Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase l.f.

L'encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase est un trouble neurométabolique rare caractérisé par des convulsions, une encéphalopathie progressive et une luxation du cristallin.
La prévalence n'est pas connue. Au moins 100 patients présentant un déficit en oxydase sulfite ont été rapportés avec environ 75% des cas liés à un déficit en cofacteurs du molybdène (MoCo).
Les symptômes apparaissent au cours de la première semaine de vie, avec des difficultés d'alimentation, des vomissements et des convulsions difficiles à contrôler. La majorité des patients présentent une dysmorphie faciale (front proéminent, diamètre bifrontal étroit, yeux enfoncés, fentes palpébrales allongées, joues pleines, un petit nez avec un long philtrum et des lèvres épaisses). Le cours de la maladie est progressif, s'accompagnant d'une spasticité, d'un déficit intellectuel sévère et d'une microcéphalie. La luxation du cristallin apparaît vers la fin de la petite enfance (rarement dès l'âge de deux mois). Une forme tardive avec un phénotype plus léger a également été décrite.
Le déficit en sulfite oxydase isolé est causé par une mutation du gène SUOX (12q13.13). Ce gène code pour l'enzyme sulfite oxydase qui catalyse l'oxydation de sulfite en sulfate, processus essentiel pour le catabolisme des acides aminés soufrés.
La carence en MoCo secondaire à des mutations dans les gènes MOCS1 (6p21.2) ou MOCS2 (5q11) provoque aussi un déficit en sulfite oxydase. Ces gènes codent pour deux des enzymes biosynthétiques de la voie de signalisation du MoCo. La synthèse insuffisante du MoCo conduit à des déficits combinés en sulfite oxydase, xanthine déshydrogénase, composant réducteur d'amidoxime mitochondriale (mARC) et aldéhyde-oxydase (les quatre molybdoenzymes chez l'homme). Le gène GPHN (14q23.3) a également été identifié comme une cause de déficit en MoCo.
La recherche des sulfites avec bandelettes dans un échantillon d'urine fraîche est un test de dépistage simple, mais qui peut donner des résultats faussement positifs ou négatifs. Une hypo-uricémie est présente dans la forme de la maladie due à un déficit en MoCo. Un troisième test est la détection des taux (faibles) d'homocystéine plasmatique.
Le diagnostic est confirmé par la culture des fibroblastes cutanés démontrant l'absence de sulfite oxydase et/ou d'activité de MoCo.
L'imagerie par résonance magnétique montre des lésions kystiques diffuses dans la substance blanche, les ganglions de la base et le thalamus, ainsi que des changements de type ulegyrie dans le cortex cérébral et une hypoplasie cérébelleuse.
Le déficit isolé en sulfite oxydase est impossible à distinguer cliniquement d'une carence en MoCo. L'encéphalopathie hypoxique-ischémique, l'hyperekplexie néonatale et des difficultés d'alimentation doivent être éliminées.
Le diagnostic prénatal est possible pour déterminer l'activité enzymatique des échantillons de villosités choriales ou par évaluation du taux de-sulfocystéine dans le liquide amniotique, ou par analyse de l'ADN.
La maladie se transmet selon un mode autosomique récessif. Un conseil génétique est possible, informant les couples affectés du risque de 25% de transmettre la mutation causale à leur descendance.
Il n'y a pas de traitement curatif pour le déficit en sulfite oxydase.. Les individus avec déficience en MoCo de type A ont bénéficié du Precursor-Z (cPMP), un précurseur de la MoCo. Bien qu'il ne puisse pas agir sur une lésion cérébrale déjà installée, le traitement arrête les convulsions et la neurotoxicité, et prévient les dommages cérébraux ultérieurs. La thérapie génique est actuellement en cours d'étude, avec une cassette d'expression pour le gène MOCS1 portée par des vecteurs AAV.
Le pronostic de la maladie est sombre. Les nouveaux traitements ont conduit à une amélioration chez certains patients survivant au-delà de la petite enfance.

