perméabilité vasculaire l.f.
vascular permeability
Capacité de l'endothélium de laisser passer à travers ou entre ses cellules, des liquides, des molécules, des cellules.
pharmacologie inverse l.f.
Pharmacologie de développement récent, qui résulte de l'isolement dans le génome de gènes identifiés par homologie avec d'autres gènes ou à la suite de séquençages industriels sans sélection préalable.
Ces gènes exprimés dans les cellules pouvant les rendre sensibles à l'action de certaines substances, on en déduit qu'ils codent pour des enzymes ou des récepteurs actifs pharmacologiquement.
Cette pharmacologie suit donc une démarche qui va du gène à la fonction, alors que la pharmacologie moléculaire traditionnelle procédait de la fonction à la protéine puis au gène : elle recherchait une protéine douée d'activité biologique dite pharmacologique, en se fondant sur l'effet de substances sur certaines cellules. Le biochimiste isolait la protéine et, par synthèse d'oligonucléotides basés sur la séquence, localisait le gène correspondant.
La pharmacologie inverse a ainsi identifié de nombreux sous-types de récepteurs, par ex. de la sérotonine (14 sous-types au lieu de 3 ou 4 attendus de la pharmacologie classique) ou de la dopamine (7 au lieu des 2 connus), etc.
phase anagène l.f.
anagene phase
Phase du cycle pilaire au cours de laquelle le poil ou le cheveu est en période de pousse.
La phase anagène comporte six stades :
- stade 1 : activation des cellules papillaires et mitoses des cellules germinales bulbaires ;
- stade 2 : développement du bulbe en profondeur et autour de la papille dermique ;
- stade 3 : début de synthèse d'un cheveu anagène naissant, de forme cônique, ne dépassant pas la gaine épithéliale interne ;
- stade 4 : développement de la mélanogénèse ;
- stade 5 : l'extrémité distale du cheveu dépasse la gaine épithéliale interne ;
- stade 6 : émergence du cheveu à la surface du cuir chevelu.
Au niveau du cuir chevelu, la phase anagène dure en moyenne de 2 à 4 ans chez l'homme et de 3 à 6 ans chez la femme.
Étym. gr. ana : en haut ; genos : origine
phase de latence l.f.
lag phase, latent period
1) Période qui suit l'inoculation d'une culture microbienne dans un milieu de culture.
Le nombre de cellules reste stationnaire, le taux de croissance est minimal. C'est une période d'adaptation à un nouvel environnement. Si on inocule un nombre important de cellules en phase exponentielle dans un milieu semblable au milieu initial, la culture démarre immédiatement.
2) Durée minimale qui sépare l'infection d'une cellule par un virus de la lyse de la cellule.
photorécepteur de la rétine l.m.
retina receptor
1) Molécule de la membrane des cellules rétiniennes associant une opsine et un photochrome, le 11-cis-rétinal, et dont la dissociation par l’absorption de photons entraîne une série de réactions en chaîne aboutissant à la formation d’un influx nerveux transmis aux aires cérébrales de la vision.
Ces réactions en chaîne, la transduction, permettent une amplification importante du signal optique par activation de molécules de transducine et, par l’intermédiaire de celles-ci, l’intervention du GMPc (guanosine-monophosphate cyclique) ; celui-ci, agit sur la fonction des canaux membranaires, augmentant par hyperpolarisation le potentiel électrique et la transmission de l’influx vers le cerveau.
2) Par extension : cellule visuelle de la rétine spécialisée dans la réception de la lumière ; cône dans la macula et la région périmaculaire et bâtonnet dans la périphérie de la rétine.
Toutes ces cellules possèdent un pigment visuel qui absorbe certaines radiations du spectre. Chaque cellule ne synthétise qu’un seul type de pigment : les bâtonnets contiennent la même protéine, la rhodopsine, très sensible à la lumière permettant la vision nocturne mais non la vision colorée ; son maximum d’absorption se situe vers 500 nm. Les cônes permettent la vision colorée ; ils sont de trois variétés contenant les opsines L, M et S selon leur sensibilité aux longueurs d’ondes longues (560 nm, rouge), moyennes (535 nm, vert) ou courtes (430 nm, bleu).
