Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

2921 résultats 

œdème aigu du poumon l.m.

acute pulmonary oedema

Filtration brutale et anormale du plasma des capillaires pulmonaires dans les alvéoles pulmonaires entraînant la formation de mousse albumineuse qui envahit les poumons et fait obstacle à l'hématose.
Normalement, le plasma qui filtre à travers la paroi alvéolocapillaire est résorbé par les vaisseaux lymphatiques au niveau de la sortie du lobule pulmonaire : le débit de filtration est proportionnel à la pression de filtration (écart de pression alvéolocapillaire), à la perméabilité et à la surface de la membrane alvéolaire (loi de Darcy) ; le débit de résorption lymphatique est proportionnel à l'écart de pression entre alvéole et veine cave. Lorsque le débit de filtration dépasse celui de résorption, le liquide s'accumule dans les alvéoles où le va-et-vient ventilatoire de l'air le fait mousser. Cette mousse se répand dans tout l'arbre bronchique et entrave l'hématose, d'où une hypoxie grave qui peut être fatale si l'on ne maîtrise pas rapidement le phénomène. Chez le sujet debout ou assis, la pression hydrostatique est plus élevée à la base du poumon qu'à l'apex et, de ce fait, l'œdème débute aux bases (signe de «marée montante des râles») : c'est pourquoi le patient prend spontanément une position orthostatique, plus favorable pour la respiration, parce que les sommets sont alors plus libres (il y a moins d'œdème aux sommets qu'aux bases). La pression de filtration dépend de l'écart de pression hydrostatique entre l'alvéole et le capillaire et, secondairement, des écarts de pressions osmotique et oncotique, ainsi que de la pression due à la courbure de la paroi alvéolaire (loi de Laplace : pression = tension superficielle x courbure). La perméabilité aux liquides de la membrane alvéolaire dépend de l'état des cellules qui la composent : elle diminue avec l'œdème cellulaire et augmente considérablement avec les atteintes toxiques qui lèsent les cellules.
Les causes d'œdème aigu peuvent être cardiovasculaires (l'élévation de la pression capillaire pulmonaire augmente la filtration, l'élévation de la pression veineuse cave diminue la résorption lymphatique pulmonaire), pneumatique (abaissement de la pression alvéolaire dans les accidents de décompression en plongée ou en aéronautique et dans la dyspnée inspiratoire avec tirage), lésionnelle (altération de la paroi alvéolocapillaire par des agents toxiques, gaz vésicants, fumées d'incendie, etc.). Toutes les causes qui augmentent la ventilation, notamment l'exercice musculaire, aggravent la situation en sollicitant la filtration à l'inspiration. Le traitement découle de là : mettre au repos en position assise, augmenter la pression alvéolaire (IPPB en O2 pur), abaisser la pression capillaire pulmonaire et la précharge veineuse (diurétiques, saignée faute de mieux), réduire la ventilation (morphine).
Le furosémide intraveineux est un élément du traitement d’urgence.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Sigle OAP

œdème, œdème aigu cardiogénique du poumon, orthopnée, filtration, indice de Miller, IPPB

Édit. 2017

œstradiol n.m.

œstradiol.