Réf. Orphanet, P.S. Bindu (2012)

→ encéphalopathie, sulfite oxydase, cofacteur à molybdène (déficit en), SUOX gene, MOCS1gene , MOCS2 gene, xanthine déshydrogénase, amidoxime, aldéhyde-oxhydrase,  hypo-uricémie, homocystéine, hyperekplexie néonatale

[H1, H4, P2, Q2, R1]

Édit. 2019

vascularite n.f.

angiitis

Terme générique désignant une maladie inflammatoire des vaisseaux sanguins, quel qu’en soit la nature ou le calibre.
 Atteinte inflammatoire de la paroi vasculaire, caractérisée par un infiltrat leucocytaire, avec ou sans nécrose et pouvant aboutir à une fibrose ou à une thrombose, associant ainsi des signes histologiques qui se combinent en fonction de l'étiologie pour aboutir à plusieurs entités anatomo-cliniques.
Le classement de ces nombreuses entités anatomo-cliniques est complexe car il prend en compte : le type de vaisseaux concernés (artères, veines ou les deux à la fois), leur taille (par exemple artères de petit, moyen ou gros calibre), le caractère diffus ou segmentaire de l’atteinte vasculaire, son éventuelle association à des lésions extravasculaires, la nature des aspects microscopiques, et la mise en évidence ou non d’une étiologie précise (agent infectieux, réaction immunitaire, etc.).
Les classifications histologiques des vascularites  permettent  de distinguer :
1) les vascularites leucocytoclasiques, dont les lésions atteignent les petits vaisseaux;
2) les vascularites nécrosantes caractérisées  par une nécrose fibrinoïde de la paroi artérielle : périartérite noueuse, granulomatose avec polyangéite (ex maladie de Wegener), la granulomatose éosinophilique avec polyangéite (ex syndrome de Churg-Strauss), la maladie de Kawasaki;
3) les vascularites granulomateuses touchant habituellement les artères de gros calibre, dans lesquelles on trouve la maladie de Takayashu, l'artérite à cellules géantes (ex maladie de Horton) ;
4) les vascularites nécrosantes et granulomateuses associant des lésions de type périartérite noueuse à des granulomes périvasculaires, dont granulomatose éosinophilique avec polyangéite (ex angéite allergique de Churg et Strauss), la granulomatose avec polyangéite (ex granulomatose de Wegener);
5) les vascularites thrombosantes : maladie de Buerger et maladie de Behçet;
6) les vascularites fibrosantes;
7) les artérites infectieuses;
8) les vascularites lymphocytaires.

M. Takayashu, ophtalmologiste japonais (1908) ; J. Churg et L. Strauss, anatomopathologistes américains (1951) F. Wegener, anatomopathologiste allemand (1936 et 1939) ; L. Buerger, urologue américain (1908) ; H. Behçet, dermatologiste turc (1937)

Syn. En français, les termes vascularite et vasculite sont souvent employés indifféremment voire remplacés par le mot angéite. Dans la littérature anglo-saxonne les termes angiitis et vasculitis sont seuls utilisés

→ vascularite leucocytoplasique, vascularite nécrosante, périartérite noueuse, vascularite granulomateuse, Takayashu (artérite de), Horton (maladie de), vascularite nécrosante, granulomtose éosinophilique avec polyangéite, granulomatose avec polyangéite , Buerger (maladie de)

[K4, N3]

Édit. 2020

granulomatose avec polyangéite l.f.

