae, au diagnostic différentiel entre la rectocolite hémorragique et la
maladie de Crohn.

Ils sont également présents dans 40 à 70 % des cas de cholangite sclérosante primitive.
auto-anticorps, antigène, vascularite, ELISA (technique), polyangéite microscopique, Churg et Strauss (maladie de), périartérite noueuse, rectocolite hémorragique Crohn (maladie de

Syn. anticorps anti-cytoplasme de polynucléaires (ACPN)

protéinase 3, myéloperoxydase, lactoferrine, cathepsine, élastase ; Saccharomyces cerevisiae, auto-anticorps, antigène, vascularite, ELISA (technique), polyangéite microscopique, Churg et Strauss (maladie de), périartérite noueuse, rectocolite hémorragique Crohn (maladie de)

[F3, N3]

Édit. 2019

Arneth (formule d') l.f.

Arneth’s formula

Classification désuète des polynucléaires neutrophiles du sang répartis en pourcentages selon le nombre de lobes de leur noyau.

J. Arneth, hématologiste allemand (1903)

artériopathie occlusive des membres inférieurs l.f.

lower limb occlusive arterial disease

Localisation aux membres inférieurs d'une artériopathie athéroscléreuse.
On distingue selon la classification de Leriche et Fontaine les stades sémiologiques suivants :
1) de latence clinique (sujet asymptomatique à qui il manque des pouls),
2) de claudication intermittente d'effort qui définit un périmètre de marche,
3) d'algie de décubitus,
4) de gangrène.

Fontaine (stades de)

artériosclérose n.f.

arteriosclerosis

Sclérose diffuse de la paroi des artères élastiques et musculaires de tous calibres.
L’intima est le siège d’un épaississement fibreux avec ou sans dépôt lipidique. La média amincie est souvent le siège d’une calcification extensive : médiacalcose correspondant à l’artériosclérose de Mönckeberg. La fibrose collagénique est le fait des cellules musculaires lisses qui prennent le phénotype sécrétant ; il n’y a pas de fibroblaste dans la paroi d’une artère. La migration de cellules musculaires lisses sécrétantes vers l’intima est responsable de son épaississement. La limitante élastique des artères musculaires est hyperplasique, dédoublée ou peut disparaître. Les lames élastiques les plus internes des artères élastiques disparaissent.
L’artériosclérose qui correspond au vieillissement artériel, mais qui peut se constituer dès l’âge adulte, a des conséquences pathologiques importantes par le rôle déterminant qu’elle peut jouer dans la constitution des anévrismes et par sa contribution à l’obstruction des artères de petit calibre. Elle représente souvent l’évolution finale de l’athérosclérose : plaque entièrement fibreuse correspondant au type VIII de la classification.
Artériosclérose n’est pas Syn.onyme d’athérosclérose.

J. Lobstein, médecin strasbourgeois d’origine allemande, membre de l'Académie de médecine (1777-1835)

Étym. gr. skleros : dur

athérome, athérosclérose, Mönckeberg (maladie de)

Astler-Coller (classification d') l.f.

Astler-Coller (staging system)

Classification histopronostique des adénocarcinomes cancers colo-rectaux modifiant celle de Dukes et tenant compte de l’extension en profondeur et de l’importance de l’envahissement ganglionnaire microscopique.

V. B Astler, chirurgien et F. A. Coller, anatomopathologiste américains (1954)

cancer colo-rectal, Dukes (classification)

astrocytome l.f.

astrocytoma

Tumeur développée à partir des astrocytes, dont la fréquence est d'environ 30% des tumeurs gliales hémisphériques et 30% de celles du cervelet chez l'enfant.
Si la description histologique de ces tumeurs est admise par tous, leur classification a fait l'objet de mises au point successives. Macroscopiquement, il s'agit d'une lésion infiltrante, blanchâtre, mal limitée, dont l'expansion spatiale peut varier. Au microscope, les formes protoplasmiques, souvent de siège temporal, sont constituées de cellules monomorphes ; les formes fibrillaires, dont les cellules sont plus petites et plus allongées, sont riches en gliofilaments et sont séparées par des microkystes ; les formes pilocytiques, aux cellules bipolaires, dont beaucoup de très bon pronostic, sont l'apanage du sujet jeune (astrocytome cérébelleux, du 3e ventricule) ; les formes gémistocytiques comportent de volumineuses cellules à noyau excentré. Les astrocytomes anaplasiques sont des formes malignes dont la différenciation astrocytaire reste reconnaissable.
Sur des critères de génétique moléculaire (mutations du gène suppresseur de tumeur p53, perte de l'hétérozygotie du chromosme 17, etc.), l'Organisation mondiale de la santé a classé depuis 1993 ces tumeurs en trois grades : astrocytome pilocytique (1), astrocytome de bas grade (2), astrocytome anaplasique (3), le quatrième étant représenté par les glioblastomes.
Le pronostic de ces tumeurs est d'autant plus défavorable que leur grade est élevé. Un autre "grading" est fondé sur les anomalies cytonucléaires, le nombre des mitoses, le degré de nécrose et les anomalies vasculaires (Daumas-Duport).