Hormone stéroïde dont le cycle A est phénolique, principal œstrogène de la femme jeune sécrétée par la thèque interne des follicules ovariens, par le placenta, et même par les testicules chez l'homme, et les corticosurrénales dans les deux sexes.
L’oestradiol, est biosynthétisé par les cellules de la granulosa dans les follicules ovariens par aromatisation des androgènes issus de la thèque interne de l’ovaire. Cette biosynthèse est sous le contrôle de la folliculine hypophysaire (FSH) et de ses récepteurs sur les cellules de la granulosa, dont le nombre augmente sous l’influence de l’œstradiol. Celui-ci freine la sécrétion de FSH et de l’hormone lutéotrope (LH) par rétrocontrôle négatif, jusqu’à un seuil critique au-dessus duquel il stimule au contraire, par rétrocontrôle positif, la libération de la LH en pic pré-ovulatoire qui déclenche l’ovulation. Il est ensuite sécrété par le corps jaune pendant la phase lutéale du cycle. Il induit la croissance de l’endomètre et assure la trophicité des organes sexuels chez la femme. Il est utilisé dans le traitement hormonal substitutif après la ménopause.
Dans le sexe masculin l’œstradiol a un effet spécifique sur la maturation osseuse, au point que les états de résistance aux œstrogènes sont responsables de gigantisme. Le déséquilibre œstro-androgénique (par excès d’imprégnation œstrogénique ou défaut de production d’androgènes) est responsable de gynécomastie.
L’œstradiol peut être dosé dans le sérum par technique radio-immunologique ou par électro-chimioluminescence. Seules les techniques radio-immunologiques sont utilisables chez l’homme et chez l’enfant, en raison d’une sensibilité insuffisante des dosages par électro-chimio-luminescence. Chez la femme, les concentrations usuelles d’œstradiol varient beaucoup en fonction de l’âge et de la période du cycle menstruel : < 30 pg/mL avant la puberté ; 12 à 165 pg/mL en phase folliculaire ; 85 à 500 pg/mL en phase ovulatoire ; 44 à 210 pg/mL en phase lutéale ; < 54 pg/mL après la ménopause. Chez l’homme, la concentration sérique d’œstradiol est normalement très faible : < 45 pg/mL
Le dosage de l’œstradiol est utilisé pour l’exploration des stérilités, lors des fécondations
in vitro, pour le diagnostic d’une puberté précoce chez la fillette ou d’une féminisation chez l’homme.

Syn. estradiol

Symb. E 2

œstrogène, folliculostimuline, LH, thèque interne, granulosa, aromatisation, gynécomastie, de Graaf (follicule de), Sertoli (cellule de), androstènedione,
acide docosahexaènoïque
, corps jaune, endomètre, gigantisme, androgènes, gynécomastie

[O4]

Édit. 2018

oligodendrocyte n.m.

oligodendrocyte, oligodendroglia

Cellule gliale à noyau arrondi et dense, à cytoplasme assez réduit, aux prolongements peu abondants, qui constitue la glie avec l'astrocyte et la microglie.
Alors que les astrocytes, cellules de support structural, facilitent le processus de régénérescence après un dommage nerveux et que les cellules microgliales, phagocytaires, éliminent les résidus lésionnels, chaque oligodendrocyte est à la base de la formation des gaines de myéline des axones, isolant ceux-ci et favorisant la transmission de l'influx nerveux.

Étym. gr. oligos : peu nombreux ; dendron : arbre, ramification ; kutos : cellule

Syn. oligodendroglie

Édit. 2017

oligodendrogliome n.m.

oligodendroglioma

Tumeur gliale infiltrante qui naît des oligodendrocytes et atteint le plus souvent les lobes temporaux ou frontaux de l’adulte.
Selon le système de classification histologique de l’OMS, les oligodendrogliomes se divisent en tumeurs de bas grade (grade II) ou haut grade (grade III, ou anaplasique). Les premières se manifestent le plus souvent par des céphalées et/ou une épilepsie. Les secondes, qui peuvent survenir de novo ou, le plus souvent, sont issues d’une transformation lente des précédentes, sont à l’origine de signes neurologiques focaux et d’une hyperpression intracranienne.
Les oligodendrogliomes représenteraient jusqu’à 30% des tumeurs gliales de l’adulte.
Microscopiquement, les cellules se disposent en nids d'abeille avec un noyau régulier, arrondi, un cytoplasme clarifié, une vascularisation à paroi fine donnant un aspect endocrine, des micro-calcifications libres et le long des capillaires. L'étude ultrastructurale peut être nécessaire dans les formes atypiques. Outre les microtubules et les structures cristallines, les cellules peuvent présenter des prolongements cytoplasmiques enroulés, ébauchant une disposition à type de myéline très lâche.
Au scanner, peu sensible et peu spécifique, la tumeur se traduit par une masse infiltrante, hypodense, contenant dans 90% des cas des calcifications. En IRM c’est une masse très infiltrante hypo-intense en T1, hyperintense en T2 et en FLAIR, homogène (60/% des cas) ou en nid d’baeilles (20% des cas), ne prenant pas le contraste. Un rehaussement de signal après injection de gadolinium est en faveur d'une dégénérescence. Le PETscan à la méthionine montre une hyperfixation des oligodendrogliomes grades 2 et 3 et permet le diagostic différentiel avec les astrocytomes qui ne fixent pas.
Après une biopsie à ciel ouvert ou stéréotaxique, le traitement chirurgical, au mieux par neuronavigation ou IRM opératoire, a pour but de réaliser une exérèse aussi large que possible sans léser les zones fonctionnelles, ce qui est délicat compte tenu du caractère particulièrement infiltrant de la tumeur. Une radiothérapie et une chimiothérapiecomplémentaires peuvent être indiquées.
Les formes qui comportent une délétion 1p 19q (50 à 70% des cas), une mutation IDH1/IDH2 (isocitrate déshydrogénase) ont une meilleure réponse à la radiothérapie et la chimiothérapie et un meilleur pronostic. La délétion 9p10q, ou 1q isolée, la délétion homozygote du locus 16, une amplification du gène EGFR, la mutation MIB1, la diminution de l’expression RARbéta sont de moins bon pronostic.
Le pronostic est en général meilleur que celui des autres tumeurs gliales