Vascularite nécrosante granulomateuse des vaisseaux de petit calibre touchant les voies respiratoires supérieures et inférieures, se compliquant le plus souvent d’une glomérulonéphrite segmentaire.
Vascularite associant une granulomatose péri et extravasculaire, avec cellules géantes, à une vascularite nécrosante.
Surtout fréquente chez les sujets d’âge moyen du sexe masculin, elle se traduit cliniquement par des ulcérations des voies respiratoires supérieures et inférieures responsables de rhinites purulentes, otites moyennes, sinusite avec extension possible à l’orbite et exophtalmie, érosions trachéales et atteinte pulmonaire condensante parfois excavée. L’atteinte pulmonaire isolée représente 10% des cas. La toux est très fréquente (trois fois sur quatre). La dyspnée habituellement modérée s’observe une fois sur deux, des hémoptysies surviennent dans un tiers des cas, en particulier lors d’hémorragies alvéolaires. Un épanchement pleural modeste, un pneumothorax peuvent être révélateurs. L’imagerie pulmonaire est souvent changeante : images en verre dépoli, nodules multiples arrondis à limites nette et une fois sur deux excavés, infiltrats et, rarement, images réticulonodulaires. La bronchoscopie, les biopsies bronchiques, le lavage broncho-alvéolaire n’apportent pas d’éléments spécifiques. Le diagnostic est fait sur la biopsie pulmonaire, sous thoracoscopie, au niveau des zones de transition entre parenchyme pathologique et sain.
L’atteinte rénale peut être prédominante. La glomérulonéphrite segmentaire expose à l’insuffisance rénale.
Dans 95% des cas, le sérum des malades contient
des anticorps anticytoplasmes des polynucléaires neutrophiles (ANCA du type C-ANCA ayant pour cible principale la protéinase 3 contenue dans les granules azurophiles de ces cellules. La sensibilité et la spécificité élevées de ces anticorps en font un marqueur biologique remarquable de cette affection dont le pronostic autrefois mortel a été transformé par les glucocorticoïdes et le cyclophosphamide.

F.Wegener, anatomopathologiste allemand (1936 et 1939)

Syn. maladie de Wegener

Sigle GPA

→ vascularite, glomérulonéphrite avec hyalinose segmentaire et focale, ANCA

[K1, M1]

Édit. 2019

vascularite leucocytoclasique l.f.

leukocytoclastic vasculitis, leukocytoclastic angiitis

Vascularite des vaisseaux de petit calibre, surtout veinules postcapillaires, se caractérisant histologiquement par un infiltrat situé autour et dans la paroi du vaisseau, contenant des polynucléaires neutrophiles éclatés, à noyau pycnotique et fragmenté (leucocytoclasie), une nécrose fibrinoïde pariétale, une extravasation d'hématies, ainsi qu'un bombement des cellules endothéliales dans la lumière des vaisseaux, pouvant aboutir à la disparition de celles-ci.
Sur le plan physiopathologique, les complexes immuns circulants sont le plus souvent incriminés, activant le complément et aboutissant à la libération de facteurs qui concourent à l'augmentation de la perméabilité vasculaire et à la destruction des cellules endothéliales.
Les vascularites d’hypersensibilité, la vascularite à IgA (purpura de Schönlein-Henoch) et la vascularite urticarienne de McDuffie ont toutes les trois comme support anatomopathologique une vascularite leucocytoclasique.

J. L. Schönlein, médecin interniste allemand, membre de l’Académie de médecine (1832) ; E. Henoch, pédiatre allemand (1868) ; F. P. McDuffie, médecin rhumatologue américain (1973)

Étym. gr. leukos : blanc ; kutos : cellule ; klasis : rupture

Syn. angéite leucocytoclasique

→ vascularite, complexe immun, vascularite d'hypersensibilité, vascularite à IgA, McDuffie (syndrome de)

[F1, F3, J1, K4]

Édit. 2020

vasculite n.f.

vasculitis

Anglicisme improprement employé à la place de vascularite.
Ce mot est la traduction littérale du mot anglais vasculitis. Certains confèrent au mot vasculite, un lien avec une atteinte de petit calibre des vaisseaux. Ce mot ne devrait pas être employé dans le vocabulaire médical français.