→ rétine, cônes, bâtonnets, opsine, transduction visuelle, transducine, GMPc-d'ouverture du canal cationique des photorécepteurs
plaque athéromateuse (centre lipidique de la) l.m.
lipid center
Masse formée par des lipides au centre d'une plaque d'athérome ou d'une particule lipoprotéinique.
Dans les plaques athéromateuses, les lipides, consistant pour les trois quarts en cholestérol, sous forme libre ou estérifiée, s'y trouvent à l'intérieur des cellules spumeuses, et surtout libres dans l'espace extracellulaire. La consistance du dépôt lipidique est pâteuse. Les cellules spumeuses se répartissent au pourtour du cœur lipidique, dont le centre ne contient que des débris cellulaires (d'où la dénomination de centre athéronécrotique). Une plaque peut abriter plusieurs cœurs lipidiques superposés (fibroathérome stratifié). Dans les lipoprotéines, le cœur lipidique est essentiellement constitué d'esters de cholestérol et de triglycérides.
→ athérome
plaque d'athérome l.f.
Athérome entouré de cellules musculaires lisses sécrétantes et de collagène, sécrété par ces cellules.
La fibrose est le deuxième constituant de la lésion athéromateuse. Cette lésion se stabilise, peut régresser en laissant une cicatrice scléreuse ou progresser et devenir alors, selon ses constituants et sa composition, plaque fibrolipidique, athéromateuse ou fibreuse.
plasminogène (activateur du) l.m.
plasminogen activator
Enzyme qui convertit le plasminogène en plasmine.
L'activateur du plasminogène peut être utilisé comme un paramètre de l'activation macrophagique, facteur essentiel des phénomènes d'immunité. Les activateurs par action protéolytique transforment le plasminogène inactif en plasmine, permettant la fibrinolyse. On distingue les activateurs endogènes et les activateurs exogènes. Les activateurs endogènes ou circulants sont constitués par le facteur XII (ou facteur Hageman) et les autres facteurs contact de la coagulation tels que la prékallicréine. Les activateurs exogènes ou tissulaires sont biosynthétisés principalement par l'endothélium vasculaire et les monocytes. L'activateur endothélial est relargué dans la circulation à l'état basal et de façon plus importante après stress ou anoxie. Il est complexé à l'inhibiteur de type (PAI-1). Un déficit sélectif de sécrétion par l'endothélium vasculaire pourrait constituer un facteur de risque de thrombose.
Certains activateurs exogènes sont utilisés en thérapeutique : l'urokinase biosynthétisée par les cellules rénales et présente dans l'urine sous forme de pro-urokinase, mais aussi biosynthétisée par d'autres types cellulaires et par certaines cellules tumorales ; la streptokinase, extraite de cultures de streptocoques hémolytiques et pouvant être immunogénique.
pluripotent adj.
pluripotent
Se dit d’une cellule capable à la suite de divisions de donner par différenciation plusieurs types cellulaires, comme par exemple des cellules souches tumorales ou des cellules souches de tératomes
podocyte n.m.
podocyte
Cellule épithéliale glomérulaire bordant la membrane basale glomérulaire du côté de l’urine, appelée ainsi parce qu’elle possède des prolongements ou pédicelles par lesquels elle s’appuie sur la membrane basale glomérulaire.