oligodendrocyte

[F2,H2]

Édit. 2017

organoïde n.m.

organoid

Organe miniature en trois dimensions créé à partir de cellules souches pluripotentes induites (IPS) cultivées dans un milieu approprié leur permettant de se différencier.
Les organoïdes sont de miniorganes alimentés en nutriments et oxygène à partir du milieu. Ils constituent un progrès par rapport aux cultures cellulaires classiques en deux dimensions. Même s’ils ne reflètent qu’imparfaitement la complexité de l’organe réel, ils fournissent un nouvel outil permettant d’étudier ses fonctions et ses réponses à des agressions. Ils permettent aussi de tester les effets de médicaments potentiels chez un patient donné, évitant ainsi les accidents liés à des mutations augmentant leur toxicité ou inhibant leur activité. Une variété particulière est représentée par les tumoroïdes constitués à partir des cellules cancéreuses obtenues par biopsie. La multiplication des échantillons à partir d’une seule biopsie facilite l’étude de l’efficacité des médicaments.

Étym. gr. organon : instrument de travail, organe

Édit. 2017

ostéoprotégérine n.f.

osteoprotegerin

Glycoprotéine faisant partie de la famille des récepteurs du TNF (Tumor Necrosis Factor), qui protège le tissu osseux contre sa résorption par les ostéoclastes en se liant à RANK-Ligand (RANKL) .
RANKL (Receptor Activator of NF-Kappa B, Ligand du Recepteur Activateur de NF-Kappa B) est un puissant activateur de la résorption osseuse lorsqu'il se fixe sur son récepteur, RANK, exprimé à la surface des ostéoclastes et de leurs précurseurs. L'ostéoprotégérine (OPG) se lie à RANKL et l'empêche ainsi de se lier à RANK, ce qui inhibe ses effets différenciateurs et activateurs sur les ostéoclastes. Elle joue donc un rôle capital dans la régulation de la masse osseuse.
L'ostéoprotégérine parait par ailleurs jouer un rôle dans la vascularisation en protégeant les cellules endothéliales contre l'apoptose. D
ans les tumeurs osseuses, RANKL intervient dans la migration, l’invasion et la prolifération des cellules tumorales. L’inhibition de la voie RANK/RANKL pourrait donc ouvrir des perspectives thérapeutiques intéressantes pour le traitement des tumeurs et métastases osseuses.