→ vascularite

[K4]

Édit. 2020

angéite nécrosante granulomateuse l.f.


necrotizing angIitis

Maladie inflammatoire ou immune des artères de petit calibre.
Le démembrement nosologique de ces nombreuses maladies n’est pas achevé. La plus connue des angéites nécrosantes est la périartérite noueuse. Mais on peut encore citer : l'artérite à cellules géantes (maladie de Horton), la maladie de Takayashu, la vascularite à IgA (purpura rhumatoïde),  la granulomatose avec polyangéite (maladie de Wegener), etc.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

Syn. vascularite nécrosante

→ périartérite noueus,  maladie de Takayashu,   artérite à cellules géantes, vascularite à IgA,  granulomatose avec polyangéite

[F3, K4, N3]

Édit. 2019

abaissement de la cataracte

reduction in the cataract

Technique historique de cure chirurgicale de la cataracte, consistant en une bascule vers l’arrière et par pression sur le cristallin dans le corps vitré.

Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)

→ cataracte

[P2]

Édit. 2020

abaissement rénal l.m.

lowering of the kidney

Artifice technique chirurgical permettant d'abaisser le rein pour compenser une perte de substance de l'uretère initial et permettre le rétablissement de continuité de la voie excrétrice.
Outre la néphrolyse il peut comporter une transposition de la veine rénale sur la veine cave.

→ autotransplantation rénale

[M2]

Édit. 2020

Abeille (technique d') l.f.

Abeille’s technique

Technique cœlioscopique de fixation des ligaments ronds de l'utérus à la paroi abdominale antérieure, utilisée dans les cures de rétroversion utérine.

J. P. Abeille, gynécologue obstétricien français du XXe siècle

[O3]

Édit. 2016

absorption percutanée l.f.

cutaneous absorption

Ensemble des mécanismes de pénétration sans effraction à travers la peau d'une substance lui permettant d'aller de son point d'application jusqu'à la circulation générale.
Ce processus, qui peut être actif ou passif, comporte deux phénomènes successifs : une phase de pénétration de la substance puis une phase de résorption à travers le derme et les parois vasculaires vers la circulation générale. L'absorption varie selon la taille, l'hydrosolubilité et le type de préparation contenant la substance, mais aussi selon l'épaisseur de la peau, la région et la technique d'application. Le massage ou l'occlusion la facilitent. Les voies de pénétration au niveau de la peau sont le stratum corneum, les glandes sudoripares et les follicules pilosébacés.

Étym. lat. absorbere : absorber

Syn. pénétration transcutanée

→ fonction barrière de l'épiderme, stratum corneum, couche cornée

[C2,L1]

Édit. 2017

accident catastrophique à effets limités l.m.

disaster accident with limited effects

Accident de cause naturelle, technique ou humaine, dont les effets matériels et corporels sont limités dans le temps comme dans l'espace.
Ils nécessitent l'intervention de moyens de secours professionnels dans le cadre d'un plan d'intervention particulier, appelé « plan rouge », en France.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

→ plan rouge

Édit. 2016

acide vanyl-mandélique l.m.

vanylmandelic acid

Acide 4-hydroxy-3-méthoxymandélique, métabolite majeur du catabolisme des catécholamines, isolé à partir d'urines de sujets porteurs de phéochromocytomes.
Il se forme à partir de la noradrénaline et de l'adrénaline sous l'action de deux enzymes : la catéchol-O-méthyl-transférase et la monoamine-oxydase ; il est éliminé par les urines sous forme libre. Le taux normal d'excrétion varie de 2 à 9 mg par 24 heures, selon la technique utilisée ; il est augmenté chez les sujets porteurs de phéochromocytomes et de neuroblastomes.

Étym. all. mandel : amande

Syn. vanillyl-mandélique (acide)

Sigle VMA

→ catécholamines, phéochromocytome, noradrénaline, adrénaline, catéchol-O-méthyl-transférase, monoamine-oxydase, neuroblastome

Édit. 2017

acquisition n.f.

acquisition

En imagerie numérisée, au sens large du terme, recueil et stockage des données brutes qui vont permettre de reconstruire une image.

En imagerie numérisée et scanographie conventionnelle, les données brutes nécessaires pour reconstruire une image ou une coupe sont recueillies, numérisées et stockées après un seul balayage : une image est obtenue avec une acquisition.

En scanographie hélicoïdale, de très loin la technique la plus fréquente actuellement, un seul balayage permet de stocker les données brutes correspondant à toutes les coupes comprises dans le volume exploré en une rotation de 360° du tube : une seule acquisition permet d'obtenir l'image de plusieurs coupes.