Les podocytes sont encore appelés cellules épithéliales viscérales glomérulaires pour les distinguer des cellules épithéliales pariétales de la capsule de Bowman. Les pieds par lesquels ils s’appuient sur la membrane basale sont reliés par les diaphragmes de fente (« slit diaphragms »). Avec la membrane basale glomérulaire, les podocytes représentent la principale barrière au passage des protéines dans l’urine. Ils expriment des protéines intervenant dans ce processus comme la néphrine et la podocine dont les mutations sont à l’origine de syndromes néphrotiques héréditaires. Ils expriment également des antigènes "néphritigènes" dont la liaison à leurs anticorps spécifiques est capable d’induire des glomérulonéphrites extramembraneuses (« membranous glomerulonephritis »).Le plus fréquemment observé de ces antigènes est le récepteur de la phospholipase A2 (PLA2R), ce qui amène à mesurer systématiquement le taux d’anticorps contre cette protéine dans les syndromes néphrotiques de l’adulte. Un autre antigène plus rarement en cause est la neutroendopeptidase chez les femmes enceintes porteuses d’une mutation invalidant le gène de cette enzyme. Chez le rat, existe un modèle expérimental classique de la maladie, le modèle de Heymann, dans lequel l’antigène cible est la mégaline, protéine absente du glomérule humain. Les podocytes interviennent également dans la synthèse des protéines de la membrane basale glomérulaire.
→ néphrine, podocine, glomérule, néphrotique (syndrome), glomérulonéphrite extra-membraneuse, Heymann (néphrite de), phospholipase A2
pôle apical l.m.
apical pole
Partie de la membrane des cellules épithéliales tubulaires bordant la lumière et ainsi en contact avec l'urine.
Le pôle apical ou luminal des cellules épithéliales tubulaires contient des canaux et des transporteurs assurant le passage de nombreuses substances de l'urine vers la cellule. Il exprime également des enzymes spécifiques.
pôle basolatéral l.m.
basolateral pole
Partie de la membrane des cellules épithéliales tubulaires bordant les espaces interstitiels du rein.
Le pôle basolatéral ou plasmatique des cellules épithéliales contient des canaux et des transporteurs assurant le passage de nombreuses substances de la cellule vers les liquides interstitiels. Il exprime en particulier la Na+-K+-ATPase.
polycystine 1 n.f.
polycystin 1
Protéine glycosylée de 4302 acides aminés ancrée à la membrane cellulaire des cellules épithéliales tubulaires du néphron et présente, en particulier, dans les cils primaires du pôle apical.
La polycystine 1 est codée par le gène PKD1 situé dans le chromosome 16 dont les mutations sont à l’origine de la grande majorité des cas de polykystose à transmission autosomique dominante. C’est la plus fréquente des maladies génétiques des reins. Elle est caractérisée par la formation de kystes rénaux dans tous les segments du néphron à l’âge adulte. La polycystine 1 forme un complexe avec la polycystine 2 dans les cils primaires des cellules tubulaires qui réagit au flux urinaire en augmentant l’influx calcique et en contrôlant ainsi le diamètre et la différentiation tubulaire, ce qui expliquerait la formation de kystes lorsque le gène PKD1 ou le gène PKD2 est muté. Le lien entre cil primaire et kystes rénaux a conduit à inclure la polykystose rénale dans la nouvelle famille des ciliopathies.
→ polykystose à transmission autosomique dominante, polycystine 2, ciliopathie, PKD1 gene
porome eccrine intraépidermique de Holubar l.m.
intraepidermal eccrine poroma
Tumeur cutanée bénigne, dont l'aspect histologique rappelle celui de l'épithélioma intra-épidermique de Jadassohn, mais dont les cellules présentent les caractères histochimiques et enzymatiques des cellules excrétosudorales.
Tout comme l'hidroacanthoma simplex, le porome eccrine intraépidermique est une variété purement intra-épidermique du porome eccrine.
K. Holubar et K. Wolff, dermatologues autrichiens (1969)
[J1,F5]
potentiel évoqué auditif ( PEA) l.m.
auditory evoked potentials
Potentiel électrique généré par le système auditif ou potentiel évoqué exogène lié à une stimulation sensorielle auditive, destiné à explorer les voies auditives.