Étym. gr. aster : étoile, ou astron : constellation ; kutos : cellule

glioblastome, anaplasie, anaplasique

[F2,F5,H1,H2]

ataxie cérébelleuse pure autosomique dominante l.f.

cerebellar ataxia, autosomal dominant pure

Ataxie cérébelleuse isolée, progressive et extrêmement lente d'évolution.
Dans la classification nouvelle de Hardind, on sépare les formes pures d'ataxie des formes associées à d'autres signes non cérébelleux. Il existe parfois dans cette ataxie un nystagmus associé. L’affection est autosomique dominante (MIM 117210).

P. M. Hoffman, neurologue américain (1971)

Étym. gr. a : priv. ; taxis : ordre 

Syn. ataxie cérébelleuse de type Holmes

atome n.m.

atom

Partie la plus petite d'un corps simple, à l'état électriquement neutre, susceptible d'entrer dans les combinaisons chimiques, c'est-à-dire des molécules.
Il comprend un noyau chargé positivement, composé de protons et de neutrons (qui constituent l'essentiel de la masse) lié à un cortège d'électrons chargés négativement. Les différents atomes correspondent aux éléments de la classification périodique de Mendeleïev.

Étym. gr. atomos : indivisible

espèce atomique, modèle atomique, nucléide, numéro atomique

atopie n.f.

atopy

Prédisposition génétique à la dermatite atopique, à l'asthme et aux rhinites et conjonctivites allergiques, liée à un désordre immunologique complexe, où un déséquilibre entre les diverses populations de lymphocytes régulatrices des réponses immunes aboutit à une hyperproduction d'IgE.
L'atopie appartient à l'hypersensibilité immunologique de type I selon la classification de Gell et Coombs. Les allergènes introduits dans l'organisme par des voies naturelles et qui ne provoquent aucune réaction chez des sujets normaux sont essentiellement des pneumallergènes, mais aussi des allergènes alimentaires et médicamenteux (pollens, acariens, phanères animaux, etc.)
Les manifestations allergiques cliniques de l'atopie peuvent revêtir le type d'une hypersensibilité immédiate (anaphylaxie), ou retardée.

A. F. Coca et R. A. Cooke, immunologistes américains (1923)

Étym. gr. atopia : étrangeté

atrophie cérébelleuse l.f.

cerebellar atrophy

Ensemble des affections dégénératives du cervelet, qui porte sur les structures cérébelleuses corticales ou sous-jacentes, ou sur les voies cérébellipètes et cérébellifuges.
Leur classification est difficile et discutable, car ne reposant jusqu'à présent que sur la topographie des lésions prépondérantes. On distingue schématiquement :
- des formes avant tout cérébelleuses : atrophie cérébelleuse corticale tardive de Pierre Marie, Foix et Alajouanine ; atrophie cérébello-olivaire familiale de Holmes ; atrophie primitive de la couche des grains du cervelet ; atrophie cérébelleuse des alcooliques ; atrophie cérébelleuse paranéoplasique ;
- des formes davantage associées à d'autres atteintes, surtout neurologiques : atrophie olivopontocérébelleuse ; atrophie dentatorubrique, dite aussi olivorubrocérébelleuse, très proche de la dyssynergie cérébelleuse myoclonique de Ramsay Hunt, sinon assimilable à elle ; dégénérescence systématisée opticocochléodentelée ; ataxie-télangiectasie ; maladie de Machado-Joseph ou ataxie héréditaire des Açores ; autres affections dégénératives (démence de type Alzheimer, chorée de Huntington).
L’atrophie cérébelleuse s'observe aussi chez les bovins et les ovins, ainsi que le Chien, le Chat, la Poule, la Souris.
Son déterminisme génétique est autosomique récessif

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

hérédodégérescences spinocérébelleuses

atrophie cérébrale l.f.

cerebral atrophy

Ensemble des affections dégénératives diffuses ou circonscrites atteignant les neurones du cortex cérébral.
Elle se caractérise par un aspect grêle des circonvolutions avec élargissement des sillons et des scissures. À cette atrophie corticale s'associe souvent une atrophie sous-corticale avec dilatation ventriculaire.
En sont exclus : les leucodystrophies, affections primitives de la gaine de myéline et non des neurones ; plus largement, un concept volumétrique global, réunissant des lésions d'étiologies diverses.
De façon schématique, on distingue au sein de ces affections dégénératives du cortex cérébral :
- les atrophies corticales isolées (maladie d'Alzheimer, maladie de Pick, démence frontotemporale, démence sénile) ;
- les atrophies corticales associées à des dégénérescences d'autres niveaux du névraxe (maladie de Creuzfeldt-Jakob, chorée de Huntington, sclérose latérale amyotrophique) ;
- des affections rares et de classification discutable (atrophie tardive à forme amaurotique de type Heidenhain dans la maladie de Creutzfeldt-Jakob, démence thalamique dégénérative, etc.).