En IRM, pour obtenir une ligne de la matrice, on répète souvent la même séquence deux ou trois fois pour améliorer le rapport signal sur bruit : on dit que l'on a fait deux ou trois acquisitions (ou accumulations). Pour obtenir les données brutes correspondant à la totalité de la matrice, il faut ensuite répéter cette opération autant de fois que la matrice comprend de lignes : l'obtention d'une seule image en IRM demande donc un grand nombre d'acquisitions.

Syn. accumulation (en IRM)

[B2,B3]

Édit. 2020

acquisition hélicoïdale l.f.

helical acquisition

En scanographie, mode d'acquisition des coupes dans laquelle la rotation continue du tube à rayons X et des détecteurs autour du patient, est combinée à un déplacement linéaire de la table sur laqelle est couché le patient, ce qui a pour résultante une hélice qui couvre un volume donné.
Cette technique d'acquisition volumique permet d'acquérir les données correspondant à ce volume, au sein duquel on peut, secondairement, reconstruire des coupes planes ou curvilignes dans tous les plans voulus, des volumes...
C'est le mode d'acquisition habituel des scanners actuels.

Syn. acquisition spiralée, acquisition volumique

→ scanographe hélicoïdal, incrément

[B2,B3]

Édit. 2020

acquisition hélicoïdale à visée angiographique l.f.

helical CT angiography

Technique scanographique d'acquisition volumique hélicoïdale, permettant, après injection intraveineuse d'un produit de contraste iodé, d'obtenir une visualisation des vaisseaux sanguins contenus dans le volume exploré.
Il est possible par cette méthode d'obtenir des coupes axiales des vaisseaux, des images 3D en rendu de volume, des images MIP, des reconstructions curvilignes dans l'axe anatomique des vaisseaux et de manière exactement perpendiculaire à ce dernier (ce qui est précieux en cas de tortuosités).
La qualité actuelle des images obtenues et la possibilité de couvrir rapidement un champs de vue étendu (de la crosse de l'aorte aux pieds par exemple), est souvent suffisante pour rendre inutile l'artériographie classique par injection intra-artérielle, nettement plus agressive.
L'angioIRM, dont certaines modalités peuvent se passer de produit de contraste et n'est pas irradiante, est concurrentielle.

Syn. angioscanner ou angioscanographie

Sigle AHVA

→ CT angiographie, acquisition hélicoïdale, acquisition volumique, artériographie, MIP, représentation 3D de surface, angioIRM

[B2,B3, K4]

Édit. 2020 

acquisition multislab en IRM l.f

multiple overlapping thin slab acquisition (MOTSA)

En angiographie par résonance magnétique (ARM), ou angio-IRM, procédé consistant à faire des acquisitions multiples en tranches plus ou moins fines (slabs) avec chevauchement (overlapping).
En ARM par temps de vol et technique 3D, le volume exploré est limité à cause du phénomène de saturation progressive des spins qui se produit en fin de parcours. Cet inconvénient peut être corrigé en faisant des acquisitions multiples en tranches relativement fines. Celles-ci doivent se chevaucher pour éviter les pertes de signal en bordure.

Sigle MOTSA

→ impulsions à angle de bascule variable, renforcement paradoxal du signal , ARM par temps de vol, angio-IRM

[B2,B3]

Édit. 2020

acquisitions parallèles en IRM l.f.

parallel imaging

Technique IRM d'acquisition des images consistant à utiliser la grande sensibilité d'antennes de surface en réseau phasé comme paramétrage du codage spatial de l’image, en association avec la réduction du nombre de lignes du plan de Fourier dans le but de réduire le temps d’acquisition, ou, à temps égal, d'augmenter la qualité des images.

→ acquisition en IRM

[B2,B3]

Édit. 2020

acquisition segmentée en IRM l.f.

segmented acquisition

En IRM, technique d'acquisition des images à l'aide de séquences rapides permettant l'acquisition de plusieurs lignes du plan de Fourier avec une seule impulsion de radiofréquence.