En dehors de toute stimulation acoustique, il existe dans la cochlée des polarisations ou potentiels de repos (90 mV par rapport au sang ou à la périlymphe), potentiel intra-cellulaire des cellules ciliées de l’organe de Corti (-70 mV). En réponse à une stimulation acoustique, l’ensemble des cellules ciliées de l’organe de Corti produit un potentiel complexe avec une réponse alternative, le potentiel microphonique cochléaire, et une réponse électrique continue, le potentiel de sommation. Les fibres du nerf auditif produisent des potentiels dont la composition donne le potentiel d’action global ou potentiel composite du nerf auditif. Les réponses électriques apparaissant dans les différents relais du système auditif, en réponse à une stimulation brève, peuvent être enregistrées par des électrodes de surface : ce sont les potentiels évoqués auditifs. Ils sont utilisés en clinique courante pour rechercher une pathologie rétro
Dans les potentiels évoqués exogènes on distingue les PEA du tronc cérébral survenant dans les 10 ms suivant le stimulus, les PEA semi-précoces (latence entre 20 et 50 ms) et les PEA tardifs (latence entre 50 et 500 ms). Ils sont utilisés dans les pathologies auditives périphériques transmissionnelles ou endocochléaires et dans les atteintes encéphaliques du tronc cérébral. Différents pics sont identifiables sur les graphiques obtenus : on étudie particulièrement les latences des pics I, II, III et V, et l'amplitude des pics I et V.
Sigle : PEA
→ potentiels évoqués du tronc cérébral
procalcitonine n.f.
procalcitonin.
Protéine précurseur de la calcitonine, synthétisée dans les conditions physiologiques par les cellules parafolliculaires de la glande thyroïde. En cas d’infection bactérienne systémique, elle peut toutefois être secrétée par presque toutes les cellules de l’organisme
Elle contient du côté NH2-terminal deux séquences peptidiques, dites C1 et C2, et du côté C-terminal une autre séquence dite PDN 21. Ces peptides sont détachés lors de la maturation de l'hormone et sécrétés avec elle. Le peptide PDN 21 a d'ailleurs une activité analogue à celle de la calcitonine.
Le dosage de la procalcitonine (PCT) dans le sérum, effectué par électro-chimioluminescence, est utilisé comme marqueur de sepsis. L’augmentation de PCT sérique est, en effet, pratiquement spécifique des infections bactériennes sévères. Chez le sujet normal, la concentration sérique de PCT est inférieure à 0,5 µg/L Dans les infections bactériennes systémiques, la concentration de PCT sérique augmente rapidement (2-3h) et atteint un niveau d’autant plus élevé que l’agression bactérienne est intense. Après instauration d’une antibiothérapie adaptée, une baisse rapide de la PCT témoigne de l’efficacité du traitement.
Sigle : PCT
progérine n.f.
progerin
Protéine anormale provenant d’une mutation du gène LMNA (chromosome 1) codant pour la lamine, protéine tapissant normalement la face interne de la membrane nucleaire (la lamina nucléaire) et constituant de la structure du noyau, responsable de la progeria d’Hutchinson-Gilford.
Normalement la prélamine A, codée par le gène LMNA, se fixe sur la membrane nucléaire. La mutation entraîne la substitution d’un nucléotide de cytosine par une thymine (en position 1824). Il s’ensuit au cours de l’épissage des exons (avec suppression des introns) la perte pour la protéine pré-lamine d’une cinquantaine d’acides aminés ; la prélamine ainsi amputée prend le nom de progérine. Celle-ci ne peut subir les modifications post traductionnelles induites normalement par une métalloprotéase à zinc dont la séquence cible se trouve dans la partie éliminée. La progérine reste fixée à la membrane, remplace la lamine et ne peut participer à la structure et au métabolisme intranucléaire normalement exercés par la lamine.
Une progérine intervient également dans la réduction des télomères des chromosomes, témoin du vieillissement des cellules. Sa présence a été constatée dans les cellules sénescentes à télomères courts.
J. Hutchinson, Sir, chirurgien et anatomopathologiste britannique (1886) ; H. Gilford, chirurgien britannique (1897)
Étym. d’après progeria : gr. pro : avant ; gerôn : vieillard
→ progeria d'Hutchinson-Gilford, laminopathie, lamine
proglucagon n.m.
proglucagon
Protéine de 160 acides aminés précurseur du glucagon, qu'on trouve dans les granules de sécrétion des cellules A des ilots de Langerhans du pancréas, ainsi que dans les muqueuses gastriques et intestinales.