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

atteinte à l'intégrité physique et psychique l.f.

attack on the physical and psychic integrity

« Réduction définitive du potentiel physique et/ou psychique médicalement constatable ou médicalement explicable à laquelle s’ajoutent les douleurs et les répercussions psychiques que le médecin sait normalement liées à la séquelle ainsi que les conséquences dans la vie de tous les jours habituellement et objectivement liées à cette séquelle ».
Cette définition, qui émane des travaux du Groupe de Trèves en juin 2000 (guide barème européen d’évaluation médicale des atteintes à l’intégrité physique et psychique), regroupe sous un même vocable trois entités différentes de la nomenclature des postes de préjudices corporels qui se situent toutes dans le stade séquellaire de la classification de Wood : le déficit fonctionnel objectivable et quantifiable, les douleurs permanentes ressenties (à distinguer des  « souffrances endurées ») et les répercussions psychologiques, ces deux dernières entités étant du domaine subjectif.
Un tel amalgame est contraire aux principes de la Résolution (75)7 du Conseil de l’Europe. Le guide barème européen est une tentative d’harmonisation de la réparation des préjudices corporels en Europe. Il est annexé au statut des fonctionnaires européens.

Sigle  : AIPP

nomenclature des postes de préjudices corporels, déficit fonctionnel personnel définitif, préjudice personnel permanent, incapacité permanente partielle, Wood (classification de), souffrances endurées

syndrome du babouin l.m.

drug induced hypersensibility syndrome, baboon syndrome

Forme clinique particulière de dermite allergique d'origine endogène, l'allergène étant introduit par voie souscutanée, intramusculaire ou digestive chez un sujet déjà sensibilisé, et se traduisant par des lésions érythématovésiculeuses, principalement localisées à la région fessière, d'où son nom, mais pouvant aussi atteindre les aisselles et les plis des coudes.
Des manifestations générales accompagnent parfois les signes cutanés : malaise, céphalée, vomissements, diarrhée. Ce syndrome est considéré comme une réaction d'hypersensibilité de type IV dans la classification de Gell et Coombs.

K. Andersen et N. Hjorth, dermatologistes danois (1994)

Gell et Coombs (classification de)

[J1]

Édit. 2018

bassin anthropoïde l.m.

dolichopellic pelvis

Bassin ovale, rappelant le bassin des grands singes, qui se rencontre dans 25% des cas dans la classification de Caldwell et Moloy.
Il est caractérisé par une réduction modérée des diamètres transversaux aussi bien au niveau du détroit supérieur qu'au niveau de l'excavation, compensée par une augmentation des diamètres antéro-postérieurs ; les échancrures sciatiques sont larges et l'angle de l'ogive pubienne est voisin de 90°.

Syn. bassin dolichopellique, bassin ovale

Édit. 2017

bassin aplati pur l.m.

flat pelvis

Bassin aplati d'avant en arrière, avec un diamètre transverse normal ou légèrement agrandi, rencontré dans 25% des cas dans la classification de Caldwell et Moloy.

Syn. bassin platypelloïde

Édit. 2017

Bessis (classification de) l.f.

Bessis’ classification

Classification échographique des insertions basses du placenta fondée sur la localisation de la limite inférieure du placenta par rapport à l'orifice interne du col utérin.
Sont considérés comme bas insérés les placentas dont l'insertion atteint une zone allant, en avant, du sommet du mur de la vessie en réplétion à une distance de 4 cm du col utérin en arrière. En cas de placenta antérieur, on distingue :
- le type 1 : le bord inférieur du placenta atteint le tiers supérieur de la vessie ;
- le type 2 : il atteint les deux tiers antérieurs de la vessie ;
- le type 3 : il atteint l'orifice interne du col utérin sans le recouvrir ;
- le type 4 : il dépasse totalement l'orifice interne du col utérin, c'est le placenta recouvrant.
En cas de placenta postérieur :
- le type 1 : le bord inférieur se trouve à moins de 4 cm de l'orifice interne du col utérin ;
- le type 2 : le bord inférieur atteint l'orifice interne du col utérin sans le recouvrir ;
- le type 3 : le bord inférieur dépasse l'orifice interne du col utérin ;
- le type 4 : le bord inférieur recouvre totalement l'orifice interne du col utérin et déborde sur la vessie ; ces deux dernières variétés sont recouvrantes.

R. Bessis, médecin échographiste français (1976)

Édit. 2017

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