Sigle OPG

TNF, RANKL, ostéoclaste

[C1, C3, I1]

Édit. 2020

ostéosarcome n.m.

osteosarcoma, « osteogenic » sarcoma

Tumeur maligne caractérisée par l’élaboration d’os ou de substance ostéoïde par les cellules tumorales pouvant être primitive ou secondaire à des lésions osseuses préexistantes ou après radiothérapie ou irradiation (définition de l’OMS).
L’ostéosarcome représente 5% des tumeurs de l’enfant, est plus fréquent chez les garçons que chez  les filles (sex ratio 2/3) et survient dans 70%  des cas avant l’âge de 18 ans. C’est le plus fréquent des cancers primitifs des os.
L’ostéosarcome présente une grande variété de formes cliniques et anatomiques. Il est de pronostic sévère dans sa forme habituelle centro-osseuse ou télangiectasique, moins sévère dans les formes périostées et juxtacorticales.  
Il siège près des épiphyses fertiles : 40% des cas se situent à l’extrémité inférieure du fémur, mais tous les os peuvent être atteints.
Il se traduit par des douleurs et, à un stade plus avancé, par une tuméfaction et parfois par une fracture pathologique. Sur les radiographies, les lésions sont irrégulières, à la fois ostéolytiques et condensantes, mal limitées : une réaction périostée est fréquente, marquée en périphérie par un éperon triangulaire (triangle de Codman). Une rupture de la corticale, des spicules osseux rayonnant à partir du foyer font craindre une extension extra-osseuse qui sera précisée par l’IRM. La scintigraphie peut mettre en évidence d’éventuelles métastases osseuses ou pulmonaires.
La biopsie permet d’affirmer le diagnostic devant la prolifération de cellules ostéoblastiques tumorales et la formation de tissu ostéoïde et osseux ; elle permet aussi de préciser, selon la prédominance du tissu néoformé, le type de la tumeur : ostéoblastique (50% des cas), chondroblastique (25%), fibroblastique ou une autre forme plus rare.
Après la chirurgie, l’examen de la pièce opératoire permet de vérifier la qualité de la résection et l’efficacité de la chimiothérapie préopératoire, et de modifier éventuellement son protocole. Le maintien d’un membre fonctionnel est souhaitable mais pas toujours possible et l’amputation peut être nécessaire. Le pronostic reste réservé, fonction des récidives locales et à distance, des métastases pulmonaires et de l’efficacité du traitement.

Syn. sarcome ostéogène, sarcome ostéogénique (à éviter)

Édit. 2017

ovulation n.f.

ovulation

Elle correspond à la ponte ovarienne, et consiste en l’émission d’un ovule hors du follicule de De Graaf de l’ovaire, capté par la trompe utérine.
Dans l’espèce humaine, elle se produit vers le 14ème jour d’un cycle de 28 jours et peut déterminer une douleur vive de la fosse iliaque. Elle est contrôlée par les hormones hypophysaires. Dès le début du cycle, la FSH (folliculo-stimuline ou follicle stimulating hormone) stimule l’aromatase des cellules de la granulosa au sein des follicules ovariens et induit la production d’œstradiol. Celui-ci multiplie les récepteurs de FSH sur les cellules de la granulosa, ce qui permet d’obtenir des taux croissants d’œstradiol malgré des concentrations plus faibles de FSH, car, conjointement à l’inhibine, l’œstradiol freine la sécrétion hypophysaire de FSH. Au-dessus d’un seuil critique d’œstradiol, il se produit une brusque libération de LH (hormone lutéotrope) qui précède de 12 heures le déclenchement de l’ovulation. Le pic de LH s’accompagne d’une reprise de la maturation de l’ovocyte et de l’achèvement de la première division méiotique, bloquée jusque-là au stade de prophase. L’émission du premier globule polaire entraîne une réduction de moitié du nombre des chromosomes de l’ovocyte, qui devient haploïde et apte à la fécondation. Dans le traitement des stérilités par anovulation ou lors des assistances médicales à la procréation, l’ovulation peut être artificiellement induite par des médicaments reproduisant l’effet de la LH, notamment la gonadotrophine chorionique injectée par voie intramusculaire.
ovule
1) Ovocyte mature qui sera émis lors de la rupture du follicule de De Graaf au moment de l’ovulation.
Cellule de 200 μm  entourée de la membrane pellucide, son noyau contient un nucléole visible et son cytoplasme, limité par la membrane vitelline, est abondant.
Recueilli par le mouvement des franges du pavillon de la trompe utérine, il va cheminer dans celle-ci et pourra y être fécondé lors de sa rencontre avec un spermatozoïde.
2) Forme galénique de médicaments administrés par voie vaginale.