Un clivage protéolytique permet de transformer en glucagon lorsque la cellule pancréatique est stimulée, ou en glicentine et oxyntomoduline dans les cellules des muqueuses digestives.
protéine de fusion l.f.
fusion protein
Fusion résultant du transcrit chimérique de deux gènes ayant fusionné lors d'une translocation chromosomique et dont la présence peut générer des processus tumoraux souvent par activation inappropriée d'oncogènes.
Elle peut être décelée par immunohistochimie sur coupes histologiques.
Ex. détection du transcrit bcr-abl dans la leucémie myéloïde chronique, tant pour le diagnostic de la maladie que pour le dépistage de ses rechutes ; détection du transcrit chimérique entre le gène du sarcome d'Ewing et le gène de la tumeur de Wilms (WT1) dans les tumeurs desmoplastiques à petites cellules rondes. Des translocations réciproques sont également décelées dans les lymphomes anaplasiques à grandes cellules et dans les sarcomes d'Ewing. Des implications thérapeutiques peuvent découler de ces détections par l'utilisation d'anticorps bloquants spécifiques de la partie du gène transcrite après fusion.
protéine neu l.f.
neu protein
Protéine codée par le proto-oncogène c-erb B2 ou neu.
La protéine neu, transmembranaire, de 1234 aminoacides peut être trouvée activée chez le Rat en protéine oncogène par mutation portant sur un acide aminé en position 664 (Val → Glu) dans son domaine transmembranaire : c'est ainsi qu'elle a été découverte dans des neuroblastomes induits chimiquement chez le Rat.Cette protéine est l'un des récepteurs de certains facteurs de croissance, les neurégulines, qui se fixent indirectement ou directement sur leurs domaines extracellulaires et permettent de déclencher par leur domaine intracellulaire une activité tyrosine-kinase impliquée dans leur effet mitogène. Chez l'Homme, les récepteurs neu sont présents sur les cellules musculaires au niveau des synapses neuromusculaires et sur les cellules de Schwann et leurs précurseurs de la crête neurale ; on n'en a pas trouvé de forme mutante oncogène ; leur surexpression a été constatée dans certains cancers de mauvais pronostic, surtout des cancers du sein.
Étym. neu de neuroblastome
pseudolysogénie n.f.
pseudolysogeny
Association entre un phage et une bactérie aboutissant à une lysogénisation incomplète des cellules de la population : absence de réplication du génome phagique, absence de lyse, etc.
Certaines cultures demeurent constamment infectées par le phage, on parle de culture transporteuse. Cette notion s'applique aussi aux cellules de mammifères infectées par un virus.
pulpe de la dent l.f.
pulpa dentis (TA)
dental pulp
Tissu conjonctif mou, rougeâtre, bien vascularisé, contenu dans la cavité d’une dent (cavité pulpaire).
Sa partie centrale est formée de cellules conjonctives anastomosées, de fibres conjonctives, de vaisseaux et de nerfs. Sa partie superficielle comprend une rangée de cellules allongées perpendiculairement à la surface de la pulpe (odontoblastes). La pulpe dentaire donne la sensibilité à la dent et assure les échanges nutritifs.
radio-immunothérapie l.f
radioimmunotherapy
Application thérapeutique d’anticorps vecteurs de radioactivité.
Le vecteur, un anticorps monoclonal, reconnaît les antigènes exprimés par les cellules-cibles que le radio-isotope lié peut dès lors détruire par émission de rayonnement α ou β.
La principale indication actuelle de cette méthode est la destruction de cellules tumorales
(lymphome malin, leucémie lymphocytique…), mais les indications potentielles paraissent larges.
rate n.f.
splen ; lien (TA)
spleen
Organe lymphoïde volumineux (poids moyen 200g), situé dans l’hypochondre gauche, en arrière de l’estomac, au-dessous et en dedans du diaphragme, en avant du rein gauche et au-dessus de la courbure colique gauche et du ligament phrénico-colique gauche.