→ écho de gradient ultrarapide, écho de spin rapide, écho-planar, acquisition en iRM

[B2,B3]

Édit. 2020

activité rénine plasmatique l.f.

plasma renin activity (PRA)

Activités enzymatiques protéolytiques, d'origine rénale, présentes dans le plasma, qui successivement, à partir de l’angiotensinogène d’origine hépatique, conduisent à un des mécanismes de régulation de la pression artérielle.
La cascade enzymatique aboutissant à la formation d’angiotensine I active à partir d’un substrat hépatique est plus complexe qu’il semblait initialement. Le myocarde possède un système rénine-angiotensine propre, distinct des systèmes circulatoires.
L’activité rénine plasmatique peut être mesurée par technique radio-immunologique. Elle est augmentée dans les hypertensions artérielles secondaires à une sténose artérielle rénale. Ce dosage est utile essentiellement pour le diagnostic de l’hyperaldostéronisme primaire : l’activité est dans ce cas effondrée.

Étym. lat. activitas : activité (déverbal d'ago : pousser devant soi, agir)

Sigle ARP

→ rénine, rénine (mesure de l'activité plasmatique de la), rénine angiotensine (système), hypertension artérielle maligne, hypertension rénovasculaire, hyperaldostéronisme

[C2, M1, O4]

Édit. 2020

adapto-électrorétinogramme n.m.]

adapto-electroretinography (AERG)

Enregistrement graphique des variations du potentiel cornéorétinien, c’est-à-dire de l’activité électrique rétinienne sous l’influence de stimulations lumineuses brèves précédées d’un stimulus conditionnant de longue durée.
Cette technique consiste à enregistrer un électrorétinogramme après une adaptation rétinienne à l’obscurité durant 6 à 8 minutes. Les caractéristiques de l’électrorétinogramme ainsi enregistrées sont modifiées en raison d’un état d’adaptation rétinien différent de celui d’un électrorétinogramme classique : les temps de culminations sont augmentés de 10 à 12 millisecondes, et les ondes b ont une amplitude augmentée de 30%. Par comparaison à l’électrorétinogramme classique, on peut approcher le fonctionnement du couple neurorétine-épithélium pigmentaire.

→ électrorétinographie, électro-oculographie, électrophysiologie rétinienne

[B3,P2]

Édit. 2017

Addis (compte d') l.m.

Addis’ count

Numération des hématies et des leucocytes présents dans les urines émises pendant 12 heures..
Ce compte permet surtout de reconnaître la présence d’une hématurie microscopique et de surveiller l’évolution des glomérulonéphrites. Le chiffre normal est inférieur à 600000 hématies. Actuellement, la technique adaptée par Hamburger, est préférée. Elle rapporte le nombre des éléments figurés d’origine sanguine à la quantité d’urine exprimée en ml, émise pendant 3 heures. C’est un débit qui est normalement inférieur à 2500 hématies et à 6000 leucocytes par minute.

T. Addis, néphrologue américain d'origine britannique (1922) ; H. J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1883)

Syn. débit minute des éléments figurés de l’urine, HLM sigle pour hématies, leucocytes, minute (langage courant)

→ débit minute des éléments figurés de l'urine, sédiment urinaire

[B3, M1]

Édit. 2020

adduit n.m.

adduct

Substance d'origine étrangère qui s'attache à un composé de l'organisme par une liaison covalentielle.
Certaines substances s'attachent par ex. au glutathion. Plus spécialement, substance qui s'attache à un acide désoxyribonucléique. Il est possible de caractériser l'ensemble formé par cette substance étrangère et le nucléotide qui le porte après hydrolyse du polynucléotide. Par ex. certains carbures cancérigènes, comme l'acétylaminofluorène, ou certains pesticides peuvent être détectés sur l'ADN par une technique de marquage au 32P. La formation d'adduits à l'ADN est une étape de la formation d'une tumeur.