Étym. lat. ovula : petit œuf

follicule ovarien, follicule de De Graaf, oestradiol.

[A4,G3,G5,O3,O6]

Édit. 2017

Paget (maladie du mamelon de) l.f.

Paget's disease of the nipple

Lésion eczématiforme mais non prurigineuse, bien délimitée, se développant initialement sur le mamelon mais le débordant ensuite progressivement et se caractérisant histologiquement par la présence au sein de l'épiderme, de grandes cellules à cytoplasme clair contenant de la sialomucine, appelées cellules de Paget.
Elle accompagne ou précède presque constamment un adénocarcinome mammaire.

J. Paget, Sir, chirurgien et pathologiste britannique, membre de l’Académie de médecine (1874)

Paget (cellule de)

pannus synovial l.m.

Tissu de granulation fait de fibroblastes proliférant, de nombreux néo-vaisseaux et de différents types de cellules inflammatoires recouvrant le versant articulaire de la membrane synoviale au cours de la polyarthrite rhumatoïde.
Les enzymes de destruction tissulaire libérés par les cellules du pannus jouent un rôle majeur dans la destruction des structures articulaires, en particulier le cartilage et l’os sous-chondral, dans les zones de jonction pannus-cartilage.

Étym. lat. pannus : étoffe

Papanicolaou (coloration de) l.f.

Papanicolaou staining

Technique de coloration cellulaire par une préparation complexe à base d'hématoxyline de Harris et d'orange GG, surtout utilisée pour les frottis cervicovaginaux, en vue d'étudier la morphologie et l'affinité tinctoriale du cytoplasme des cellules prélevées.
Elle permet d'apprécier l'état d’imprégnation hormonale et de déceler d'éventuelles cellules cancéreuses.

G. N. Papanicolaou, anatomopathologiste américain (1883-1962)

hématoxyline, frottis cervicovaginal de dépistage

[F2, O3]

Édit. 2018

papule fibreuse du nez l.f.

fibrous papule of the nose, fibrous papule of the face

Petite papule arrondie, sessile, de la couleur de la peau normale, rosée ou pigmentée survenant le plus souvent isolément sur le nez.
Des bandes de tissu fibreux dermique sont associées à des cellules multinucléées et quelques cellules d'aspect nævique mélanocytaire. Son histogenèse reste discutée. Elle est bénigne. Certains la considèrent comme le vestige d'un nævus nævocellulaire involutif.

J. H. Graham, J. B. Sanders, W. C. Johnson et E. B. Helwig, dermatologues américains (1965)

angiofibrome mélanocytique solitaire

paracortical adj.

paracortical.
Adjectif désignant le cortex profond des ganglions lymphatiques contenant essentiellement des cellules T, des cellules interdigitées et des veinules postcapillaires permettant le passage des lymphocytes du sang vers la lymphe.
La région ou zone paracorticale est hypertrophiée au cours des réponses immunitaires impliquant les lymphocytes T. Elle est aplasique après drainage prolongé du canal thoracique ou thymectomie néonatale.

paralysie immunitaire l.f.

immune paralysis.
Etat de tolérance des cellules B induit expérimentalement par de fortes doses d'antigène.
Les paralysies immunitaires se voient particulièrement après injection de polysaccharides qui ne peuvent pas être dégradés dans l’organisme. Elles peuvent s’observer lors de l’introduction de doses massives d’antigènes protéiques, par ex. au cours de certaines infections bactériennes, virales ou parasitaires. Différents mécanismes ont été proposés pour expliquer ce phénomène : épuisement clonal, apoptose des cellules B par engagement prolongé d’un grand nombre de récepteurs des lymphocytes B.

récepteur des lymphocytes B

parathyroïde (glande) l.f.