Maintenue en place par les organes voisins, les vaisseaux spléniques, le péritoine et les replis péritonéaux (notamment le ligament gastro-liénal et le ligament pancréatico-liénal), la rate a une forme polyédrique à quatre faces, avec un grand axe à peu près parallèle à la dixième côte, fortement oblique en avant, en dehors et en bas. Elle est plus large et plus épaisse en bas et en avant qu’en haut et en arrière. La face diaphragmatique, postéro-latérale, régulièrement convexe et entièrement tapissée par le péritoine, est en contact avec le diaphragme. La face rénale, inféro-médiale, concave, se moule sur la convexité de l’extrémité supérieure de la glande suprarénale et de la partie supéro-latérale du rein gauche. La face gastrique, antéro-médiale, concave, répond à la face postérieure de l’estomac ; elle est occupée par le hile splénique, rangée de fossettes par lesquelles les vaisseaux spléniques pénètrent dans l’organe ; cette face est reliée à l’estomac par le ligament gastro-liénal et à la queue du pancréas par le ligament pancréatico-liénal ; la queue du pancréas peut y marquer une empreinte. La face colique, basale, presque plane, est dirigée en dedans, en bas et un peu en avant; elle s’appuie sur l’angle colique gauche. La rate est recouverte d’une capsule fibreuse qui envoie des tractus fibreux dans la pulpe splénique, les trabécules spléniques. La pulpe splénique, rouge, est parsemée de nodules blancs qui forment la pulpe blanche. La pulpe rouge est constituée de sinus remplis de sang, bordés de cellules réticulo-endothéliales et séparés les uns des autres par des travées lymphoïdes (les cordons de Billroth). La pulpe blanche est représentée par les nodules lymphoïdes spléniques à centre germinatif bien développé (les corpuscules de Malpighi). Organe hémopoïétique myéloïde chez le fœtus, lymphoïde monocytaire dans la vie post-fœtale, la rate constitue un réservoir important de sang qui peut, en cas de besoin, libérer dans la circulation générale, très rapidement, environ 150 à 200ml de sang. En tant qu’organe important du système réticulo-endothélial, elle intervient dans le processus d’hémolyse, dans l’élaboration de l’hémoglobine et des pigments biliaires, et dans la production d’anticorps. Elle est capable de fixer des cellules, des protozoaires, des bactéries et des substances chimiques diverses. La mise en réserve anormale de certaines substances au niveau de la rate est à l’origine d’un grand nombre d’affections.
rayon cosmique l.m.
cosmic ray, cosmic radiation
Rayonnement venant de toutes les directions de l'Univers, constitués de nucléons de nature variée qui sont animés d'une grande énergie (jusqu'à des millions de giga-électron-volts).
Leur effet sur les noyaux des cellules vivantes peut amener soit la mort de la cellule, soit, pour les particules de moindre énergie, des lésions chromosomiques qui peuvent parfois causer des mutations cancérigènes ou des malformations congénitales.
L'activité biologique des rayons cosmiques est environ deux fois plus forte à 5 000 m qu'au niveau de la mer. A 10 000 m elle est 6 fois plus forte, au-dessus de 20 000 m elle est à peu près stable puis elle décroit avec l'altitude.
Dans l'espace extraterrestre il y a surtout des nucléons à haute énergie qui peuvent tuer des cellules mais ne produisent pas de lésions cancérigènes. Plus on s'approche du sol plus les chocs des rayons avec les molécules de l'atmosphère produisent des particules et des photons à faible énergie. Enfin, l'activité des rayons cosmiques varie avec la latitude parce que les particules chargées sont déviées des zones tropicales par le champ magnétique terrestre, tandis qu'elles passent plus facilement dans les régions polaires (jusqu'au 50e parallèle environ).
Étym. gr. kosmikos : qui concerne l'Univers (Cosmos)
→ dose, exposition, radioactivité, sievert
[B1]