[C1,F2,Q1]

Édit. 2017

adénogramme n.m.

lymph node differential cell count, lymphadenogram

Examen cytologique du suc d’un nœud lymphatique (ganglion) en microscopie optique des différents composants cellulaires à partir de l’étalement sur lame d’un prélèvement coloré par le May-Grünwald-Giemsa.
Ce dernier est obtenu soit par ponction à l’aiguille, soit par l’apposition sur lame de la coupe d’un nœud fraîchement prélevé constituant une “empreinte ». La lecture donne une formule précisant les diverses proportions d’éléments cellulaires au sein d’un nœud lymphatique.
L'aspect « normal » est rarement observé, car un nœud superficiel normal n'est guère ponctionné. Il montrerait une grande majorité de petits lymphocytes (85%) et une minorité de plasmocytes, lymphoblastes et cellules macrophages. L'adénogramme est un examen simple et rapide pour orienter le diagnostic d'une adénopathie en montrant des modifications évocatrices d'une réaction inflammatoire aigüe (neutrophiles), subaigüe (macrophages, cellules épithélioïdes) ou chronique (cellules basophiles, mastocytes) d'une métastase, d'un lymphome hodgkinien ou non hodgkinien, d'une infection parasitaire (histoplasmose, leishmaniose). Il est insuffisant, même en présence de cellules évocatrices, en cas de maladie de Hodgkin, de lymphome non hodgkinien où le diagnostic repose sur la biopsie ganglionnaire
Cette technique peut être remplacée par l’examen en cytométrie de flux qui permet de préciser les différentes populations fonctionnelles lymphocytaires.

Étym. gr. adên, glande; grammê : signe ou dessin

→ ponction ganglionnaire

[A2, A3, B3, F1]

Édit. 2020

adénomectomie prostatique l.f.

prostatic adenomectomy

Ablation d'un adénome prostatique.
Cette ablation peut être chirurgicale (à ciel ouvert) ou endoscopique. Cependant l'usage fait du terme d'adénomectomie le synonyme d'ablation chirurgicale de l'adénome. Celle-ci peut être réalisée par voie hypogastrique transvésicale ou par voie rétropubienne. Les voies périnéale, sacrococcygienne ou coccypérinéale ont été abandonnées. La voie transuréthrale est celle de la résection endoscopique.
Quelle que soit la voie d'abord choisie et la technique employée, l'adénomectomie prostatique se contente d'enlever le tissu pathologique de l'adénome et laisse en place le tissu prostatique périphérique sain, s'arrêtant au plan de clivage qui les sépare, et ne méritant donc aucunement le terme de prostatectomie trop souvent employé à tort. Son but est de restaurer des mictions sans obstacle. Elle respecte le sphincter strié de l'urèthre mais enlève le sphincter lisse inclus dans l'adénome, créant donc des éjaculations rétrogrades. Mais elle n'altère en aucune façon la fonction érectile. Ses complications, maintenant très réduites, étaient l'hémorragie de la période per- et péri-opératoire, l'infection et les troubles de la continence ensuite.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

→ résection endoscopique de prostate

[M2]

Édit. 2017

administration des médicaments (modalité d ') l.f.

drug’s administration techniques

Ensemble des détails techniques réglant l'introduction d'un médicament dans l'organisme : durée du traitement, dose, rythme et horaire des prises, voie d'administration, etc.
L'administration discontinue peut être réglée par le patient lui-même comme dans la technique d'analgésie contrôlée par le patient. L'administration continue de médicaments puissants s'effectue grâce à des pompes volumétriques ou des seringues électriques. Elle peut être pilotée par ordinateur. Pour adapter les doses d'anesthésiques à l'intensité de la stimulation chirurgicale, on maintient une concentration plasmatique pré-établie et adaptée au type de chirurgie en réglant la dose administrée par un rétrocontrôle basé sur la surveillance continue d'un paramètre physiologique, comme l'électroencéphalogramme, la pression artérielle ou le relâchement musculaire (évalué avec un stimulateur de nerf).

→ pousse-seringue, pompe à galets, stimulateur de nerf

[G5]

Édit. 2017

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