glandula parathyroidea (TA)

parathyroid gland

Ensemble de glandes endocrines de très petite taille, généralement au nombre de quatre, enchâssées à la partie postérieure des lobes du corps thyroïde, en double paire, chaque glande pesant environ 30 mg.
Elles sont constituées de deux types cellulaires : les cellules principales, les plus nombreuses, sécrétant la parathormone, et les cellules oxyphiles, plus volumineuses et souvent groupées en petits amas.
La parathyroïde produit l'hormone parathryroïdienne impliquée dans le maintien d'un taux constant de calcium ionisé dans les liquides interstitiels.

parathormone

paxilline n.f.

paxillin

Protéine intra-cellulaire de 64 kDa trouvée dans les zones d’adhésion focale des cellules.
La paxilline participe à la formation des complexes intracellulaires permettant l’adhésion des cellules à la matrice extracellulaire. Elle participe également à la transduction intracellulaire des signaux provenant du microenvironnement cellulaire.

perméabilité vasculaire l.f.

vascular permeability

Capacité de l'endothélium de laisser passer à travers ou entre ses cellules, des liquides, des molécules, des cellules.

pharmacologie inverse l.f.

Pharmacologie de développement récent, qui résulte de l'isolement dans le génome de gènes identifiés par homologie avec d'autres gènes ou à la suite de séquençages industriels sans sélection préalable.
Ces gènes exprimés dans les cellules pouvant les rendre sensibles à l'action de certaines substances, on en déduit qu'ils codent pour des enzymes ou des récepteurs actifs pharmacologiquement.
Cette pharmacologie suit donc une démarche qui va du gène à la fonction, alors que la pharmacologie moléculaire traditionnelle procédait de la fonction à la protéine puis au gène : elle recherchait une protéine douée d'activité biologique dite pharmacologique, en se fondant sur l'effet de substances sur certaines cellules. Le biochimiste isolait la protéine et, par synthèse d'oligonucléotides basés sur la séquence, localisait le gène correspondant.
La pharmacologie inverse a ainsi identifié de nombreux sous-types de récepteurs, par ex. de la sérotonine (14 sous-types au lieu de 3 ou 4 attendus de la pharmacologie classique) ou de la dopamine (7 au lieu des 2 connus), etc.

phase anagène l.f.

anagene phase

Phase du cycle pilaire au cours de laquelle le poil ou le cheveu est en période de pousse.
La phase anagène comporte six stades :
- stade 1 : activation des cellules papillaires et mitoses des cellules germinales bulbaires ;
- stade 2 : développement du bulbe en profondeur et autour de la papille dermique ;
- stade 3 : début de synthèse d'un cheveu anagène naissant, de forme cônique, ne dépassant pas la gaine épithéliale interne ;
- stade 4 : développement de la mélanogénèse ;
- stade 5 : l'extrémité distale du cheveu dépasse la gaine épithéliale interne ;
- stade 6 : émergence du cheveu à la surface du cuir chevelu.
Au niveau du cuir chevelu, la phase anagène dure en moyenne de 2 à 4 ans chez l'homme et de 3 à 6 ans chez la femme.

Étym. gr. ana : en haut ; genos : origine

phase de latence l.f.

lag phase, latent period

1) Période qui suit l'inoculation d'une culture microbienne dans un milieu de culture.
Le nombre de cellules reste stationnaire, le taux de croissance est minimal. C'est une période d'adaptation à un nouvel environnement. Si on inocule un nombre important de cellules en phase exponentielle dans un milieu semblable au milieu initial, la culture démarre immédiatement.
2) Durée minimale qui sépare l'infection d'une cellule par un virus de la lyse de la cellule.

photorécepteur de la rétine l.m.

retina receptor

1) Molécule de la membrane des cellules rétiniennes associant une opsine et un photochrome, le 11-cis-rétinal, et dont la dissociation par l’absorption de photons entraîne une série de réactions en chaîne aboutissant à la formation d’un influx nerveux transmis aux aires cérébrales de la vision.
Ces réactions en chaîne, la transduction, permettent une amplification importante du signal optique par activation de molécules de transducine et, par l’intermédiaire de celles-ci, l’intervention du GMPc (guanosine-monophosphate cyclique) ; celui-ci, agit sur la fonction des canaux membranaires, augmentant par hyperpolarisation le potentiel électrique et la transmission de l’influx vers le cerveau.
2) Par extension : cellule visuelle de la rétine spécialisée dans la réception de la lumière ; cône dans la macula et la région périmaculaire et bâtonnet dans la périphérie de la rétine.
Toutes ces cellules possèdent un pigment visuel qui absorbe certaines radiations du spectre. Chaque cellule ne synthétise qu’un seul type de pigment : les bâtonnets contiennent la même protéine, la rhodopsine, très sensible à la lumière permettant la vision nocturne mais non la vision colorée ; son maximum d’absorption se situe vers 500 nm. Les cônes permettent la vision colorée ; ils sont de trois variétés contenant les opsines L, M et S selon leur sensibilité aux longueurs d’ondes longues (560 nm, rouge), moyennes (535 nm, vert) ou courtes (430 nm, bleu).

rétine, cônes, bâtonnets, opsine, transduction visuelle, transducine, GMPc-d'ouverture du canal cationique des photorécepteurs

plaque athéromateuse (centre lipidique de la) l.m.

lipid center

Masse formée par des lipides au centre d'une plaque d'athérome ou d'une particule lipoprotéinique.
Dans les plaques athéromateuses, les lipides, consistant pour les trois quarts en cholestérol, sous forme libre ou estérifiée, s'y trouvent à l'intérieur des cellules spumeuses, et surtout libres dans l'espace extracellulaire. La consistance du dépôt lipidique est pâteuse. Les cellules spumeuses se répartissent au pourtour du cœur lipidique, dont le centre ne contient que des débris cellulaires (d'où la dénomination de centre athéronécrotique). Une plaque peut abriter plusieurs cœurs lipidiques superposés (fibroathérome stratifié). Dans les lipoprotéines, le cœur lipidique est essentiellement constitué d'esters de cholestérol et de triglycérides.

athérome

plaque d'athérome l.f.

Athérome entouré de cellules musculaires lisses sécrétantes et de collagène, sécrété par ces cellules.
La fibrose est le deuxième constituant de la lésion athéromateuse. Cette lésion se stabilise, peut régresser en laissant une cicatrice scléreuse ou progresser et devenir alors, selon ses constituants et sa composition, plaque fibrolipidique, athéromateuse ou fibreuse.

plaque athéromateuse

plasminogène (activateur du) l.m.

plasminogen activator

Enzyme qui convertit le plasminogène en plasmine.
L'activateur du plasminogène peut être utilisé comme un paramètre de l'activation macrophagique, facteur essentiel des phénomènes d'immunité. Les activateurs par action protéolytique transforment le plasminogène inactif en plasmine, permettant la fibrinolyse. On distingue les activateurs endogènes et les activateurs exogènes. Les activateurs endogènes ou circulants sont constitués par le facteur XII (ou facteur Hageman) et les autres facteurs contact de la coagulation tels que la prékallicréine. Les activateurs exogènes ou tissulaires sont biosynthétisés principalement par l'endothélium vasculaire et les monocytes. L'activateur endothélial est relargué dans la circulation à l'état basal et de façon plus importante après stress ou anoxie. Il est complexé à l'inhibiteur de type (PAI-1). Un déficit sélectif de sécrétion par l'endothélium vasculaire pourrait constituer un facteur de risque de thrombose.
Certains activateurs exogènes sont utilisés en thérapeutique : l'urokinase biosynthétisée par les cellules rénales et présente dans l'urine sous forme de pro-urokinase, mais aussi biosynthétisée par d'autres types cellulaires et par certaines cellules tumorales ; la streptokinase, extraite de cultures de streptocoques hémolytiques et pouvant être immunogénique.

pluripotent adj.

pluripotent

Se dit d’une cellule capable à la suite de divisions de donner par différenciation plusieurs types cellulaires, comme par exemple des cellules souches tumorales ou des cellules souches de tératomes

| page précédente | /117 | page suivante